Le Bénin devient le premier pays à bénéficier du nouveau service consultatif de l’AIEA pour structurer et développer ses formations dans le domaine du nucléaire. Le Bénin fait un pas important dans le développement de ses compétences en science et technologie nucléaires. En 2025, le pays a accueilli la première mission des Services consultatifs intégrés sur la formation dans le domaine du nucléaire (Ineas). Il s’agit d’une initiative de l’Aiea visant à accompagner les États dans la mise en place de programmes de formation adaptés. Cette mission, organisée à Cotonou, a permis de fournir des orientations stratégiques pour élaborer des cursus durables et renforcer les capacités nationales dans des secteurs clés tels que la gestion de l’eau, la médecine nucléaire ou encore la sûreté et la sécurité. Elle a également favorisé une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur. Accueillie par le X-TechLab, la rencontre a réuni 27 experts issus de 17 institutions nationales, incluant universités, ministères et structures industrielles. Pour de nombreux participants, il s’agissait d’une première collaboration d’envergure autour de la formation nucléaire au niveau national. L’Université d’Abomey-Calavi a notamment bénéficié d’un appui pour le développement de laboratoires permettant une formation pratique des étudiants. La mission a toutefois mis en évidence des insuffisances, notamment en matière de coordination entre les institutions. Pour y remédier, un réseau national de formation a été mis en place afin de renforcer la collaboration et optimiser l’utilisation des ressources disponibles. Par ailleurs, l’Aiea prévoit un suivi régulier de la mise en œuvre des recommandations, avec l’objectif d’assurer un développement durable et sécurisé de la formation nucléaire au Bénin. C.Z
Présidentielle 2026 au Bénin : Les urnes sont fermées, place au dépouillement.
Présidentielle 2026 au Bénin : Les urnes sont fermées, place au dépouillement.Après neuf heures de vote, les bureaux ont fermé leurs portes hier dimanche 12 avril 2026 à 16h00 sur l’ensemble du territoire national. À Cotonou comme ailleurs, les électeurs ont pu accomplir leur devoir civique dans le calme et la discipline. Dans plusieurs centres visités par notre rédaction, notamment au Centre Polyvalent Les Métiers de Fiyégnon Fidjrossèet à l’Epp Les Cocoteraies de Fidjrossè, les opérations de vote se sont déroulées sans incident majeur. Les urnes sont désormais scellées et les agents électoraux ont entamé le dépouillement, étape cruciale qui donnera les premiers chiffres bruts. Sur toute l’étendue du territoire, le constat est le même : le vote s’est déroulé dans la sérénité, sous l’œil attentif des observateurs nationaux et internationaux. La participation, jugée encourageante, reflète l’engagement citoyen dans ce rendez-vous démocratique. Avec la clôture des bureaux et le début du dépouillement, l’attention se tourne désormais vers les résultats provisoires qui commenceront à émerger des différents centres. Les regards sont fixés sur la Commission électorale nationale autonome (Céna), garante de la transparence et de la crédibilité du processus. C.Z
Présidentielle 2026 au Bénin : Entre fierté et assurance.
Le peuple béninois s’est rendu aux urnes hier dimanche 12 avril 2026 pour élire son nouveau président, appelé à succéder à Patrice Talon dont le mandat constitutionnel arrive à son terme. Dans le département du Zou, les opérations de vote se sont déroulées dans le calme et la sérénité. Ce constat est largement partagé par les observateurs internationaux présents sur le terrain, qui saluent la bonne organisation et la mobilisation citoyenne. Autorités béninoises et missions d’observation se sont confiées à la presse, exprimant leur satisfaction face à un scrutin marqué par la discipline et la maturité démocratique. Entre fierté nationale et assurance quant à la crédibilité du processus, le Bénin donne une nouvelle fois l’image d’une démocratie apaisée et exemplaire. Aké Bonaventure Natondé, député natif de Naogon dans la Commune de Covè Comme je le disais tout à l’heure à vos confrères, il est primordial d’accomplir ce devoir citoyen. Le vote n’est pas seulement un droit, c’est aussi une responsabilité capitale. Je suis venu voter parce que c’est mon droit de peser sur la décision, sur le choix des futurs dirigeants de notre pays. L’avenir du Bénin dépend en grande partie des femmes et des hommes que nous élirons aujourd’hui. Il est donc essentiel que chaque compatriote en prenne conscience : personne ne doit rester à la maison. Que chacun sorte, que tous se mobilisent massivement pour accomplir ce devoir civique. C’est ainsi que nous pourrons orienter, pour les sept années à venir, la politique nationale : qu’il s’agisse de développement économique, de bien-être social ou de cohésion nationale. Je constate avec satisfaction que notre pays fait preuve d’une maturité croissante dans l’organisation des élections. La Commission électorale nationale autonome (Céna) a désormais acquis une solide expérience, et ses équipes parviennent à organiser les scrutins et à publier les résultats dans des délais raisonnables. Ce savoir-faire place véritablement notre démocratie sur la voie de la stabilité et de la crédibilité. Je suis convaincu que le taux de participation sera élevé, car les citoyens comprennent de plus en plus l’importance de voter. Il ne faut pas laisser d’autres choisir nos dirigeants à notre place. Sortir pour voter, c’est faire entendre sa voix, c’est faire en sorte que sa décision compte et pèse dans la balance. Boniface Yèhouétomey, natif de Dotan, Commune de Za-Kpota Je viens d’accomplir mon devoir citoyen en participant à l’élection présidentielle. C’est un acte de responsabilité et de fierté. Depuis le renouveau démocratique, notre pays s’est engagé dans une dynamique nouvelle. Et plus particulièrement depuis 2016, une rupture s’est opérée avec certaines pratiques du passé. Des réformes importantes ont été mises en œuvre, et je crois que ce vote permettra de consolider le développement amorcé pour notre nation. Depuis 2016, ces réformes ont profondément transformé nos habitudes et notre gouvernance. Le Bénin s’est révélé au monde comme un pays en plein essor, engagé sur la voie du progrès. Il ne faut pas que cet élan soit interrompu. Pour cela, il est essentiel que nous votions massivement afin de montrer que notre pays, admiré à l’extérieur, continue à tracer sa route vers un développement durable. Notre taux de croissance figure parmi les plus élevés du continent africain, et malgré les difficultés mondiales, le Bénin s’est illustré de manière exceptionnelle. Dans ces conditions, il était de mon devoir de venir voter, de remplir mes obligations de citoyen. Tout Béninois doit pouvoir accomplir ce geste, à la fois ordinaire et symbolique, pour soutenir la trajectoire engagée par notre pays. Je salue le président de la République, Patrice Talon, pour avoir accepté de passer la main volontairement. Il aurait pu, comme ailleurs, choisir de continuer, mais il a préféré respecter son engagement. C’est un acte de grandeur et de maturité politique. J’ai donc accompli ce devoir avec une fierté particulière. Certes, les électeurs sortent encore timidement dans certaines localités, mais cela s’explique : beaucoup étaient à l’église ce matin. Maintenant que les messes sont terminées, l’affluence augmente. Nos populations, très attachées à la foi, ont voulu concilier leur devoir religieux et leur devoir civique. Et je constate avec satisfaction que l’engouement grandit. Quand je suis arrivé tout à l’heure, il y avait peu de monde, mais la situation évolue positivement. J’ai confiance que le taux de participation sera élevé. J’ai également la conviction que mon candidat sera élu, car il ne faut pas changer une équipe qui a fait ses preuves. La fête a déjà commencé dans les cœurs, et la véritable célébration viendra dans quelques heures, lorsque nous verrons la physionomie des résultats à travers tout le pays. Je vous remercie, vous les journalistes, qui permettez à la population d’être informée en temps réel de ce qui se passe partout. Votre travail contribue à renforcer la transparence et à encourager la participation citoyenne. Janvier Yahouédéou, natif de Covè Tout se déroule très bien ici à Covè, notamment dans le bureau où j’ai voté. L’organisation est satisfaisante et la population commence à sortir pour accomplir son devoir citoyen. Je suis confiant que nous aurons de bons résultats. Le vote est un devoir, et chaque citoyen béninois doit l’accomplir avec plaisir et responsabilité. Jusqu’à présent, tout se passe bien : les équipements et le matériel électoral sont arrivés à temps, et le processus se déroule dans le calme et la transparence. On pouvait déjà sentir, depuis quarante-huit heures avant le scrutin, une réelle mobilisation. La population exprimait clairement son désir de sortir massivement pour voter en faveur de son candidat. Je pense donc que cette journée électorale se déroulera dans de bonnes conditions. Et j’ai la conviction que mon candidat sortira non seulement vainqueur, mais avec un taux de participation particulièrement élevé. C’est le signe d’une démocratie vivante et d’un peuple conscient de son rôle dans la construction de notre avenir commun. Auguste Aïhunhin, maire de Covè Je voudrais vous rassurer que j’aie voté très tôt ce matin dans mon centre de vote. En termes d’organisation, tout était prêt. Globalement, dans l’ensemble des centres de vote du territoire de Covè, les bureaux ont
Vote et vote utile : Comprendre les enjeux d’un choix citoyen.
Durant les quinze jours de campagne électorale, les militants des différents candidats en lice pour la joute présidentielle du dimanche dernier ont accentué la sensibilisation sur le vote et le vote utile. Deux concepts qui, bien que complémentaires, traduisent des visions différentes de la participation citoyenne. Pour Rigobert Orou-Gani, président du réseau social Watch-Bénin, voter est bien plus qu’un geste symbolique. C’est un acte fondateur de la démocratie. « Voter, c’est aller opérer un choix. Ce choix peut être accorder son suffrage à un candidat ou à une liste, ou même s’abstenir », explique-t-il. Le vote est donc une expression de liberté, mais aussi un devoir citoyen. Tout Béninois âgé d’au moins 18 ans et jouissant de ses droits civiques est appelé à participer à la vie politique du pays. « En le faisant, on renforce la vitalité démocratique du Bénin », insiste Orou-Gani. Au-delà du simple acte de voter, la notion de vote utile suscite de vives discussions. Pour Rigobert Orou-Gani, il s’agit d’un vote réfléchi et stratégique, orienté vers un objectif concret. « Le vote utile, c’est un choix objectif, qui se départit du cœur et du partisan », précise-t-il. Autrement dit, c’est un vote qui cherche à maximiser l’efficacité du suffrage, en soutenant le candidat ou la liste jugée capable de peser réellement dans le résultat final. Dans un contexte électoral marqué par la pluralité des opinions et des sensibilités, le président de Social Watch-Bénin invite chaque citoyen à prendre pleinement part au processus électoral. Participer, c’est non seulement exercer un droit, mais aussi consolider les acquis démocratiques du pays. Le vote, qu’il soit « utile » ou « convictionnel », reste le socle de la souveraineté populaire. Le vote est une arme pacifique et puissante. Il traduit la volonté du peuple et façonne l’avenir du Bénin. Qu’il soit motivé par la raison ou par le cœur, chaque bulletin déposé dans l’urne est une pierre posée à l’édifice démocratique. Voter, c’est choisir. Et choisir, c’est agir pour le Bénin. Zéphirin Toasségnitché
Frontière Bénin-Nigeria : Des officiers nigérians suspendus pour extorsion.
Le Service d’immigration du Nigeria (NIS) a relevé plusieurs officiers supérieurs de leurs fonctions suite à des accusations d’extorsion généralisée à la frontière de Sèmè. Cette décision a été annoncée le 11 avril par Kèmi Nandap, contrôleur général des services, après la découverte de faits de mauvaise conduite impliquant du personnel opérant le long du corridor Lagos – Sèmè. Des rapports publiés par le service détaillaient plusieurs cas de racket perpétrés par des contrôleurs et responsables de commandements au poste frontalier de Sèmè-Kraké. Le poste constitue un point de transit majeur vers le Bénin et fait depuis plusieurs mois l’objet d’examens minutieux concernant la conduite des agences de sécurité nigérianes. Les allégations portent sur des prélèvements non autorisés auprès de voyageurs et de transporteurs franchissant la frontière. Les autorités ont lancé une enquête afin de déterminer l’ensemble des agents concernés par le racket allégué. Le NIS a indiqué dans un communiqué que « l’identification de tous les agents impliqués et l’application immédiate de mesures disciplinaires appropriées » figuraient parmi les priorités de l’institution. L’organisation a qualifié ce comportement d’«inacceptable » et de violation directe de ses « valeurs fondamentales, de l’éthique et des normes opérationnelles ». Le NIS a appelé le public à participer à sa « mission de service intègre » en signalant les abus de pouvoir. Les citoyens sont invités à utiliser les numéros officiels des centres de contact et les réseaux sociaux pour transmettre leurs plaintes. Cette démarche intervient après un remaniement technique opéré au sein de l’institution suite à la suspension des officiers impliqués dans les accusations. Pascal Toffodji
Présidentielle 2026 au Bénin : Joseph Djogbénou salue la paix et la mobilisation citoyenne à Abomey.
Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, a voté ce dimanche 12 avril 2026 à Abomey, dans le cadre du scrutin présidentiel. À 10h18, il s’est présenté à l’École primaire publique Tohizanli2, quartier Dokpa-Tohizanli, où il a accompli son devoir civique au poste de vote n°2, ouvert depuis 8 heures. Entouré de personnalités politiques et administratives, Joseph Djogbénou a exprimé sa satisfaction devant la presse. Il a salué la mobilisation des électeurs et surtout le climat de paix qui règne sur l’ensemble du territoire. « La conscience citoyenne, politique et patriotique des Béninois est remarquable », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que la sérénité observée dans les bureaux de vote constitue déjà une première victoire pour la démocratie béninoise. Pour le leader de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R), ce scrutin représente bien plus qu’un choix de candidat. Il incarne deux acquis essentiels : la paix, premier gain de cette journée électorale, et le choix d’un projet de société, deuxième gain, qui orientera l’avenir du pays. Au-delà du vote, Joseph Djogbénou a insisté sur la nécessité pour les citoyens de contribuer ensemble à la réalisation des objectifs de développement du Bénin. C.Z
Présidentielle au Bénin : Romuald Wadagni ouvre le bal à Lokossa.
Le candidat de la mouvance, Romuald Wadagni, a été parmi les premiers à accomplir son devoir civique ce dimanche 12 avril 2026. À 8h20, il a glissé son bulletin dans l’urne au centre de vote de l’arrondissement central de Lokossa, sous les applaudissements d’une foule enthousiaste. Aux côtés de son épouse, Nathalie Villette Wadagni, le couple a voté dans une atmosphère électorale empreinte de ferveur et de convivialité. « Ce dimanche 12 avril, j’ai accompli mon devoir citoyen. J’invite chaque Béninoise et chaque Béninois à aller voter massivement. C’est ainsi que nous construirons, ensemble, un Bénin uni, ambitieux et solidaire », a déclaré Romuald Wadagni après son passage dans l’isoloir. Alors que le dauphin de Patrice Talon a déjà voté, les regards se tournent désormais vers son principal challenger, Paul Hounkpè, attendu dans sa commune natale de Bopa, au centre de vote de Hangnamè. Ce scrutin présidentiel, point culminant de l’année électorale 2026, incarne une étape décisive pour l’avenir démocratique du Bénin. Pascal Toffodji
Présidentielle 2026 au Bénin : Patrice Talon vote pour la dernière fois en tant que chef de l’État.
Ce dimanche 12 avril 2026, Patrice Talon a accompli son devoir civique à l’EPP Charles Guillot de Zongo, à Cotonou. À 10 heures, le président sortant a glissé son bulletin dans l’urne, accompagné de la Première dame Claudine Talon. Un geste hautement symbolique : c’est la dernière fois qu’il vote en tant que chef de l’État, au terme de ses deux mandats constitutionnels. Face à la presse, Patrice Talon a exprimé sa fierté et sa sérénité : « Je quitte la charge avec le sentiment d’avoir donné le meilleur de moi-même, d’avoir amené le pays à faire quelques pas dans tous les domaines. » Le président a assuré qu’il restera désormais dans sa posture d’ancien chef d’État, prêt à servir de référence à son successeur si besoin. « Ma prochaine destination, c’est la retraite… Pour moi, le meilleur reste à venir pour le Bénin », a-t-il ajouté. Élu en 2016 pour succéder à Boni Yayi, Patrice Talon s’apprête à passer le témoin en mai prochain. Il n’exclut pas de siéger au Sénat, le Conseil des sages institué lors de la révision de la Constitution, mais affirme vouloir avant tout se consacrer à sa retraite politique. Le président était accompagné de Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement. Ce geste marque la fin d’un cycle politique et ouvre une nouvelle page pour la démocratie béninoise. Pendant que le président sortant salue la maturité démocratique du pays, les électeurs béninois se mobilisent pour départager les deux principaux candidats : Romuald Wadagni, dauphin de la mouvance, et Paul Hounkpè, leader de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Après une campagne de 14 jours, leurs projets de société sont désormais soumis au verdict des urnes. Ce scrutin présidentiel marque une étape charnière : la fin de l’ère Talon et l’ouverture d’une nouvelle page de l’histoire politique du Bénin. Pascal Toffodji
Présidentielle 2026 au Bénin : Paul Hounkpè dénonce des irrégularités après son vote à Bopa.
Le face-à-face électoral entre Romuald Wadagni et Paul Hounkpè prend une tournure plus tendue. Ce dimanche 12 avril, à 10h50, le candidat de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) a voté dans sa commune natale de Bopa, au centre de l’Epp Hangnanmey, arrondissement de Lobogo, département du Mono. Après avoir glissé son bulletin dans l’urne, l’opposant modéré a salué l’organisation générale du scrutin, mais a aussitôt pointé du doigt des irrégularités. « Malheureusement, nous apprenons qu’il y a des velléités de bourrages d’urnes, des mandataires ne sont pas acceptés pour des raisons fallacieuses », a-t-il déclaré au micro de Bénin TV. Malgré ces insuffisances, Paul Hounkpè se veut confiant : « Notre dynamique est en marche. Nous sommes sûrs que nous allons l’emporter », a-t-il affirmé, galvanisant ses partisans. Ce scrutin présidentiel cristallise toutes les attentions. Entre ferveur populaire et accusations d’irrégularités, la journée électorale s’annonce décisive pour l’avenir démocratique du Bénin. Pascal Toffodji
L’automédication : Entre réflexe pratique et danger silencieux.
Un mal de tête, un rhume, une petite fièvre… et beaucoup de Béninois se tournent aussitôt vers leur boîte à pharmacie. L’automédication est devenue un geste quotidien, mais elle n’est pas sans conséquences. Comme le rappelle Bruno Kpakpassou, prendre un médicament sans avis médical peut sembler anodin, mais les dangers sont bien réels. Il entraîne par exemple le surdosage ou durée excessive. Ce qui présente des risques pour le foie, les reins et l’estomac. Les associations dangereuses de certains médicaments qui ne doivent jamais être mélangés. Les symptômes masqués, c’est-à-dire, calmer une douleur ou une fièvre peut retarder un diagnostic vital. Les antibiotiques malutilisés deviennent inefficaces contre les virus. Ils favorisent la résistance bactérienne. Selon l’analyse de Bruno Kpakpassou, l’automédication peut être utile pour soulager des maux bénins, à condition d’être raisonnée et responsable. Comme réflexe à cultiver, il faut lire attentivement la notice, respecter les doses et la durée prescrites, ne jamais mélanger plusieurs médicaments sans avis médical, demander conseil à un pharmacien en cas de doute puis consulter un médecin si les symptômes persistent ou s’aggravent. Un médicament n’est pas un produit banal. L’automédication doit rester une solution ponctuelle, jamais un substitut à la consultation médicale. « Le bon réflexe, c’est l’information et le conseil auprès des professionnels de santé » recommande Bruno Kpakpassou. C.Z