Le mercredi 25 mars 2026, le cadre de concertation de la jeunesse de l’Union progressiste le renouveau (Upr) de la 16ᵉ circonscription électorale a organisé une journée de remobilisation des jeunes. L’événement a rassemblé plusieurs leaders politiques, militants et sympathisants du parti, dans une atmosphère d’échanges et de sensibilisation autour de l’engagement citoyen. Dans le cadre des échéances électorales, les initiatives se multiplient de part et d’autre pour susciter la mobilisation citoyenne. C’est le cas du Cadre de concertation de la jeunesse de l’Union progressiste le renouveau (Upr) de la 16è Circonscription Electorale (CE). Prenant la parole, Vladimir Guèdègbè, président du comité d’organisation, a rappelé que cette rencontre vise à inciter les jeunes à davantage de militantisme et de dévouement pour la chose publique. Placée sous le thème « Engagement politique des jeunes : défis, enjeux et perspectives », la journée a permis aux participants de réfléchir collectivement aux responsabilités et aux perspectives de la jeunesse dans la construction de l’avenir commun. Dans son intervention, l’honorable Joël Godonou a souligné que la précarité et le manque d’information constituent des freins majeurs à l’implication des jeunes en politique. Il a exhorté la jeunesse de la 16ᵉ CE à s’engager davantage et à montrer l’exemple. De son côté, Abou Torou, Directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale et représentant ce dernier, a insisté sur l’importance pour les jeunes de s’intéresser aux élections, rappelant que la présidentielle de 2026 approche à grands pas et que les campagnes démarrent ce jour. Consciente de son poids démographique et politique, la jeunesse de la 16ᵉ circonscription s’est engagée à participer activement au scrutin présidentiel en accomplissant son devoir civique. L’objectif affiché est de faire de Cotonou l’une des circonscriptions ayant enregistré le meilleur taux de participation. La séance a également connu la participation de personnalités de premier plan telles que Luc Atrokpo, le député Chaou, des chefs d’arrondissement et plusieurs autres leaders du parti, témoignant de l’importance accordée à cette mobilisation. Laure Lèkossa
Escroquerie via internet : Le ministère public requiert la relaxe pour Aurélie Guézo.
Le ministère public près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a requis, jeudi 26 mars 2026, la relaxe au bénéfice du doute pour la comédienne Aurélie Nougloï-Guézo, poursuivie pour une affaire d’escroquerie via internet. Dans son réquisitoire, le substitut du procureur spécial a estimé que les faits reprochés à la prévenue ne sont pas constitués. Il a souligné l’absence de preuves tangibles permettant d’établir sa culpabilité et a demandé à la Cour de restituer les 500 000 FCFA versés par Aurélie Guézo au titre de sa liberté provisoire. De son côté, l’avocat de la prévenue, Maître Omer Tchiakpè, a plaidé la relaxe pure et simple, ou à défaut la relaxe au bénéfice du doute. Il a relevé qu’aucune preuve de transfert d’argent n’a été rapportée concernant la carte SIM incriminée ; aucun message de demande d’argent n’a été produit ; les données dites « cybercriminelles » ne peuvent être imputées à sa cliente, celle-ci étant illettrée. L’avocat a également demandé la restitution de la caution de 500 000 FCFA. Les faits reprochés Aurélie Nougloï-Guézo est poursuivie pour une supposée complicité d’escroquerie via internet. Le parquet spécial lui reproche d’avoir acheté une carte SIM et de l’avoir transmise à un détenu de la maison d’arrêt d’Abomey-Calavi. À la barre, la comédienne a reconnu avoir acquis la carte SIM en son nom, mais a nié l’avoir remise directement au prisonnier. Elle a affirmé avoir ignoré les intentions frauduleuses de ce dernier et déclaré avoir détruit la carte une semaine après son achat, sur conseil d’un proche. Le délibéré est fixé au 30 avril 2026. En attendant, l’affaire suscite l’attention, car elle met en lumière les difficultés liées à la preuve dans les dossiers de cybercriminalité et la nécessité de préserver les droits des prévenus face à des accusations fragiles. C.Z
Suspension de ESAE TV : Les motifs avancés par la HAAC.
La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) du Bénin a annoncé, hier jeudi 26 mars 2026, la suspension immédiate de la chaîne en ligne ESAE TV. La décision, signée par son président Édouard Loko, interdit désormais toute diffusion de programmes par ce média « jusqu’à nouvel ordre ». Les griefs retenus contre ESAE TV. Selon l’organe de régulation, ESAE TV a enfreint plusieurs règles déontologiques. Le principal reproche concerne l’émission « À Bâtons rompus », au cours de laquelle l’ancien député Basile Ahossi a exercé un droit de réponse à des propos initialement tenus sur une autre chaîne, E-Télé. La Haac estime que ce procédé constitue une violation des dispositions encadrant le droit de réponse, lequel doit obligatoirement s’exercer sur le média ayant diffusé les propos incriminés. Une atteinte aux principes de confraternité Au-delà de cette irrégularité, la Haac considère que la démarche de ESAE TV contrevient également au principe de confraternité entre organes de presse, tel que prévu par les articles 3 et 7 du Code de déontologie et d’éthique des médias. De plus, l’article 146 du Code de l’information et de la communication fixe des modalités précises pour l’exercice du droit de réponse, modalités que la chaîne n’aurait pas respectées. En conséquence, l’autorité de régulation a pris une mesure conservatoire visant à suspendre l’ensemble des programmes de la chaîne. Cette décision, souligne la Haac, restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre, dans l’attente d’éventuelles suites ou régularisations. C.Z
Présidentielle 2026 au Bénin : Éric Houndété rallie Romuald Wadagni avec le « Pacte Républicain ».
À quelques semaines de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, l’ancien premier vice-président du parti Les Démocrates, Éric Houndété, a officiellement annoncé son soutien au candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni. La déclaration a été faite ce jeudi 26 mars à Cotonou, sous la bannière de l’organisation qu’il dirige désormais, le Pacte Républicain. A quelques jours de la présidentielle d’avril prochain, le paysage politique béninois est en pleine recomposition. Après le vent qui a récemment soufflé sur la maison du parti Les Démocrates, Eric Houndété, ancien président par intérim du principal parti de l’opposition a fait une nouvelle option politique. Son ralliement à Romuald Wadagni marque une rupture nette avec ses anciens compagnons, désormais dirigés par Nourénou Atchadé. À la tête de cette nouvelle coalition, Eric Houndété s’est entouré de plusieurs personnalités politiques, dont André Dassoundo, Moudassirou Bachabi, Jude Lodjou et Jean Baptiste Hounguè. Dans sa déclaration, il a mêlé références bibliques et coraniques pour justifier son choix, affirmant : « Ne te détourne pas de l’humain ». Ce ralliement vient renforcer la dynamique de campagne de Romuald Wadagni, candidat de la mouvance présidentielle, qui multiplie les alliances à l’approche du scrutin. Pour Houndété, il s’agit d’un engagement en faveur d’une vision qu’il estime plus conforme aux aspirations du peuple béninois. Pascal Toffodji
Décès de Toumba Diakité : La voix qui osa briser le silence s’est éteinte.
La Guinée vient de perdre l’un de ses personnages les plus controversés mais aussi les plus marquants de son histoire récente. Le commandant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, est décédé dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 mars 2026 à l’hôpital militaire du camp Samory Touré de Conakry. Âgé de 58 ans, il a succombé à une hernie de la ligne blanche étranglée, compliquée d’une péritonite aiguë généralisée. Sa vie s’est achevée derrière les barreaux, dans une solitude que même sa famille n’a pu rompre. Toumba restera dans la mémoire collective comme celui qui, au procès des massacres du 28 septembre 2009, a choisi la vérité là où d’autres ont préféré le silence. Sa franchise rare a permis au tribunal de démêler les responsabilités dans l’un des épisodes les plus sombres de la Guinée contemporaine. Le juge lui-même avait reconnu sa bonne foi : pendant que les puissants se taisaient ou manipulaient, Toumba parlait. Il avait osé affronter le capitaine Dadis Camara, allant jusqu’à lui tirer dessus lorsque ce dernier voulait lui faire porter seul le poids des massacres. Il avait aussi aidé des opposants à fuir, geste qui lui valut le respect d’une partie de l’opinion publique. Pour de nombreux Guinéens ayant suivi le procès, sa condamnation fut perçue comme une injustice, frappant celui qui avait eu le courage de briser l’omerta. Sa mort en détention apparaît dès lors comme un cruel épilogue, renforçant l’image d’un homme jugé sévèrement par les institutions mais retenu autrement par le peuple. Jusqu’au dernier jour, sa famille réclamait une preuve de vie. Elle n’a reçu en retour que l’annonce de son décès. Toumba Diakité laisse derrière lui une mémoire complexe : celle d’un militaire au destin tragique, mais aussi celle d’un homme qui, dans un moment décisif, a choisi de dire ce que beaucoup taisaient. Paix à ton âme, commandant ! Pascal Toffodji
Campagne présidentielle 2026 : Wadagni et Talata donnent le top à Kandi.
Le duo candidat Romuald Wadagni-Mariam Chabi Talata donne, ce jour vendredi 27 mars 2026, le coup d’envoi officiel de sa campagne électorale dans la ville de Kandi, chef-lieu du département de l’Alibori. Cet événement marque l’ouverture de la période de campagne fixée du 27 mars au 10 avril 2026 par la Commission électorale nationale autonome (Céna). Selon le communiqué de la coordination nationale de campagne, cette première phase couvrira les villes de Kandi, Malanville et Karimama, toutes situées dans la première circonscription électorale. Les partis politiques soutenant le duo se sont réunis en amont, le mardi 24 mars, afin d’harmoniser leurs stratégies et garantir un lancement réussi. La coordination de cette circonscription est placée sous la responsabilité du ministre conseiller Bio Guéra Sacca Kina. Celui-ci a multiplié les rencontres avec les différentes coordinations d’arrondissement pour renforcer la cohésion et affiner les dispositifs organisationnels. « Ces échanges ont permis de consolider l’unité et de mobiliser efficacement les bases », a-t-il déclaré. La « Cité des Séro-Kpéra » s’apprête à accueillir dirigeants politiques, personnalités administratives, militants et sympathisants de la mouvance présidentielle pour ce lancement. Ce rendez-vous sera l’occasion pour Romuald Wadagni de poursuivre son travail de séduction de l’électorat, après avoir présenté le 21 mars dernier son projet de société intitulé « Plus loin, Ensemble ». C.Z
Présentation du projet de société de Romuald Wadagni : Les citoyens du Zou donnent leur avis.
Le samedi 21 mars 2026, Romuald Wadagni, candidat à la prochaine élection présidentielle, a présenté son projet de société à ses militants réunis en grand nombre dans la salle rouge du Palais des Congrès. À l’issue de cette présentation, plusieurs citoyens béninois, notamment ceux du département du Zou, ont exprimé leurs impressions et partagé leurs appréciations sur le contenu du projet. Joseph Anagonou, syndicaliste et expert de la CSA-Bénin, « Depuis le 21 mars dernier, avec la présentation du projet de société « Plus loin ensemble » par le duo Wadagni–Talata, une aube nouvelle s’est levée pour le Bénin. Ce programme repose sur six axes fondamentaux : la cohésion sociale, l’intégration de l’intelligence artificielle, la sécurité nationale et frontalière, la revalorisation de la fonction enseignante, la modernisation des pôles de santé et l’extension de l’assurance maladie à tous. Ce projet s’inscrit dans la continuité des bases posées par le président Patrice Talon et dans la ligne de la Vision Bénin 2060. J’ai foi en l’avenir et je fais confiance à ce duo candidat, convaincu que le mandat 2026-2033 apportera davantage de progrès et de mieux-être à notre population. » Romaric Lissanon, membre de l’Union progressiste le renouveau et du Bureau politique national, « L’originalité du choix de Romuald Wadagni prend tout son sens lorsqu’on considère son rôle majeur dans la gestion du PAG et du projet de société du président Patrice Talon au cours des dix dernières années. C’est lui qui a assuré une gestion sans faille des finances publiques, permettant au Bénin de respecter ses engagements, tant sur le plan national qu’international, et de renforcer la crédibilité du gouvernement. Aujourd’hui désigné candidat, il incarne la continuité d’un mandat enrichissant et innovant, qui a marqué une transition entre l’ancienne classe politique et une nouvelle génération. L’expérience qu’il a acquise aux côtés du président Talon, combinée à son expertise professionnelle, fait de lui un choix original et légitime pour conduire les destinées du pays. » Sanoussi Mahamadou, Directeur exécutif de l’ong Ifè Aladjobi « Merci monsieur le journaliste. Le projet de société présenté par le duo candidat est celui que la jeunesse attendait. Comme l’a dit le candidat lui-même, il constitue une chance pour notre pays. Ayant été déjà membre du gouvernement sortant en tant qu’argentier, il connaît la maison, les programmes en cours et sait lesquels approfondir ou aménager. C’est un projet bien cadré, non seulement pour la jeunesse mais aussi pour toutes les couches sociales. En tant que citoyen, je ne peux qu’être positif, mais un positivisme fondé sur la rigueur et la foi en Dieu. Lorsqu’il affirme que les soins seront pris en charge avant toute considération financière, cela montre qu’il privilégie le capital humain. Préserver l’être humain, c’est pérenniser l’existence du pays. Le projet Arch en est une illustration : il prend déjà en compte un pourcentage des urgences médicales. En s’appuyant sur cette base, il veut garantir que le patient démuni soit pris en charge immédiatement, sans attendre des formalités qui pourraient lui coûter la vie. C’est une approche novatrice et bienvenue. Concernant les libertés, il est vrai qu’elles sont nécessaires, mais une liberté sans cadre détruit la liberté elle-même. Le président Talon a montré que la rigueur est indispensable. Sans elle, nos hôpitaux et nos écoles n’auraient pas atteint ce niveau. Les grèves répétées dans l’éducation, parfois d’une semaine ou d’un mois, compromettaient l’avenir des enfants. La rigueur a permis d’avancer et de stabiliser le système. Je ne suis pas politicien, je suis de la société civile, mais je considère le président Talon comme un modèle. Sa rigueur, sa sérénité et sa méthode m’inspirent dans la gestion de mon foyer, de mon organisation et de mon entreprise. Je crois que le nouveau candidat, fort de son expérience et de son silence face aux attaques, saura poursuivre dans cette voie. Il a acquis une ouverture internationale et connaît les pratiques des grandes Nations. Je lui conseille d’adapter ce qui est bon ailleurs à nos réalités locales. Ce projet est réalisable, car il maîtrise les rouages de l’État et les ressources disponibles. Je lui fais confiance pour conduire le pays dans la continuité et l’innovation. » Georges Gnimadi, conseiller communal et président de commission à la Mairie de Bohicon « Mon candidat, Romuald Wadagni, est bien sûr le candidat de mon parti. J’ai une très grande appréciation pour son projet de société. Nous l’avons suivi attentivement. Certes, il s’inscrit dans une continuité, mais il a mis l’accent sur certains points très importants. Par exemple, il a promis d’instaurer un salaire pour les artistes, ce qui est une mesure significative. Il reste à définir les modalités d’organisation afin que cela profite aux véritables artistes et éviter le désordre. Concernant la liberté d’expression, nous en disposons déjà, mais le candidat s’engage à l’élargir davantage. Nous sommes prêts à l’accompagner pour que ce projet de société soit exécuté comme il se doit et qu’il soit élu président de la République. Notre rôle est aussi de mobiliser fortement les populations afin d’obtenir un taux de participation élevé dans nos localités. Notre souhait est que le duo Wadagni–Talata soit élu à la tête du pays. L’espoir est permis, car Wadagni n’est pas nouveau dans le système. Il est aux côtés du président Patrice Talon depuis dix ans. Il a acquis de l’expérience et sait de quoi il parle. Certes, l’exercice du pouvoir comporte d’autres réalités, mais il est préparé à les affronter. Nous sommes dans une logique de continuité. Il veut poursuivre l’œuvre entamée, prendre de nouvelles décisions et réaliser encore beaucoup de choses. Je crois qu’avec son expérience, l’espoir est permis. » Propos recueillis : Zéphirin Toasségnitché
Présidentielle 2026 au Bénin : La CENA organise le tirage des postes de vote de la diaspora.
La Commission électorale nationale autonome (Céna) a procédé, le mercredi 25 mars 2026, au tirage au sort des membres des postes de vote destinés à la diaspora. La séance, tenue en présence du Conseil électoral et des représentants des deux duos candidats à la présidentielle, a permis de répartir les responsabilités dans les 14 bureaux de vote ouverts à l’étranger pour le scrutin du 12 avril. Le président de la Céna, Sacca Lafia, a rappelé que la législation confie aux duos candidats la responsabilité de désigner les membres des bureaux de vote à l’étranger. Le tirage au sort constitue une étape préalable, permettant d’attribuer équitablement les postes de président et d’assesseurs entre les deux camps. Chaque bureau de vote est composé de trois agents : un président et deux assesseurs. Au total, 42 agents électoraux seront mobilisés pour superviser les opérations de vote hors du territoire national. Les bureaux de vote de la diaspora seront installés dans 14 villes réparties en Afrique, en Europe et en Amérique : Dakar, Ouagadougou, Abidjan, Abuja, Ibadan, Lagos, Brazzaville, Pointe-Noire, Libreville, Malabo, Paris, Washington, New York et Montréal. Ces implantations correspondent aux principales zones de concentration des électeurs béninois vivant à l’étranger. Transparence et équité saluées À l’issue du tirage, les représentants des deux duos candidats ont salué le bon déroulement de l’opération. Assan Séïbou, pour le duo Wadagni–Talata, et Prosper Adoukonou, pour le duo Hounkpè–Hounwanou, ont souligné la transparence et l’équité du processus. « Nous avons constaté que le tirage s’est déroulé dans des conditions satisfaisantes », ont-ils affirmé, validant ainsi les modalités retenues par l’institution électorale. Ce tirage au sort marque une étape importante dans la préparation de la présidentielle du 12 avril 2026. Les prochaines opérations porteront sur la finalisation de la liste des agents désignés et l’organisation matérielle du vote dans les différents postes de la diaspora, afin de garantir la participation des électeurs béninois établis hors du pays. Pascal Toffodji
Déménagement de Dantokpa : Les commerçants attendus au nouveau site dès le 13 avril.
Le déménagement des commerçants du marché Dantokpa, le plus grand du Bénin, débutera officiellement le 13 avril 2026. Initialement prévu pour fin décembre 2025 par la ministre du commerce, Alimatou Shadiya Assouma, puis reporté au 5 janvier 2026 par l’Agence nationale de gestion des marchés (Anagem), le processus se déroulera finalement du 13 avril au 2 mai 2026. L’information a été confirmée par Aimée Ahouissou, présidente du Groupement des femmes et artisans des marchés (Gfam) Dantokpa. Elle précise qu’une réunion s’est tenue récemment entre les responsables du marché et l’Anagem. « On nous a dit que ça va commencer le 13 avril. En amont, il y aura l’affichage de la liste des marchands qui iront au pôle commercial Général Mathieu Kérékou. » Seuls les commerçants inscrits sur cette liste officielle pourront effectuer les démarches nécessaires pour obtenir une place à la galerie marchande du stade de l’Amitié. « C’est une fois que ton nom figure sur la liste que tu pourras accomplir les formalités et participer au tirage au sort pour l’attribution d’une place », a détaillé Aimée Ahouissou. La galerie marchande du stade de l’Amitié ouvrira ses portes le 9 mai2026. Elle accueillera principalement des activités de vente de pagnes, bijoux, sacs, chaussures, produits cosmétiques et maroquinerie, selon Eunice Loisel Kiniffo, directrice générale de l’Anagem. Par ailleurs, le marché de Gros construit à Zopah, dans la Commune d’Abomey-Calavi, sera inauguré le 16 mai 2026. Édifié sur une superficie de 168 hectares, il est évalué à 126 milliards de francs CFA et devrait devenir un pôle économique stratégique pour le Bénin et la sous-région. Ces infrastructures s’inscrivent dans la volonté du gouvernement de moderniser les espaces commerciaux et d’améliorer les conditions de travail des commerçants. C.Z
Présidentielle 2026 au Bénin : Le roi de Danxomè appelle à la mobilisation citoyenne.
Le mardi 24 mars 2026, la cour du palais central de Wéhondji s’est transformée en un haut lieu de rassemblement. Sous les regards attentifs des dignitaires, des ministres et des cadres de la cité, Sa Majesté Dada Dèwènondé, roi de Danxomè, a adressé un message solennel de paix à la Nation et à son peuple : le vote est un devoir civique et patriotique que chaque citoyen doit accomplir lors de la présidentielle du 12 avril. Le souverain, garant du mieux-être et du vivre ensemble, a rappelé que l’élection est une étape cruciale pour le développement du pays. Dans son discours, il a exhorté les princes, princesses et chefs de lignées royales à se mobiliser massivement pour accomplir leur devoir civique le 12 avril prochain, tout en rendant hommage à Dieu, le Créateur suprême. Il a également formulé des vœux de continuité pour le futur président, saluant les dix années de gouvernance de Patrice Guillaume Athanase Talon. La présence du ministre de la Défense Alain Fortuné Nouatin, du ministre conseiller Jonas Hantan, de Séraphin Agbahongbata, de Alastère Alissato et de nombreuses personnalités native d’Abomey a donné à l’événement une connotation particulière. Le maire d’Abomey, Franck Mètolé Kpassassi, a souligné que ce message royal est accueilli favorablement par toute la population : « La mobilisation est déjà effective. Ce que nous recherchons avant tout, c’est la paix, et cette initiative vient à point nommé. » Judicaël Azon, deuxième adjoint au maire d’Abomey, a salué l’initiative du roi comme « hautement symbolique et historique ». Pour lui, la paix dépasse le cadre politique. « Elle est une valeur ancestrale et culturelle ». Il a lancé un appel à tous les citoyens pour cultiver le dialogue, le respect des institutions et la fraternité tout au long du processus électoral. Dans la cour royale, les chants traditionnels, les parures des dignitaires et la ferveur des habitants donnaient à l’événement une atmosphère unique. L’appel du roi de Danxomè résonne comme une promesse : que l’élection présidentielle de 2026 soit vécue dans la paix, la continuité et la dignité. C.Z