Comme il est de tradition, le président de la République a formulé ses vœux de Nouvel An à la Nation. Dans un message de plus de quatre minutes, Patrice Talon a d’abord témoigné toute sa gratitude au peuple béninois pour la confiance placée en sa personne en lui confiant la destinée du pays pour deux mandats. Alors que son séjour au Palais de la Marina s’achève en mai prochain, il défend son bilan et martèle que le Bénin a trouvé son chemin vers le progrès. Je voudrais exprimer à toutes les Béninoises et à tous les Béninois de l’intérieur et de l’extérieur, de tous les âges et de toutes conditions, ma reconnaissance infinie pour l’honneur et la confiance qu’ils m’ont fait en me confiant durant deux mandats successifs le destin, la direction de notre beau et grand pays. Je veux leur dire que j’ai pris et gardé, tout le long des deux mandats, la mesure de leur attente. Que j’ai donné le meilleur de moi-même, jour et nuit, avec bonne foi et abnégation, pour être à la hauteur de leur confiance. Je veux leur dire aussi que j’ai le regret de ne pas avoir tout réussi. Mais je veux surtout et davantage leur dire, alors que la fin de ma mission est toute proche, que j’ai la certitude qu’ensemble, nous avons accompli de grandes choses, dont certaines nous paraissaient même impossibles. Je veux enfin leur dire que surtout, notre état d’esprit a considérablement changé. Que désormais, plus rien ne nous est impossible. Que le Bénin a véritablement et définitivement trouvé son chemin pour se développer enfin et offrir peu à peu à chacun le bien-être légitimement attendu et qui est de plus en plus espéré, mais qui est désormais à notre portée. Le développement, le bien-être attendu depuis tant de temps par tous, il est désormais à notre portée et nous cheminons chaque jour ensemble pour le conquérir. Bientôt, de nouveaux conseils communaux prendront le relais dans nos communes. Une nouvelle législature succédera à la présente ici, à Porto-Novo. Un nouveau président de la République prendra le règne du Bénin Tous ces changements qui s’annoncent matérialisent la dynamique de la vie et sont le symbole du renouvellement inéluctable, gage d’espérance et de progrès. Les élections générales, qui à cet effet se préparent, seront paisibles et sereines parce que chacun, quelle que soit son appréciation et son appartenance, aura compris que le seul véritable enjeu, c’est le Bénin. Je voudrais dire à tous, aux Béninois et aux Béninoises, de l’intérieur et de l’extérieur, que nous n’avons aucune raison de craindre l’avenir. Je veux leur dire que nous avons trouvé notre chemin. Je veux le répéter. Je veux leur demander de faire confiance au Bénin, de faire confiance aux générations successives désormais actives pour notre bien commun, pour notre développement. Je veux leur dire, n’ayons aucune crainte. L’âme du Bénin veillera et le meilleur est à venir. Tels sont ma prière et mon vœu pour l’année 2026, pleine d’allégresse et de réussite pour le Bénin. Puisse-t-elle apporter à chacun et à chacune la bonne santé, la prospérité, la patience, le patriotisme, l’amour de soi et de l’autre, ainsi que la joie de vivre. La Rédaction
Crime abject dans l’Atlantique : Un conseiller local aux arrêts pour agression sexuelle sur une fillette.
La Commune de Toffo est secouée par une affaire de violence sexuelle impliquant une enfant. À Apkè, une écolière de 8 ans affirme avoir été victime d’une atteinte sexuelle. L’homme mis en cause, âgé de 45 ans, conseiller local et cultivateur, est soupçonné d’avoir commis les faits dans ce village du département de l’Atlantique. Alertées, les autorités policières ont procédé à son interpellation. Depuis le 31 décembre 2025, il est placé en garde à vue au commissariat de Houègbo, où il a déjà passé 48 heures. Selon des proches de la famille, l’enfant présente des signes de choc physique et psychologique, bien que les détails n’aient pas été précisés. Du côté de l’entourage du suspect, certains contestent les accusations et affirment que les éléments avancés doivent encore être confirmés. L’homme sera présenté au procureur de la République le lundi 5 janvier 2025. La décision de la police d’agir, validée par le parquet, témoigne néanmoins de l’existence d’indices jugés suffisamment sérieux à ce stade de la procédure. Cette affaire suscite une profonde tristesse et une vive inquiétude. Elle met en lumière la vulnérabilité des mineurs face aux violences sexuelles et rappelle l’impérieuse nécessité de justice, dans le respect de la présomption d’innocence et de la douleur des familles concernées. Pascal Toffodji
Après sa capture au Venezuela : Nicolas Maduro a foulé le sol américain.
Exfiltrés du Venezuela par les Américains lors d’une opération militaire menée dans la nuit du vendredi à samedi 03 janvier 2026, Nicolas Maduro et son épouse sont sur le sol américain. Le président vénézuélien Nicolas Maduro a été enlevé par les forces spéciales américaines. Extradé, il a atterri sur le sol américain après son exfiltration et sa capture, selon les médias américains, dont Cnn et le New York Times, et des images de l’AFP le montrant sortant d’un avion sous escorte à l’aéroport Stewart International, au nord de New York. Il devait ensuite être conduit à New York par hélicoptère, où il est inculpé pour trafic de drogue. Nicolas Maduro avait été extradé dans un navire dans un premier temps. Donald Trump avait posté une photo du dirigeant, qui apparaissait debout et vêtu d’un survêtement gris clair, les oreilles recouvertes de ce qui semblait être un casque antibruit. Les Etats-Unis ont mené dans la nuit de vendredi à samedi une série d’attaques aériennes sans précédent sur le Venezuela et Donald Trump a annoncé que ses forces avaient « capturé et exfiltré » son homologue vénézuélien. Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a ajouté que Nicolas Maduro et sa femme vont être jugés par un tribunal fédéral de New York pour conspiration narcoterroriste. Donald Trump a également annoncé que le Etats-Unis comptent « diriger » le Venezuela jusqu’à une « transition sûre » et exploiter ses réserves de pétrole C.Z Agression des Etats-Unis contre le Venezuela La Russie condamne et extrêmement alarmée La Russie a réagi à ce qu’elle a qualifié d’une « agression inquiétante et condamnable » des États-Unis au Venezuela. « Ce matin, les États-Unis ont commis un acte d’agression armée contre le Venezuela. Ceci est profondément inquiétant et condamnable », a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Condamnant ainsi l’attaque militaire américaine contre le Venezuela, la Russie estime que « l’hostilité idéologique » avait prévalu sur la diplomatie. La Russie demande des éclaircissements « immédiats » sur la situation du président Nicolas Maduro et se dit « extrêmement alarmée » par les informations indiquant qu’il a été « emmené de force » hors du pays. Aussi, l’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a également condamné « fermement l’attaque militaire américaine ». L’Iran dénonce « l’agression illégale des États-Unis ».L’Union européenne a également réagi via sa cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas. Elle a appelé à la « retenue » et au respect du droit international au Venezuela. Elle assure avoir échangé par téléphone avec le secrétaire d’État américain, Marco Rubio. À ce dernier elle a fait remarquer que l’UE contestait la légitimité démocratique de Nicolas Maduro tout en relevant qu’ « en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés ». Pascal Toffodji Venezuela La Cour suprême approuve l’intérim de Delcy Rodriguez La Cour suprême du Venezuela a ordonné, le samedi 3 janvier 2026, à la vice-présidente du pays, Delcy Rodriguez, d’assurer l’intérim du pouvoir après l’enlèvement du président Nicolas Maduro par les Etats-Unis. Peu de temps après l’opération militaire américaine, cette figure-clé du régime Maduro avait exigé la libération du dirigeant socialiste, le qualifiant d’« unique président du Venezuela », avant d’assurer que son pays «ne sera la colonie de personne ». Qui est Delcy Rodriguez ? Jusque-là vice-présidente, cette avocate, diplômée de l’université centrale du Venezuela, a gravi rapidement les échelons politiques au cours de la dernière décennie. Elle a occupé le poste de ministre de la communication et de l’information entre 2013 et 2014, puis celui des affaires étrangères, de 2014 à 2017. Agée de 56 ans, Delcy Rodriguez est la fille du guérillero d’extrême gauche Jorge Antonio Rodriguez, fondateur du parti révolutionnaire Liga Socialista dans les années 1970. Son frère, Jorge Rodriguez, est le président de l’Assemblée nationale. En 2017, elle devient présidente de l’Assemblée constituante progouvernementale qui a élargi les pouvoirs de Nicolas Maduro, avant d’être nommée vice-présidente en juin 2018. En 2017, Nicolas Maduro la qualifiait de « tigresse » pour sa défense acharnée du gouvernement socialiste. Donald Trump a affirmé, lors d’une conférence de presse, que Delcy Rodriguez avait assuré au secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, qu’elle était prête à coopérer avec les Etats-Unis après la capture de Nicolas Maduro. Quel va être le rôle de Delcy Rodriguez dans les semaines à venir, et quelles sont ses marges de manœuvre au Venezuela? Ces questions restent ouvertes alors que Donald Trump a rapidement déclaré que les Etats-Unis allaient « diriger le pays jusqu’à ce qu’ils puissent effectuer une transition sûre, appropriée et judicieuse ». C.Z
Marché Dantokpa : Les opérations de délocalisation annoncées pour ce jour.
L’heure a enfin sonnée pour la délocalisation du marché international de Dantokpa. Les commerçants de ce haut lieu des transactions économiques et financières vont rejoindre les infrastructures modernes construites pour leur relocalisation. Selon l’annonce faite par la Direction générale (Dg) de l’Agence nationale de gestion des marchés (Anagem), les opérations durent du 5 au 15 janvier 2026. «Le gouvernement a décidé de laisser les acteurs vendre pendant la période des fêtes à leur site actuel, donc à Dantokpa. Au lendemain des fêtes, donc à partir du 5 janvier, nous allons commencer le déménagement réel de marché de Dantokpa et ce sur dix jours » a confirmé la Directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés (Anagem). Ce déménagement, précise d’Eunice Loiselle Kinifo, s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation du paysage commercial béninois. Plusieurs marchés modernes sont déjà en service à Cotonou et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, notamment à Parakou, Cococodji, Abomey et Porto-Novo. En effet, longtemps sujet à débats depuis son annonce par le président Patrice Talon en 2018, le projet de relocalisation de Dantokpa suscite encore craintes et résistances. Pour y répondre, l’Anagem a privilégié une démarche fondée sur le dialogue, la transparence et l’implication des acteurs du marché. « Nous travaillons avec les acteurs, nous ne décidons pas seuls dans nos bureaux. C’est ensemble que nous définissons la stratégie d’installation » a souligné il y a quelques mois, la directrice générale, évoquant une adhésion aujourd’hui largement consolidée. Selon Eunice Loiselle Kinifo le plan de déménagement consensuel établi sera mis en œuvre en deux phases. « Le calendrier est désormais clairement établi. Le transfert des commerçants débutera le 5 janvier et s’étendra jusqu’au 15 janvier, couvrant l’ensemble des secteurs d’activité, alimentaires comme non alimentaires. À l’issue de cette période, les deux nouveaux pôles seront officiellement opérationnels » a précisé la Dg/Anadem. Le 15 janvier marquera ainsi une étape majeure avec l’ouverture officielle du pôle agroalimentaire du Grand Nokoué et du pôle commercial Général Mathieu Kérékou. Une séquence historique pour le commerce national, appelée à redéfinir durablement les conditions d’exercice des activités marchandes dans le Grand Nokoué. C.Z
Opération policière d’envergure à Parakou
410 interpellations dans le Borgou Le vendredi 2 janvier 2026, la cité des Koubourou, à Parakou, a été le théâtre d’une opération policière d’une ampleur exceptionnelle. La police républicaine est intervenue sur un site de rassemblement organisé sans autorisation municipale ni cadre légal, où plus d’un millier de personnes s’étaient réunies. Selon des sources concordantes, l’événement prenait la forme d’un festival clandestin. Des informations faisaient état de la présence de présumés cybercriminels et de trafiquants de chanvre indien parmi les participants. Alertées, les forces de l’ordre ont rapidement encerclé le site et procédé à 410 interpellations, dont 7 organisateurset 403 participants. Parmi les personnes arrêtées figurent une vingtaine de mineures. Les constatations ont révélé la saisie de boulettes de chanvre indien, de seringues destinées à l’injection de substances psychotropes, ainsi qu’une importante quantité de comprimés de tramadol et d’autres stupéfiants. Les individus interpellés ont été placés en garde à vue pour divers motifs :consommation et trafic de produits psychotropes,débauche de mineurs,faits liés à la cybercriminalité,organisation d’un rassemblement sans autorisation.En parallèle, la police a saisi plusieurs dizaines de motos et plus de 300 téléphones portables, désormais placés sous scellés et soumis à des analyses techniques.La procédure judiciaire suit son cours. Les dossiers devraient être transmis au procureur de la République dans les prochains jours. À Parakou, l’écho de cette opération résonne encore, laissant une communauté sous le choc et dans un silence lourd de conséquences. Le Directeur départementale de la police républicaine relevé de ses fonctions Le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique annonce des mesures après une opération d’arrestation de masse par la police républicaine à Parakou. Dans un communiqué diffusé hier dimanche 4 janvier 2026, le ministre Alassane Seidou a indiqué que l’opération policière visait à prévenir des désordres susceptibles de porter atteinte à la tranquillité publique. Le communiqué relève que l’intervention, menée a malheureusement tourné mal. «Il m’a été donné de constater qu’une opération de Police […] a malheureusement donné lieu à une bavure qui a occasionné des désagréments à de nombreuses personnes », précise le communiqué. « Face à cette situation, indique le ministre, la police républicaine a exprimé ses regrets et présenté ses excuses aux personnes innocentes à qui ladite opération a ainsi fait du tort. » « En raison de la gravité des incidents signalés, le Directeur départemental de la police républicaine du Borgou a été relevé de ses fonctions », informe le ministre dans son communiqué. Le ministre exhorte les citoyens à poursuivre leurs activités librement, dans le respect de la loi Pascal Toffodji
Rétrospectif des évènements politiques marquant le Bénin 2025 : Entre instabilité, justice et réforme institutionnelle.
L’année 2025 s’inscrit comme une période particulièrement dense dans l’histoire récente du Bénin. Entre décisions judiciaires majeures et évolutions institutionnelles, l’actualité nationale a été rythmée par plusieurs événements politiques. Retour sur quelques faits marquants qui ont façonné la vie politique du pays au cours des douze derniers mois. L’année débute 2025 avait pris son envol avec le procès de Olivier Boko et Oswald Homeky. Arrêtés fin septembre 2024 et accusés de tentative de coup d’État, ces deux figures proches du pouvoir ont comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) du 21 au 30 janvier. L’homme d’affaires influent, longtemps considéré comme un fidèle des fidèles du président Patrice Talon, et l’ancien ministre des sports sont accusés d’avoir voulu corrompre le commandant de la Garde républicaine, Djimon Dieudonné Tévoédjrè, avec 1,5 milliard de F Cfa pour perpétrer un putsch le 27 septembre 2024. Le procès s’est déroulé sans avocat après le retrait de la défense contestant la composition du tribunal. Le 30 janvier, le verdict tombe : 20 ans de réclusion criminelle pour complot contre l’autorité de l’État et corruption d’agent public. Les condamnés doivent également verser 60 milliards de F Cfa de dommages et intérêts à l’État béninois, conjointement avec Rock Nieri, beau-frère de Boko en fuite. Olivier Boko a clamé son innocence lors du procès, déclarant que les accusations reposaient sur des « déductions ». Cette affaire survient à quelques mois de la fin du second mandat de Patrice Talon qui doit s’achever en 2026. Désignation des dus de candidats des partis politique à l’élection présidentielle La vacance gouvernementale a été mise à profit pour peaufiner la désignation le duo de candidats de la mouvance présidentielle. Nous sommes en septembre 2025. Romuald Wadagni a été donc présenté comme le candidat de la mouvance à la prochaine élection présidentielle. Sa désignation est intervenue à la suite d’une rencontre entre le président Patrice Talon et les responsables des deux blocs soutenant les actions du gouvernement, notamment Joseph Djogbénou, de l’Union progressiste le renouveau et Abdoulaye Bio Tchané du Bloc républicain. Une rencontre marquée par la recherche de l’unité et du consensus avant même que la décision ne soit rendue publique. Et pour qui connaît Romuald Wadagni, ce choix n’a rien de surprenant selon les acteurs politiques. Au sein du principal de l’opposition Les Démocrates, l’heure n’est pas à la désignation de candidat mais plutôt au retrait des fiches de parrainage. Ils se sont rendus au siège de la commission électorale nationale autonome Céna par un moyen de transport en commun pour retirer leurs fiches de parrainage, étape indispensable dans la course à la magistrature suprême. Plusieurs personnalités dont le président de l’Assemblée nationale sont entrées en possession de leur précieux sésame. L’organisation mise en place par la Céna démontre comment elle s’est préparée pour que les élections se fassent dans la transparence totale, parce que tout est numérisé, et que tout se passe très bien, dans la paix et dans la quiétude, quand les élections seront là. Dans le cadre des préparatifs des échéances électorales, la Direction générale des impôts a décidé de mettre en service une plateforme numérique de demande de quitus fiscale. Du côté de l’opposition, cette décision fait réagir le parti, Les Démocrates, dans un communiqué, s’est inquiété d’un possible conflit d’intérêts lié au maintien du ministre d’Etat Romuald Wadagni, à son poste. Il justifie sa position par une possible influence de ce dernier sur la Direction générale des impôts, structure en charge de la délivrance des quitus fiscaux. Le parti considère donc qu’il serait logique que Romuald Wadagni quitte ses fonctions afin de garantir la transparence du processus électoral. Pendant ce temps, la suspension de l’ancien ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, Samou Séïdou Adambi, au sein du Bloc a été levée. Selon des sources proches du parti, l’acte de réhabilitation est intervenu, mais enfin à une période d’éloignement politique pour cette figure de premier plan de la mouvance présidentielle. Samou Séïdou Adambi retrouve ainsi, ses droits et prérogatives au sein de sa famille politique. Pour rappel, l’ancien ministre avait été suspendu dans un contexte marqué par des divergences internes. Le parti Les Démocrates a lancé le processus de désignation de ces candidats. C’était à la faveur d’une réunion tenue mardi 23 septembre à son siège à Cotonou que la coordination nationale du Parti d’opposition a mis sur pied deux structures à cet effet. La principale est le Comité national de candidature composé de 15 membres. Le comité a pour mission de lancer un appel à candidature précisant les critères d’éligibilité et les modalités de participation. Dans la foulée, le président du mouvement politique ‘’Nous le ferons’’, Daniel Edah, a rejoint officiellement le parti Les Démocrates. Il a annoncé sa décision jeudi 25 décembre à Cotonou à l’issue d’une rencontre avec l’ancien chef de l’État, Boni Yayi, président du parti. Haut fonctionnaire et consultant international, Daniel Edah a réaffirmé son attachement aux valeurs démocratiques qui, selon lui, justifient ce choix. Dans le même temps, les partis Union progressiste le renouveau, le Bloc républicain et la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) sont désormais liés par deux accords de gouvernance et de coalition parlementaire dans le cadre des élections générales de 2026. Ainsi, ces trois partis politiques signataires de ces accords s’offrent la possibilité de cumuler le score au cas où ils n’obtiennent pas le taux de 20% des suffrages exprimés par circonscription électorale. Mais dans l’opinion publique, cette collaboration est vue comme contraire à l’éthique politique principale raison avancée, l’appartenance à la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) à l’opposition contrairement aux deux autres blocs de la mouvance. Mais pour le responsable du parti Fcbe, cette alliance s’explique par plusieurs raisons. Révision constitutionnelle: une refonte majeure des institutions Dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025, l’Assemblée nationale adopte une révision de la Constitution du 11 décembre 1990, au terme d’une séance plénière. Le texte, voté à une large majorité, introduit plusieurs changements institutionnels, notamment l’allongement de la durée des mandats électifs, l’harmonisation des calendriers électoraux et la création d’un Parlement bicaméral avec l’institution d’un Sénat. Ce projet, défendu par
Sami Trabelsi coach Tunisien avant la dernière prestation de ses poulains : « Le mali est une formation solide ».
Le sélectionneur de l’équipe nationale de Tunisie, Sami Trabelsi, s’est exprimé au sujet de la rencontre des huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) face au Mali, le samedi 03 janvier 2026, au Maroc. Les Aigles maliens ont décroché leur qualification pour la phase à élimination directe en terminant deuxièmes du groupe A avec trois points, tandis que les Aigles de Carthage ont validé leur billet en se classant deuxièmes du groupe C avec quatre unités. La sélection tunisienne a terminé à cinq points du leader nigérian, après avoir enregistré une victoire, un match nul et une défaite. Les Nord-Africains ont inscrit six buts et en ont concédé cinq. De son côté, le Mali a marqué deux buts et en a encaissé autant. Le parcours de la Tunisie a débuté par une victoire 3-1 face à l’Ouganda, avant une défaite 3-2 contre les Super Eagles du Nigeria, puis un match nul 1-1 face à la Tanzanie. Les Aigles maliens, quant à eux, ont entamé leur campagne par un nul 1-1 contre la Zambie, suivi d’un autre match nul sur le même score face au pays hôte, le Maroc, avant de faire jeu égal (0-0) avec les Comores. « Le Mali est une grande équipe de football, avec des joueurs de très grande qualité. C’est une formation solide, aussi bien sur le plan technique que physique », a confié Sami Trabelsi. Pour le sélectionneur des Aigles de Carthage, ce type de match se joue souvent sur de petits détails qu’il faut savoir exploiter. « Il pourrait s’agir d’une rencontre fermée, avec peu d’occasions, et nous devrons faire preuve d’efficacité, car c’est la clé pour remporter ce match. Nous avons vu l’équipe nationale du Mali concéder trois matches nuls et réaliser une prestation de haut niveau face au Maroc. De notre côté, nous devons gagner en constance, ne pas nous précipiter et tirer le meilleur parti des opportunités qui se présenteront au cours de la rencontre. » C.Z
Duel Bénin-Egypte : Deux cadres incertains.
Le Bénin, dans le cadre des huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can 2025), va croiser l’Egypte, ce lundi 05 janvier 2026. À quelques heures de cette rencontre à enjeux multiples, la sélection béninoise retient son souffle concernant l’état de santé de deux cadres de l’équipe. Touché par un état grippal lors du séjour des Guépards à Benslimane, le capitaine Steve Mounié avait pourtant réussi à se rétablir et à retrouver une bonne condition physique. Ce rétablissement lui a permis de prendre part aux rencontres Bénin – Botswana puis Sénégal – Bénin. Toutefois, dans la soirée ayant suivi ce dernier match, l’attaquant a de nouveau présenté un état fébrile. Ne se sentant pas au meilleur de sa forme, Steve Mounié a été soumis à une série d’examens médicaux afin d’évaluer précisément sa situation. À ce stade, sa participation au huitième de finale face à l’Égypte reste incertaine, en attendant les conclusions du staff médical. Par ailleurs, une autre inquiétude concerne David Kiki. Le latéral expérimenté s’est blessé au mollet à l’entraînement et demeure lui aussi incertain pour ce rendez-vous décisif. Le staff technique des Guépards devrait communiquer dans les prochaines heures sur l’évolution de ces deux dossiers, alors que le Bénin se prépare à affronter l’Égypte dans un match à fort enjeu pour la suite de la Can 2025. La Fbf dope le moral des Guépards par une promesse Le président de la Fédération béninoise de football, au regard de l’enjeu que constitue le duel Bénin vs Egypte, a décidé de motiver sa troupe avant le match compte pour les huitièmes de finale. Une prime exceptionnelle de 300 000 euros (environ 196,7 millions de F Cfa) a été promise aux joueurs en cas de qualification pour les quarts de finale. Cette annonce place les Guépards dans des conditions optimales, transformant cet objectif sportif en un véritable défi historique soutenu par un engagement financier sans précédent. L’enjeu est désormais de taille pour le face-à-face crucial contre l’Égypte. Galvanisés par cette motivation supplémentaire, les hommes du sélectionneur Gernot Rohr devront livrer une performance héroïque en huitièmes de finale pour écarter les Pharaons. C.Z
Congo Brazzaville : Denis Sassou Nguesso à nouveau candidat à la présidentielle.
Au Congo-Brazzaville, le Parti congolais du travail (PCT) a officiellement désigné Denis Sassou Nguesso comme son candidat à l’élection présidentielle prévue du 22 mars 2026. La décision a été prise dans la soirée du lundi 30 décembre, à l’issue du sixième congrès ordinaire du parti, qui a réuni près de 3 000 délégués. Présidentielle au Congo-Brazzaville : Denis Sassou Nguesso investi par son parti Denis Sassou Nguesso brigue à nouveau un autre mandat au Congo-Brazzaville. Âgé de 82 ans et cumulant plus de quatre décennies à la tête du pays, le chef de l’État sortant a été investi à l’unanimité par les congressistes. Sans véritable suspense, cette désignation prolonge la domination politique du Pct, au pouvoir depuis plusieurs décennies. Pour les partisans du président, ce choix s’impose en effet comme une évidence. Plusieurs congressistes ont d’ailleurs salué le rôle de Denis Sassou Nguesso dans la stabilité du pays. « C’est le garant de la paix et de la cohésion nationale », estime Christ Dufort Mambiki Bakissi, délégué au congrès, qui affirme ne voir aucune alternative crédible à l’actuel chef de l’État pour diriger le Congo. Un discours que rejette cependant l’opposition avec ce qu’on peut clairement traduire par de la fermeté. Clément Mierassa, figure critique du régime, dénonce par exemple, une confiscation durable du pouvoir par le Pct. Selon lui, les conditions d’une élection libre et transparente ne sont pas réunies. « Je dis que c’est un moment triste pour le Congo. Nous sommes dans le reniement de la constitution », a-t-il déploré. Denis Sassou Nguesso avec plus 40 ans à la tête du Congo-Brazzaville. Ce pays d’Afrique centrale connu pour sa richesse en pétrole, Denis Sassou Nguesso, âgé de 82 ans, a imposé sa suprématie sous le régime du parti unique de 1979 à 1992. C’est d’ailleurs lui qui a dirigé ce régime avant d’être battu lors des premières élections pluralistes par Pascal Lissouba. Il est revenu ensuite au pouvoir en 1997 à la faveur d’une guerre civile, puis a été élu en 2002 et réélu en 2009. En 2015, le candidat à la présidentielle du 22 mars 2026, a fait modifier la Constitution pour supprimer la limitation à deux mandats présidentiels. Va-t-il manquer sa réélection à la tête du pays ? Certainement pas, au regard de l’issue de ses précédentes victoires, pourtant contestées par l’opposition. Pascal Toffodji
Fête de de fin d’année : La police en croisade contre les pétards.
La Police républicaine et les services compétents ont procédé en cette période des fêtes de fin d’année, à la saisie de plus d’une tonne de pétards dans plusieurs villes du pays. Le commissaire major Eric Orou Yerima, donne quelques précisions. Pas de pétards dans nos communes en cette période des fêtes de fin d’année. C’est la mission que les agents de la police républicaine se sont donnée dans les communes du Bénin. En effet, dans le cadre d’une opération nationale, Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo et Parakou ont été les principaux points de saisie, apprend le porte-parole de la police. Plus d’une tonne de pétards et autres engins pyrotechniques, souvent vendus illégalement, ont été retirés de la circulation, précise notamment le Commissaire major Eric Yérima. Il a indiqué que la présente opération est en application du décret interministériel n°2022-301 portant règlementation du bruit en République du Bénin. « L’opération est encore en cours dans le Grand Nokoué et à Parakou et va se poursuivre », informe le Commissaire major. D’après ses propos cités par ailleurs par Bip Radio, ces produits peuvent provoquer des nuisances sonores importantes et représenter un réel danger, surtout pour les enfants et les personnes vulnérables. Ce que disent les textes sur la règlementation du bruit au Bénin La commercialisation et l’usage des pétards restent interdits au Bénin, et les contrevenants s’exposent à des sanctions allant de la confiscation à des poursuites judiciaires. C’est une mesure qui est conséquemment encadrée par l’arrêté interministériel n°0053/Mspc/Minarm/Mef et le décret n°2022-301. L’article 13 de la présente loi stipule notamment : « sur les voies publiques, les voies privées accessibles au public, les espaces publics , y compris les parkings, sont interdits les bruits dont l’intensité, la durée, le caractère agressif ou répétitif quel qu’en soit la provenance, excède la norme fixée notamment ceux produits par (…) l’utilisation des pétards ou autres pièces d’artifices, ndlr » Par conséquent, la police et les services de sécurité invitent les citoyens à faire preuve de vigilance et à privilégier des célébrations plus sûres. L’objectif, précise-t-elle est d’assurer des fêtes de fin d’année paisibles et respectueuses de l’environnement sonore pour tous. Pascal Toffodji