Après avoir quitté le parti Les Démocrates, l’ancien secrétaire national à la communication, Guy Mitokpè, a expliqué son ralliement à Romuald Wadagni, ministre de l’Économie et des Finances et candidat du pouvoir pour la présidentielle de 2026. Dans une vidéo publiée le 30 mars 2026 sur sa page Facebook, Guy Mitokpè est revenu sur les raisons de son départ. Il affirme que son premier contact avec Romuald Wadagni remonte au 31 août 2025, lorsque ce dernier lui a annoncé sa candidature. À l’époque, il dit avoir réaffirmé son engagement envers l’opposition, malgré les tensions internes et l’échec aux législatives. Pour illustrer son changement de position, Guy Mitokpè a utilisé des images fortes. Il se compare à une veuve libre de se remarier après avoir respecté les rites, une métaphore qu’il associe à son parcours politique. Il évoque aussi une « maison en feu », symbole d’une situation devenue intenable, qui l’aurait poussé à quitter son parti. Désormais rallié au candidat du pouvoir, Guy Dossou Mitokpè appelle à une mobilisation massive en faveur du duo Wadagni-Talata, prônant un « KO complet » lors du scrutin du 12 avril 2026. Selon lui, une victoire nette garantirait la stabilité et la cohésion nationale. L’ancien secrétaire à la communication du parti Les Démocrates avait officialisé sa démission du parti principal de l’opposition le 22 mars 2026. Il affirme vouloir poursuivre son engagement politique autrement, « sans amertume », mais avec de nouvelles ambitions pour le pays. Larysson Kokodoko (Stg.)
Dimanche des Rameaux : Entre gloire et passion du Christ.
Le dimanche 29 mars 2026, les chrétiens catholiques du Bénin et du monde entier ont célébré le dimanche des rameaux, marquant l’entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem et ouvrant la semaine sainte qui conduit à la fête de Pâques. Partout, les fidèles ont brandi des rameaux bénis, symbole de paix et de victoire spirituelle. Cette célébration rappelle que Jésus, accueilli par la foule comme roi, allait bientôt vivre sa passion, sa crucifixion et sa résurrection. À la sortie des célébrations, plusieurs chrétiens ont partagé le sens de cette fête : « La fête des rameaux est l’entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem, mais elle est indissociable de sa passion. Les deux solennités se complètent et édifient notre foi », explique un fidèle. Une autre ajoute : « Jésus est entré à Jérusalem accueilli par la population, mais il a ensuite été livré et crucifié. C’est pour nous qu’il a souffert. Cette fête nous invite à la conversion avant Pâques. »Monseigneur Pascal N’Koué, archevêque métropolitain de Parakou a, pour sa part, rappelé la portée symbolique de l’événement : « Jésus est vraiment le roi des rois. Il a choisi d’entrer à Jérusalem sur un âne, signe de douceur et de paix, et non sur des chevaux de guerre. Il vient réconcilier les cœurs et révéler la royauté de Dieu, différente de celle des hommes. » Il a insisté sur le message spirituel de cette entrée. Selon son interprétation, Jésus savait qu’il allait souffrir et mourir sur la croix, mais il a choisi de se présenter comme messager de paix et de réconciliation. Le dimanche des rameaux ouvre la semaine sainte, temps de prière et de méditation profonde pour les fidèles. L’archevêque a invité les chrétiens à se préparer intérieurement à la résurrection du Christ, en vivant pleinement les étapes de sa passion. Zéphirin Toasségnitché
Semaine sainte : Un chemin spirituel vers la résurrection.
La semaine sainte, encore appelée grande semaine ou semaine majeure de l’année, occupe une place centrale dans la vie chrétienne. Elle prépare les fidèles à la célébration de la Pâques, sommet de la foi chrétienne qui commémore la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Selon Pascal N’Koué, archevêque métropolitain de Parakou, la semaine sainte est l’ultime étape d’un long chemin spirituel commencé avec le carême : « L’Église nous donne chaque année quarante jours pour purifier nos cœurs et nous préparer à la fête de Pâques. La semaine sainte est la dernière chance pour ceux qui ont dormi pendant le carême de se tourner vers le Seigneur. » Après le dimanche des rameaux, les jours qui suivent (lundi, mardi, mercredi) conduisent au triduum pascal : jeudi, vendredi et samedi, trois jours qui concentrent les moments les plus forts de la passion du Christ. Dans de nombreux diocèses, les évêques rassemblent leurs prêtres et fidèles pour la messe chrismale le mercredi. Une célébration au cours de laquelle les huiles d’onction sont consacrées. Le triduum pascal expliqué par le père Augustin Yédia Tossou Le père Augustin Yédia Tossou, insiste sur la portée spirituelle de ces trois jours. De ses explications on retient que le Jeudi saint marque la commémoration de la Cène et de l’institution de l’Eucharistie avec le lavement des pieds, geste hautement symbolique qui rappelle l’humilité du Christ. Comme l’explique le Père Jonathan Capo-Chichi, « le prêtre passe à la place de Jésus pour laver les pieds de ses apôtres, signe que Dieu est humble et que celui qui s’abaisse sera relevé. » Ce rituel rappelle aussi le grand commandement du Christ : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Le Vendredi saint est un jour de deuil et de recueillement. Il célèbre la passion et de la crucifixion du Christ. Les fidèles sont invités à la pénitence, au jeûne et à la prière. Le Samedi saint, jour du tombeau, marqué par le silence et l’attente, débouche sur la vigile pascale célébrant la résurrection. Le père Augustin Tossou rappelle que le triduum est une unité spirituelle : « Il n’y a pas de Pâques sans vendredi. On meurt avec le Christ pour ressusciter avec lui. » La semaine sainte est donc un appel à la confession, à la purification et à la prière intense. Elle invite chaque chrétien à revisiter sa vie, à accepter la souffrance quotidienne comme participation à celle du Christ, et à se préparer à la joie de la résurrection. C.Z
Journée mondiale de l’eau au Bénin : L’UNICEF et ses partenaires plaident pour l’égalité d’accès.
Hier mardi 31 mars 2026, l’Institut national de l’eau (Ine), avec l’appui de l’Unicef et du gouvernement béninois, a célébré en différé la 33ᵉ édition de la Journée mondiale de l’eau. Placée sous le thème « Eau, source d’égalité », cette journée a rassemblé étudiants, jeunes délégués amis du climat et acteurs institutionnels autour d’un enjeu crucial : garantir un accès équitable à l’eau pour tous. Pour Onésime Akowanou, chef du département de génie de l’eau et assainissement à l’Ine, plus de 2 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à l’eau potable, avec pour conséquence des maladies diarrhéiques chroniques. Ce thème est donc un appel à la réflexion et surtout à l’action pour réduire ces inégalités. Narcisse Kouton, responsable de la planification et du suivi-évaluation à l’Unicef-Bénin, rappelle que malgré les progrès, l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement reste marqué par de fortes disparités sociales, économiques et de genre. Au Bénin, ce sont les femmes et les filles qui en subissent le plus les conséquences. Elles portent encore la charge quotidienne de la collecte de l’eau, souvent au détriment de leur éducation, de leur santé et de leur avenir. L’Unicef a profité de cette célébration pour présenter ses initiatives qui se résument au raccordement des écoles et centres de santé à l’eau potable, à la construction et réhabilitation de systèmes d’eau, avec des solutions innovantes comme le pompage solaire, à l’interventions d’urgence avec distribution de kits puis au suivi de la qualité de l’eau grâce à un laboratoire mobile, même dans les zones reculées. Au-delà des infrastructures, l’Unicef et l’Ine veulent former une nouvelle génération de scientifiques engagés et de champions de l’inclusion. L’objectif est de bâtir des systèmes d’eau, d’hygiène et d’assainissement plus équitables, inclusifs et résilients. Laure Lèkossa
Protection des données : Alerte sur les risques numériques au Bénin.
Le monde entier a récemment célébré la Journée internationale de la protection des données personnelles, un rendez-vous qui rappelle l’importance de la sécurité numérique dans un contexte de digitalisation accrue. Au Bénin, cette journée a été l’occasion de sensibiliser les populations aux dangers liés aux réseaux sociaux et aux pratiques de cybercriminalité. Au Bénin la liste des victimes de piratage en ligne s’allonge. Les témoignages se multiplient. Madjidat Adam, étudiante n’est pas épargnée. Elle raconte avoir été victime de piratage de son compte Facebook : « La personne avait déjà répondu à certains de mes messages et demandé des choses à mes contacts. » Ces escroqueries prennent souvent la forme de faux recrutements ou de jeux promettant des gains rapides, mais qui ne sont que des pièges. Pour Gilles Sobago, informaticien, les cybercriminels exploitent la naïveté des internautes en créant de faux liens ressemblant aux sites officiels. « Ils récupèrent vos données personnelles : nom, téléphone, e-mail pour vous nuire. Avant de cliquer, il faut vérifier l’origine du lien », conseille-t-il. Des outils comme Hyperlink Checker ou Fck Link Checker permettent de détecter les adresses suspectes. Au Bénin, le Code du numérique définit les données personnelles comme toute information permettant d’identifier directement ou indirectement une personne, qu’il s’agisse de son identité physique, sociale ou numérique. Luciano Hounkponou, président de l’Autorité de protection des données personnelles, souligne : « Nous avons un code, mais il faut le vulgariser. La population ignore souvent ses dispositions. » Des ateliers de formation sont prévus, notamment à l’endroit des supermarchés et des hôtels, pour sensibiliser sur la vidéosurveillance et son lien avec la protection des données. Célébrée pour la 20ᵉ fois cette année, cette journée rappelle que la sécurité numérique est l’affaire de tous. À l’ère de l’intelligence artificielle et de la digitalisation, la vigilance reste la meilleure protection contre le piratage et l’exploitation abusive des données personnelles. Pascal Toffodji (Coll.)
Présidentielle du 12 avril 2026 : 7 897 287 électeurs attendus aux urnes.
Au Bénin, plus de sept millions d’électeurs sont attendus aux urnes le 12 avril 2026 pour élire le successeur de Patrice Talon. À deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a dévoilé les statistiques officielles du scrutin présidentiel. Au total, 7 897 287 d’électeurs sont attendus dans 17350 postes de vote sur l’ensemble du territoire national. Un chiffre en légère progression par rapport aux 7 834 608 inscrits pour les législatives et communales du 11 janvier 2026. En effet, pour la présidentielle, 62.679 électeurs sont au niveau de la diaspora pour 112 postes de votes dans sept pays africains ainsi qu’aux Etats-Unis, au Canada et en France. Au niveau de l’institution en charge de l’organisation du scrutin, tout est mis en œuvre pour que ce scrutin se tienne dans de meilleures conditions. Le vainqueur de cette élection succédera à Patrice Talon, au terne de ses deux mandats consécutifs. Pascal Toffodji (Coll.)
Présidentielle au Bénin : L’armée rappelle son rôle de garant de la stabilité.
À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, l’état-major général des Forces armées béninoises a tenu à réaffirmer la neutralité politique de l’institution militaire. Dans un communiqué signé par le général de corps d’armée Fructueux Gbaguidi, les soldats ont été appelés à respecter strictement les valeurs républicaines et à demeurer au service exclusif de la Nation. Le message insiste sur le devoir de réserve et la discipline militaire. Les forces armées doivent éviter tout comportement ou déclaration pouvant être interprétés comme un engagement partisan. L’armée rappelle qu’elle est garante de la paix, de la sécurité et de l’ordre public, indépendamment du verdict des urnes. Le communiqué met en avant l’importance du respect de la loi électorale et des règles démocratiques. Les militaires sont invités à rester en retrait du débat politique, tout en assurant la protection des citoyens et des institutions pendant cette période sensible. Avec plus de sept millions d’électeurs attendus aux urnes, ce rappel apparaît comme une mesure de prévention essentielle pour garantir un climat serein. En pleine campagne électorale, l’armée veut rassurer sur son rôle : celui d’un acteur de stabilité et non d’ingérence. C.Z
Économie bleue au Bénin : Ernest Tindo signe un ouvrage de référence.
Cotonou a vibré au rythme de la mer et des ambitions nationales. Devant un parterre d’acteurs institutionnels, techniques et économiques, Ernest Tindo a lancé son livre consacré à l’économie bleue au Bénin, un secteur stratégique en pleine mutation. Intitulé « Économie bleue au Bénin : potentialités, fondements et perspectives d’une décennie de croissance bleue durable », l’ouvrage mêle analyses et illustrations pour rendre compréhensible une thématique souvent jugée trop technique. Préfacé par Adidjatou Hassan, Directrice de cabinet du ministre de l’économie et des finances et précédé d’un avant-propos du contre-amiral Fernand Maxime Ahoyo, il retrace les transformations du secteur entre 2016 et 2026. Pour Ernest Tindo, l’objectif est clair : sensibiliser les Béninois à l’importance stratégique de la mer et des ressources aquatiques. « Le premier objectif de ce livre, c’est de maritimiser les esprits. L’économie bleue, c’est l’ensemble des activités qui se passent dans l’eau, autour de l’eau ou avec l’eau », explique-t-il. L’auteur dresse un état des lieux complet : pêche, transport maritime et fluvial, opérations portuaires, mais aussi aquaculture, tourisme balnéaire et énergies liées à l’eau. Il met en avant les investissements réalisés sous la gouvernance de Patrice Talon, notamment la modernisation du port, la gestion des ressources halieutiques et le développement touristique. La production nationale de pêche a connu une hausse significative, renforçant l’idée d’un Bénin en voie de devenir un hub logistique régional. Le livre ne cache pas les obstacles : déficit de production halieutique, lenteur du développement de l’aquaculture, enjeux de sécurité maritime et lutte contre la pêche illégale. Autant de défis à relever pour consolider les acquis. Enfin, l’ouvrage esquisse les pistes pour la prochaine décennie : maintien des investissements, renforcement de la gouvernance et meilleure valorisation du potentiel naturel du pays. Ernest Tindo ambitionne de fournir aux décideurs comme au grand public un outil de réflexion stratégique pour un Bénin durablement ancré dans son économie bleue. Zéphirin Toasségnitché
Présidentielle 2026 au Bénin : La CENA encadre le vote par procuration pour la diaspora.
À l’approche du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, la Commission électorale nationale autonome (Cena) a précisé les modalités du vote par procuration pour les Béninois résidant à l’étranger. Cette mesure vise à garantir le droit de suffrage aux électeurs empêchés de se rendre physiquement aux urnes. Par rapport à l’exploitation des procurations le jour du vote, la Commission électorale nationale autonome a défini des règles strictes. Tout électeur de la diaspora empêché peut mandater une personne de confiance pour voter en son nom. Le mandataire doit être inscrit sur la même liste électorale et relever du même centre de vote (ambassade ou consulat). Un électeur ne peut détenir qu’une seule procuration. La démarche repose sur un formulaire officiel, disponible en ligne sur le portail de la Céna, qui doit être légalisé par les autorités diplomatiques ou consulaires, puis remis en original au mandataire avant le jour du scrutin. Les formulaires seront accessibles quinze jours avant le vote via une plateforme numérique ouverte en continu. Pour ce scrutin, la Céna a prévu des centres de vote dans sept pays africains, ainsi qu’aux États-Unis, au Canada et en France, afin de permettre à la diaspora de participer pleinement au processus électoral. En encadrant le vote par procuration, la Céna entend offrir une solution pratique aux électeurs de l’étranger tout en garantissant la transparence et l’équité du processus. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de renforcer l’inclusion démocratique et de consolider la participation citoyenne au-delà des frontières nationales. Pascal Toffodji
Présidentielle 2026 au Bénin : Paul Hounkpè prône une rupture pour rebâtir la fierté nationale.
Le candidat des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Paul Hounkpè, a présenté vendredi 26 mars 2026 à Cotonou les grandes lignes de son projet de société, intitulé « Rebâtir ensemble la fierté béninoise ». Devant les responsables et militants des 15ᵉ et 16ᵉ circonscriptions électorales, il a plaidé pour un changement de cap politique et institutionnel lors du scrutin du 12 avril prochain. Aux côtés de son colistier Rock Judicaël Hounwanou, Paul Hounkpè a dénoncé les dix années de gouvernance de Patrice Talon, qu’il juge marquées par la misère, le mécontentement et l’exil. « Nous sommes à un carrefour. Il nous revient de choisir soit une autre direction, soit de continuer », a-t-il lancé, appelant à une mobilisation collective pour une alternance. Le candidat de la Fcbe a insisté sur la primauté du social dans son programme d’accès à l’eau potable, à l’alimentation et aux soins de santé pour les populations vulnérables, de réforme de l’éducation avec la valorisation des enseignants et la fin du statut précaire des Ame, qui seraient reversés comme agents contractuels de l’État et de santé de proximité, avec des centres rapprochés des villages pour une prise en charge précoce. « L’utile doit venir avant l’agréable », a-t-il martelé, illustrant sa vision d’un développement d’abord humain. Paul Hounkpè a également critiqué une démocratie qu’il estime affaiblie : « Notre démocratie totalement effilochée doit se reconstruire. » Il propose : une constitution consensuelle et un code électoral adapté, la moralisation de la vie politique, avec une réduction du nombre de ministres et une révision des salaires politiques pour dégager des ressources au profit des secteurs sociaux. Sur le plan agricole, il prône un rôle d’arbitre pour l’État afin de garantir une meilleure rémunération des producteurs face aux opérateurs économiques. En conclusion, Paul Hounkpè a présenté sa candidature comme une alternative sociale et démocratique : « Nous sommes venus pour donner l’espoir au peuple béninois. Donnez-nous l’opportunité d’appliquer cette vision. » Pascal Toffodji