La Fédération béninoise de bras de fer sportif (Fbbfs) poursuit son expansion nationale. Elle vient de nommer Henri Joël Kpamègan directeur général du Programme scolaire communal de vulgarisation du bras de fer sportif dans les 77 Communes du Bénin (Pscv-77), une mission stratégique pour ancrer la discipline en milieu scolaire. Déjà arbitre en chef et président de la Commission nationale des arbitres de la Fbbfs, Henri Joël Kpamègan se voit confier une nouvelle responsabilité de taille : diriger le Pscv-77. Ce programme vise à rapprocher le bras de fer sportif des établissements scolaires, encourager la détection de jeunes talents et assurer une meilleure vulgarisation de la discipline dans toutes les communes du pays. À travers cette nomination, la Fédération entend renforcer l’implantation du bras de fer sportif sur l’ensemble du territoire et susciter l’intérêt des jeunes pour une pratique en pleine expansion. Le choix de Kpamègan traduit la volonté de s’appuyer sur des acteurs expérimentés et engagés pour porter ce projet de développement national. Le Pscv-77 s’impose ainsi comme un levier majeur pour structurer la discipline, former la relève et positionner le Bénin comme une référence du bras de fer sportif en Afrique. P.T
Certificat d’études primaires 2026 dans le Zou : Entre couture et saut en hauteur, les candidats affûtent leurs armes.
À quelques jours du Certificat d’études primaires (Cep), les écoliers béninois multiplient les séances de révisions. Au-delà des matières classiques, les épreuves à option telles que la couture, le grimper et le saut en hauteur, mobilisent enseignants, élèves et parents dans une préparation intense. Le 1er juin 2026 marquera le coup d’envoi du Certificat d’études primaires (Cep). Dans les écoles, l’heure est aux ultimes révisions, y compris pour les disciplines à option souvent perçues comme une bouée de sauvetage. À l’école primaire publique de Zakpo, dans la Commune de Bohicon notre équipe de reportage a suivi une séance de couture dirigée par le directeur. Les candidats, boîte de couture en main : centimètre, ciseaux, épingles, boutons, s’exercent sur une ancienne épreuve. « Attention, prenez d’abord la longueur du tissu », rappelle l’enseignant, insistant sur la précision des gestes. Les élèves, enthousiastes, expriment leur confiance. « Je sais prendre les mesures, faire le point d’ourlet, le point de derrière et de devant », confie une candidate. D’autres se réjouissent d’avoir tiré le grimper ou le saut en hauteur, disciplines qu’ils maîtrisent déjà. « Moi j’ai tressailli d’allégresse lorsque le saut en hauteur et le grimpé ont été tirés parce que je me sens à l’aise dans ces disciplines choisies » affiche l’un des candidats. Mais la préparation ne s’arrête pas aux portes de l’école. Les parents, malgré leurs limites, s’impliquent. Certains accompagnent leurs enfants sur les terrains de sport pour s’entraîner au saut et au grimper. C’est le cas par exemple de Florentin Vissoukpo. « Les samedis et les dimanches, j’amène mon garçon au terrain pour des séances d’entraînement sur les épreuves sportives choisies au Cep», informe-t-il. D’autres, comme Christiane Hodonou, avouent ne rien connaître à la couture mais misent sur l’encouragement et la confiance. « On le motive seulement pour qu’il ne stresse pas trop. » confie-t-elle. Joachim Sodokpa, le directeur de l’établissement scolaire insiste sur le rôle crucial du soutien parental. « Même si l’enfant croit qu’il n’a pas bien travaillé, il faut lui montrer qu’il peut se rattraper. », recommande-t-il. À quelques jours de l’examen, la mobilisation est générale. Enseignants, parents et élèves conjuguent leurs efforts pour transformer ces épreuves à option en véritables opportunités de réussite. Zéphirin Toasségnitché
Coupe d’Afrique des Nations 2027 : Steve Mounié appelle à la vigilance malgré son absence.
Blessé au genou et indisponible pour six à huit semaines, le capitaine des Guépards suit de près le tirage des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2027. Depuis sa convalescence, Steve Mounié insiste sur l’importance d’un départ solide et d’une concentration totale dans un groupe qu’il juge particulièrement disputé. Victime d’une blessure au ménisque, Steve Mounié a récemment été opéré et manquera la fin de saison en Süper Lig ainsi que le prochain rassemblement des Guépards. À 31 ans, l’attaquant béninois, meilleur buteur en Europe cette saison avec 10 réalisations dont 7 en Coupe de Turquie, reste néanmoins attentif à l’actualité de la sélection nationale. Réagissant au tirage des éliminatoires de la Can 2027, il a livré un message clair : « Un groupe où il faudra rester sur nos gardes et concentré dès la première journée ». Pour lui, aucune rencontre ne doit être prise à la légère. La régularité et l’état d’esprit seront déterminants dans une poule où chaque point comptera. Même éloigné des terrains, Steve Mounié promet de soutenir ses coéquipiers et nourrit l’espoir de revenir rapidement pour contribuer à la campagne des Guépards. P.T
Commune de Tori-Bossito : Un faux policier démasqué après un vol de moto.
La Police républicaine a mis le grappin sur deux individus liés à un réseau d’escroquerie et de recel de motos. L’un d’eux, se faisant passer pour agent de police, a réussi à subtiliser une motocyclette avant d’être rattrapé grâce à une enquête minutieuse. Le commissariat de Tori-Bossito a interpellé deux suspects impliqués dans une série d’actes criminels : escroquerie, usurpation de titre, vol de moto, détention de faux billets et recel. Tout a commencé le jeudi 14 mai 2026, jour de l’Ascension. L’un des mis en cause, se présentant comme policier, approche un mécanicien vendeur de motos d’occasion. Après plusieurs rendez-vous savamment orchestrés près du commissariat pour gagner la confiance de sa cible, il obtient finalement la moto sous prétexte de vérifications. Le dimanche 17 mai, il s’enfuit avec l’engin, abandonnant un sac contenant dix-sept faux billets de 10 000 francs CFA. Alertée, la police lance une enquête et arrête le principal suspect dans la nuit du 18 au 19 mai. Déjà recherché pour une autre escroquerie, il avoue et dénonce un complice. Les investigations mènent ensuite à Cococodji, où un receleur est appréhendé dans son atelier avec deux motos douteuses, vingt-cinq pièces de pagnes neufs et la moto volée. Les pistes conduisent désormais vers Attogon, où un mécanicien est soupçonné d’avoir recelé deux autres motos. Les suspects arrêtés restent en cellule, tandis que la traque se poursuit pour démanteler tout le réseau. Pascal Toffodji
Assemblée nationale sénégalaise : Ousmane Sonko plébiscité à la tête du Parlement.
Moins d’une semaine après son limogeage du poste de Premier ministre, Ousmane Sonko rebondit au sommet du perchoir. Le leader du Pastef a été élu ce mardi 26 mai 2026 président de l’Assemblée nationale, succédant à El Malick Ndiaye. L’élection s’est déroulée dans un contexte politique tendu. Proposé par le groupe parlementaire Pastef, majoritaire à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a remporté le scrutin avec 132 voix sur 133 votants, confirmant l’emprise de son parti sur l’hémicycle. Réintégré député en novembre 2024, Sonko retrouve ainsi pleinement ses prérogatives parlementaires. À la tête de l’Assemblée nationale, il devient la deuxième personnalité politique du pays, juste après le président Bassirou Diomaye Faye. Cette victoire ouvre une nouvelle ère au sommet de l’État. Fort de la majorité confortable du Pastef, Sonko pourra peser sur les grandes orientations politiques du Sénégal. Mais cette montée en puissance intervient alors que les tensions restent vives entre le président de la République et le nouveau président de l’Assemblée nationale. Avec ce retour spectaculaire, Ousmane Sonko confirme son rôle central dans le paysage politique sénégalais, désormais partagé entre l’exécutif de Bassirou Diomaye Faye et le législatif dominé par le Pastef. C.Z
Ministère de la Défense nationale : Gildas Agonkan prend officiellement les commandes.
Nommé le 24 mai par le président Romuald Wadagni, Gildas Agonkan a pris ses fonctions ce mardi 26 mai 2026 à Cotonou. La cérémonie de passation de charges avec son prédécesseur Fortunet Alain Nouatin marque l’ouverture d’une nouvelle ère au ministère de la Défense nationale. La passation de charges s’est déroulée au siège du ministère de la Défense, en présence du haut commandement militaire conduit par le général Fructueux Gbaguidi. Après un tête-à-tête élargi aux officiers supérieurs, Fortunet Alain Nouatin a transmis officiellement le portefeuille à son successeur. Les deux hommes ont procédé à la signature des parapheurs, avant que Gildas Agonkan ne réalise sa première revue des troupes, acte symbolique de sa prise de commandement. Fortunet Alain Nouatin, entré au gouvernement en 2017 après la démission de Candide Azannai, aura marqué près d’une décennie de présence continue au sein de l’exécutif. Son départ ouvre la voie à Gildas Agonkan, ancien député et ambassadeur du Bénin au Niger, désormais chargé de conduire la politique de défense du nouveau régime. Dans un contexte sécuritaire marqué par les incursions terroristes aux frontières, le nouveau ministre de la Défense hérite d’une mission stratégique : renforcer la résilience des Forces armées béninoises et assurer la protection du territoire national. Avec cette nomination, Romuald Wadagni place un diplomate et homme politique expérimenté au cœur de l’appareil sécuritaire, confirmant la priorité donnée à la stabilité et à la défense nationale. C.Z
Ministère de la Culture : Yassine Latoundji prend les rênes d’un département stratégique.
Ce mardi 26 mai 2026, Yassine Latoundji a officiellement pris ses fonctions à la tête du tout nouveau ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine. Il succède à Shadiya Alimatou Assouman et promet une politique culturelle ambitieuse, axée sur l’identité nationale et le soutien aux créateurs. La cérémonie de passation de charges s’est tenue à la Cité ministérielle de Cotonou, en présence des cadres des ministères concernés, des responsables d’agences et de nombreux acteurs du monde culturel. Cette prise de fonction s’inscrit dans la mise en place du premier gouvernement du président Romuald Wadagni, qui a choisi de consacrer un département exclusivement dédié à la culture, aux arts et au patrimoine. Dans son discours, Yassine Latoundji a dévoilé les trois grandes orientations de son mandat : Valoriser l’identité béninoise à travers la promotion des langues nationales, des rites, du vodun et des patrimoines royaux, renforcer l’accompagnement des artistes et créateurs, en structurant les filières culturelles et en protégeant davantage les droits d’auteur, faire du patrimoine un levier de développement, en mettant en avant les richesses culturelles du pays sur la scène nationale et internationale. Avec cette nouvelle organisation, le Bénin entend donner une place centrale à la culture dans son projet de société. Pour Yassine Latoundji, il s’agit de bâtir une politique culturelle qui reflète l’identité du pays tout en offrant aux artistes les moyens de s’épanouir et de contribuer au rayonnement du Bénin. C.Z
Ministère de l’Intérieur : Djibril Mama Cissé prend officiellement les rênes.
Ce mardi 26 mai 2026, la Cité ministérielle de Cotonou a accueilli la cérémonie de passation de charges au ministère de l’Intérieur. Alassane Séidou a transmis le portefeuille à son successeur, Djibril Mama Cissé, nommé par le président Romuald Wadagni. La cérémonie s’est déroulée en présence du Directeur général de la Police Républicaine, des cadres du ministère, des agents et de leurs proches. Après la signature des parapheurs, Djibril Mama Cissé est entré officiellement dans ses nouvelles fonctions de ministre délégué en charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Ancien préfet du Borgou depuis 2021, il prend désormais la tête d’un ministère stratégique, au cœur des enjeux sécuritaires du pays. Son prédécesseur, Alassane Séidou, figure politique majeure de ces dernières décennies, quitte la scène après avoir servi la Nation à l’Assemblée nationale et dans plusieurs gouvernements successifs. Avec cette passation, le gouvernement Wadagni poursuit son installation, et Djibril Mama Cissé hérite d’une mission sensible : assurer la sécurité intérieure et renforcer la confiance des citoyens dans les institutions républicaines. C.Z
L’intégralité du discours d’investiture du président Romuald Wadagni
Romuald Wadagni a prêté serment ce dimanche 24 mai au cours d’une cérémonie au Palais des congrès de Cotonou. L’ancien ministre de l’Economie et Finances devient le 5e président de la République du Bénin à l’ère du renouveau démocratique. Dans son premier discours, il a décliné les grandes lignes de sa vision de gouvernance. Intégralité du discours du nouveau président Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur le Président de la Cour constitutionnelle, Mesdames et Messieurs les Présidents et membres des Institutions de la République, Mesdames et Messieurs les Représentants de Gouvernements étrangers, Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique et les représentants des organisations internationales, Chers invités, Mes chers compatriotes, En cet instant où le peuple béninois me confie la charge suprême de conduire notre Nation, j’éprouve un sentiment profond de reconnaissance et de gravité. Je mesure l’honneur qu’il m’a fait le 12 avril dernier, en sortant massivement accomplir son devoir citoyen. Je mesure surtout la responsabilité qui en découle. Car il est, dans la vie d’une Nation, des moments où une élection dépasse le choix d’un homme pour devenir le choix d’une direction, d’une méthode et d’une ambition partagée. Au cours des dix dernières années, le Bénin s’est profondément transformé. Les Béninois ont renoué avec le sentiment de fierté et notre pays a retrouvé le chemin du développement. Ce parcours a exigé des efforts et de la discipline. Il a imposé des sacrifices qui ont permis à notre Nation de retrouver quelque chose d’essentiel : la confiance en elle-même. C’est la preuve que notre pays pouvait se réformer sans s’effondrer. Que la rigueur pouvait coexister avec la justice sociale. Que les institutions pouvaient être remises debout sans perdre l’âme du peuple qui les habitait. Je veux donc ici rendre hommage au Président Patrice TALON qui, avec détermination, avec le courage des décisions difficiles, la constance des bâtisseurs et la capacité rare à penser le Bénin dans le temps long, a rendu cette renaissance possible. Je voudrais aussi rendre hommage à nos pères fondateurs, en particulier aux autres Présidents qui se sont succédé à la tête du pays depuis le début du Renouveau démocratique en 1990. Je veux citer les Présidents Nicéphore Dieudonné SOGLO, Mathieu KEREKOU et Boni YAYI. A leur suite à tous, je veux être le continuateur de la tradition de paix qu’ils ont instaurée au fil du temps et qui nous permet, malgré nos incompréhensions ponctuelles, de faire front ensemble pour relever le défi du développement. Après le travail de révélation et de transformation engagé, notre devoir est désormais clair : faire en sorte que la force retrouvée de notre État se traduise plus profondément dans la vie quotidienne de chaque famille béninoise. Notre économie a progressé. C’est une réalité. Mais nous savons tous qu’une croissance nationale n’a de sens que lorsqu’elle devient visible dans la vie ordinaire des populations, lorsqu’un jeune trouve une opportunité dans son milieu de vie habituel. Oui, la croissance est encore plus perceptible lorsqu’une mère peut faire soigner son enfant sans craindre le coût des soins ; lorsqu’un agriculteur peut vendre sa production parce que la route est praticable ; ou lorsqu’une famille accède enfin à l’eau potable, à l’électricité, à un logement décent. C’est dire que le développement du Bénin doit se vivre dans chaque composante de la Cité et dans chaque territoire de la République. Aux jeunes du Bénin, qui refusent les fatalités anciennes et veulent réussir ici chez eux par leur travail, je veux dire ceci : le Bénin croit en vous, et il vous donnera les chances de réussir. Aux femmes du Bénin, qui portent silencieusement une part immense de notre économie et avancent toujours avec courage et dignité, je veux dire ceci : votre accès au financement, à la propriété, à la protection sociale et aux responsabilités sera renforcé. Aux agriculteurs du Bénin, dont l’abnégation au travail se doit d’être davantage reconnue, je veux dire ceci : vous aurez un meilleur accès à la mécanisation, aux semences adaptées, aux financements pertinents et aux équipements de transformation. Nous construirons une protection sociale agricole, parce qu’une Nation qui respecte celles et ceux qui la nourrissent est une Nation qui se respecte elle-même. À notre diaspora, à ces femmes et à ces hommes qui vivent loin de leur terre natale mais dont le cœur demeure attaché au Bénin, je veux dire ceci : le pays que nous bâtissons est aussi le vôtre. Et à celles et ceux que l’histoire a éloignés de cette terre il y a des siècles, fils et filles d’Afrique dispersés par la traite, je veux dire ceci : le Bénin sera toujours la maison du retour. Notre porte demeure ouverte, et notre memory, fidèle. En prêtant serment devant la Nation, je prends aussi un engagement clair, celui d’être le garant de nos institutions, de l’État de droit et des libertés fondamentales. Car la force d’une démocratie se mesure à la confiance que ses institutions inspirent aux citoyens, à la justice de la République qui leur garantit l’équité de ses règles et la protection effective de leurs droits. Cela sera d’autant plus important que notre région vit une période de tensions graves avec le terrorisme qui progresse. Mais je peux vous rassurer : le Bénin ne cédera ni à la peur ni au relâchement. L’État sera ferme face à tout ce qui menace notre cohésion et notre sécurité. Nous continuerons d’investir dans nos forces de défense et de sécurité. Et surtout, nous allons également construire la sécurité par la poursuite du développement des services sociaux de base, l’offre d’opportunités économiques locales et le maintien de la présence effective de l’Etat partout sur le territoire. Il en sera ainsi car notre sécurité, c’est notre unité ; notre unité, c’est notre force. Avec nos pays voisins, nous mettrons un accent particulier sur l’approfondissement de la coopération régionale. Le Bénin continuera d’agir pour la stabilité, le dialogue et le respect. À nos pays frères d’Afrique, et d’abord à nos voisins de la sous-région dont je veux saluer
Publication du nouveau gouvernement du Bénin : Le chronogramme des passations de charges entre ministres entrants et sortants.
Les cérémonies de passations de charges entre les ministres sortants et entrants a démarré ce mardi 26 mai 2026 dans la matinée pour l’installation du gouvernement de Romuald Wadagni. Un chronogramme officiel qui détaille la journée au cours de laquelle, une vingtaine de ministres vont officiellement entrer en fonction est dévoilé. On en sait davantage sur les cérémonies de passations de charge annoncées pour ce mardi dans les ministères au Bénin. Après leur nomination intervenue dimanche soir suite à l’investiture du président Romuald Wadagni, le gouvernement composé de 27 ministres prend service. Selon l’information parvenue à Prime News Monde, les premières cérémonies ont eu lieu à partir de 11 heures dans plusieurs départements ministériels. Olushegun Adjadi Bakari, désormais ancien ministre des Affaires étrangères a transmis son portefeuille à Corinne Amori Brunet en fin de matinée. Mais quelques heures plus tard, à 15 heures, il effectue lui-même une nouvelle prise de fonction à la tête du ministère du Tourisme, du Commerce extérieur, de l’Industrie et de l’Investissement, succédant à Shadiya Alimatou Assouman. Le même scénario se reproduit pour Véronique Tognifodé. Après avoir quitté le ministère des Enseignements maternel et primaire à 11 heures, elle prend officiellement les commandes du ministère de la Famille dans l’après-midi. De son côté, Benjamin Ignace Hounkpatin assure la transmission du portefeuille de l’Enseignement supérieur à Sédami Medegan Fagla à 14 heures, après son passage à la Santé. Toujours dans cette matinée du mardi, Aristide Mèdénou prend officiellement ses charges au ministère de l’Économie et des Finances et de la coopération. À la Défense nationale, Gildas Agonkan prend la relève de Fortunet Nouatin, tandis qu’au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé Moussa remplace Alassane Seïdou. Des ministres reconduits sans passations de charges D’autres cérémonies sont programmées dans l’après-midi. Janvier Yahouédéou prend officiellement les commandes du ministère de la Décentralisation à 16 heures, en remplacement de Raphaël Akotègnon. Au même moment, Awaou Baco succéde à Modeste Kérékou au ministère des Petites et moyennes entreprises. José Tonato, figure centrale du précédent gouvernement pour le cadre de vie, cède quant à lui le portefeuille de l’Énergie à Edouard Dahome avant d’assurer une seconde passation au ministère du Cadre de vie et des Transports. Cependant, certains des ministres du gouvernement Wadagni seront reconduits sans cérémonie de transition officielle. C’est le cas par exemple de Yvon Détchénou à la Justice, Aurélie Adam Soulé à la Communication ou encore Benoît Dato aux Sports. Ces derniers qui conservent ainsi leurs postes échappent à l’exercice protocolaire. Place maintenant au travail ! Pascal Toffodji