La Commission électorale nationale autonome (Céna) accélère les préparatifs en vue des élections du 12 avril 2026. Le samedi 21 mars, l’institution a organisé à son siège à Cotonou une session stratégique dédiée aux agents électoraux de l’extérieur. Après l’étape de formation des formateurs la semaine écoulée, cette nouvelle phase concerne les Coordonnateurs des élections à l’Extérieur, leurs assistants ainsi que les points focaux. Ces acteurs clés seront déployés sur trois continents, dans dix pays et quatorze centres de vote, pour encadrer le scrutin des Béninois vivant hors du territoire national. À travers cette initiative, la Céna entend consolider les compétences techniques et organisationnelles des agents, harmoniser les procédures et garantir un déroulement transparent et crédible des opérations électorales à l’international. Pascal Toffodji
Sensibilisation et plaidoyer en faveur de l’égalité de genre : L’Ong Arayaa touche la sensibilité des jeunes de Bohicon.
Le samedi 21 mars 2026, le terrain municipal Paulin Tomanaga de Bohicon s’est transformé en un espace de sensibilisation et de plaidoyer, à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme. L’Organisation non gouvernementale Arayaa, en partenariat avec India Health, y a déroulé son célèbre « Parcours de Justice et d’Égalité », une activité éducative et sportive qui a rassemblé près de 210 participants, dont 40 jeunes filles âgées de 14 à 24 ans autour du thème « Justices – Droits -Action ». Sous le regard attentif des autorités locales et des parents, les jeunes ont été invités à réfléchir et à agir autour des thématiques de l’égalité de genre, de l’accès aux droits et de la lutte contre les violences basées sur le genre. Pour la docteure Milène Holonou, médecin généraliste, activiste des droits à la santé sexuelle et reproductive et cheffe programme à l’Ong Arayya, cette initiative répond à une urgence. « Une étude récente démontre que le taux de violence basée sur le genre est très élevé dans le département du Zou. C’est pourquoi nous avons choisi Bohicon, afin que la relève soit assurée et que les mamans elles-mêmes s’impliquent dans ce combat. », a-t-elle précisé. Le message a trouvé un écho auprès des autorités locales. Djibril Calos Gbèdèyihoué, suppléant du chef d’arrondissement de Lissèzoun, a salué l’initiative. « Cette journée ne doit pas être réduite à des mots ou des fleurs. Elle doit être une conquête des droits. Je félicite Arayaa et j’encourage à poursuivre la sensibilisation, notamment dans les écoles et lieux d’apprentissage. » a-t-il suggéré. Au-delà des discours, les activités ludiques et sportives ont marqué les esprits. Emma Makambio, l’une des participantes, a retenu une leçon essentielle : « Dans la vie, on est plus fort ensemble. L’union fait la force. » Même enthousiasme chez Débora Agbohou également participante, qui a découvert pour la première fois ce type d’événement. « J’ai appris l’importance de l’entraide et de la coopération. C’était éducatif et joyeux. Je remercie Arayaa pour cette occasion. », a-t-elle apprécié. Euphrasie Akossi Lokonon, parent est aussi émue. Ayant été témoin de cette séance de sensibilisation, elle a salué l’initiative qui mérite d’être accompagné par les pouvoirs publics. Compte tenue de la pertinence des thématiques abordées, elle a exhorté les parents a encré dans l’éducation des enfants le concept de l’égalité en insistant sur l’aspect complémentaire de l’homme et la femme. Pour finir, elle a invité les enfants à la sagesse et au respect de leurs parents. Entre jeux collectifs, danses et moments de partage, l’ambiance était empreinte de convivialité et de solidarité. Les jeunes filles, accompagnées de leurs mères, ont vécu une expérience qui dépasse le simple cadre festif : un véritable apprentissage citoyen et une invitation à bâtir une société plus juste et égalitaire. C.Z
Tolérance zéro au travail des enfants : Le Bénin intensifie la lutte.
Dans le cadre de la deuxième édition de la campagne nationale « Tolérance zéro au travail des enfants », votre journal à faire un toure sur un chantier de construction à Parakou, au quartier Arafat pour s’imprégner de la situation du travail des enfants dans ce domaine d’activité. Lancée par le gouvernement béninois, cette initiative, portée par le ministère du travail et de la fonction publique et le ministère des affaires sociales et de la microfinance, avec l’appui de l’Unicef, vise à éradiquer le travail des enfants dans les secteurs à forte prévalence : mines et carrières, agriculture, marchés, chantiers de construction et activités de rue. A la descente de notre équipe de reportage, l’on a fait le constat de ce que les ouvriers présents sur le chantier étaient tous majeurs, conformément au code du travail et au code de l’enfant au Bénin. Edoh Affissou,chef maçon, explique : « Chez moi, la tranche d’âge ici est de 14 ans. Si les parents veulent que l’enfant commence l’apprentissage, à partir de 14 ou 15 ans, il peut. Mais avant, c’est impossible, notre travail est trop difficile. » confie-t-il. Il rappelle que l’apprentissage en maçonnerie dure en moyenne cinq ans, mais peut être réduit à quatre pour les plus habiles. Parmi les apprentis, Dominique Houédénou, 16 ans, raconte son parcours : « J’avais 15 ans avant de commencer. J’ai échoué à l’examen du Cm2 et mon père m’a orienté vers la maçonnerie. J’ai accepté et aujourd’hui je suis fier d’apprendre ce métier. » Son témoignage illustre la réalité de nombreux jeunes qui, faute de réussite scolaire, se tournent vers l’apprentissage. Pour les autorités, la place des enfants reste avant tout à l’école. La campagne « Tolérance zéro » entend sensibiliser les communautés, encadrer les pratiques d’apprentissage et sanctionner les dérives. L’objectif est clair : protéger les enfants contre l’exploitation et leur garantir un avenir fondé sur l’éducation et la formation qualifiante. C.Z
Formation des coordonnateurs d’arrondissement et de zone : Le calendrier de déploiement des équipes dans les Communes dévoilé.
Dans le cadre des préparatifs liés aux prochaines échéances, le calendrier officiel de passage des équipes chargées de la formation des acteurs de terrain est désormais connu. Cette opération vise spécifiquement les coordonnateurs d’arrondissement et de zone, leurs assistants ainsi que les points focaux communaux, acteurs clés du dispositif organisationnel sur le terrain. Selon les informations rendues publiques, les équipes sillonneront les différentes Communes suivant une programmation bien établie, afin d’assurer une formation homogène et efficace de tous les responsables concernés. L’objectif est clair : renforcer les capacités des encadreurs locaux pour garantir une meilleure coordination des activités et un déroulement optimal des opérations à venir. Ce déploiement progressif sur l’ensemble du territoire marque ainsi une étape importante dans la mise en œuvre du dispositif organisationnel, avec un accent particulier sur la rigueur, la proximité et l’efficacité. C.Z
Animation de vie politique au Bénin : Daniel Edah claque la porte des Démocrates.
Daniel Edah claque la porte des Démocrates
Célébration de l’Aïd El-Fitr à Bohicon : Ferdinand Bokossa appelle à préserver la paix.
Bohicon célèbre l’Aïd El-Fitr dans la ferveur et l’appel à la paix Le vendredi 20 mars 2026, la place Idi de Zakpo à Bohicon a vibré au rythme de la grande prière de l’Aïd El-Fitr, marquant la fin du mois sacré de Ramadan. Dans une atmosphère de ferveur religieuse et de fraternité, la communauté musulmane s’est rassemblée pour rendre grâce à Dieu et implorer ses bénédictions pour la paix, la santé et la prospérité du Bénin. Parmi les fidèles, la présence du maire de Bohicon, Ferdinand Yaou Bokossa, n’est pas passée inaperçue. Aux côtés de l’imam Idrissou Boukari, il a partagé ce moment de recueillement et de communion spirituelle. Les prières se sont élevées pour le pays, ses autorités, et notamment pour le Chef de l’État Patrice Talon, dans l’espoir d’un climat national apaisé. À l’issue de la prière, le maire a exprimé sa joie de participer à cette célébration et a lancé un appel fort à l’unité et à la responsabilité citoyenne : « Nous nous unissons avec l’imam pour appeler tout le peuple béninois, en particulier les Bohiconoises et les Bohiconois, à être les acteurs de la paix. Il faut cultiver chaque jour la paix, parce que sans la paix il n’y a pas de développement. » Il a également insisté sur la nécessité de préserver la sérénité à l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril, afin que Bohicon demeure une ville de paix. Le maire était accompagné d’une forte délégation composée du premier adjoint Pascal Blèmè, du deuxième adjoint Paul Adanou, du général Francis Awagbè Behanzin, ainsi que d’autres personnalités locales. Leur présence a renforcé le caractère solennel et rassembleur de cette célébration. C.Z
Présidentielle d’avril 2026 au Bénin : Romuald Wadagni lance sa vision « Plus Loin, Ensemble » pour le Bénin.
Le Palais des congrès de Cotonou a accueilli, le samedi 21 mars 2026, la présentation du projet de société du ministre d’État Romuald Wadagni, candidat de la mouvance à l’élection présidentielle du 12 avril prochain. Devant un public composé de personnalités politiques, d’acteurs sociaux et de citoyens curieux, l’ancien argentier du pays a exposé les grandes lignes de son programme baptisé « Plus Loin, Ensemble ». Dans son exposé, Romuald Wadagni a mis en avant des mesures concrètes touchant plusieurs secteurs : l’amélioration de l’accès aux soins et lutte contre l’extrême pauvreté, la proposition de salaires pour les artistes afin de valoriser leur contribution, dotation des Forces armées béninoises en matériels militaires de dernière génération, promotion d’un climat apaisé et renforcement des structures républicaines. Après avoir détaillé ses propositions, le candidat a tenu à rassurer les Béninois sur sa méthode de gouvernance : « Je suis votre argentier. Et vous avez vu comment j’ai géré votre argent. Si je deviens président, je vous promets de gérer le pays avec le même sérieux que j’ai pour gérer mon ministère. C’est ma marque de fabrique », a déclaré Romuald Wadagni, sous les applaudissements nourris de l’assistance. Avec cette présentation, le candidat de la mouvance ouvre officiellement le débat autour des projets de société. Face à lui, l’opposition conduite par Paul Hounkpè se prépare à défendre ses propres orientations. La campagne électorale s’annonce donc comme un affrontement d’idées et de visions pour l’avenir du Bénin. Pascal Toffodji
Présidentielle 2026 : Les Démocrates entre hésitations et tensions internes.
Hier dimanche 22 mars, le parti Les Démocrates s’est réuni au Chant d’Oiseau de Cotonou pour son conseil national ordinaire, convoqué dès 10h mais réellement lancé dans l’après-midi, aux alentours de 15h26. Une journée marquée par des retards, des allers-retours et une atmosphère d’incertitude. Initialement, les débats devaient porter sur trois options stratégiques face à la présidentielle du 12 avril 2026 : soutenir la candidature de Paul Hounkpè du parti Fcbe, rallier le candidat de la majorité présidentielle, Romuald Wadagni, ou appeler au boycott du scrutin. Le thème retenu pour guider les échanges était : « Attachés aux valeurs de démocratie, de justice et de liberté, redynamisons le parti pour redonner espoir au peuple ». Dans son discours d’ouverture, Éric Houndété, président par intérim, a dressé un tableau sombre : « Sans candidat aux élections présidentielles, sans élu à l’Assemblée nationale et sans possibilité d’avoir des élus communaux », a-t-il rappelé, soulignant les difficultés actuelles du parti.Mais très vite, l’ordre du jour a été bousculé. Plusieurs délégués ont exigé que soit abordée la question de la succession de Boni Yayi à la tête du parti. Deux camps se sont dessinés : celui de Houndété et celui d’Atchadé, révélant des tensions internes.Interrogé, Guy Mitokpè, qui venait d’annoncer sa démission, a évoqué « la fin d’un cycle » et laissé entendre que l’élection du nouveau président pourrait être tranchée à l’issue des travaux ou reportée.Pendant ce temps, les médias et les militants ont assisté à des débats houleux, parfois hors de la salle, témoignant des divisions persistantes.Au-delà des querelles internes, une question reste en suspens : quelle position adoptera Les Démocrates face à la présidentielle du 12 avril ? Soutien à Wadagni, à Hounkpè ou boycott ? Pour l’heure, aucune réponse définitive n’a été donnée. Pascal Toffodji
Journées Fifa mars 2026 : Le Bénin change d’adversaire.
Initialement programmé contre la Palestine, le match des Guépards du Bénin prévu le vendredi 27 mars prochain n’aura finalement pas lieu. La sélection palestinienne s’est retirée du tournoi « Capitale africaine du football », organisé au Maroc, invoquant des contraintes sécuritaires et logistiques. Face à ce désistement, les organisateurs ont rapidement réagi en trouvant un nouvel adversaire. Le Bénin affrontera désormais le Libéria, une équipe rendue disponible après le choix de la Mauritanie de se mesurer à l’Argentine. Le programme des Guépards pour cette fenêtre Fifa de mars est ainsi maintenu avec deux rencontres : le 27 mars face au Libéria, puis le 31 mars contre la Guinée. Ce réaménagement permet à la sélection béninoise de poursuivre sereinement sa préparation, dans un contexte où chaque match amical revêt une importance stratégique à l’approche des prochaines échéances internationales. Pascal Toffodji
Présidentielle d’avril 2026 au Bénin : Le duo Wadagni-Talata installe ses coordinations électorales dans le Zou.
Le vendredi 13 mars 2026, Covè et Abomey ont accueilli une étape clé de la préparation électorale : l’installation des coordinations de campagne du duo présidentiel Wadagni-Talata dans les 23ᵉ et 24ᵉ circonscriptions. La délégation de la direction nationale, constituée de Aké Bonaventure Natondé et de Luc Sètondji Atrokpo, a présidé les cérémonies, marquées par une forte mobilisation des partis de la majorité présidentielle : Union progressiste le renouveau, Bloc républicain et Moèle Bénin. À Covè, Aké Bonaventure Natondé a rappelé la mission assignée aux nouvelles équipes : structurer la campagne à tous les niveaux, des Communes aux arrondissements, afin de préparer efficacement le scrutin du 12 avril. Pour lui, cette installation constitue « l’acte 1 » d’une victoire attendue, avec un objectif clair : dépasser le taux de participation de 56 % enregistré lors des élections du 11 janvier. À Abomey, Luc Sètondji Atrokpo a insisté sur la nécessité d’un travail de proximité pour porter la participation de la 23ᵉ circonscription à 60 voire 70 %. Ses propos ont donné le ton d’une campagne axée sur la mobilisation massive et l’unité des forces politiques. Dans la 24ᵉ circonscription, Auguste Aïhunhin a été investi coordonnateur. Il s’est engagé à maintenir cette zone en tête au plan national en matière de participation. Dès le soir même, une réunion stratégique a été organisée pour définir les priorités. Dans la 23ᵉ, Gildas Agonkan a pris les commandes, mettant en avant l’union des trois grandes formations politiques derrière le duo. Pour lui, l’enjeu dépasse la simple victoire : il s’agit de renforcer la légitimité du candidat à travers un score élevé et une mobilisation sans faille. Au-delà des partis, les coordinations comptent sur les associations de développement et les mouvements locaux pour élargir la base de soutien. L’ambition affichée est de franchir la barre des 70 % de participation, symbole d’une campagne intense et structurée. À Covè comme à Abomey, l’ambiance était empreinte de solennité et d’énergie. Les installations traduisent une volonté de ratisser large. C.Z