Après des années de divisions internes, l’Église protestante méthodiste du Bénin (Epmb) franchit une étape historique avec l’adoption de ses textes fondamentaux le vendredi 05 juin 2026 en marge de son synode extraordinaire. Une réunification rendue possible grâce à la médiation et au dévouement de l’ancien président Patrice Talon, salué par les fidèles et honoré par l’Université protestante de l’Afrique de l’Ouest. Le processus de réunification de l’Église protestante méthodiste du Bénin (Epmb), jugé « long mais pas impossible » par Patrice Talon, s’est concrétisé lors du synode biennal extraordinaire de 2026. L’ancien chef de l’État a invité les fidèles à rendre grâce à Dieu et à cultiver l’humilité, le pardon et l’accompagnement des dirigeants, même en cas d’insatisfaction. Le Révérend pasteur Kondjèssou Amos Hounsa a exprimé la gratitude de l’Église : «Nous attribuons de manière ecclésiale notre reconnaissance et rendons hommage à Patrice Talon pour son dévouement en faveur de la paix et de la stabilité retrouvée au sein de l’Epmb. » Cette reconnaissance traduit l’importance du rôle joué par l’ancien président dans la consolidation de l’unité spirituelle et institutionnelle de l’Église. En marge du synode, l’Universitéprotestante de l’Afrique de l’Ouest (Upao) a décerné à Patrice Talon le titre de Docteur Honoris Causa, l’une des plus hautes distinctions académiques. Le vice-président de l’Upao, Professeur Jean-Claude Hounmènou, a salué les qualités de l’homme : « Le Président Patrice Athanase Guillaume Talon incarne la résilience, la rigueur méthodique, une vision stratégique du développement, un exceptionnel pouvoir de persuasion et une culture encyclopédique. » La cérémonie s’est achevée par des prières et des actions de grâce, symbolisant la joie des fidèles de voir leur Église retrouver son unité. Cette réunification marque une avancée majeure pour la communauté protestante méthodiste du Bénin et illustre l’importance du dialogue et du leadership dans la résolution des crises religieuses. Ce moment historique inscrit l’Epmb dans une nouvelle dynamique de stabilité, cohésion et foi partagée, portée par l’engagement des fidèles et le leadership d’un homme salué pour son rôle de médiateur. C.Z
Prise en charge des urgences vitales : Le gouvernement béninois place la vie avant la facture.
Le gouvernement du président Romuald Wadagni concrétise sa vision sociale en activant une mesure historique : la prise en charge immédiate des urgences vitales dans les hôpitaux et centres de santé du pays. Une décision saluée pour son humanisme et sa portée nationale. Lors d’une conférence de presse conjointe, le ministre de la santé, Professeur Benjamin Hounkpatin, et le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, ont détaillé les contours de cette réforme. « L’urgence vitale menace immédiatement la vie. On s’occupe d’abord du patient. Quand il revient à la vie, on peut discuter avec lui », a expliqué Wilfried Léandre Houngbédji. L’objectif est clair : sauver des vies avant toute considération financière. Les agents de santé sont désormais invités à faire passer la vie humaine avant le souci du recouvrement des frais médicaux. Le ministre de la santé a précisé que seul un médecin peut déterminer la nature d’une urgence vitale. Selon les quelques exemples donnés, un patient victime d’un infarctus ou d’un arrêt cardiaque imminent ; un enfant en convulsion nécessitant une intervention immédiate ou une femme en hémorragie post-accouchement peut être considéré comme une urgence vitale. Dans l’un de ces cas, « si vous ne faites rien, ces patients peuvent mourir. C’est cela, une urgence vitale », a insisté le Professeur Benjamin Hounkpatin. Des mécanismes pour gérer les cas d’insolvabilité La question du paiement différé a été abordée avec pragmatisme. Le ministre de la Santé a rassuré que des mécanismes d’évaluation et de suivi existent pour les cas d’insolvabilité. « On soigne d’abord, et après on discute des questions de recouvrement. Ce n’est pas la priorité », a-t-il affirmé. Les patients seront évalués selon leur situation. Les pauvres extrêmes bénéficieront de la prise en charge gratuite via le dispositif d’assurance maladie. Les autres, quant à eux, pourront convenir d’un échelonnement du paiement avec l’administration hospitalière. Le ministre porte-parole du gouvernement a appelé à la responsabilité citoyenne pour garantir la durabilité de la mesure : « Si vous êtes pris en charge en urgence vitale, revenez régler votre facture. C’est un acte de civisme et de reconnaissance envers ceux qui vous ont sauvé la vie. » Les médecins coordonnateurs et chefs de service sont chargés de veiller à la bonne application de la mesure. Tout manquement sera sanctionné. Cette initiative s’inscrit dans la politique sociale du gouvernement béninois, qui place la dignité humaine et l’accès équitable aux soins au cœur de ses priorités. En mettant la vie avant la facture, le Bénin franchit une étape décisive vers une santé publique plus humaine et solidaire. Zéphirin Toasségnitché
Brevet d’études du premier cycle 2026 au Bénin : Réussir sans stress, les conseils d’un pédagogue aguerri.
Les candidats au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) affrontent dès ce jour lundi 08 juin 2026, des épreuves écrites sur toute l’étendue du territoire national. En marge des trois jours de composition, l’enseignant de lettres modernes à la retraite, Charles Toko Narun Ngobi, livre ses conseils aux candidats. Pour lui, l’examen n’est pas un concours. Tout élève assidu peut réussir, à condition de garder la tête froide et de bien se préparer. Selon Charles Charles Toko Narun Ngobi, le bon candidat est avant tout celui qui a travaillé régulièrement tout au long de l’année. « Le Bepc n’est pas un concours. Tout élève qui suit les cours avec sérieux, fait ses exercices et reste curieux peut tirer son épingle du jeu », explique-t-il. Il insiste sur la progression continue : un élève dont les moyennes s’améliorent au fil des trimestres montre déjà les signes d’une réussite probable. Le principal danger, selon lui, c’est la précipitation. « Trop de confiance en soi conduit souvent à des erreurs. Il faut lire attentivement les sujets, plusieurs fois, avant de se lancer », conseille-t-il. Il rappelle que certaines questions sont conçues pour tester l’intelligence et la méthode du candidat, pas seulement ses connaissances. Lorsqu’un élève se retrouve devant un sujet qu’il ne comprend pas, le réflexe doit être de respirer et de se calmer. « L’inspiration et l’expiration permettent de baisser la tension et de retrouver la lucidité. Ensuite, il faut relire le sujet jusqu’à en saisir le sens », recommande-t-il. Cette technique simple aide à éviter la panique et à aborder l’épreuve avec confiance. Santé et hygiène de vie : des alliées de la réussite Le pédagogue rappelle que la réussite ne dépend pas seulement des révisions, mais aussi de la santé et du repos. « Il faut prévenir le paludisme, manger des fruits de saison et éviter les veillées prolongées », souligne-t-il. Il invite également les parents à accompagner leurs enfants sans les stresser : « Qu’ils lâchent un peu les baskets aux candidats », dit-il avec humour. Pour Charles Toko Narun Ngobi, la clé du succès au BEPC réside dans la régularité, la sérénité et la confiance raisonnée. Un message d’encouragement à tous les candidats qui s’apprêtent à franchir cette étape décisive de leur parcours scolaire. Zéphirin Toasségnitché
Gouvernance budgétaire : Le Bénin sacré champion d’Afrique et 2ᵉ mondial.
Selon l’Enquête sur le budget ouvert (Ebo) 2025 publiée par l’International Budget partnership (Ibp), le Bénin s’impose comme le leader africain et francophone en matière de transparence budgétaire et de participation citoyenne. Une performance historique qui consacre la maturité de sa gouvernance publique. Le Bénin vient de réaliser un exploit inédit sur la scène internationale. Les résultats de l’Enquête sur le budget ouvert (Ebo) 2025, rendus publics par l’International Budget partnership (Ibp), placent le pays au sommet du classement africain et au deuxième rang mondial pour la participation citoyenne dans la gestion des finances publiques. En deux ans, le Bénin a bondi de 31 à 52 points sur 100 dans le volet « Participation publique », qui mesure l’implication des citoyens dans les décisions budgétaires. Ce score historique propulse le pays juste derrière le Brésil, loin devant la moyenne mondiale de 17/100. Une avancée qui illustre la volonté du gouvernement de faire de la transparence et de la redevabilité les piliers de sa gouvernance. Sous l’impulsion du ministre de l’économie et des finances, Romuald Wadagni, cette dynamique traduit un engagement constant à transformer la bonne gouvernance financière en levier d’équité et de justice sociale. Le Bénin sur le podium mondial L’enquête de l’Ibp repose sur trois piliers fondamentaux : Critère Score 2025 Classement Afrique Classement mondial Transparence budgétaire 77/100 2ᵉ 5ᵉ Participation du public 52/100 1ᵉʳ 2ᵉ Contrôle budgétaire 72/100 2ᵉ 11ᵉ Le Bénin domine ainsi l’espace francophone sur chacun de ces indicateurs, confirmant son statut de modèle régional en matière de gouvernance ouverte. Cette reconnaissance internationale récompense plusieurs années de réformes structurelles : publication régulière des documents budgétaires, implication des citoyens dans les consultations publiques, et renforcement du rôle du Parlement et de la Cour des comptes. Elle envoie un signal fort aux partenaires au développement et aux investisseurs, tout en redonnant au citoyen béninois la place centrale qui lui revient dans la construction du contrat social. Au-delà des chiffres, cette performance traduit une philosophie : celle d’un État qui associe ses citoyens à la gestion des ressources publiques. Le Bénin démontre qu’une gouvernance rigoureuse, transparente et participative est non seulement possible, mais qu’elle constitue un moteur de développement durable. Ce sacre mondial confirme le leadership du Bénin en matière de gouvernance budgétaire, et ouvre la voie à une nouvelle ère où la transparence devient un véritable outil de confiance entre l’État et ses citoyens. C.Z
Enseignement supérieur : Un comité pour améliorer la vie étudiante.
Le gouvernement béninois a créé un comité dédié aux œuvres universitaires. Transport, hébergement et restauration sont au cœur des priorités. La Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) salue cette avancée et promet de veiller à ce que la voix des étudiants soit entendue. Le Conseil des ministres du mercredi 3 juin 2026 a marqué un tournant pour l’enseignement supérieur au Bénin. Sous l’impulsion du président de la République, Romuald Wadagni, un comité spécial a été institué afin de proposer des solutions concrètes pour améliorer les conditions de vie des étudiants dans les universités publiques. La mission du comité est centrée sur trois axes essentiels : le transport étudiant, pour faciliter les déplacements quotidiens vers les campus. L’hébergement, afin de répondre à la demande croissante de logements décents et accessibles. La restauration, pour garantir des repas équilibrés et abordables aux étudiants. Ces mesures visent à transformer le quotidien des apprenants dès la rentrée académique 2026-2027. Le comité présentera ses conclusions lors du Conseil des ministres prévu le premier mercredi de juillet 2026. Les propositions devront servir de base à une relance des œuvres universitaires, longtemps critiquées pour leurs insuffisances. La Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) a salué cette initiative gouvernementale. Dans son communiqué, elle assure qu’elle suivra de près les travaux du comité afin que les préoccupations des étudiants soient réellement prises en compte. Cette décision s’inscrit dans une volonté de renforcer l’équité sociale et de soutenir la jeunesse béninoise. Pour les étudiants, elle représente un espoir tangible d’amélioration de leurs conditions de vie et d’études. C.Z
Suite à l’adoption de la loi n°2026-07 au Bénin : Un franc reste un franc, froissé ou lisse.
L’Assemblée nationale a adopté courant fin mai 2026 la loi n°2026-07 relative à la répression du faux monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires. Ce texte, structuré en quatre chapitres et qui renforce le dispositif juridique béninois face à une menace qui fragilise l’économie et la confiance des citoyens est applaudi au sein de l’opinion publique à le département du Zou. Désormais, commerçants et particuliers sont légalement tenus d’accepter tout signe monétaire en circulation, sous peine d’amende allant jusqu’à 500 000 francs CFA. La dixième législature béninoise vient de trancher un vieux feuilleton qui fragilisait les échanges commerciaux : le rejet des billets froissés, déchirés ou scotchés, et des pièces trop lisses. Une pratique courante dans les marchés et boutiques, mais lourde de conséquences pour la fluidité des transactions. Les articles 15 et 16 du nouveau texte prévoient des sanctions claires. Le refus d’accepter un billet ou une pièce ayant cours légal est désormais puni d’une amende comprise entre 100 000 et 500 000 francs CFA. Pour le député Bio Sarako Tamou, rapporteur du texte, il s’agit de mettre fin à une « pagaille » qui nuisait à la confiance dans les échanges. Le ministre de la justice, garde des sceaux, Yvon Détchénou, souligne que les incriminations créées au niveau des articles 15 et 16 du nouveau texte visent à sécuriser la circulation monétaire et à protéger les citoyens contre des pratiques discriminatoires. Dans les rues du département du Zou, la mesure est accueillie avec soulagement. « Le fait de refuser les monnaies lisses créait des dommages. Cela va vraiment nous faciliter la tâche », confie Charles Hounkanrin. Pélagie Tonon y voit « une très bonne loi » qui rétablit l’équilibre entre vendeur et acheteur. Même les institutions de microfinance saluent la réforme. « Nous acceptons déjà les billets froissés ou collés. Cette loi vient renforcer la confiance et sécuriser les échanges », explique un chef d’agence d’une institution de microfinance de la place. Au-delà de la sanction, cette loi redonne toute sa valeur à chaque franc, qu’il soit neuf, froissé ou lisse. Elle protège les citoyens, sécurise les transactions et rappelle que la monnaie, dans son état normal de circulation, reste un instrument légal et intangible. Zéphirin Toasségnitché
Carte biométrique CEDEAO : Les médias en première ligne pour informer et sensibiliser.
L’Organisation internationale pour les migrations (Oim) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) ont réuni, le mercredi 3 juin 2026, à Cotonou quarante professionnels des médias pour un atelier consacré à la mise en œuvre de la carte d’identité biométrique nationale. Objectif : renforcer la compréhension et le rôle des médias dans la promotion de la libre circulation au sein de l’espace communautaire. La salle de conférence de l’Oim Bénin a accueilli un atelier inédit consacré à la Carte d’identité biométrique nationale de la Cédéao. Organisé en collaboration avec la Cédéao et avec l’appui technique de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) et de la Direction de l’émigration et de l’immigration (Dei), l’événement a rassemblé 40 journalistes et communicateurs venus de divers horizons médiatiques. L’objectif de cette rencontre était clair : outiller les médias afin qu’ils deviennent des relais efficaces d’information et de sensibilisation sur la carte biométrique. Les échanges ont permis de clarifier les avantages, les objectifs et les modalités de mise en œuvre de ce document, qui incarne la volonté d’une intégration régionale plus fluide et sécurisée. La directrice de l’émigration et de l’immigration, Chimène Lougbégnon Bossa, a rappelé que le Bénin émet depuis 2020 une carte conforme aux normes communautaires et internationales. « Ce document facilite la libre circulation des citoyens dans l’espace Cédéao et nécessite une meilleure appropriation par les populations grâce aux médias », a-t-elle souligné. Pour Seve Diomande, manager par intérim du Programme d’appui à la libre circulation des personnes et à la migration, l’identité légale est un levier d’inclusion sociale et de protection. Quant à Albert Siaw-Boateng, directeur de la libre circulation des personnes, de la migration et du tourisme à la Cédéao, il a insisté sur le caractère stratégique de la carte biométrique pour renforcer la sécurité des frontières et la mobilité régionale. Un outil d’intégration et de sécurité Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Libre circulation des personnes et migration en Afrique de l’Ouest » (Fmm II), financé par l’Union européenne. Elle vise à promouvoir l’intégration régionale, faciliter les déplacements et soutenir la lutte contre la criminalité transfrontalière. En plaçant les journalistes au cœur du dispositif, la Cédéao et l’Oim reconnaissent leur rôle essentiel dans la vulgarisation des politiques communautaires. Les médias deviennent ainsi des acteurs de la citoyenneté régionale, garants d’une information juste et accessible sur les enjeux de mobilité et d’identité. Cette carte biométrique, symbole d’un Bénin ouvert et intégré à l’Afrique de l’Ouest, marque une étape décisive vers une circulation plus libre, plus sûre et plus inclusive des citoyens dans l’espace communautaire. Laure Lèkossa
Brevet d’études du premier cycle 2026 : Entre stress, révisions et derniers conseils avant le grand jour.
À trois jours du démarrage de la session de juin 2026 du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), l’effervescence gagne les collèges du Bénin. Candidats, enseignants et parents se mobilisent pour franchir cette étape décisive du parcours scolaire. Le compte à rebours est lancé. Dans 72 heures, des milliers de collégiens béninois plancheront sur les épreuves du Bepc. Dans les établissements, l’ambiance est studieuse. Les candidats peaufinent leurs révisions, les enseignants multiplient les séances de renforcement, et les parents tentent de maintenir le calme à la maison. À Abomey, plusieurs élèves rencontrés témoignent de leur stratégie. « J’ai commencé par maîtriser tous les thèmes abordés durant l’année, puis j’ai corrigé les examens blancs et les sujets des années précédentes », confie Gwladys Sossou, élève au Ceg/Goho. Pour beaucoup, ces derniers jours sont consacrés à la relecture, à la mise au point et à la gestion du temps. Nadège Vidégandji, mère d’un candidat, mise sur la sérénité : « Je préfère éviter la pression. Le soir, nous faisons une petite marche pour décompresser et discuter de tout sauf de l’examen. » Une approche saluée par les psychologues scolaires, qui recommandent de préserver l’équilibre émotionnel des enfants à l’approche des épreuves. Pour Placide Gbèwèdo, professeur de français au Ceg1/Bohicon , « le plus important, c’est le calme ». Il rappelle aux élèves de bien lire les sujets, de se relire avant de rendre leurs copies et d’être ponctuels. Aristide Kossa, enseignant de mathématiques, insiste sur la méthodologie : « Analyser, mathématiser, opérer, trois étapes clés pour réussir une épreuve scientifique. » Au-delà des formules et des calculs, les enseignants appellent à la vigilance sur le plan sanitaire. « Cette semaine doit être celle du savoir-être et du savoir-vivre », souligne Aristide Kossa. Bien se nourrir, éviter les aliments à risque, se protéger des moustiques et dormir suffisamment sont autant de recommandations pour aborder les épreuves dans les meilleures conditions. Le conseiller pédagogique Assa Yaovi rappelle que la réussite passe aussi par la maîtrise du temps et la relecture attentive des copies. Il invite les parents à soutenir moralement leurs enfants sans les stresser. Dès le lundi 8 juin, les regards seront tournés vers les centres de composition où les candidats devront restituer les fruits de leurs efforts. Entre espoir et appréhension, le Bepc 2026 s’annonce comme une étape cruciale pour toute une génération d’élèves. Zéphirin Toasségnitché
Bénin–Togo : Un nouveau souffle pour la coopération bilatérale.
Le président Romuald Wadagni a effectué une visite d’amitié et de travail, le mercredi 3 juin 2026, à Lomé au Togo. Le chef de l’État béninois a été reçu par le président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé. Les deux personnalités ont échangé sur plusieurs sujets. Romuald Wadagni était chez son homologue, président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé. Après Lagos, Niamey et Ouagadougou, le président béninois a également effectué, mercredi 3 juin 2026, une visite à Lomé. Il a été reçu par le chef du Conseil des ministres du Togo. Cette visite du chef de l’État béninois s’inscrit dans le cadre des relations historiques d’amitié, de fraternité, de solidarité et de coopération exemplaire qui unissent le Bénin et le Togo. Dans un communiqué publié sur la page Facebook du Conseil du Togo, les autorités togolaises ont fait le point de la rencontre. Selon le communiqué, les deux personnalités ont eu des échanges approfondis sur les questions d’intérêt commun aux plans bilatéral, régional, continental et international. Ils se sont félicités de la qualité des liens séculaires de voisinage, de fraternité et de coexistence harmonieuse entre leurs peuples. Lors de leur entretien, Romuald Wadagni et Faure Gnassingbé ont réaffirmé leur détermination à œuvrer au renforcement de cette coopération dans tous les domaines d’intérêt commun. A cet effet, les deux dirigeants ont mis un accent particulier sur « l’importance du dialogue politique permanent comme instrument privilégié de concertation, de prévention des différends et de promotion de la paix, de la stabilité et de la confiance mutuelle entre les deux pays ». Economie et intégration Les présidents Romuald Wadagni et Faure Gnassingbé ont évoqué des questions liées aux relations économiques entre les deux pays. Ils se sont réjouis de la progression constante des échanges commerciaux entre le Togo et le Bénin. Les deux personnalités ont « convenu de poursuivre les efforts visant à renforcer les infrastructures de connectivité, à améliorer la fluidité des échanges transfrontaliers, à promouvoir les investissements privés et à développer les complémentarités économiques entre leurs pays ». Lors de leurs échanges, le président béninois et son homologue du Conseil du Togo, ont réaffirmé leur attachement aux idéaux d’intégration régionale portés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cédéao). Selon le communiqué, les deux dirigeants se sont félicités des mesures prises par leurs deux pays en faveur de la libre circulation des personnes, des biens et des services. « Ils ont notamment salué la suppression des formalités de visa au profit des citoyens africains se rendant sur leurs territoires respectifs, illustrant ainsi leur engagement en faveur de l’intégration africaine », indique le communiqué. Sécurité et défense Faure Gnassingbé et son hôte béninois n’ont pas occulté la situation sécuritaire dans la sous-région. Évoquant la question lors de leur entretien, les deux personnalités d’État ont exprimé « leur vive préoccupation face à la persistance et à l’expansion des menaces terroristes, de l’extrémisme violent et de la criminalité transfrontalière organisée dans la sous-région ouest-africaine ». « Romuald Wadagni et Faure Gnassingbé ont réaffirmé leur détermination à renforcer davantage la coopération sécuritaire entre leurs pays, notamment à travers l’intensification des échanges de renseignements et la sécurisation des espaces frontaliers communs », a révélé le communiqué du Conseil du Togo. Ils ont également souligné la nécessité d’adopter une approche globale des défis sécuritaires, intégrant les dimensions de développement économique, de gouvernance, de cohésion sociale et d’emploi des jeunes. Cela, dans le but de s’attaquer durablement aux causes profondes de l’insécurité. Le président du Conseil du Togo et le président béninois se sont félicités de la convergence de vues de leurs pays sur les principales questions d’actualité internationale ainsi que sur les défis auxquels sont confrontés l’Afrique et le monde. Ils ont réaffirmé leur attachement au multilatéralisme, au respect du droit international, au règlement pacifique des différends. Romuald Wadagni et Faure Gnassingbé ont exprimé leur engagement pour une réforme des institutions internationales permettant une meilleure prise en compte des aspirations et des intérêts légitimes du continent africain. Les deux dirigeants sont convenus de poursuivre et de renforcer la concertation diplomatique entre leurs pays au sein des organisations régionales, continentales et internationales. Consolidation des relations entre le Bénin et le Togo Au terme de sa visite, le président Wadagni a exprimé sa profonde gratitude au président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé et au peuple togolais pour l’accueil chaleureux et fraternel qui lui a été réservé. Le chef de l’État béninois a réaffirmé la volonté du Bénin de poursuivre, aux côtés de la République sœur du Togo, «les efforts visant à relever les défis communs et à promouvoir la paix, la sécurité, la prospérité et l’intégration régionale». Le président béninois a saisi cette occasion pour inviter son homologue togolais à effectuer une visite officielle à Cotonou. « Le Président du Conseil de la République togolaise a accepté cette invitation. Les modalités et la date de cette visite seront arrêtées d’un commun accord par voie diplomatique », apprend le communiqué. La visite du président Romuald Wadagni au Togo témoigne de la volonté commune des plus hautes autorités des deux pays de consolider davantage leur partenariat stratégique au service du développement et du bien-être de leurs populations. Le président béninois vient ainsi de boucler sa visite dans le dernier pays frontalier du Bénin. Romuald Wadagni a entamé sa tournée par Abuja où il a échangé avec le président Bola Ahmed Tinubu avant de rejoindre le Niger et le Burkina Faso. Pascal Toffodji
Football béninois : L’État suspend la D3 pour miser sur la relève.
Le ministre des sports, Benoît Dato, a annoncé une mesure forte : la suspension du financement du championnat de troisième division dans son format actuel. Le gouvernement veut désormais concentrer ses efforts sur le développement du football des jeunes, à travers le championnat U17. Lors de la cérémonie de remise de subventions aux fédérations et associations sportives, le ministre des sports et de l’engagement civique, Benoît Dato, a fait une annonce qui marque un tournant dans la politique sportive du Bénin. L’État béninois met fin au financement du championnat de troisième division (D3) tel qu’il existe aujourd’hui. Cette mesure vise à redéfinir les priorités du football national. Le gouvernement entend concentrer ses ressources sur le championnat U17, dont la structuration est désormais attendue de la Fédération béninoise de football (Fbf). Objectif : renforcer la formation des jeunes talents et bâtir une base solide pour le football béninois. « Notre action s’inscrit dans une vision claire : faire du Bénin une nation sportive et rayonnante. Nous devons accélérer la cadence », a déclaré Benoît Dato, insistant sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et méthodique des ressources. Le ministre appelle à une nouvelle dynamique : plus de rigueur dans la gestion, plus de méthode dans l’organisation, plus d’ambition dans les résultats et surtout plus de travail collectif. Cette orientation traduit la volonté du gouvernement de rationaliser les investissements sportifs et de privilégier la performance à long terme. Le choix du championnat U17 n’est pas anodin. Il s’agit de préparer la relève, d’encadrer les jeunes footballeurs dès le bas âge et de leur offrir un cadre compétitif propice à l’éclosion des talents. Cette réforme pourrait transformer la pyramide du football béninois, en plaçant la formation au cœur du développement. La suspension du financement de la D3 ne signifie pas un désengagement, mais une réorientation stratégique. Le gouvernement veut bâtir un football durable, fondé sur la jeunesse, la discipline et la performance. Ce virage vers la formation des jeunes pourrait bien être le point de départ d’un nouveau modèle sportif béninois, plus structuré et plus ambitieux. Zéphirin Toasségnitché