Conformément au calendrier scolaire établi, l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) est prévu pour se dérouler sur toute l’étendue du territoire national les 1er, 2, 3 et 4 juin 2026. A la veille du lancement officiel des épreuves écrites, orales et sportives de cette évaluation certificative, le Ministre des enseignements maternel et primaire (Memp) s’est adressé aux différents acteurs du secteur, aux candidats et aux parents d’élèves. Message du ministre des enseignements maternel et primaire Chers compatriotes ; Chers enseignants ; Chers parents d’élèves ; Chers candidates et candidats Conformément à l’arrêté interministériel Année 2026 N°0224 du 1er avril 2026 portant calendrier des examens, concours et tests en République du Bénin, demain, lundi 1er juin 2026, l’examen du Certificat d’études primaires (Cep), démarrera sur l’ensemble du territoire national. Pour y arriver, il est sans contredit que mon département ministériel s’est employé, à l’instar des éditions précédentes, à prendre toutes les précautions qui s’imposent à l’effet de la tenue à bonne date et sans anicroche de cet examen dont les phases écrites, orales et sportives se tiendront cette année du lundi 1er au jeudi 04 juin 2026 inclus. Comme de tradition, au terme de tout le processus inhérent à l’organisation et au déroulement du Certificat d’études primaires (Cep) 2026, seuls les candidats et candidates ayant satisfait à l’ensemble des critères définis pour cette évaluation certificative finale seront déclarés admis. En outre, le Certificat d’études primaires (Cep) reste et demeure le baromètre par excellence de l’atteinte des objectifs généraux assignés aux programmes mis en place pour la formation de nos apprenantes et apprenants. Son obtention constitue indéniablement un motif supplémentaire d’émulation en ce qui concerne la poursuite des études. Pour la session de cette année, au total 286 995 candidats sont inscrits, à savoir : 138 571 filles et 148 424 garçons. Les candidats sans difficultés majeures, au nombre de 286 898, sont répartis dans huit cent quarante-sept (847) centres de composition. A eux, s’ajoutent les quatre-vingt-dix-sept (97) à besoins spécifiques (Pbs) dont 36 filles, répartis dans treize (13) centres de composition. Comparativement à l’année 2025, le taux d’inscription affiche une croissance de 5,56%. Cette croissance tire sa substance d’un certain nombre d’actions judicieusement engagées par le Gouvernement avec l’accompagnement des Partenaires techniques et financiers (Ptfs). Le plus en vue et le plus révélateur est la mise en œuvre conséquente du Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (Pnasi) qui consacre, d’une part, le mot d’ordre «zéro faim en milieu scolaire» et, d’autre part, la rétention puis la réussite scolaire. Pour assurer les chances de réussite des candidats, il a été décidé de l’ouverture des cantines scolaires, autant que faire se peut, dans les centres de composition. Cette initiative prise par certains directeurs d’école à cantine, depuis la session du Cep 2023 mais rendue officielle cette année, cimente l’ambition du gouvernement d’améliorer sensiblement les rendements scolaires d’année en année. Je salue ici l’engagement des directeurs des écoles à cantine et de tous les acteurs qui se sont déjà mobilisés à cet effet. Prenant la mesure de la situation sécuritaire dans une partie du pays, le gouvernement, sous l’autorité de son Chef, Son Excellence Monsieur Romuald Wadagni, a prévu un dispositif sécuritaire spécial tout autour et à l’intérieur de chaque centre ouvert dans certains départements en vue de permettre à tous les candidats et candidates de pouvoir composer avec la quiétude, la confiance et l’assurance requises. Dans ce sens, je voudrais exhorter tous les parents de candidats au Cep 2026 à faire, chacun en ce qui le concerne, davantage confiance au Gouvernement pour rassurer leurs enfants du caractère inébranlable du dispositif sécuritaire spécial ainsi mis en place. Aussi, voudrais-je faire une mention spéciale aux parents d’élèves qui ont su jouer leur partition en accompagnant efficacement leurs enfants tout au long de l’année scolaire qui tire à sa fin. Dans le même registre, au nom du gouvernement, du président de la République, son Excellence Monsieur Romuald Wadagni, je rends ici un vibrant hommage à tous les Partenaires Techniques et Financiers qui ne se lassent guère d’appuyer notre sous-secteur avec brio et détermination. J’élargis cet hommage à tous les partenaires sociaux qui œuvrent sans désemparer et ce, en bonne intelligence avec nous, pour assurer une année scolaire apaisée. Je n’oublierai pas non plus tous les acteurs en poste dans les directions centrales, techniques et déconcentrées ainsi que les diverses autorités politico-administratives et les autres composantes de la nation pour la qualité de leurs contributions au service de l’éclosion de l’école béninoise. Quant à vous chers candidates et candidats, Vos directeurs d’autres enseignants dont je loue ici la vaillance et le professionnalisme vous ont déjà habitués, grâce aux différentes activités auxquelles vous aviez pris part, à la discipline et à l’éthique à observer tout au long du déroulement des phases écrite, orale et sportive de l’examen du Certificat d’études primaires (Cep). Alors, restez sereins, et sans panique. Soyez à l’heure dans vos centres de composition respectifs du début jusqu’à la fin et n’oubliez aucun de vos outils nécessaires tout au long de cet examen. Sachez que la République et vos parents comptent sur vous. C’est sur ces notes d’invite et convaincu que les épreuves seront votre porté, qu’au nom du Gouvernement, je vous demande de donner le meilleur de vous-mêmes de sorte que l’amélioration du taux de réussite au Cep, session de 2026, soit sans ambages. Bonne chance à toutes et à tous. Vive l’Education au service du développement, Vive l’Ecole Béninoise, Vive le Bénin, Je vous remercie ! La Rédaction
CEP 2026 : Les recommandations de Fulgence Ahouangonou.
À quelques jours du Certificat d’études primaires (Cep) 2026, l’angoisse monte chez les candidats… et parfois chez leurs parents. Comment accompagner les enfants dans cette première grande épreuve scolaire ? Fulgence Ahouangonou, spécialiste de l’éducation et de la psychologie infantile, livre ses conseils pour transformer le stress en motivation et préparer les jeunes candidats à réussir sereinement. Prime News Monde : Que se passe-t-il dans la tête d’un enfant qui passe le CEP pour la première fois ? Fulgence Ahouangonou : À 10 ans, c’est un grand inconnu. Même s’il a déjà participé à un examen blanc, il ne sait pas exactement comment cela va se dérouler. Il est curieux, mais aussi stressé. La peur vient souvent du stress, et c’est là que l’accompagnement des parents est essentiel pour l’aider à s’adapter. Ce stress peut-il être transformé en force ? Absolument. La curiosité de l’enfant peut devenir une motivation. S’il est bien préparé, le stress se transforme en énergie positive et il peut réussir brillamment. Quelles aptitudes les parents doivent-ils développer chez leurs enfants pour le jour J ? Les parents sont les premiers coachs. Ils doivent motiver leurs enfants, les appeler “champions”, “élites du succès”. Cela galvanise l’enfant et lui donne confiance. Mais il faut aussi veiller à des détails pratiques : alimentation saine, sommeil sous moustiquaire, éviter les troubles digestifs ou les petits accidents. L’enfant doit vivre dans la joie et la sérénité. Que faut-il éviter absolument ? Ne jamais transmettre la peur. Souvent, ce sont les parents qui stressent plus que les enfants. Il ne faut pas mettre de pression inutile ni poser mille questions à la maison. L’enfant doit sentir que tout est prêt, que ses parents sont sereins. Certains parents pensent que ces conseils arrivent trop tard… Non, il n’est jamais trop tard. Même à 72 heures de l’examen, il est encore possible d’agir. Le plus important est d’adopter un comportement serein et rassurant. Votre dernier mot aux parents et aux candidats ? Soyez sereins. Nos enfants sont des champions, des élus du succès. Ils réussiront brillamment au CEP 2026. Propos transcrits par Zéphirin Toasségnitché
Ligue 1 béninoise : Sobémap FC garde la tête, la lutte reste ouverte.
La 31e journée du championnat béninois de Ligue 1 a tenu toutes ses promesses. Sobémap FC, solide leader, a confirmé son statut en s’imposant à Grand-Popo face à Loto-Popo (1-0). Gratien Houndo a inscrit l’unique but de la rencontre, offrant trois précieux points à son équipe. Avec 61 unités, Sobémap conserve sa première place, mais la bataille pour le titre reste intense. Le capitaine de Loto-Popo, Séïdou Zourkanéry, n’a pas caché sa frustration : « C’était un match à enjeu. Si on gagnait, on se repositionnait mieux. Ce n’est pas fini, il reste trois matchs. Nous gardons la confiance. » De son côté, Mathias Déguénon, entraîneur de Sobémap et ancien coach de Loto-Popo, savoure cette victoire à l’extérieur : « Les jeunes ont montré un mental fort. Dieu était avec nous ce soir. Mais rien n’est joué, les poursuivants ont aussi gagné. » Les poursuivants restent en embuscade Coton FC (58 points) a conforté sa deuxième place en battant les Dragons (3-1). Aspac (56 points) suit de près après sa victoire à Abomey contre Dynamo (2-1). Ayéma FC s’est imposé face à Banigansé (1-0). Hodio a dominé Cavalier à Nikki (2-0). Asvo et Uss Kraké se sont neutralisés (0-0). Dadjè FC et AS Cotonou ont partagé les points (1-1). Damissa a été accroché par la JS Pobè (2-2). Buffle Energy et son adversaire ont offert un festival offensif (3-3). Un sprint final palpitant Il reste quatre journées à disputer, et chaque point comptera. Sobémap FC garde une légère avance, mais Coton FC et Aspac n’ont pas dit leur dernier mot. Le suspense est total, et les supporters peuvent s’attendre à une fin de saison haletante, riche en émotions et en spectacle. C.Z
Migration clandestine : 17 enfants interceptés à la frontière de Hounsahoué.
Le jeudi 28 mai 2026, dix-sept mineurs âgés de 12 à 17 ans ont été stoppés à la frontière de Hounsahoué, dans la Commune d’Aplahoué, alors qu’ils tentaient de rejoindre la Côte d’Ivoire à bord d’un bus. L’intervention rapide du commissariat frontalier a permis de mettre ces enfants en sécurité et d’éviter un départ aux conséquences incertaines. Selon le préfet du Couffo, Christophe Mègbédji, les enfants proviennent de six départements du pays, dont le Zou, particulièrement touché avec onze cas. Parmi eux figure une jeune fille de 17 ans, Tocha Mireille, originaire d’Agbangnizoun. La prise en charge a mobilisé plusieurs structures : la Police républicaine d’Aplahoué, le Guichet unique de protection sociale, la Direction départementale des affaires sociales et de la microfinance du Couffo, ainsi que le procureur de la République près le tribunal d’Aplahoué. Un appel pressant est lancé aux parents et tuteurs légaux : ils doivent se rendre à la Préfecture d’Aplahoué ou à la Direction départementale des affaires sociales et de la microfinance du Couffo avant le 10 juin 2026 pour récupérer leurs enfants. Le communiqué officiel, diffusé en français, fon et adja, vise à garantir une réintégration familiale rapide et sécurisée. Cette interception rappelle l’ampleur du défi que représente la protection des mineurs face aux migrations irrégulières. En agissant de manière coordonnée, police, justice et services sociaux envoient un message clair : la sécurité et l’avenir des enfants béninois ne peuvent être compromis. Liste des 17 enfants 1. AGNANTOUN Gildas, 12 ans – Zakpota (Za-Adikogon)2. AGNANTOU Landry, 14 ans – Zakpota3. AGOSSADOU Joseph, 16 ans – Glazoué4. AGBA Dieumevoit, 14 ans – Djakotomey (Domanouhoué)5. AMOUSSOUN Ange, 15 ans – Ouèdèmè (Lokossa)6. AMOUSSOUN Jules, 14 ans – Ouèdèmè (Lokossa)7. AVOLONTO Eméric, 16 ans – Zakpota (Za-Kpakpamè, Za-Davègo)8. AYAKPE Noé, 17 ans – Allada (Agla)9. BOCOVO Marc, 16 ans – Dassa (Hounkpogon)10. BOUTEBOU Charles, 15 ans – Zakpota (Za-Zounmè)11. BOUTEBOU Josias, 13 ans – Zakpota (Za-Zounmè)12. DANGNON Casimir, 16 ans – Atomey, Hévi (Aplahoué)13. DJESSIN Marius, 14 ans – Mougnon (Djidja, Déhoukanmè)14. TOCHA Mireille, 17 ans – Agbangnizoun (Adjassagon Houéssouhoué)15. TONON Gustave, 15 ans – Zakpota (Domè)16. WUIDODE Ulrich, 15 ans – Zakpota (Za-Kpakpamè)17. ZOKPETESSOU Jean, 12 ans – Zakpota (centre) Pascal Toffodji
CEP 2026 dans l’Atlantique : Sègbèya accueille les candidats à besoins spécifiques.
Pour le Certificat d’études primaires (Cep), le Centre de promotion sociale de Sègbèya à accueillir des candidats à besoins spécifiques. Selon Jocelyne Sévi, inspectrice de l’action sociale et responsable du centre, toutes les dispositions ont été prises pour garantir des conditions de composition adaptées et sereines. Le centre recevra cette année 29 apprenants, parmi lesquels des enfants atteints d’infirmité motrice et cérébrale, ainsi que quatre déficients auditifs. Grâce aux réformes et aux décrets récemment adoptés, les conditions de composition se sont nettement améliorées : transcription des épreuves, adaptation des sujets et attribution de bonus spécifiques. Si les organisateurs sont salués pour leurs efforts, Jocelyne Sévi insiste sur le rôle des familles : « J’exhorte les parents à soutenir leurs enfants, surtout ceux en internat. S’ils ne peuvent pas venir les voir, qu’ils prennent au moins le temps de les appeler pour booster leur moral et leur montrer toute leur affection. » Au-delà des chiffres, ce dispositif illustre la volonté de rendre l’école béninoise plus inclusive. Les candidats à besoins spécifiques pourront composer dans des conditions convenables, avec un accompagnement adapté à leurs réalités. À Sègbèya, tout est prêt pour que les enfants en situation de handicap affrontent le Cep 2026 avec confiance et dignité, portés par l’engagement des encadreurs et le soutien attendu des parents. Pascal Toffodji
Baptême de feu pour le gouvernement Wadagni : Les ministres affichent détermination et gratitude.
Le Conseil des ministres d’hier jeudi 28 mai 2026, tenu au Palais de la Marina, a marqué la première grande réunion officielle du gouvernement Romuald Wadagni. À l’issue de cette séance inaugurale, plusieurs membres de l’équipe gouvernementale ont livré leurs impressions. Entre reconnaissance envers le chef de l’État, conscience des lourdes responsabilités et engagement à répondre aux attentes des populations, les ministres ont unanimement exprimé leur volonté de contribuer à la réussite du nouveau mandat présidentiel. Ce premier Conseil des ministres apparaît ainsi comme un véritable baptême de feu, où l’enthousiasme et la détermination se mêlent à la solennité de la mission confiée. Le ton est donné : le gouvernement Wadagni entend se mettre résolument au service des citoyens et relever les défis du développement national. Ministre de l’Economie en charge de la coopération, Aristide Mèdénou: « Un plaisir de se retrouver au service de la Nation, du peuple, et nous sommes engagés à travailler pour notre population.» Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Sèdami Mèdégan-Fagla: «On a beaucoup d’humilité, d’accord, et on sent le poids des responsabilités. Et on prie Dieu, les manes de nos ancêtres et toutes les forces positives de l’univers de nous accompagner, de nous soutenir et de nous permettre de prendre les décisions les plus éclairées pour la nation.» Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Adin Yeton Bloukounon Goubalan: «La révolution agricole, c’est de permettre à ce que la population béninoise impliquée dans l’agriculture ait un revenu beaucoup plus stable, améliorer le revenu des agriculteurs.» Ministre de l’économie en charge des finances et de la micro-finance, Nicolas Yenoussi: « Déjà, remercier le président de la République, M. Romuald Wadagni, pour la confiance qu’il a placée en moi. Les défis aujourd’hui sont très grands. Il s’agit pour nous de mobiliser davantage de ressources pour notre pays et au même moment veiller à ce que les populations puissent sentir, comme il l’a dit dans son discours d’investiture, l’impact de tout ceci dans leur quotidien.» Ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Kuyema Natta: «Fier d’avoir été choisi parmi plusieurs béninois pour conduire la politique du nouveau président. Et je voudrais compter sur tous les acteurs du secteur de l’éducation pour que les résultats soient à la hauteur de l’attente». Propos recueillis par la Rédaction
Emploi des jeunes au Bénin : L’Unstb outille la jeunesse pour affronter un marché du travail.
Du 27 au 29 mai 2026, la Bourse du travail de Cotonou s’est transformée en véritable laboratoire d’avenir. L’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), en partenariat avec l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) et l’Agence syndicale danoise de coopération au développement (Adcd), y a lancé une formation pratique destinée à armer les jeunes face aux réalités d’un marché de l’emploi de plus en plus compétitif. Chaque année, plus de 100 000 jeunes diplômés, formés dans les universités, centres techniques ou ateliers, arrivent sur le marché du travail. Pourtant, seuls 26 % décrochent un emploi formel dans les six mois. « Si sur 100 000 jeunes, seulement 26 000 trouvent un emploi stable, que deviennent les autres ? », s’interroge avec gravité Apollinaire Affewé, secrétaire général confédéral de l’Unstb. Pour lui, la réponse est claire : il faut renforcer les compétences et transformer les mentalités. « Le marché de l’emploi est une arène où l’offre et la demande de compétences dictent les lois », explique Simplice Togbé, directeur de l’emploi salarié à l’Anpe. La formation, conçue sur trois jours, alterne communications théoriques, études de cas et exercices pratiques. Objectif : apprendre aux jeunes à se positionner, à valoriser leur profil et à transformer leurs savoirs en véritables atouts. Naomie Bagbonon, participante, témoigne : « J’ai compris que la recherche d’emploi n’est pas une quête hasardeuse, mais une offre de compétences. Il faut savoir se présenter en fonction des besoins du marché. » Donald Atrevy, président du Comité national des jeunes de l’Unstb, a exhorté les participants à la rigueur et à la discipline : « Cette formation est une opportunité unique pour valoriser vos compétences et accéder à de nouvelles opportunités. » En dotant les jeunes des outils modernes de recherche d’emploi, l’Unstb et ses partenaires veulent transformer l’incertitude en espoir. Cette initiative n’est pas seulement une formation : c’est une arme pour que la jeunesse béninoise conquière sa place dans un marché du travail exigeant et en constante mutation. Laure Lèkossa Laure LEKOSSA
Quatrième congrès ordinaire du Synauvemab : Marie-Paule Adjaho élue présidente pour cinq ans.
Le vendredi 22 mai 2026, la Bourse du travail de Cotonou a accueilli le 4e congrès ordinaire du Syndicat national unifié des vendeuses, vendeurs et assimilés des marchés du Bénin (Synauvemab). L’événement a réuni responsables syndicaux, acteurs du secteur informel et congressistes venus de divers marchés du pays. En ouvrant les travaux, Appolinaire Affewé, secrétaire général confédéral de l’Union nationale des syndicats de travailleurs du Bénin (Unstb), a salué la vitalité démocratique du Synauvemab. Il a rendu un vibrant hommage à la regrettée Epiphanie Wandji, fondatrice et figure charismatique du syndicat, dont l’engagement continue d’inspirer les luttes ouvrières. « Ce congrès restera une date mémorable, le premier sans la présence visible de l’Amazone Epiphanie Wandji. Elle est et restera notre héroïne », a-t-il déclaré. Placée sous le thème « Économie informelle au Bénin : quel apport à la prospérité du pays et quels retombés pour les acteurs ? », cette rencontre a permis de réfléchir au rôle des marchés dans le développement national et à l’amélioration des conditions de travail des commerçants. Le bureau sortant a présenté son rapport d’activités et financier, tous adoptés par les congressistes. À l’issue des travaux, Marie-Paule Adjaho a été élue présidente du syndicat pour un mandat de cinq ans. À la tête d’un bureau de 31 membres, elle a dévoilé une feuille de route ambitieuse : « C’est une grande tournée, de Cotonou à Parakou, pour former les femmes aux microcrédits et accompagner la gestion des nouveaux marchés. Le travail est colossal. » Les congressistes ont exprimé leur satisfaction quant au déroulement des travaux et leur confiance en la nouvelle équipe dirigeante. Appolinaire Affewé a réaffirmé l’appui constant de l’Unstb : « La Confédération accompagnera les dirigeants issus de ce congrès et mettra son expertise au service du Synauvemab. » a-t-il rassuré. Laure Lèkossa
Sur l’émission décryptage de Prime News Monde : Jules Kiti passe en revue le tout premier gouvernement Wadagni.
À peine investi, Romuald Wadagni dévoile une équipe de 24 ministres, mêlant technocrates aguerris et figures politiques, pour relever les défis laissés par Patrice Talon. Entre équilibre politique et expertise technique, ce gouvernement est présenté comme une véritable armée de combat prête à livrer bataille sur les grands chantiers nationaux. Avec Laure Lèkossa, journaliste à la télévision Prime News Monde Jules Léandre Kiti, chroniqueur et analyste politique a scruté l’actualité politique nationale Prime News Télévision : Bonjour Julio Kiti, heureux de vous retrouver sur ce plateau. Jules Kiti : Bonjour, chère amie, le plaisir est partagé. Le président Romuald Wadagni vient de former son tout premier gouvernement. Que retenir de cette architecture ? C’est une équipe de 24 membres, composée de 18 hommes et 6 femmes. On y retrouve des ministres reconduits comme Yvon Détchénou à la Justice, Véronique Tognifodé à la Famille et à l’action sociale, Benjamin Hounkpatin à la santé, Benoît Dato au sport et Aurélie Adam Soulé Zoumarou à la Communication. Mais il y a aussi de nouvelles figures issues de l’administration territoriale et de la diplomatie, comme Djibril Mama Cissé à l’intérieur et Gildas Agonkan à la Défense. Est-ce une équipe de techniciens ou de politiques ? Je dirais les deux. Tous ont une expertise technique, mais certains sont aussi des acteurs politiques affirmés. Wadagni a voulu un équilibre : des profils pointus pour relever les défis économiques et sociaux, et des figures politiques pour assurer la légitimité et l’ancrage démocratique. Quels sont les grands enjeux pour cette équipe ? Le défi est immense : prendre le relais après une gouvernance jugée exceptionnelle de Patrice Talon. Wadagni a segmenté le ministère des Finances en plusieurs pôles, preuve qu’il veut une gestion moderne et rigoureuse. La microfinance, par exemple, est désormais rattachée aux Finances, ce qui traduit une volonté de technicité et de concrétisation. L’objectif est clair : transformer la croissance économique en amélioration tangible du quotidien des Béninois. Et sur le plan diplomatique ? Le président mise sur des personnalités expérimentées, comme l’ex-ambassadrice en France désormais aux Affaires étrangères. Mais Wadagni lui-même jouera un rôle central dans le réchauffement des relations régionales, notamment pour la lutte contre le terrorisme. En résumé ? C’est un gouvernement de combat, composé de soldats gradés, prêts à aller au front. Pas de novices, mais des tireurs d’élite pour répondre aux attentes pressantes des populations. Certains estiment que cette segmentation traduit une volonté de contrôle absolu du président sur les finances publiques. Qu’en pensez-vous ? Non, ce n’est pas une logique de gendarme. Wadagni comprend les dossiers, il a une carte de visite qui force l’admiration. En déléguant à des ministres délégués, il cherche surtout l’efficacité. Par exemple, le budget est désormais un ministère à part entière, associé à la fonction publique. Cela permet de mieux articuler les besoins exprimés par l’administration et les ressources disponibles, sans créer de blocages. Romuald Wadagni, fort de son expérience de dix ans à la tête des finances et de l’économie, a choisi de remodeler ce ministère stratégique en plusieurs pôles. Loin d’un simple contrôle, cette configuration vise à accélérer la prise de décision, renforcer la transparence et rapprocher la gestion budgétaire des réalités de la fonction publique et du commerce intérieur. Vous évoquez aussi une innovation dans le commerce intérieur… Oui, c’est une avancée majeure. Le nouveau ministère du Commerce intérieur et de la formalisation de l’économie s’attaque à un problème de fond : l’informel qui représente près de 80 % de l’économie béninoise. Sous Talon, des efforts ont été faits pour simplifier les procédures et rassurer les citoyens sur l’usage des impôts. Wadagni veut poursuivre ce processus en incitant davantage les acteurs à entrer dans le formel, ce qui renforcera la traçabilité et la confiance. Et l’ajout de l’« engagement civique » au portefeuille des Sports ? Ce n’est pas un simple slogan. Il s’agit d’amener les Béninois à s’impliquer activement dans la vie publique, à respecter le bien commun et à contribuer volontairement au développement du pays. L’engagement civique devient un levier transversal, autant dans le sport que dans la culture, l’environnement ou même la politique. En résumé, quelle lecture faites-vous de cette architecture ? Wadagni n’a pas cherché à centraliser pour contrôler, mais à segmenter pour fluidifier. Il fait confiance à des collaborateurs expérimentés, qu’il connaît bien, et qui partagent sa vision. C’est une organisation pensée pour la célérité, la transparence et l’efficacité. Certains débats autour des élections, notamment sur le taux de participation, ont marqué l’actualité. Quelle lecture en faites-vous ? C’est un débat qui traduit encore nos fragilités démocratiques. Aller voter, c’est un acte de patriotisme. On ne vote pas pour être attaché à un camp, mais pour donner ou retirer sa confiance. Cela suppose une éducation civique renforcée. Vous avez évoqué la fiscalité et la perception des citoyens. Qu’est-ce qui change aujourd’hui ? Longtemps, les Béninois ont pensé que leurs impôts étaient volés ou mal utilisés. Trois raisons expliquaient cette réticence : manque de transparence, enrichissement ostentatoire de certains responsables, et infrastructures dégradées. Aujourd’hui, la traçabilité est meilleure, la rigueur est visible, et les réalisations concrètes rassurent. Celui qui a désormais accès à l’eau potable ou à l’électricité comprend mieux l’utilité de sa contribution. Et la méthode Wadagni, comment la définir ? C’est une méthode de rigueur et de timing. Des projets qui prenaient des années seront réalisés plus rapidement. Wadagni attache une grande importance au discours public et à la transparence des chiffres. Il veut des résultats chiffrés, réguliers, et visibles. Quelles sont les attentes des populations vis-à-vis de ce gouvernement ? Elles sont énormes. Les Béninois veulent que la croissance économique se traduise dans leur quotidien. Wadagni a déjà montré sa capacité à mobiliser des ressources extérieures et à crédibiliser la signature du Bénin. Mais il faut rester réaliste : ce gouvernement n’a que deux jours d’âge. Les 100 premiers jours seront déterminants, non pas pour célébrer, mais pour présenter des résultats concrets. Et sur le plan diplomatique ? Wadagni a déjà donné des signaux
Compte rendu du premier Conseil des ministres de l’ère Wadagni : D’importantes décisions prises.
Au Bénin, Romuald Wadagni a présidé hier jeudi 28 mai 2026, sa première session du Conseil des ministres au Palais de la Marina. Ci-dessous, le compte rendu intégral. Voici le compte rendu du Conseil des ministres Le Conseil des Ministres inaugural du septennat 2026-2033 s’est réuni ce jeudi 28 mai 2026, sous l’autorité du Président de la République, Monsieur Romuald Wadagni. A cette occasion, le Chef de l’Etat a félicité les membres du Gouvernement nommés pour servir notre pays à ses côtés, non sans leur préciser que le choix porté sur eux ne doit pas être perçu comme un privilège personnel encore moins la rétribution d’un engagement politique quelconque ; mais plutôt comme l’expression d’une confiance de la Nation qui oblige à se mettre résolument au service de tout le Bénin. Faisant ensuite un exposé des principes fondamentaux et grandes orientations de la conduite de l’action gouvernementale sous son magistère, il a indiqué que le souci de l’intérêt général doit guider le Gouvernement dans toutes les décisions à prendre, loin des considérations partisanes ou personnelles ; ses membres étant astreints à une obligation d’exemplarité, de sobriété, d’intégrité et de solidarité. Par ailleurs, le Chef de l’Etat, en guise de priorités majeures du septennat, a fixé comme cap, l’éradication de l’extrême pauvreté et la réduction sensible de la pauvreté ; qui passeront notamment par une régionalisation plus significative du développement afin qu’à terme, les écarts entre les communes se soient substantiellement réduits. De même, il a indiqué comme autre priorité, la défense et la sécurité de notre territoire et instruit le Gouvernement d’y travailler résolument. Enfin, s’agissant de l’organisation du travail, le Président de la République a expliqué que le Conseil des Ministres se réunira désormais en session ordinaire selon une périodicité mensuelle, soit tous les premiers mercredis du mois, ce qui n’exclut pas des sessions extraordinaires en cas de besoin. Dans cette logique, le Comité interministériel se tiendra de façon bimensuelle, soit les premier et troisième lundis du mois. A noter qu’entre les sessions du Comité interministériel et du Conseil des Ministres, des Conseils de Cabinet se tiendront avec les ministres sectoriels sur des thématiques spécifiques chaque fois que nécessaire. Enfin, le Chef de l’Etat a exhorté les membres du Gouvernement à se mettre résolument à l’œuvre, avec la conviction que par le travail de qualité qui sera mené, notre pays progressera davantage et que les conditions de vie des populations s’en trouveront de plus en plus améliorées. Fait à Cotonou, le 28 mai 2026, Le Secrétaire Général du Gouvernement, Wilson GAKPETOR