Le Bénin devrait maintenir une croissance économique vigoureuse, estimée à 7,1% en moyenne sur la période 2025-2027, selon un rapport de la Banque mondiale. La performance du Bénin, soutenue par le dynamisme de l’agriculture et de l’industrie, place le pays parmi les économies les plus résilientes d’Afrique de l’Ouest. En 2024, le Bénin a atteint un pic de croissance de 7,5%, le plus haut depuis 1990, grâce à la vitalité des secteurs des services et de l’industrie. Cependant, cette trajectoire positive est menacée par une instabilité croissante dans la région. Une récente attaque transfrontalière dans le nord du Bénin, attribuée à des groupes armés non identifiés, a ravivé les inquiétudes sur la sécurité et ses impacts potentiels sur le commerce régional. Malgré ces défis, la Banque mondiale note que l’économie béninoise reste robuste face aux incertitudes du commerce mondial et aux tensions avec les pays voisins. La stabilité des prix et une inflation modérée devraient contribuer à réduire le taux de pauvreté, projeté à 22,3% d’ici 2027. Les réformes économiques, les investissements dans les infrastructures et la modernisation agricole continuent de porter leurs fruits, renforçant la résilience du Bénin. Toutefois, les autorités doivent intensifier leurs efforts pour sécuriser les zones frontalières et stabiliser les relations commerciales régionales afin de préserver ces acquis. Le Bénin se distingue par sa capacité à concilier croissance économique et progrès social dans un contexte régional complexe. En poursuivant ses politiques de diversification et de renforcement de la sécurité, le pays pourrait consolider sa position comme un moteur économique de la sous-région, tout en relevant les défis sécuritaires et commerciaux.
Parakou : un gérant de dépôt SOBEBRA disparaît avec 7 millions et laisse une lettre étonnante
À Parakou, un gérant de dépôt SOBEBRA s’est volatilisé avec une somme de 7 millions de francs CFA qu’il devait déposer à la banque, rapportent des sources locales relayées par Fraternité FM. Plutôt qu’un bordereau de versement, son employeur a découvert une note manuscrite laissée sur les lieux. Dans cette lettre du moins surprenante, l’employé évoque une « opportunité de voyage » qui se serait présentée à lui de manière inopinée. Il affirme qu’il reviendra dans deux ans pour rembourser la somme détournée et prie son patron de ne pas lui en vouloir. Une justification aussi audacieuse qu’inattendue. Le gérant a préféré l’aventure à la loyauté, abandonnant ses responsabilités et plongeant l’entreprise dans une situation délicate. D’ici un éventuel retour, le propriétaire du dépôt doit désormais gérer une trésorerie amputée et les conséquences désastreuses quand on sait que la plupart des commerçants sont des clients des systèmes financiers décentralisés ou des banques. Parfait FOLLY
Burkina Faso – Tchad : une alliance pour un secteur minier responsable
Yacouba Zabré Gouba, ministre burkinabè de l’Énergie, des Mines et des Carrières, a accueilli, le 17 juillet 2025, une délégation tchadienne conduite par Ndolenodji Alixe Naimbaye, ministre du Pétrole, des Mines et de la Géologie. Cette rencontre vise à consolider la coopération bilatérale à travers un protocole d’entente centré sur le partage d’expertises dans le secteur minier. Les deux nations ambitionnent de développer un secteur minier transparent et durable, au service du progrès économique et social. Les échanges ont couvert des axes stratégiques : la cartographie géologique, l’analyse des minerais, la gestion responsable des ressources et la modernisation des cadastres miniers. Le Tchad, en pleine révision de son code minier, s’appuie sur l’expérience du Burkina Faso, qui a achevé sa réforme en juillet 2024. Ce partenariat témoigne de l’engagement des deux pays à valoriser leurs ressources minières tout en respectant des standards environnementaux et sociaux. Cette initiative pourrait inspirer d’autres pays africains à collaborer pour un secteur minier plus équitable et durable, renforçant ainsi l’intégration régionale.
Coupe UFOA-B U20: le Bénin a fini sa course dans le mur
La formation sportive U20 du Bénin ne peut plus continuer de l’autre côté du Ghana. Et pour cause. Le miracle qu’elle espérait ne s’est plus produit. Après la claque d’entrée reçue face au Nigeria, les Guépards U20 trébuchent une seconde fois devant Ghana, le pays organisateur. Deux matchs livrés et deux défaites. Cette performance insuffisante a obligé les poulains de Raymond Tchayé à revenir au bercail un peu plus tôt que prévu. Le Ghana, pays organisateur a obtenu son billet pour le second tour de la coupe Ufoa-B U20. Face au Bénin, même en infériorité numérique, les Blacks satellites ont décroché les trois points en battant les Guépards sur le score de 1-0. Alors que le point du nul suffisait aux U20 ghanéens, ils ont fait mieux en s’imposant grâce à un but de Blesse Ege à la 52ème minute. Cette deuxième défaite d’affilée vient mettre fin au parcours du Bénin dans ce tournoi. Deux matchs, deux défaites… Du point de vue contenu, selon les observateurs avertis du football, il n’y a avait rien de convainquant. La différence de niveau était déjà constatée dès le premier match face à leurs homologues du Nigeria. Pour son premier véritable test, le sélectionneur des U20, Raymond Tchayé, est donc passé à côté de l’essentiel. Entre les beaux discours et les réalités du terrain, il y a un fossé abyssal.C.Z
Secteur sanitaire au Bénin: six décrets pour dynamiser trois ordres professionnels
En sa séance hebdomadaire du mercredi 16 juillet 2025, le Conseil des ministres a pris d’importantes résolutions. Parmi elles, six décrets ont été pris pour règlementer les attributions, l’organisation, le fonctionnement et le régime électoral de l’Ordre national des Pharmaciens, de l’Ordre national des Médecins et de l’Ordre national des Chirurgiens-dentistes. Au Bénin, les attributions, l’organisation, le fonctionnement et le régime électoral de l’Ordre national des pharmaciens, de l’Ordre national des Médecins et de l’Ordre national des Chirurgiens-dentistes sont désormais mieux réglementés. A l’occasion de la session du Conseil des ministres d’avant-hier, six décrets ont été pris dans ce sens. Ces textes visent à définir clairement les attributions de chaque ordre, en conformité avec les évolutions du système de santé et les exigences d’une gouvernance performante. La règlementation a également pour objectif de renforcer le rôle de ces organes en matière de régulation de l’exercice des activités professionnelles, avec pour centre d’intérêt, la qualité des soins, le respect de l’éthique et de la déontologie. Les décrets consacrent aussi une meilleure définition des règles électorales aux fins de garantir leur transparence et leur crédibilité. Y sont abordées, les questions se rapportant à la composition des conseils nationaux et régionaux, aux modalités de candidature, d’éligibilité, de vote, de durée des mandats et de renouvellement des instances.C.Z
Formation spécialisée sur les techniques de cassation: vers l’unification de la jurisprudence
Les membres de la Chambre judiciaire et du Parquet général de la Cour suprême du Bénin participent, à une formation spécialisée sur les techniques de cassation. La session, organisée dans les locaux de la haute juridiction à Porto-Novo, a pris fin, hier jeudi 17 juillet 2025. Cette session de recyclage vise à renforcer les compétences des magistrats béninois en matière de raisonnement juridique et de rédaction d’arrêts. Placée sous la coupole de Maud Fouquet, conseillère référendaire à la chambre criminelle de la Cour de cassation en France, elle leur offre une immersion dans les exigences et la rigueur propres au juge de cassation. A l’ouverture, de cette rencontre de haut niveau, le président de la Cour suprême du Bénin, Victor Dassi Adossou, a souligné l’importance cruciale de cette démarche. Selon lui, elle s’inscrit dans la volonté de rendre des décisions à la fois nombreuses et de qualité, dans des délais raisonnables. Cela exige que tous les acteurs impliqués, juges, avocats généraux, greffiers, auditeurs, soient outillés d’une solide compréhension des mécanismes propres à la cassation. Il a rappelé que la cassation ne constitue pas un troisième degré de juridiction, mais un contrôle normatif et disciplinaire des décisions rendues en premier et second ressort. Pour le président de la haute juridiction, cette formation, alliant théorie, échanges d’expériences et ateliers pratiques, participe à l’harmonisation des décisions et à la sécurisation juridique pour les citoyens. L’objectif ultime reste l’unification de la jurisprudence et la consolidation des bonnes pratiques. A sa suite, André Vignon Sagbo, président de la Chambre judiciaire, a mis l’accent sur le besoin méthodique de maîtriser les outils intellectuels propres à la cassation, qui se distinguent radicalement des juridictions de fond. Au regard de son importance, il a invité les participants à faire de cette session un tremplin vers une amélioration durable de leurs pratiques professionnelles et une contribution active à l’édification d’une jurisprudence cohérente, lisible et juridiquement fiable.C.Z
Valorisation du théâtre jeune public au Bénin: la troupe Wézizatin sur scène dans le Zou
Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à la reconnaissance, à la professionnalisation et à la dynamisation des Organisation de la société civile (Osc) du secteur culturel et créatif, la troupe théâtrale ‘’Wézizatin’’ de Fréjus Tohungba, sera en spectacles dans les Communes du département du Zou. En prélude à la phase de diffusion, elle a soumis sa production aux experts qui y ont apporté leurs touches professionnelles. C’était, le mercredi 16 juillet 2025, sur le podium de la Base à Sogbo-Aliho, lors d’une représentation test. Les jeunes vacancières et vacanciers du département du Zou ont de quoi se distraire. La troupe théâtrale ‘’Wézizatin’’ de Fréjus Tohungba, entrepreneur culturel, a dans son gibecière une vingtaine de représentations théâtrales à travers les localités des neuf Communes du département histoire d’agrémenter leur repos. Judith Adido et sa troupe constituée de Cyrille Affokpa, le directeur artistique, Fréjus Avolonto, de Souza John Rolynx, Cédric Yakanon, Junior Guédou et de Divine Dègnon Tohungba, tous des comédies, auront à présenter aux jeunes publics la pièce intitulée «Le prince perdu ». Il s’agit d’un texte de Bonaventure Noumondji, qui retrace la vie dans la royauté. Cette aventure culturelle et artistique, minutieusement préparée, est dans sa phase d’essai pour apporter les derniers réglages avant la sortie officielle. Tout ceci a été rendu possible grâce à la vision portée par le consortium Théâtre d’Afrique et Passion culture art qui ambitionne de donner vie aux textes d’auteurs et de valoriser le théâtre jeune public entre temps en berne. La concrétisation de cette noble ambition a pris corps au sein du Projet d’appui à la reconnaissance, à la professionnalisation et à la dynamisation des Organisation de la société civile (Osc) du secteur culturel et créatif. Sous financement de l’Union Européenne, il vise à faire du secteur du théâtre au Bénin un véritable levier de développement économique et social, en valorisant la culture et en renforçant les capacités des acteurs locaux dans différents domaines (art oratoire, danse, percussions, art plastique, etc.). La professionnalisation des Osc, la promotion du théâtre jeune public, la création d’un réseau national, le soutien à la production et à la diffusion, l’organisation d’événements et le renforcement des capacités des acteurs sont les pédales sur lesquels le projet entend mettre l’accent. Mis en œuvre par des organisations telles que Théâtre d’Afrique et Passion culture Art, il s’étend sur trois ans et cherche à améliorer la reconnaissance et la dynamisation de ce secteur. Il soutien à la création de 36 pièces de théâtre jeune public et assure leur diffusion dans les écoles et les territoires. Sélectionnée parmi tant d’autres suite à un appel à projet, la troupe théâtrale ‘’Wézizatin’’ porte la voix du Zou sur le projet officiellement lancé l’an dernier.Zéphirin Toasségnitché(Br : Zou-Collines)
Vindicte populaire à Savalou: deux présumés assassins lynchés par la population
Deux jeunes hommes ont été tués par vindicte populaire à Ottola, une localité de la Commune de Savalou, dans le département des Collines. Cet acte, qui s’apparente à un règlement de compte, a été par une population en furie, suite au meurtre d’une jeune femme revendeuse. En effet, cette lugubre histoire a commencé par écrire ses premières pages depuis le jeudi dernier, lorsque les proches d’une jeune femme, revendeuse dans la localité d’Ottola, ne parviennent plus à la joindre. De source proche de la famille de la victime, elle s’était rendue dans un champ à la recherche de légumes. Face à son absence prolongée, la famille multiplie les recherches. Ne trouvant aucune piste, ils se tournent vers l’oracle. Ce dernier leur indique un lieu précis, que les proches décident d’explorer. Sur place, ils creusent et découvrent avec horreur le corps sans vie de la jeune femme, manifestement enterrée à la hâte. Le choc et l’émotion sont vifs au sein de la communauté. La jeune dame aurait été assassinée par deux jeunes hommes. Alors que les proches sont encore sur les lieux de la découverte macabre, deux jeunes hommes se pointent. Ils sont immédiatement identifiés comme les présumés auteurs du crime. Sans attendre l’intervention des forces de l’ordre, la foule, en furie, les prend à partie. En quelques instants, ils sont lynchés à mort par la population. A l’arrivée de la police, il était déjà trop tard : les deux jeunes étaient décédés, exécutés sans procès. Dans cette circonstance où justice expéditive sous le coup de l’émotion a pris le pas sur la justice institutionnelle et le respect des lois de la République, une enquête s’impose pour établir les responsabilités et tenter de ramener le calme dans cette communauté profondément meurtrie.C.Z
Elaboration de la cartographie et plan de gestion des risques: l’Assemblée nationale outille ses cadres
Bohicon accueille la première vague de l’atelier de renforcement de capacités des cadres parlementaires. Cette rencontre s’inscrit dans la droite ligne de la mission de réalisation de la cartographie et du plan de gestion des risques de l’Assemblée nationale. Initiés par la Cellule d’audit interne (Cai) de l’Assemblée nationale avec l’appui technique de l’Inspection générale des finances (Igf) du parlement, les travaux prennent fin, ce jour vendredi 18 juillet 2025. Les réformes impulsées à la tête de l’Assemblée nationale du Bénin depuis la 8ème législature par Louis Gbèhounou Vlavonou, positionnent le parlement béninois au rang des plus modernes au monde. Elles exigent alors qu’une cartographie soit mise en place avec un plan de gestion des risques. C’est dans ce contexte qu’est intervenue la présente mission organisée en deux phases par la Cellule d’audit interne au profit des cadres de l’institution parlementaire. Si la première devra se consacrée uniquement qu’au renforcement de capacités de tous les acteurs concernés, la deuxième phase est essentiellement réservée aux travaux d’élaboration de cet outil, qui constitue également une boussole pour l’Assemblée nationale. L’objectif de cette mission, est d’élaborer la cartographie des risques, le plan de mitigation et le plan stratégique d’audit interne de l’administration parlementaire. Pendant quatre jours, les participants ont suivi plusieurs communications avec débats animées par des personnes ressources qui s’y connaissent. Entre autre, ils ont opiné sur : « Le management des risques : concepts » ; « Le contrôle interne et le management des risques » ; « La cartographie des risques : objectifs et démarche » ; la « Démarche : identification et d’évaluation des risques bruts et inhérents » ; la « Démarche : évaluation du contrôle interne et du risque résiduel » ; et enfin la « Démarche : plan de mitigation ou de management des risques et communication des résultats.» Les connaissances acquises seront réinvesties lors de l’élaboration de la cartographie des risques. Mais avant, Célestin Hossou, Directeur de la Cellule d’audit interne, après ses mots de gratitudes à l’endroit du président de l’Assemblée nationale et du ministre d’Etat chargé des finances, a souligné l’importance de la cartographie dans la gestion des risques. «Elle est un instrument fondamental de pilotage, qui permet d’identifier, d’évaluer et de prioriser les risques susceptibles d’affecter la réalisation des objectifs de notre institution parlementaire », a-t-il fait remarquer. Elle est bien plus qu’un simple outil technique. Ce n’est pas Mathieu Ahouansou qui démentirait. « La cartographie des risques et son plan de gestion qui en découle sont le fruit d’une démarche rigoureuse, structurée et participative. Ils permettent non seulement d’identifier et d’évaluer les risques, mais aussi de prioriser les réponses à leur apporter. Grâce à cet outil, notre parlement gagnera en réactivité, en résilience et en crédibilité. C’est également un excellent moyen de guider nos choix, d’optimiser nos ressources et de garantir une amélioration continue dans la qualité des services rendus », a mentionné le Directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale en ouvrant les travaux de la mission.C.Z
Ufoa-B 2025: les Guépards U17 ménagent leur monture
Ibrahim da Silva et ses poulains se préparent activement pour participer à la prochaine édition du tournoi de l’Ufoa-B 2025. Pour éviter de faire piètre figure à cette compétition continentale, la sélection nationale masculine de la catégorie d’âge des moins de 17 ans a renoué, depuis weekend dernier, avec les séances d’entraînement en vue de se mettre au pas. Fraîchement promu à la tête de la sélection nationale des U17 du Bénin, Ibrahim da Silva, coach principal intérimaire de la délégation technique, remet enfin les pendules à l’heure. En regroupement depuis le vendredi dernier, le sélectionneur et ses joueurs ont effectué leur première séance d’entraînement au stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Après l’installation des membres de la délégation, place a été donnée à l’échauffement, conservation, mise en jambe puis au jeu-match. Le lendemain, la troupe a successivement enchaîné avec deux autres séances en matinée et en soirée. Cette fois, une partie de l’effectif sera libérée plus tard, afin de permettre aux autres joueurs convoqués et ceux provisoirement retenus de poursuivre le stage. C’était une séance au complet, bien concoctée par le sélectionneur Ibrahim da Silva, dans le but d’amener ses jeunes espoirs du football béninois de faire parler une fois encore de leur savoir-faire. En septembre 2025 prochain, les Guépards U17 seront de l’autre côté de la capitale nigériane dans le cadre de leur participation à l’édition 2025 du tournoi Ufoa-B. Aussi, a-t-il précisé que dans le cadre de ces mêmes préparatifs, le Bénin devra livrer deux matchs amicaux. Lesquels matchs permettront au staff de jauger et d’évaluer le niveau des joueurs, en vue de sortir la liste définitive de ceux qui vont défendre les couleurs du Bénin. Le mardi 15 juillet 2025, les Guépards U17 ont affronté la sélection des scolaires U18 dans une rencontre amicale au stade GMK de Cotonou.Judicaël Davo