Dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de la femme, Flore Djinou, Secrétaire exécutive de l’Institut national de la femme (Inf) a présenté la situation sur les violences faites aux femmes et aux filles au Bénin. Prime News Monde : Bonjour Madame Flore Djinou, merci d’avoir accepté notre invitation. Quel est l’état des lieux de la promotion des droits de la femme et de la fille au Bénin en 2026 ? Flore Djinou : Bonjour et merci. Depuis une dizaine d’années, il y a eu de belles avancées. La volonté politique est manifeste. Tous les actes de violence contre les femmes et les filles sont désormais pris très au sérieux. La création de l’Institut national de la femme en 2021 en est la preuve. C’est une institution forte, dotée d’un mandat juridique et judiciaire, mais aussi d’une autonomie financière. Prime News Monde : Concrètement, comment l’Inf accompagne les victimes de violences ? Flore Djinou : Aujourd’hui, une femme ou une fille victime de violences peut se rendre dans un guichet unique de protection sociale. Elle y trouve un point focal Inf, une travailleuse sociale formée pour identifier rapidement les cas et assurer la prise en charge. Nous avons également des psychologues au siège et dans les départements, ainsi que des partenariats avec 38 hôpitaux. La victime n’a donc pas besoin de se déplacer jusqu’à Cotonou. Elle est prise en charge localement. Prime News Monde : Et en milieu rural, où les réalités sont différentes ? Flore Djinou : Nous sommes présents partout. En milieu rural, nous travaillons avec les chefs traditionnels, les rois, les imams, les pasteurs. Ce sont eux que les communautés écoutent. Nous venons avec les textes de loi, mais aussi avec une approche culturelle pour expliquer que la violence contre une femme est une honte. De plus en plus, ces leaders nous saisissent directement pour que nous gérions les cas de violences, plutôt que de recourir à une médiation qui ne profite pas à la femme. Prime News Monde : Quels sont les principaux défis auxquels les femmes et les filles font face au quotidien ? Flore Djinou : Le premier défi, ce sont les normes sociales patriarcales. La jeune fille est encore trop souvent cantonnée au rôle traditionnel : rester à la maison, ne pas aller à l’école. Il y a aussi les distances en milieu rural, qui compliquent l’accès à l’éducation et aux soins. Enfin, il existe une peur persistante de dénoncer les violences. Prime News Monde : Existe-t-il des politiques publiques spécifiques pour les femmes rurales ? Flore Djinou : Les politiques publiques concernent toutes les femmes, qu’elles vivent en zone urbaine ou rurale. Mais nous savons que les besoins sont différents. L’État en est conscient et adapte ses actions pour réduire les écarts, notamment en matière d’accès aux soins et à l’éducation. Prime News Monde : Quel message souhaitez-vous adresser aux femmes et aux filles en ce mois dédié à leurs droits ? Flore Djinou : Nous avons la chance de vivre dans un État où la volonté politique est de repousser au maximum les violences. J’invite toutes les femmes et toutes les filles, en ville comme en campagne, à connaître leurs droits, à les revendiquer et à ne jamais accepter la violence comme une fatalité Transcription Zéphirin Toasségnitché
Trafic de médicaments : Plus de 220 kg saisis à Sakété.
À Sakété, le commissariat de l’arrondissement a interpellé, dimanche 22 mars 2026, un individu soupçonné de trafic et de commercialisation de produits pharmaceutiques contrefaits. L’opération, menée dans le quartier Araromi, a permis la saisie de plus de 220 kilogrammes de marchandises, selon la Police républicaine. Le suspect aurait installé à son domicile un point de vente informel de médicaments, opérant à la fois en gros et au détail. D’après les informations publiées par la Police républicaine, une équipe conduite par le chef du commissariat s’est rendue sur les lieux à la suite d’indices concordants sur des activités illicites. La perquisition a concerné trois dépendances de l’habitation. Les agents y ont découvert une importante quantité de produits présentés comme des médicaments, stockés dans des conditions non conformes et destinés à la vente. La police précise que ces produits étaient écoulés localement, sans autorisation ni contrôle sanitaire, exposant les populations à des dangers liés à leur composition et à leur origine. À l’issue de l’opération, le suspect a été conduit au poste de police et placé en garde à vue. Le commissaire Félix Agossou a indiqué que la procédure suit son cours conformément aux dispositions en vigueur. Le mis en cause doit être présenté à la Brigade économique et financière, compétente pour approfondir les investigations sur les infractions économiques et les circuits de distribution illicites. Au Bénin, la commercialisation de produits pharmaceutiques est strictement encadrée. La détention et la vente de médicaments contrefaits ou non autorisés exposent leurs auteurs à des poursuites pénales, notamment pour mise en danger de la santé publique et fraude. Cette opération s’inscrit dans les actions de contrôle engagées par les forces de sécurité pour lutter contre les réseaux informels de distribution de médicaments. L’enquête ouverte devra permettre d’identifier d’éventuels complices et de retracer l’origine des produits saisis, avant la présentation du suspect aux autorités judiciaires compétentes. Pascal Toffodji
Opposition béninoise : Nourénou Atchadé veut relancer Les Démocrates pour les échéances de 2033.
Élu lors du Conseil national tenu le dimanche 22 mars 2026 à Cotonou, l’ancien député entend redynamiser le principal parti d’opposition. Dans sa première déclaration, il a appelé les militants à se mobiliser. Elu président du parti Les Démocrates, Nourénou Atchadé a assuré que la formation politique prendra part à toutes les échéances électorales de 2033. « Nous devons nous organiser, nous mettre en ordre de bataille pour aller dans les hameaux et les villages afin de réveiller nos militants », a-t-il affirmé, promettant une gouvernance concertée. Successeur de Boni Yayi à la tête du parti, Nourénou Atchadé a invité ses partisans à se projeter dès maintenant sur les prochaines échéances : « Mettons-nous au travail. Je suis sûr que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’en 2033, nous participions à toutes les élections. Je vous le promets », a-t-il déclaré. Cette promesse, perçue comme un signe d’espoir pour l’opposition, se heurte toutefois aux contraintes du Code électoral. En effet, tout candidat à la présidentielle doit être parrainé par 28 députés et/ou maires. Or, pour la mandature 2026-2033, Les Démocrates ne disposent d’aucun élu ni au sein des conseils communaux ni à l’Assemblée nationale. Sauf modification de la loi électorale, la participation du parti aux élections reste compromise. C.Z
Déménagement de Dantokpa : Les commerçants attendus au nouveau site dès le 13 avril.
Le déménagement des commerçants du marché Dantokpa, le plus grand du Bénin, débutera officiellement le 13 avril 2026. Initialement prévu pour fin décembre 2025 par la ministre du commerce, Alimatou Shadiya Assouma, puis reporté au 5 janvier 2026 par l’Agence nationale de gestion des marchés (Anagem), le processus se déroulera finalement du 13 avril au 2 mai 2026. L’information a été confirmée par Aimée Ahouissou, présidente du Groupement des femmes et artisans des marchés (Gfam) Dantokpa. Elle précise qu’une réunion s’est tenue récemment entre les responsables du marché et l’Anagem. « On nous a dit que ça va commencer le 13 avril. En amont, il y aura l’affichage de la liste des marchands qui iront au pôle commercial Général Mathieu Kérékou. » Seuls les commerçants inscrits sur cette liste officielle pourront effectuer les démarches nécessaires pour obtenir une place à la galerie marchande du stade de l’Amitié. « C’est une fois que ton nom figure sur la liste que tu pourras accomplir les formalités et participer au tirage au sort pour l’attribution d’une place », a détaillé Aimée Ahouissou. La galerie marchande du stade de l’Amitié ouvrira ses portes le 9 mai2026. Elle accueillera principalement des activités de vente de pagnes, bijoux, sacs, chaussures, produits cosmétiques et maroquinerie, selon Eunice Loisel Kiniffo, directrice générale de l’Anagem. Par ailleurs, le marché de Gros construit à Zopah, dans la Commune d’Abomey-Calavi, sera inauguré le 16 mai 2026. Édifié sur une superficie de 168 hectares, il est évalué à 126 milliards de francs CFA et devrait devenir un pôle économique stratégique pour le Bénin et la sous-région. Ces infrastructures s’inscrivent dans la volonté du gouvernement de moderniser les espaces commerciaux et d’améliorer les conditions de travail des commerçants. C.Z
Affaire Florence Kingbo : La CRIET ordonne une expertise médicale.
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a décidé, mardi 24 mars 2026, de soumettre la tiktokeuse Florence Kingbo à une expertise médicale. Dans le même temps, la juridiction a renvoyé l’examen du dossier au 2 juin 2026, dans l’attente des conclusions de cette évaluation. La décision, rendue en audience publique, vise à disposer d’un avis médical avant de poursuivre l’analyse du fond de l’affaire. Selon les termes de la décision, l’examen sera réalisé au Centre Jacquot. Il devra déterminer si la prévenue présente des troubles mentaux susceptibles d’influer sur sa responsabilité pénale. La Cour attend de cette expertise des éléments précis sur l’état psychique de Florence Kingbo au moment des faits reprochés. En droit pénal, la constatation d’une altération ou d’une abolition du discernement peut modifier l’appréciation de la responsabilité de l’accusé. Dans l’attente du rapport médical, la Criet a suspendu l’examen du fond du dossier. Le renvoi au 2 juin fixe une échéance pour la production de l’expertise, condition préalable à la reprise des débats. Cette mesure s’inscrit dans les prérogatives de la juridiction, qui peut ordonner toute instruction jugée utile à la manifestation de la vérité. Lors de l’audience précédente, Florence Kingbo avait pris une position distincte de celle de ses avocats en assumant publiquement les propos jugés outrageants envers le chef de l’État. Cette attitude avait marqué les débats et renforcé la nécessité, pour la Cour, de clarifier sa situation au plan médical. La suite de la procédure dépendra des conclusions des spécialistes du Centre Jacquot. Celles-ci permettront à la Cour de déterminer si Florence Kingbo peut être jugée dans les conditions ordinaires ou si des dispositions spécifiques doivent être envisagées. Sauf nouvel incident, l’audience du 2 juin 2026 devrait permettre à la Criet de reprendre l’examen du dossier à la lumière des résultats de l’expertise. C.Z
Société de radio et télévision du Bénin : Angela Aquereburu Rabatel débarquée, Ogoutchina Koundé assure la transition.
Angela Aquereburu Rabatel n’est plus Directrice générale de la Société de Radio et Télévision du Bénin (SRTB). La Togolaise, nommée en Conseil des ministres le 12 février 2025, a été remplacée par Ogoutchina Koundé, ancien Directeur général de la Radio Nationale, qui assure désormais l’intérim. Ce changement à la tête du média public béninois est intervenu, hier mardi 24 mars 2026, dans un contexte marqué par des réformes contestées par le personnel de la Srtb. Si les raisons officielles de ce départ ne sont pas encore connues, les tensions internes entre la direction et les agents pourraient en être à l’origine. Parallèlement, un autre mouvement a été enregistré : Serge Ayaka, jusque-là directeur de la Radio Nationale, prend l’intérim à la Télévision Nationale. À quelques jours de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, un véritable vent de changement souffle ainsi sur l’audiovisuel public béninois. C.Z
Coupe d’Afrique des Nations 2025 : Le Sénégal enclenche la procédure devant le TAS.
La Fédération sénégalaise de football (Fsf) doit déposer ce mardi 24 mars 2026 un recours devant le Tribunal arbitral du sport (Tas) pour contester la décision de la Confédération africaine de football (Caf) relative à la finale de la Can 2025. L’information a été relayée par le journaliste Saïkou Seydi, citant Moussa Mbaye, membre du comité exécutif de la Fsf. Selon cette source, les avocats mandatés par l’instance dirigeante du football sénégalais engagent ainsi une procédure devant la juridiction sportive basée à Lausanne. Cette démarche intervient après la décision du jury d’appel de la Caf rendue le 17 mars 2026. Le jury d’appel de la Caf a attribué le titre de champion d’Afrique 2025 au Maroc, en déclarant forfait l’équipe du Sénégal. Cette décision concerne la finale disputée le 18 janvier 2026 et s’est traduite par l’homologation d’un score de 3-0 en faveur de la sélection marocaine. Le gouvernement sénégalais avait officiellement contesté cette décision dès le 18 mars 2026. Cette contestation s’inscrit dans une procédure prévue par les règlements de la Caf, permettant aux parties concernées de saisir une juridiction supérieure après une décision interne. La saisine du Tas représente une étape supplémentaire dans ce litige, la juridiction étant compétente pour examiner les recours en matière de droit du sport international. Une procédure encadrée par des délais précis Le recours introduit par la Fsf doit respecter les délais fixés par le Code de l’arbitrage en matière de sport du Tas. Ce cadre prévoit généralement un dépôt dans un délai de 21 jours à compter de la notification de la décision contestée. Dans ce type de contentieux, le Tas examine les arguments des différentes parties avant de rendre une sentence arbitrale. Celle-ci peut confirmer, modifier ou annuler la décision initiale prise par l’instance sportive concernée. Le dépôt du recours marque l’ouverture formelle de la procédure. Une phase d’échange de mémoires écrits entre les parties est ensuite engagée, suivie, le cas échéant, d’une audience. Une issue attendue sur le plan sportif et institutionnel L’issue de cette procédure pourrait avoir des conséquences directes sur l’attribution du titre de la Can 2025. Le Tas constitue le dernier niveau de recours dans ce type de différend, ses décisions étant définitives et contraignantes pour les fédérations et organisations sportives. Dans des affaires similaires, les délais de traitement peuvent varier de quelques semaines à plusieurs mois, en fonction de la complexité du dossier et des demandes des parties. Le recours annoncé par la Fédération sénégalaise de football ouvre ainsi une nouvelle phase dans ce dossier, dont la résolution dépendra désormais de la juridiction arbitrale internationale dans les prochains mois. Pascal Toffodji
Affaire du coup d’État déjoué : 5 ans de prison ferme requis contre l’ex-député Soumaïla Sounon Boké.
Au Bénin, le ministère public près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a présenté, hier mardi 24 mars 2026, ses réquisitions contre l’ancien député du parti Les Démocrates, Soumaïla Sounon Boké. L’ex-élu de la 2ᵉ circonscription électorale est poursuivi dans le cadre de l’affaire du coup d’État déjoué du 7 décembre 2025. Le représentant du ministère public a demandé à la Cour de retenir le prévenu dans les liens de prévention pour des faits d’« apologie de crimes contre la sûreté de l’État ». Pour ces faits, la substitute du procureur spécial a requis cinq ans de prison ferme et 10 millions de Franc Cfa d’amende contre l’ancien parlementaire. Invité à prendre la parole après les réquisitions, Soumaïla Sounon Boké a remercié le ministère public et confié qu’il voit dans sa situation « la main de Dieu ». « Le hasard n’existe pas », a-t-il déclaré, affirmant placer son sort entre les mains du Tout-Puissant. L’ancien député avait été interpellé et placé sous mandat de dépôt après la publication d’un message dans un groupe WhatsApp, le 7 décembre 2025, jour du coup d’État déjoué. Dans ce groupe qu’il a présenté comme un cercle de retrouvailles entre anciens amis, il avait écrit : « C’est la fête ». La défense plaide la relaxe Les avocats de Soumaïla Sounon Boké ont contesté les réquisitions du parquet et plaidé pour sa relaxe pure et simple, estimant que les faits reprochés ne constituent pas une infraction. Le verdict est attendu le mardi 12 mai 2026, date fixée pour le délibéré. C.Z
Formation en agroécologie à Lalo : Le Réseau Jinukun accompagne les agriculteurs vers des pratiques agricoles innovantes.
Le jeudi 19 mars 2026, plus d’une trentaine d’agriculteurs et de transformateurs de la Commune de Lalo, dans le département du Couffo, ont pris part à une séance de formation et de sensibilisation sur les pratiques agroécologiques. L’initiative, portée par le Réseau Jinukun avec l’appui de Agroecology Fund, s’inscrit dans le cadre du projet « Faire avancer la transition agroécologique en matière de production, de transformation et de commercialisation des aliments dans les communes du Couffo ». L’agroécologie est présentée comme une alternative durable pour restaurer la fertilité des sols et lutter contre l’érosion, réduire la dépendance aux intrants chimiques, préserver la biodiversité, améliorer la résilience des exploitations face aux aléas climatiques puis diversifier l’alimentation et renforcer la sécurité alimentaire. Selon Patrice Sagbo, trésorier général du Réseau Jinukun et membre de la Fédération agroécologique du Bénin (Faeb), cette formation vise à inculquer aux producteurs les bonnes pratiques agroécologiques afin de bâtir un système alimentaire durable, capable de répondre aux défis environnementaux et sociaux. Les participants, au nombre d’une trentaine, ont été outillés sur l’utilisation du compost, la valorisation des variétés locales, l’agroforesterie et la rotation des cultures, la gestion de l’eau par couverture végétale permanente. La séance, interactive, a permis un partage d’expériences entre producteurs et formateurs. Ces derniers ont salué l’intérêt et la qualité des échanges. À l’issue de la formation, les participants ont exprimé leur satisfaction et leur adhésion totale à l’initiative. Ils se sont engagés à adopter désormais des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement et de la santé des sols. Le projet, prévu pour une durée d’un an, ne s’arrête pas à la formation. Un suivi post-formation est prévu pour accompagner les producteurs ayant choisi d’implémenter l’agroécologie sur leurs exploitations. Ils bénéficieront d’un appui technique, d’intrants biologiques, et d’un accompagnement pour la commercialisation, y compris vers l’exportation. Cette initiative du Réseau Jinukun marque une étape importante dans la transition agroécologique au Couffo. Elle vise à susciter une véritable prise de conscience chez les producteurs et à renforcer leur rôle dans la construction d’un système agricole durable, plus résilient et économiquement viable. Laure Lèkossa
Rentrée syndicale 2026 à l’Unstb : Sous le signe du renouveau et de la représentativité.
La salle commune de l’Unstb-Csa à Cotonou a accueilli, le samedi 21 mars 2026, la rentrée syndicale 2026 de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb). Placée sous le thème « L’Unstb aujourd’hui : état des lieux, défis et perspectives », cette rencontre a rassemblé les responsables confédéraux, les secrétaires généraux des syndicats affiliés, les présidents des fédérations et comités spéciaux, ainsi que de nombreux militants. Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire général confédéral Appolinaire Afféwé a présenté la rentrée syndicale comme « un arrêt sur image » permettant de réajuster les actions pour mieux défendre les travailleurs. Il a mis en avant la dynamique de renouvellement et de restructuration engagée par l’Unstb, avec un recrutement intensif pour renforcer la base et une participation active au dialogue social, malgré un contexte peu favorable. Les interventions ont mis en lumière plusieurs priorités dont entre autres redynamiser le militantisme et transformer la sympathie en adhésion active, former les jeunes aux techniques de lutte syndicale, lutter contre la précarité et promouvoir le travail décent, notamment pour les travailleurs de l’économie informelle, améliorer les conditions de travail et valoriser les salaires puis faire des instances de négociation de véritables lieux de solutions durables. Au nom de l’Union syndicale départementale du Littoral, Noël Amoussou a exprimé sa fierté d’abriter cette rentrée syndicale. Il a salué l’occasion de « faire le point sur les forces, faiblesses et perspectives » et a invité les militants à travailler ensemble pour redorer le blason de l’Unstb et assurer sa représentativité lors des prochaines élections professionnelles. La communicatrice principale, secrétaire générale adjointe de l’Unstb, a insisté sur le passage « des paroles aux actions », notamment par le recrutement et la syndicalisation, malgré les réticences liées aux nouvelles lois. Les participants ont également exprimé leur satisfaction. L’un d’eux a rappelé que la rentrée syndicale est « un moment important pour définir les priorités de l’année ». L’autre a souligné la priorité de préparer les élections professionnelles nationales, avec un comité spécial déjà à pied d’œuvre pour mobiliser la base et constituer une solide base de données des électeurs. Au terme des échanges, une conviction s’impose : 2026 doit être une année de consolidation et de conquête pour les travailleurs. L’Unstb entend renforcer son unité, adopter de nouvelles méthodes, notamment numériques, et se positionner comme un syndicalisme de proposition, capable de peser dans le dialogue social et de défendre efficacement les droits des travailleurs. C.Z