Hier dimanche 22 mars, le parti Les Démocrates s’est réuni au Chant d’Oiseau de Cotonou pour son conseil national ordinaire, convoqué dès 10h mais réellement lancé dans l’après-midi, aux alentours de 15h26. Une journée marquée par des retards, des allers-retours et une atmosphère d’incertitude.
Initialement, les débats devaient porter sur trois options stratégiques face à la présidentielle du 12 avril 2026 : soutenir la candidature de Paul Hounkpè du parti Fcbe, rallier le candidat de la majorité présidentielle, Romuald Wadagni, ou appeler au boycott du scrutin. Le thème retenu pour guider les échanges était : « Attachés aux valeurs de démocratie, de justice et de liberté, redynamisons le parti pour redonner espoir au peuple ». Dans son discours d’ouverture, Éric Houndété, président par intérim, a dressé un tableau sombre : « Sans candidat aux élections présidentielles, sans élu à l’Assemblée nationale et sans possibilité d’avoir des élus communaux », a-t-il rappelé, soulignant les difficultés actuelles du parti.Mais très vite, l’ordre du jour a été bousculé. Plusieurs délégués ont exigé que soit abordée la question de la succession de Boni Yayi à la tête du parti. Deux camps se sont dessinés : celui de Houndété et celui d’Atchadé, révélant des tensions internes.Interrogé, Guy Mitokpè, qui venait d’annoncer sa démission, a évoqué « la fin d’un cycle » et laissé entendre que l’élection du nouveau président pourrait être tranchée à l’issue des travaux ou reportée.Pendant ce temps, les médias et les militants ont assisté à des débats houleux, parfois hors de la salle, témoignant des divisions persistantes.Au-delà des querelles internes, une question reste en suspens : quelle position adoptera Les Démocrates face à la présidentielle du 12 avril ? Soutien à Wadagni, à Hounkpè ou boycott ? Pour l’heure, aucune réponse définitive n’a été donnée.
Pascal Toffodji











