Romuald Wadagni, candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2026, a choisi le septentrion pour donner le coup d’envoi de sa campagne. Aux côtés de sa colistière Mariam Chabi Talata, il a entamé sa tournée le vendredi 27 mars 2026 par Kandi, Banikoara et Ségbana, trois localités de l’Alibori, loin des cercles politiques de Cotonou. Ce lancement traduit une stratégie assumée : faire des zones enclavées le cœur de son projet. Fidèle à son slogan « Plus loin, ensemble », Wadagni entend réduire les écarts de développement entre le Nord et le reste du pays. Dans ses discours, il a insisté sur la nécessité de replacer les besoins des populations rurales au centre des priorités de l’État. Le candidat a détaillé un programme qui s’articule autour de trois axes : l’économie, le social et la sécurité. Il entend donc élargir l’accès au crédit pour les petits agriculteurs, artisans et commerçantes des marchés ruraux ; renforcer la protection des ménages fragiles en matière de santé, d’eau potable et d’éducation de base, en en faisant une priorité budgétaire et puis consolider la présence de l’État dans les zones frontalières exposées aux menaces, avec des investissements ciblés au profit des communautés locales. « Je veux être d’abord le président des plus pauvres », a-t-il martelé devant ses sympathisants. Depuis son investiture en octobre 2025, Wadagni multiplie les gestes pour se rapprocher des réalités quotidiennes des Béninois. Après avoir convoqué ses souvenirs d’enfance lors de son discours d’investiture, il choisit aujourd’hui le Nord pour ouvrir sa campagne, symbole d’un ancrage dans les territoires souvent marginalisés. La campagne officielle, ouverte le vendredi dernier par la Commission électorale nationale autonome (Céna), se poursuivra jusqu’au 10 avril à minuit. Le duo Wadagni–Talata affronte notamment Paul Hounkpè et Judicaël Hounwanou, investis par les Forces Cauris pour un Bénin Émergent. Le scrutin mobilisera près de 7,9 millions d’électeurs inscrits. La tournée septentrionale du duo se poursuivra dans les prochains jours, confirmant la volonté de Wadagni de placer les zones rurales et enclavées au centre de son projet présidentiel. Pascal Toffodji
Présidentielle 2026 au Bénin : Une mission d’observation de la Cedeao déployée le 7 avril.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a désigné l’ancien président ghanéen Nana Akufo-Addo pour conduire sa mission d’observation électorale au Bénin, à l’occasion de la présidentielle prévue le 12 avril 2026. L’annonce, relayée par plusieurs sources, intervient alors que la campagne électorale a officiellement démarré dans le pays le 27 mars à minuit. La nomination de Nana Akufo-Addo a été confirmée par le président de la Commission de l’organisation, Omar Alieu Touray. Cette mission s’inscrit dans le cadre du dispositif régional de suivi électoral prévu par le Protocole additionnel de 2001 sur la démocratie et la bonne gouvernance, qui encadre l’accompagnement des processus électoraux dans l’espace ouest-africain. La mission d’observation sera déployée au Bénin du 7 au 15 avril 2026, couvrant ainsi la période précédant le vote, le jour du scrutin et les premières heures post-électorales. Ces moments sont traditionnellement scrutés de près par les observateurs régionaux, soucieux de garantir la transparence et la crédibilité du processus. À travers cette initiative, la Cedeao réaffirme son attachement à la stabilité institutionnelle, au respect des règles démocratiques et à la préservation d’un climat apaisé autour du scrutin. La présence d’une mission régionale est perçue comme un gage de confiance et un facteur de crédibilité pour l’élection. Une présidentielle décisive Cette désignation intervient à un moment clé : la campagne pour l’élection présidentielle du 12 avril, organisée par la Commission électorale nationale autonome (Cena), se poursuivra jusqu’au 10 avril à minuit. Le scrutin vise à désigner le successeur du président Patrice Talon, qui achève son second et dernier mandat. Le choix de Nana Akufo-Addo, figure politique reconnue en Afrique de l’Ouest, confère une dimension particulière à cette mission. Son arrivée au Bénin, accompagnée de l’équipe d’observation de la Cedeao, est attendue dans les prochains jours, à quelques encablures d’un vote déjà entré dans sa phase opérationnelle. C.Z
Affaire Florence Kingbo : L’avocat assure qu’elle reste ‘’apparente normale’’.
Quelques jours après que la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a ordonné un examen psychiatrique de Florence Kingbo, son avocat, Maître Aboubacar Baparapé, a réagi en décrivant sa cliente comme « apparemment normale ». L’ordonnance, rendue le 24 mars 2026, avait été prononcée lors d’une audience tenue en l’absence de la prévenue, sans que la défense en ait été informée au préalable. Interrogé le 29 mars, Maître Baparapé a expliqué que Florence Kingbo plaisante et communique normalement avec son entourage, mais qu’elle présente parfois des réactions qu’il juge « inexplicables ». Selon lui, ces moments d’instabilité ne relèvent pas de la folie mais ressemblent à des troubles passagers : « Elle est apparemment normale mais, par moments, comme possédée par des esprits ou des troubles mentaux. Quand ça lui vient, elle n’est plus la même. » L’avocat a précisé qu’il rend visite à sa cliente au moins une fois par semaine, ce qui contribue à maintenir son moral : « Elle est rassurée de savoir que je prends le temps de venir la voir régulièrement. » Il a également indiqué que le père de Florence Kingbo lui a remis un certificat médical établi avant son arrestation et qu’il tente lui-même de lui rendre visite aussi souvent que possible. Sa présence, selon l’avocat, renforce la confiance et l’assurance de sa fille. L’examen ordonné par la Criet doit être réalisé au Centre Jacquot. La juridiction a renvoyé l’affaire au 2 juin 2026, date à laquelle elle disposera des conclusions de l’évaluation psychiatrique. Celles-ci permettront de déterminer si Florence Kingbo présente des troubles susceptibles d’affecter sa responsabilité pénale. C.Z
Journées FIFA 2026 : Les Guépards renouent avec la victoire face au Liberia.
Le Bénin a signé une victoire précieuse lors de son premier match des journées Fifa de mars 2026. Au stade Père Jégo de Casablanca, les Guépards se sont imposés sur le fil face au Liberia (1-0), grâce à un but tardif de Tosin Aiyegun à la 85ᵉ minute. Menés par leur capitaine Steve Mounié, les Guépards ont dominé la rencontre mais ont longtemps buté sur une défense libérienne compacte. La délivrance est finalement venue en fin de match, offrant au Bénin sa première victoire depuis l’élimination en huitième de finale de la CAN 2025 au Maroc. Le sélectionneur Gernot Rohr s’est félicité de ce succès arraché dans la difficulté : « C’était un match âprement disputé. Cette victoire est importante pour la confiance du groupe. » Avec ce résultat, les Guépards abordent plus sereinement leur prochain défi face au Syli National de Guinée, adversaire mieux classé au ranking FIFA. Pour Rohr, ce rendez-vous sera l’occasion d’élever le niveau de jeu et de confirmer les progrès entrevus. C.Z
Confédération africaine de football :Véron Mosengo-Omba dépose le tablier.
Un départ retentissant secoue la Confédération africaine de football (Caf). Après quatre années passées à la tête de l’administration, Véron Mosengo-Omba, Suisse d’origine congolaise, a annoncé sa démission du poste de secrétaire général. Dans une correspondance, Mosengo-Omba explique sa décision : « Après plus de 30 ans d’une carrière professionnelle internationale au service d’un football idéal capable de rassembler, d’éduquer et de créer des opportunités porteuses d’espoir, j’ai pris la décision de quitter mes fonctions de Secrétaire général de la Caf pour me consacrer à des projets plus personnels. » Il affirme partir l’esprit serein : « Maintenant que j’ai pu lever les soupçons que certains se sont donnés beaucoup de mal à faire peser sur moi, je peux me retirer sans contrainte en laissant une Caf prospère comme jamais. » Cette démission intervient dans un contexte délicat, marqué par la polémique autour du retrait de l’organisation de la Can 2025 au Sénégal. Pour assurer la continuité, le président de la Caf, Patrice Motsepe, a nommé le Nigérian Samson Adamu, actuel directeur des compétitions, comme secrétaire général par intérim. C.Z
Au stade de France : Le Sénégal brandit le trophée à polémique.
Le Sénégal a présenté, samedi 28 mars, le trophée de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 à sa diaspora, en marge d’un match amical contre le Pérou au stade de France. Une célébration populaire qui intervient malgré l’invalidation officielle du titre par la Confédération africaine de football (Caf). Bien avant le coup d’envoi, les abords du stade de Saint-Denis s’étaient transformés en une véritable extension de Dakar. Drapés de vert, jaune et rouge, des milliers de supporters ont envahi les rues, donnant à l’événement des allures de carnaval. Pour beaucoup, l’essentiel n’était pas le match, mais la communion autour d’une victoire contestée mais revendiquée avec ferveur. La veille, l’avocat marocain Me Mourad Elajouti avait menacé d’engager des poursuites contre les organisateurs pour avoir autorisé la présentation d’un trophée « révoqué ». Mais ces avertissements n’ont eu aucun impact sur l’atmosphère festive dans les tribunes. La cérémonie a débuté par une prestation du légendaire Youssou N’Dour, suivie d’autres performances musicales qui ont électrisé le public. Puis est venu le moment le plus attendu : l’entrée des Lions de la Teranga. Menés par leur capitaine Kalidou Koulibaly, les joueurs ont brandi le trophée sous les acclamations de près de 80 000 spectateurs. Tour d’honneur, communion avec les fans, coupe levée au ciel : la scène avait des allures de consécration. Si, sur le plan institutionnel, le titre reste invalidé, dans les tribunes du stade de France, le verdict était clair : pour les supporters sénégalais, la fête l’a emporté sur la controverse. Pascal Toffodji
Commune de Cobly : L’opération Mirador prend une dimension sociale avec des soins gratuits.
À Kountori, localité de la commune de Cobly, l’opération Mirador menée par les Forces armées béninoises (Fab) s’est distinguée par une forte dimension sociale. Au-delà de son volet sécuritaire, l’armée a offert des consultations médicales et des médicaments gratuits aux populations, renforçant ainsi le lien armée–communautés. Dès les premières heures, le centre de santé de Kountori a été pris d’assaut par des habitants venus de la localité et des villages environnants. Femmes, hommes et enfants ont profité de cette offre sanitaire rare dans une zone où l’accès aux soins reste limité. En une seule journée, près de 550 patients ont été pris en charge. Sur le terrain, médecins militaires et agents de santé civils ont travaillé main dans la main pour assurer la prise en charge. Cette collaboration a été saluée par les bénéficiaires, qui y voient une réponse concrète à leurs difficultés quotidiennes. « Cela faisait longtemps que nous attendions une telle initiative », confiait un habitant venu consulter avec sa famille. Cette étape de Cobly s’inscrit dans la continuité des interventions de l’opération Mirador, après une première action réussie à Porga en janvier dernier. L’armée béninoise entend ainsi répondre aux besoins sanitaires urgents tout en consolidant la confiance avec les populations locales. L’opération a été placée sous la supervision du lieutenant-colonel Tassou Abdou Wassiou, commandant des actions civilo-militaires, avec l’appui du médecin lieutenant Avlessi Mardochée. Une trentaine de soignants militaires, renforcés par du personnel civil, ont été mobilisés pour cette mission. Pascal Toffodji
Après le match Bénin vs Libéria : Gernot Rohr fait sa lecture de la rencontre.
Le sélectionneur du Bénin, Gernot Rohr, a livré son analyse après le succès des Guépards face au Libéria (1-0), le vendredi 27 mars 2026, au stade Père-Jégo de Casablanca. Tout en saluant le résultat, le technicien franco-allemand a décrit « un match très tendu, très agressif avec des adversaires qui voulaient eux aussi gagner ». Malgré une maîtrise territoriale, la décision n’est intervenue qu’en fin de rencontre grâce à une réalisation de Tosin Aiyegun. Face à un bloc défensif compact, les partenaires de Steve Mounié ont dû multiplier les offensives pour trouver la faille. Rohr a reconnu la difficulté tactique imposée par le Lone Star : « Domination quand même de la part du Bénin, mais difficile de marquer avec une défense très athlétique et un bon gardien. Il a fallu de la patience et de la persévérance. » Cette rencontre amicale a permis au staff béninois de procéder à une large revue d’effectif, avec sept à huit changements en cours de partie. L’intégration des jeunes joueurs et des nouveaux appelés a été l’un des points de satisfaction majeurs pour le sélectionneur. « Les nouveaux joueurs ne m’ont pas déçu. Au contraire, Felipe Santos a apporté sa technique. Michel Boni, avec sa vitesse et sa jeunesse, a également été précieux. » Rohr a aussi insisté sur la solidité défensive : « C’est une victoire importante. Nous n’avons pas encaissé de but et nous tenons beaucoup à la stabilité défensive. » Le groupe béninois reste mobilisé au Maroc pour la suite de cette fenêtre internationale. Le prochain adversaire sera la Guinée, un test jugé plus relevé par l’encadrement technique. « La Guinée est mieux classée au classement Fifa, mais nous restons optimistes », a confié Rohr. La rencontre est programmée pour le mardi 31 mars 2026. C.Z
Relations interinstitutionnelles : Le président de la HAAC en visite à l’Assemblée nationale.
Dans un esprit de courtoisie républicaine et de renforcement des relations interinstitutionnelles, le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac), Édouard C. Loko, a rendu visite hier jeudi 26 mars 2026 au nouveau président de l’Assemblée nationale du Bénin, Joseph Djogbenou. Au cours de cette rencontre, Édouard C. Loko a adressé ses chaleureuses félicitations à son homologue pour son élection à la tête de l’institution parlementaire. « Comme il sied, nous sommes venus dire au Président de l’Assemblée nationale tout le bonheur qui est le nôtre de le savoir là où il est. C’est d’abord un plaisir avant d’être une courtoisie républicaine. Les deux liés, c’était un exercice très exquis pour moi », a-t-il déclaré à l’issue de l’entretien. La rencontre a été marquée par des échanges cordiaux autour de sujets d’intérêt commun. Cette démarche s’inscrit dans la tradition républicaine qui recommande de témoigner solidarité et soutien aux nouveaux présidents d’institutions. Elle illustre également la volonté de renforcer la collaboration entre les organes de l’État pour un fonctionnement harmonieux au sommet de la République. Pascal Toffodji
En visite à la CENA : Les observateurs de la Cédéao évaluent les préparatifs de la présidentielle.
Une délégation d’observateurs de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) s’est rendue, le mercredi 25 mars 2026, au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Objectif : s’enquérir du niveau d’avancement des préparatifs de l’élection présidentielle prévue le 12 avril prochain. Conduite par Dr Sérigne Ka, la mission de la Cédéao a échangé avec le président de la Céna sur les dispositions prises pour garantir un scrutin crédible et apaisé. Les discussions ont porté sur la formation des agents électoraux, la logistique, la distribution du matériel de vote ainsi que les mécanismes de contrôle destinés à assurer la régularité des opérations. À l’issue de l’audience, Dr Sérigne Ka a salué la démarche d’ouverture de l’institution en charge des élections. Il a rappelé que la mission de la Cédéao vise à observer l’ensemble du processus électoral afin de renforcer la confiance des citoyens dans les institutions. « Nous sommes au Bénin pour observer l’élection présidentielle. Il était donc essentiel de rencontrer la Céna pour apprécier l’état des préparatifs. Les échanges que nous avons eus nous donnent une première lecture et nous poursuivrons nos consultations avec les autres acteurs du processus », a-t-il déclaré. La mission d’observation de la Cédéao entend ainsi contribuer à la transparence du processus électoral et à la consolidation de la démocratie au Bénin. À quelques semaines du scrutin, cette visite illustre l’importance accordée par les partenaires régionaux à la bonne organisation de la présidentielle de 2026. C.Z