À quelques jours du scrutin présidentiel, la 24ᵉ circonscription électorale regroupant Covè, Ouinhi, Zagnanado et Zogbodomey se distingue par une stratégie de terrain axée sur la proximité et l’engagement citoyen. Plus qu’une simple campagne, c’est une démonstration de mobilisation communautaire qui s’organise pour porter haut le projet du duo Wadagni-Talata. Sous la houlette du maire de Covè, Auguste Aïhunhin, coordonnateur de la circonscription, les équipes locales privilégient le porte-à-porte, les rencontres villageoises et les meetings d’arrondissement. L’objectif est clair : renforcer le taux de participation, historiquement élevé dans cette zone, et en faire un levier stratégique pour peser dans le scrutin. François Gnansounou, chef de l’arrondissement de Kpozoun, résume l’esprit de cette mobilisation : « Nous devons accompagner ce jeune candidat qui a tant contribué au développement du pays. » Les responsables locaux s’appuient sur les réalisations des dix dernières années telles que les routes et infrastructures sanitaires, les cantines scolaires avec repas chaud quotidien aux écoliers puis la construction d’écoles et de services publics de proximité pour convaincre les électeurs. Selon Rodrigue Mitchoadou, deuxième adjoint au maire de Ouinhi, ces acquis constituent une base solide qu’il faut consolider dans la continuité. D’après les confidences de Lambert Agongbonon, le projet de société du duo Wadagni-Talata a séduit la population par ses volets concrets tels que la transformation agricole qui valorise les atouts de Communes comme Za-Kpota pour en faire des pôles de richesse durable. Les réformes en santé qui promeuvent la prise en charge immédiate des urgences, et l’intégration de la pharmacopée traditionnelle. La protection sociale qui implique l’instauration d’une retraite pour les paysans. Des innovations saluées par les producteurs. Les populations, en retour, expriment leurs attentes : routes interconnectées, promotion des cadres locaux et meilleure représentativité. La coordination mise sur les chefs de village comme relais essentiels. Ils sont appelés à diffuser le projet « Ensemble, plus loin » dans chaque hameau et quartier, afin de garantir une mobilisation massive le jour du vote. C.Z
Présidentielle 2026 au Bénin : La CENA dévoile la liste des agents des bureaux de vote.
À Cinq jours du scrutin présidentiel, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a franchi une étape décisive. L’institution a rendu publique la liste complète des agents affectés aux bureaux de vote, confirmant ainsi la mobilisation des ressources humaines indispensables au bon déroulement des opérations électorales. Les agents retenus peuvent désormais consulter leurs affectations via la plateforme officielle : erecrutement.cena.bj/listes-agents-mpv. Chaque agent recevra en parallèle une notification par SMS précisant les dates, lieux et heures des sessions de formation obligatoire. Ces formations, programmées dans les prochains jours, constituent une étape incontournable pour garantir la régularité et l’efficacité du scrutin. La publication de cette liste intervient alors que la Céna annonce un taux d’exécution de 95 % dans ses préparatifs matériels. Les 17 400 kits électoraux sont en cours d’assemblage et seront déployés entre le 6 et le 9 avril dans l’ensemble des centres de vote, y compris à l’étranger pour la diaspora béninoise. L’articulation entre la formation des agents et la distribution du matériel est l’un des enjeux majeurs de cette dernière ligne droite. Le 12 avril, les électeurs béninois choisiront le successeur de Patrice Talon. Deux candidats sont en lice : Romuald Wadagni, Ministre de l’économie et des finances, représentant la mouvance présidentielle et Paul Hounkpè, figure de l’opposition, mobilisant ses soutiens à travers le pays. La Céna, en mettant en place une infrastructure électorale robuste, entend garantir la participation de tous les citoyens, sur le territoire national comme au sein de la diaspora. Pascal Toffodji (Coll.)
Présidentielle 2026 pour l’élection du duo Wadagni-Talata : Romain Dokpon mobilise les ‘’Soldats du Changement’’ dans le Zou.
La politique béninoise vient de vivre un séisme. Sous l’impulsion de Romain Dokpon, le Zou est désormais l’épicentre d’une révolution citoyenne. Dans un mouvement inédit, des centaines de jeunes, formés et galvanisés, ont été déployés, hier mardi 7 avril 2026, comme « Soldats du changement », missionnés pour conquérir chaque rue, chaque foyer, chaque conscience de la Commune de Bohicon. L’Ong Aides Afrique a sonné le glas d’une forte mobilisation dans le monde scolaire et de la formation professionnelle. Des lycéens, des apprentis, des primo-votants, tous debout et engagés. Romain Dokpon, président de ladite organisation non gouvernementale, stratège hors pair, a transformé un meeting en opération commando. Pas de discours creux, mais un plan d’action : « Vous êtes l’artillerie lourde de cette victoire. Pas de spectateurs, seulement des acteurs. », a-t-il martelé. Les chiffres parlent. Des centaines de jeunes formés en stratégie de terrain, armés de données, prêts à convaincre. Leur cible, un vote massif le 12 avril, pas pour des promesses, mais pour un projet, celui du duo Wadagni-Talata, décortiqué avec la rigueur d’un ingénieur et la passion d’un patriote. De l’auditorium à la rue, la guerre des idées est lancée Ce n’est pas une campagne. C’est une offensive. Ces jeunes ne sont pas des militants, mais des « ambassadeurs-chocs », formés aux techniques de persuasion, aux réseaux sociaux, au porte-à-porte. Leur mission, démystifier la politique, expliquer les réformes éducatives, économiques et numériques du projet Wadagni-Talata. Débusquer l’abstention. Un électeur non convaincu est une défaite. Ils ont 72 heures pour tout changer. Faire du Zou le département modèle, celui qui aura le plus fort taux de participation, celui qui dictera l’avenir. Derrière cette machine de guerre électorale, un homme, Romain Dokpon. Ce n’est pas un simple soutien, c’est un architecte politique et pédagogue. Il a formé cette jeunesse via des programmes comme le Championnat scientifique (ChaS). Fin stratège, son déploiement de primo-votants est une première dans l’histoire électorale béninoise. Visionnaire, il a fait du Zou un laboratoire où éducation rime avec révolution citoyenne. « On ne gagne pas une élection avec des meetings, mais avec des soldats sur le terrain », assène-t-il. Et ces soldats, ils sont désormais partout. La bataille finale approche. Si le Bénin entier regarde le Zou, c’est parce que ce département incarne désormais la nouvelle politique, celle où l’expertise rencontre l’engagement, où la jeunesse n’est pas un slogan, mais une force. Une chose est sûre, ceux qui sous-estimaient le pouvoir de cette génération vont être surpris. Zéphirin Toasségnitché
Repos biologique au lac Nokoué et à la lagune de Porto-Novo : Un pari pour l’avenir des ressources halieutiques.
Depuis le mercredi 1er avril 2026, les pêcheurs du lac Nokoué, de la lagune de Porto-Novo et de leurs chenaux ont dû ranger leurs filets. La Direction de la production halieutique a instauré une interdiction totale de pêche jusqu’au 30 avril, dans le cadre du repos biologique. Cette mesure, qui s’inscrit dans une stratégie nationale de préservation des ressources aquatiques, vise à donner un souffle nouveau aux écosystèmes fragilisés. Durant cette période, l’usage de tout engin ou technique de capture est proscrit. L’objectif est clair : laisser les poissons se reproduire et permettre aux juvéniles d’atteindre une taille suffisante avant toute exploitation. Les spécialistes rappellent que « capturer un poisson avant sa première reproduction, c’est compromettre l’avenir de l’espèce ». Trois phases de repos biologique sont prévues en 2026 : avril, juillet-août et novembre-décembre. Ces cycles réguliers traduisent une volonté de limiter la pression sur les stocks et de restaurer durablement les ressources halieutiques. La mesure découle d’une concertation tenue le 18 février 2026 entre les autorités et les acteurs du secteur. Les discussions ont mis en évidence la baisse inquiétante des ressources halieutiques et la nécessité d’une régulation plus stricte. En intégrant ces pratiques traditionnelles de pause dans un cadre légal, l’État béninois entend renforcer la durabilité de la pêche continentale. Si cette suspension est bénéfique pour l’environnement, elle représente un sacrifice économique pour les pêcheurs, privés de revenus pendant un mois. Les autorités misent sur les bénéfices à moyen et long terme : une reconstitution des stocks qui devrait améliorer les prises et stabiliser les revenus lors de la reprise des activités. Cette politique traduit un choix stratégique : privilégier la durabilité des ressources plutôt que l’exploitation immédiate, afin de garantir l’avenir des communautés dépendantes de la pêche. Pascal Toffodji
Tenue des évaluations nationales : Un calendrier unique pour harmoniser les examens du CEP au Master.
Le gouvernement béninois vient de publier, par arrêté interministériel, le calendrier officiel des examens scolaires et universitaires pour l’année 2026. Ce document, qui couvre l’ensemble du système éducatif du primaire au supérieur, illustre la volonté des autorités de centraliser et harmoniser les évaluations afin de mieux gérer les flux de candidats et les ressources logistiques. Le regroupement des examens du primaire et du secondaire sur le mois de juin impose une organisation serrée. Le CEP se tient du 1er au 4 juin pour la session normale, puis du 29 juin au 2 juillet pour la session spéciale. Le BEPC a lieu du 8 au 10 juin, avec une session de remplacement du 22 au 24 juin. Le Baccalauréat est prévu du 15 au 18 juin, suivi d’une session de remplacement du 13 au 16 juillet. Ce calendrier resserré oblige les établissements à une préparation minutieuse pour éviter les chevauchements et garantir la fluidité des compositions. Les examens de l’enseignement technique et professionnel ouvrent le bal dès avril. CQM, première session se tient du 20 au 26 avril, la seconde se déroule du 26 octobre au 1er novembre. Le CAP sera lancé à partir du 4 mai. Le Diplôme de technicien (Dt) démarre du 18 au 21 mai. Ce positionnement anticipé permet de désengorger le calendrier national et de mobiliser progressivement les centres de composition. Dans l’enseignement supérieur, les examens nationaux sont programmés en fin d’année. La Licence est prévue du 30 septembre au 16 octobre. Le Master, quant à lui aura lieu du 29 octobre au 13 novembre. Ce découpage offre aux universités le temps nécessaire pour achever les cours et les contrôles continus avant les épreuves nationales. Au-delà des dates, ce calendrier traduit une volonté de cohérence nationale. Il fixe un cadre unique pour tous les ordres d’enseignement, tout en laissant aux établissements la responsabilité de préciser les modalités pratiques (épreuves orales, pratiques, délibérations). Avec plus de centaines de milliers de candidats attendus, l’enjeu est double : garantir la crédibilité des examens et assurer une logistique fluide dans un contexte de forte pression académique. C.Z
Cancers du sein et du col de l’utérus au Bénin : Une campagne nationale de dépistage gratuit pour sauver des vies.
Le Bénin a lancé, le mardi 31 mars 2026, une vaste campagne nationale gratuite de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus, deux maladies qui figurent parmi les principales causes de mortalité féminine dans le pays. L’initiative, portée par le ministère de la Santé, a été officiellement inaugurée à Sèmè-Podji par le ministre Benjamin Hounkpatin, en présence de la préfète de l’Ouémé, de représentants de l’Oms et du Fonds des Nations Unies pour la population. Pendant cinq jours, les femmes en âge de procréer sont invitées à se rendre dans les centres de santé pour bénéficier gratuitement du dépistage. Selon les autorités, 156 000 femmes sont ciblées par cette campagne, avec en parallèle la mise sous contraception de près de 13 200 nouvelles utilisatrices grâce à un accès gratuit aux méthodes disponibles. Le ministre de la Santé a insisté sur la nécessité d’une mobilisation massive : « Je voudrais vous inviter à vous rendre massivement dans les centres de santé », a exhorté Benjamin Hounkpatin. Cette opération s’inscrit dans une stratégie globale de santé reproductive, en continuité avec la récente campagne de vaccination contre le cancer du col de l’utérus destinée aux jeunes filles de 9 à 14 ans. Elle vise à réduire la mortalité maternelle et à améliorer l’accès aux soins préventifs. Le maire de Sèmè-Podji a annoncé des actions de sensibilisation pour encourager la participation des femmes, rappelant que le dépistage précoce reste la meilleure arme contre ces cancers. Les autorités locales et sanitaires entendent mobiliser la population afin que cette campagne atteigne ses objectifs. Au-delà du dépistage, cette initiative permettra de collecter des données actualisées sur la prévalence des cancers féminins et sur l’utilisation des méthodes contraceptives au Bénin. Ces informations seront essentielles pour orienter les futures politiques de santé et renforcer la lutte contre les cancers de la femme. Pascal Toffodji (Coll.)
Présidentielle 2026 au Bénin : La CENA mise sur la fiabilité du matériel électoral.
À quelques jours du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, la Commission électorale nationale autonome (Céna) assure que la logistique est quasiment prête. Le président de l’institution, Sacca Lafia, accompagné du directeur général des élections, a inspecté le centre de colisage du matériel électoral ce lundi 30 mars. Résultat : le processus est exécuté à 95 %, une avancée qui vise à garantir la transparence et la crédibilité du vote. Plus de 17 400 kits électoraux sont en cours de constitution pour les bureaux de vote du territoire national et ceux destinés à la diaspora. Chaque kit contient les documents indispensables : listes d’émargement, registres, supports d’affichage. « Le colisage est l’activité la plus délicate de tout le processus électoral », a rappelé Sacca Lafia, soulignant l’importance de la traçabilité et de la précision dans la distribution. Les opérations se déroulent dans les locaux de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). Les équipes techniques veillent à limiter les erreurs et à anticiper les contraintes liées au transport ou aux conditions climatiques. Cette rigueur organisationnelle est pensée pour éviter les incidents qui pourraient compromettre la régularité du scrutin. Le calendrier prévoit l’envoi du matériel vers les représentations diplomatiques dès le 6 avril, afin de permettre aux Béninois de l’étranger de voter. Sur le territoire national, la distribution commencera le 9 avril, avec l’appui des autorités locales et des forces de sécurité. En parallèle, la formation des agents électoraux se poursuit. Elle porte sur la manipulation du matériel, la gestion des opérations de vote et le respect strict des procédures. L’objectif est d’assurer une uniformité des pratiques et de réduire les risques d’incidents le jour du scrutin. Au-delà de la logistique, la Céna veut rassurer les électeurs : tout est mis en œuvre pour que le vote se déroule dans des conditions optimales. La préparation minutieuse du matériel électoral est perçue comme une garantie de fiabilité et de transparence, deux éléments essentiels pour renforcer la confiance des citoyens dans le processus démocratique. C.Z
Les Guépards du Bénin : Une dynamique victorieuse qui relance les ambitions.
La sélection nationale du Bénin, dirigée par Gernot Rohr, vient de franchir un cap symbolique au classement FIFA en s’installant à la 90e place mondiale. Plus qu’une simple progression statistique, cette avancée traduit une dynamique positive qui pourrait peser lourd dans les prochaines échéances continentales. Lors de la fenêtre internationale de mars 2026, les Guépards ont enchaîné deux succès précieux : 1-0 contre le Libéria le 27 mars au Maroc et 1-0 contre la Guinée le 31 mars. Ces victoires, obtenues avec rigueur défensive et efficacité offensive, ont rapporté près de 9 points Fifa au Bénin. Elles témoignent d’une équipe capable de transformer des marges étroites en résultats solides. Avec 1258,98 points, le Bénin gagne deux places et dépasse des nations comme le Bahreïn et la Zambie. Mais au-delà du classement, c’est surtout la confiance retrouvée qui marque les esprits. Les joueurs et le staff technique voient dans cette dynamique un signal fort : le travail dans l’ombre porte ses fruits et prépare le terrain pour des objectifs plus ambitieux. Sur le plan continental, le Bénin grimpe de la 20e à la 19e place africaine, consolidant sa position en Afrique de l’Ouest. Cette progression intervient à trois mois du début des qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations 2027. Les Guépards aborderont cette campagne avec un statut renforcé et une ambition claire : franchir un nouveau palier. Ces résultats rappellent que le succès ne se mesure pas uniquement par les scores, mais aussi par la discipline collective et la patience stratégique. Les Guépards bâtissent pas à pas une identité compétitive, capable de rivaliser avec les meilleures sélections africaines. Pascal Toffodji
Spéculation autour du ciment au Bénin : La flambée du prix du ciment révèle les failles du marché.
Depuis plusieurs semaines, le prix du ciment connaît une hausse spectaculaire au Bénin, plongeant ménages et acteurs du BTP dans l’incompréhension. Dans certaines localités, la tonne se négocie désormais entre 100 000 et 120 000 FCFA, propulsant le sac de 50 kg à près de 6 000 FCFA. Une situation qui met en lumière les fragilités structurelles du marché de la construction et la nécessité d’une régulation plus stricte. Ce qui interpelle le plus, c’est l’écart entre les tarifs affichés par les détaillants et ceux des cimenteries (Scb-Lafarge, Nocibe, Cimbénin). Aucune de ces grandes usines n’a annoncé une hausse officielle à la sortie d’usine. Les soupçons se tournent donc vers le réseau de distribution, où certains intermédiaires pourraient orchestrer une pénurie artificielle en stockant le produit pour créer une rareté et faire grimper les prix. Au Bénin, construire sa maison est un symbole de réussite et de dignité. Avec un sac de ciment à 6 000 FCFA, de nombreux chantiers sont à l’arrêt. Pour les ménages modestes, le rêve de la propriété devient inaccessible. « Le ciment est en train de devenir un produit de luxe alors que c’est une nécessité de base », déplore un père de famille à Abomey-Calavi. Face à cette flambée, l’absence de communication officielle des autorités accentue les inquiétudes. Les populations s’interrogent : pourquoi les contrôles de prix ne sont-ils pas renforcés ? Pourquoi aucune mesure n’est annoncée pour réguler les marges des distributeurs ou vérifier les stocks disponibles ? Cette crise dépasse la simple question économique : elle touche directement à l’espoir social de millions de familles qui aspirent à bâtir un foyer. La flambée du ciment révèle la nécessité d’une intervention publique forte. Entre la surveillance des dépôts, la régulation des marges et la transparence sur l’approvisionnement national, des mesures doivent être prises pour stabiliser le marché. Car freiner la construction, c’est freiner l’économie et l’avenir de milliers de ménages. C.Z
Nouvel incendie au centre commercial de l’ENA : La sécurité des campus en question.
Dans la nuit du mardi 31 mars au mercredi 1er avril 2026, un incendie a ravagé plusieurs kiosques du centre commercial de l’École nationale d’administration (Ena), situé sur le campus de l’Université d’Abomey-Calavi. Si aucune victime n’a été signalée, les dégâts matériels sont considérables : kiosques de photocopies et installations de cafétéria ont été réduits en cendres, privant étudiants et enseignants de services essentiels. Le centre commercial de l’Ena est un lieu stratégique pour la vie quotidienne du campus. Les kiosques de reprographie et les cafétérias y jouent un rôle crucial, en offrant aux étudiants un accès rapide aux documents et à la restauration. Leur destruction affecte directement la qualité de vie et l’organisation des activités académiques. Ce sinistre survient moins de deux ans après un précédent incendie, en juillet 2024, qui avait déjà ravagé plusieurs boutiques du même site. À l’époque, un court-circuit avait été évoqué comme cause probable. La récurrence de tels événements met en lumière la fragilité des installations commerciales universitaires et relance la question des dispositifs de prévention et de sécurité incendie sur les campus. Pour l’heure, aucune communication officielle n’a précisé les circonstances du départ de feu. Les sapeurs-pompiers ont réussi à maîtriser les flammes, mais l’absence d’informations sur les causes exactes nourrit l’inquiétude des commerçants et des usagers. Les exploitants, déjà fragilisés par l’incendie de 2024, voient leurs investissements anéantis une nouvelle fois. La répétition des incendies au centre commercial de l’ENA souligne l’urgence d’une politique de sécurisation des infrastructures universitaires. Au-delà de la reconstruction des kiosques, il s’agit de repenser les normes électriques, les dispositifs de prévention et les moyens d’intervention rapide. La communauté universitaire attend des mesures concrètes pour éviter que ces espaces, essentiels à la vie académique, ne deviennent des zones de vulnérabilité permanente. Pascal Toffodji