Une nouvelle voix s’élève au Sahel. Le 7 avril 2026, des acteurs politiques et de la société civile du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont lancé l’Alliance des démocrates du Sahel (Ads), une coalition transnationale qui entend s’opposer aux régimes militaires regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (Aes). Forte d’une trentaine de membres à sa création, l’Ads se présente comme une alternative démocratique et plaide pour la fin de la « militarisation de l’État ». Son objectif : fédérer les forces vives de la région pour exiger un retour à l’ordre constitutionnel, absent des agendas des régimes militaires actuellement au pouvoir. Selon son secrétaire général, Malick Konaté, l’Ads se distingue par son caractère transnational. Là où la Coalition des forces pour la République (Cfr) de Mahmoud Dicko concentre ses actions sur le Mali, l’Ads ambitionne de créer une synergie d’action à l’échelle des trois pays de l’Aes. Cette approche vise à amplifier les revendications démocratiques et à donner une portée régionale aux mobilisations citoyennes. La naissance de l’Ads intervient dans un contexte tendu. Les dirigeants de l’Aes, notamment le capitaine Ibrahim Traoré au Burkina Faso, ont récemment affirmé que « la démocratie n’est pas pour nous », rejetant l’idée d’organiser des élections à court terme. L’Ads, en revanche, place la restauration des institutions démocratiques au cœur de son combat, créant ainsi un véritable bras de fer idéologique entre les tenants du pouvoir militaire et les partisans du retour à la légalité constitutionnelle. La création de l’Ads marque une étape importante dans la recomposition politique du Sahel. Elle traduit la volonté d’une partie des élites et de la société civile de ne pas laisser le champ libre aux régimes militaires. Reste à savoir si cette nouvelle coalition parviendra à transformer son discours en une force capable de peser sur l’avenir politique de la région. C.Z
Hommage à une ancienne gloire de la musique béninoise : Christophe Ahouigbamè raconte ses déboires.
Christophe Ahouigbamè, plus connu sous le nom de scène Gilles, l’une des voix emblématiques de l’orchestre Poly-Rythmo, vit aujourd’hui sa retraite à Abomey, sa ville natale. Chanteur, auteur et compositeur, ce rossignol dont la voix envoûtante a marqué plusieurs générations, est l’auteur de nombreuses chansons interprétées par le mythique groupe. Pionnier de cette formation qui fut jadis une fierté nationale, Gilles n’a pourtant pas pu jouir des fruits de son labeur. Dans un entretien accordé à notre rédaction, il raconte ses déboires, ses mésaventures et les difficultés rencontrées au soir de sa carrière. Malgré l’oubli dans lequel il semble végéter, l’artiste continue d’entretenir sa passion pour l’art vivant, fidèle à la musique qui a façonné son identité et marqué l’histoire culturelle du Bénin. Prime News Monde : Christophe, racontez-nous la naissance du morceau ‘’Nini’’. Christophe Ahouigbamè : Ce morceau, je ne l’ai pas composé sciemment. Mon grand-frère louait dans la maison de la mère de Toupée Nicole. C’est moi qui ai abrégé son prénom pour dire Nini. Voilà comment est née Nini. Mais derrière, il y a une histoire d’amour manquée, un rendez-vous raté, et finalement une chanson. Après Nini, vous avez composé Mi kplé bo dô. Comment est né votre nom d’artiste, Gilles ? Je l’ai pris comme ça, il n’y en a pas d’autre. Les morceaux se vendaient, je recevais 2 500, 5 000, parfois 10 000 francs CFA. Quand je prenais 10 000, c’était une grande fête pour moi. Certains disent que le compositeur de ces morceaux n’est plus en vie… Oui, cela mène à des discussions. Les gens viennent me voir, me demandent de chanter. Alors je leur donne ce qu’ils veulent, je chante pour eux. Vous chantiez avant Poly-Rythmo ? Oui, depuis l’église catholique d’Abomey. J’ai intégré le groupe en 1968. Malgré ce parcours, votre image n’a pas été pleinement reconnue ? C’est le manque de support. Personne pour m’aider à produire mes morceaux. Si c’était aujourd’hui, je triompherais. Qui vous a conduit vers Poly-Rythmo ? Notre professeur, Moïse Agbdjohoui. J’étais chanteur et compositeur dans notre orchestre scolaire avec Bertin Zohoun et Alfred Adandédjan. Vous avez quel âge aujourd’hui ? Je suis de 52, mais en vérité c’est 62. Le nouveau Christophe, c’est 62. Si vous pouviez refaire votre carrière ? Toujours le manque de support. Mais j’ai encore des compositions en cours. Vos relations avec les anciens membres du groupe ? Les membres influents ne vivent plus. Vincent Ahéhéhinnou, je l’ai vu une seule fois à la place Goho, lors d’un festival. On a causé, mais les promesses de venir me voir n’ont pas été tenues. Qu’est-ce qui vous inspire pour composer ? Les événements de vie. Mon père chantait les funérailles, les morceaux liés aux rites funéraires communément appelés ‘’Agon’’. Moi, Dieu m’a donné la musique moderne. Mais la société ne m’a pas reconnu. Vos enfants ont-ils hérité de votre talent ? Une fille a commencé à chanter à 36 ans, mais elle est partie trop tôt. À part elle, personne. Quels conseils donnez-vous à la jeune génération ? Qu’ils arrêtent les chansons de voyoucratie. Qu’ils se ressourcent auprès des doyens. J’ai conseillé Riss Cool pour son premier album, j’ai aidé Alakè, Papa Akwè, Aïkpon… Mais beaucoup sont suffisants, ils ne cherchent pas de conseils. Aujourd’hui, la famille Gantèssinon à sa tête Clément Bignon vous a honoré. Quel sentiment vous anime ? Je suis sans voix. Je n’ai pas de mots pour leur exprimer ma gratitude. Que le très haut leur rende au centuple. Leur démarche me réconfort à plusieurs égards car ce n’est pas le geste qui compte mais plutôt l’intention. Propos recueillis par Zéphirin Toasségnitché
Coupe du monde 2026 : Les grands pays absents du rendez-vous footballistique.
Malgré l’élargissement de 32 à 48 pays participants, plusieurs Nations habituées de la compétition vont briller par leur absence à la coupe du monde 2026 qui se tiendra aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. Le mondial 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. Le coup d’envoi sera donné en l’absence de plusieurs grandes Nations. Le premier sur la liste c’est l’Italie. La Squadra Azzurra va manquer sa troisième coupe du monde consécutive. L’équipe italienne n’était pas en Russie en 2018. Elle n’y était pas non plus au Qatar en 2022 et cette année 2026, la Nationale ne sera pas de l’édition organisée par trois pays. Les Italiens ont été sortis en finale des barrages par la Bosnie Herzégonie 4 tirs au but à 1 après le nul 1-1 à l’issue des prolongations. Une absence de l’Italie qui suscite des interrogations sur le football italien. En dehors de l’Italie en Europe, le Danemark et la Pologne ont échoué à faire valider leurs tickets pour le mondial. Robert Lewandowski a vu sûrement sa dernière coupe du monde lui échapper en finale de barrages remportée par la Suède. La Serbie, présente au Qatar en 2022, n’est pas qualifiée pour la prochaine édition. En Afrique, deux cadors ne seront pas à cette grande messe du football mondial. Le Nigéria, un habitué de la compétition avec six participations, sera absent. Les Supers Eagles restent sur leur dernière expédition en Russie. Il s’agit de la deuxième absence d’affiler des vert et blanc à cet événement mondial. Le bourreau du Nigéria pour cette absence, c’est la RD Congo. Ce bourreau du Nigéria est le même qui a sorti le Cameroun. Les Lions Indomptables vont suivre la coupe du monde à la télévision après leur élimination en demi-finale des barrages par la RD Congo. C.Z
Suppression des visas pour les Africains dès le 25 mai : Le Ghana a franchi un pas historique vers la libre circulation.
Le Ghana vient d’annoncer une mesure phare qui fera date dans l’histoire de l’intégration africaine. À compter du 25 mai 2026, tous les détenteurs de passeports africains pourront entrer librement sur le territoire ghanéen, sans visa préalable. Une décision qui fait écho à celle du Bénin, pionnier discret de cette dynamique continentale. Le choix du 25 mai n’est pas anodin. Il correspond à la Journée de l’Afrique, célébrant la fondation de l’Organisation de l’unité africaine en 1963. L’annonce a été faite par le président John Dramani Mahama lors de la visite d’État de son homologue zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, confirmée par le Ministre des affaires étrangères, Sam Okudzeto Ablakwa. Cette réforme concrétise une initiative annoncée en janvier 2025 par l’ancien président Nana Akufo-Addo, restée en suspens faute de mise en œuvre. L’administration Mahama lui donne désormais un calendrier officiel et l’accompagne d’un dispositif moderne. Un système de visa électronique destiné à fluidifier les procédures d’entrée tout en maintenant les contrôles aux frontières sera installé à cet effet. Les détails pratiques, la durée de séjour, les documents exigés seront précisés prochainement. Avec cette décision, le Ghana devient le cinquième pays africain à supprimer totalement les visas pour les ressortissants du continent. Le Bénin avait ouvert la voie en autorisant l’entrée avec une simple carte d’identité biométrique. Le Rwanda, la Gambie et les Seychelles appliquent déjà une politique similaire. Cependant, cette configuration reste minoritaire. Sur 54 États membres de l’Union africaine, seuls cinq auront adopté une telle mesure à partir du 25 mai. Le Ghana, de son côté, a également négocié 23 accords bilatéraux de suppression de visa depuis 2025, renforçant la mobilité internationale de ses citoyens. Au-delà de la simplification administrative, cette réforme incarne une volonté politique forte : faciliter la libre circulation des Africains sur leur propre continent. Elle s’inscrit dans une dynamique de rapprochement et de coopération régionale, tout en posant le Ghana comme acteur majeur de l’intégration africaine. C.Z
Rôle de la HAAC en période électorale
Une délégation du Centre européen d’appui électoral au siège de l’institution La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication du Bénin a eu, hier jeudi 09 avril 2026 à son siège, une séance de travail avec une délégation du Centre européen d’appui électoral (Eces). Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique d’apprentissage sur les mécanismes de régulation médiatique liés aux périodes électorales par ladite délégation. Au cours des échanges, la délégation a pu approfondir sa compréhension du rôle central que joue la Haac dans la gestion et l’encadrement des médias au Bénin. Les discussions ont porté notamment sur les dispositifs mis en place pour garantir une campagne médiatique éthique, professionnelle, équilibrée et conforme aux règles édictées. Les mécanismes spécifiques de régulation des médias en ligne ont également été présentés, illustrant la détermination de l’institution à jouer pleinement son rôle de régulation de tout type de médias en République du Bénin. La délégation du Centre européen d’appui électoral s’est dite satisfaite des riches échanges qui lui ont permis de s’outiller sur le mécanisme de régulation des médias en période électorale au Bénin. Elle a salué particulièrement l’innovation introduite par la Haac concernant la définition de thématiques précises sur lesquelles les candidats doivent se prononcer. Une démarche qui, selon elle, renforce la lisibilité des programmes et permet aux électeurs d’opérer un choix éclairé du duo présidentiel le plus à même d’apporter des réponses concrètes à leurs préoccupations. Représentant le président de la Haac, le Secrétaire général de l’institution de régulation, François Awoudo, a réaffirmé l’engagement de l’institution à garantir un traitement médiatique responsable, transparent et respectueux des règles démocratiques tout au long du processus électoral. Pascal Toffodji
Présidentielle 2026 au Bénin : Nana Akufo-Addo à Cotonou pour garantir un scrutin crédible.
À quelques jours de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, le Bénin accueille une mission d’observation électorale de la Cédéao conduite par l’ancien président ghanéen Nana Akufo-Addo. Arrivé à Cotonou le 8 avril, il a été reçu par les responsables de l’organisation sous-régionale et par les autorités béninoises. Sa mission : coordonner le déploiement de plus de 150 observateurs sur l’ensemble du territoire afin de veiller à la transparence et à la crédibilité du scrutin. La Cédéao a mobilisé un dispositif composé de 20 observateurs de longue durée, 80 de courte durée et 25 jeunes professionnels. Ces équipes couvriront toutes les étapes du processus électoral : déroulement du vote, centralisation des résultats et respect des normes démocratiques. Dès son arrivée, Nana Akufo-Addo a rappelé que « les élections sont le meilleur moyen d’exercer la souveraineté du peuple » et a insisté sur la nécessité pour les acteurs politiques d’accepter les règles et les résultats du scrutin. Hier jeudi, la délégation a été reçue par la Commission Électorale Nationale Autonome (Céna) à Cotonou. Les échanges ont porté sur les dispositifs opérationnels mis en place : distribution du matériel électoral, formation des agents de bureaux de vote et mécanismes de remontée des résultats. La Céna a confirmé que le convoyage du matériel est en cours vers les 77 communes, avec près de 17 462 postes de vote prêts à accueillir environ 7,9 millions d’électeurs. Le vote du 12 avril opposera Romuald Wadagni et Paul Hounkpè. Il s’inscrit dans le cadre de la nouvelle Constitution béninoise, qui instaure désormais un mandat présidentiel de sept ans au lieu de cinq. Ce changement institutionnel confère au scrutin une portée particulière, car le président élu exercera son mandat selon ces nouvelles dispositions. La Cédéao entend affirmer son rôle de garant des normes démocratiques régionales. Nana Akufo-Addo a lancé un appel clair : « L’essentiel est que la volonté du peuple béninois soit respectée ». La mission poursuivra ses activités jusqu’à la proclamation des résultats définitifs, avec pour objectif d’accompagner le Bénin dans la tenue d’un scrutin apaisé, transparent et conforme aux standards démocratiques. C.Z
Présidentielle 2026 au Bénin : L’ANIP simplifie l’obtention des documents de vote.
L’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) a rendu public, dans un communiqué, la mise en place d’un dispositif exceptionnel d’ouverture continue de ses services. Celui-ci s’étend du 7 au 11 avril 2026, de 8 h à 16 h, et se poursuivra le 12 avril de 8 h à 12 h à Cotonou. Cette mesure a pour objectif de faciliter l’accès des électeurs aux documents nécessaires à l’exercice de leur droit de vote dans le cadre de l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026 au Bénin. Selon le communiqué de l’Anip, les citoyens peuvent obtenir le CNPI, encore appelé « carte c’est moi », dans les mairies et arrondissements du pays. Le dispositif inclut également les services numériques via la plateforme eservices.anip.bj et l’application mobile Anip Bj. L’institution précise que la mise à jour du numéro de téléphone reste possible sur ces mêmes canaux, ainsi que par le code Ussd 1511#. L’Anip rappelle que ces démarches sont gratuites et accessibles pendant la période d’ouverture exceptionnelle. L’objectif affiché est de réduire les difficultés liées à la délivrance des documents administratifs à la veille du scrutin. L’élection présidentielle du 12 avril 2026 au Bénin doit désigner le successeur de Patrice Talon, qui arrive au terme de son second mandat. Deux principaux duos sont en compétition : Romuald Wadagni, ministre d’État en charge de l’économie et des finances, candidat de la mouvance présidentielle avec Mariam Chabi Talata, qui prônent la continuité des réformes et la stabilité économique, et Paul Hounkpè, président des FCBE, accompagné de Judicaël Hounwanou, qui défendent une alternative politique axée sur la gouvernance sociale. Selon la Céna, près de 7,9 millions d’électeurs sont attendus dans plus de 17 000 bureaux de vote à travers le pays et la diaspora. Le communiqué de l’Anip insiste sur la responsabilité citoyenne liée au vote. L’institution déclare : « voter est un droit et un devoir », rappelant ainsi l’importance de disposer des pièces nécessaires pour participer au scrutin. L’Anip, qui assure notamment l’identification biométrique des personnes à travers le Ravip (Recensement administratif à vocation d’identification de la population), joue un rôle clé dans la délivrance des identifiants utilisés pour les opérations électorales. Le 12 avril, jour du scrutin, les services resteront ouverts jusqu’à midi à Cotonou pour répondre aux dernières demandes, selon les précisions de l’Anip. C.Z
Présidentielle du 12 avril au Bénin : La CENA amorce l’ultime étape du déploiement du matériel électoral.
À quelques jours du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, la Commission électorale nationale autonome (Céna) accélère les opérations logistiques sur l’ensemble du territoire. Depuis le centre de colisage du matériel électoral, le directeur du matériel et des opérations, Rufin Domingo, a détaillé l’état d’avancement du déploiement, après que le président de l’institution, Sacca Lafia, s’est rendu sur le site le lundi 30 mars pour constater le niveau d’exécution Selon les responsables techniques de la Céna, la confection des kits électoraux a atteint un stade avancé. Près de 18 650 kits destinés aux postes de vote ont été préparés. Chaque ensemble regroupe les documents indispensables au déroulement des opérations, notamment les listes d’affichage, les listes d’émargement ainsi que les supports de consignation des résultats. Les équipements lourds, dont les urnes et les isoloirs, ont déjà été acheminés dans les arrondissements et positionnés sur le terrain. Le processus en cours concerne désormais le chargement et le transport du matériel vers les 77 communes du pays. L’objectif fixé par la Céna est d’achever cette phase au plus tard deux jours avant le scrutin. Une fois livrés, les kits seront redistribués aux différents postes de vote sous la supervision des responsables locaux. Cette marge doit permettre d’effectuer les vérifications nécessaires avant l’ouverture des bureaux. « À ce jour, nous sommes en train de faire le chargement et le déploiement du matériel vers l’intérieur du pays […] ce qui veut dire que ça laisse du temps pour faire des contrôles à l’arrivée et que forcément dimanche matin, tous les postes de vote ouvriront à l’heure », a déclaré le directeur du matériel et des opérations, Rufin Domingo. Une étape jugée sensible par la Céna La phase de colisage reste identifiée comme la plus délicate du processus électoral. Lors de sa visite du lundi 30 mars, le président de la Céna, Sacca Lafia, accompagné du directeur général des élections, a évalué les opérations en cours sur le site dédié. Au terme de cette inspection, il a rappelé l’importance stratégique de cette séquence dans la chaîne logistique électorale. Chaque kit doit être complet et conforme afin d’éviter toute perturbation le jour du vote. La centralisation du colisage permet de standardiser le contenu des kits avant leur répartition sur le territoire. Cette étape intervient après plusieurs semaines de préparation en amont, incluant la production des documents électoraux et leur vérification. Elle précède directement la distribution finale vers les structures locales chargées de l’organisation matérielle du scrutin. Le dispositif ne se limite pas au territoire national. La Céna indique avoir pris des mesures pour permettre aux Béninois résidant à l’étranger de participer au vote. Des délégations et des agents électoraux ont été déployés dans les pays concernés. Selon les informations communiquées par l’institution, une partie du personnel est déjà arrivée à destination, tandis que d’autres équipes sont en cours d’acheminement. Ces agents auront pour mission de former les équipes locales avant la tenue du scrutin. L’objectif affiché est une mise en place complète du dispositif dès la veille du vote, afin de garantir une organisation simultanée des opérations, tant sur le territoire national qu’à l’étranger. La Céna vise une couverture intégrale des communes avant le jeudi précédant le scrutin. Cette échéance doit permettre d’anticiper d’éventuels ajustements logistiques et de sécuriser l’ouverture des bureaux de vote à l’heure prévue. Le scrutin présidentiel est fixé au dimanche 12 avril 2026. D’ici là, les opérations de déploiement et de vérification se poursuivent sous la supervision de la commission électorale, qui assure que l’ensemble du dispositif est en place pour un déroulement conforme aux exigences organisationnelles. Pascal Toffodji
Coupe d’Afrique des Nation 2025 : Motsepe à Dakar pour désamorcer la crise avec le Sénégal.
Le président de la Confédération africaine de football (Caf), Patrice Motsepe, est à Dakar, au Sénégal le mercredi 08 avril 2026. À son arrivée, il a été accueilli par le président de la Fédération Sénégalaise, Abdoulaye Fall, ainsi que par plusieurs responsables du football sénégalais. Cette visite intervient dans un contexte marqué par les tensions persistantes entre le Sénégal et le Maroc autour de certains dossiers liés au football africain, actuellement examinés devant le Tribunal arbitral du sport (Tas), dont l’attribution du trophée lors de la finale polémique de la CAN 2025. La présence de Patrice Motsepe à Dakar pourrait également être l’occasion d’évoquer ces différends et les perspectives de résolution dans le respect des instances du football africain. Selon la Fédération sénégalaise de football, il sera reçu au Palais de la République de Dakar par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, avant d’animer une conférence de presse consacrée aux enjeux du football africain. Au programme figure également une visite symbolique de l’Île de Gorée, en compagnie du président de la Fsf Abdoulaye Fall et du secrétaire général par intérim de la Caf, Samson Adamu. C.Z
Football africain : Aliou Cissé tourne la page de la Libye.
Le technicien sénégalais Aliou Cissé a annoncé, le mercredi 8 avril 2026, la fin de son aventure avec la sélection nationale de Libye. Après seulement un an à la tête des Chevaliers de la Méditerranée, l’ancien champion d’Afrique 2021 avec le Sénégal met un terme à une expérience qu’il qualifie de « marquante, tant sur le plan professionnel que personnel ». Arrivé en 2025 avec l’ambition de relancer une équipe absente de la CAN depuis 2012, Aliou Cissé avait pour objectif majeur de qualifier la Libye pour l’édition 2027. Surnommé « El Tactico », il a tenté d’apporter son expertise et sa rigueur à une sélection en quête de stabilité. Mais les défis structurels et les contraintes sportives ont freiné la progression espérée. Dans son communiqué publié sur les réseaux sociaux, l’ancien défenseur des Lions de la Teranga a exprimé sa fierté pour le travail accompli et sa confiance dans l’avenir du football libyen. Il a tenu à remercier les supporters pour leur accueil et leur soutien, malgré des résultats qui n’ont pas marqué l’histoire récente de la sélection. Le départ d’Aliou Cissé ouvre une nouvelle période d’incertitude pour la Libye. Le défi reste immense : reconstruire une équipe compétitive capable de retrouver la scène continentale. La Fédération libyenne devra rapidement trouver un successeur capable de poursuivre le chantier entamé et de redonner espoir aux supporters. Il pose ses valises en Angola pour relancer les Palancas Negras À peine quelques jours après avoir quitté la sélection libyenne, Aliou Cissé rebondit déjà. Le technicien sénégalais de 50 ans a été officiellement nommé, hier, sélectionneur de l’équipe nationale d’Angola. La Fédération angolaise de football lui a confié un contrat de quatre ans, avec pour mission de redonner un souffle nouveau aux Palancas Negras. Surnommé « El Tactico », Aliou Cissé reste une figure emblématique du football africain. À la tête du Sénégal entre 2015 et 2024, il a marqué l’histoire en offrant aux Lions de la Teranga leur premier sacre continental lors de la CAN 2021. Sous sa direction, le Sénégal a également enchaîné des performances remarquées sur la scène internationale. Avant sa carrière d’entraîneur, il s’était illustré comme joueur au Paris Saint-Germain, au CS Sedan, et surtout comme pilier de la génération sénégalaise quart de finaliste de la Coupe du monde 2002. La sélection angolaise, en quête de régularité et de compétitivité, voit en Aliou Cissé l’homme capable de bâtir une équipe solide et ambitieuse. Son expérience, sa rigueur tactique et sa capacité à mobiliser un groupe seront des atouts pour repositionner l’Angola parmi les nations qui comptent sur le continent. Avec ce nouveau challenge, Aliou Cissé devra relever un pari majeur : transformer les Palancas Negras en une formation capable de rivaliser avec les meilleures équipes africaines et de retrouver une place durable dans les grandes compétitions internationales. La Rédaction