Le Bénin marque un pas décisif dans sa lutte contre la corruption en adhérant à l’initiative GlobE Network, portée par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Cette décision, entérinée par le Conseil des ministres, témoigne de l’engagement ferme du pays à ne laisser aucun espace à la corruption sur son territoire. Lancé en 2021, le réseau GlobE vise à renforcer la coopération transnationale dans la lutte contre la corruption. Il offre un cadre permettant aux autorités compétentes de détecter, enquêter et poursuivre plus efficacement les infractions liées à la corruption transfrontalière. Ouvert à tous les États signataires de la Charte des Nations Unies et parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, ce réseau facilite le partage de connaissances entre pairs et met à disposition une plateforme sécurisée pour l’échange d’informations sensibles. En intégrant ce réseau, le Bénin s’engage à collaborer étroitement avec d’autres nations pour contrer les réseaux de corruption qui transcendent les frontières. Cette adhésion permettra aux autorités béninoises de bénéficier d’un accès privilégié à des outils et des expertises internationales, renforçant ainsi leurs capacités à prévenir et réprimer les actes de corruption. Le Conseil des ministres a instruit les départements concernés de finaliser les démarches nécessaires à la formalisation de cette adhésion, indique le communiqué du gouvernement. Cette initiative s’inscrit dans la volonté du Bénin de promouvoir la transparence, la bonne gouvernance et le respect des principes de l’État de droit, tout en consolidant sa position sur la scène internationale en matière de lutte contre la corruption. Cette décision est un signal fort envoyé aux acteurs de la corruption : le Bénin est déterminé à protéger son intégrité et à bâtir un avenir où la drogue et la corruption n’ont pas leur place.
Modernisation des Ordres de santé : une réforme structurante
Six nouveaux décrets viennent d’être promulgués pour encadrer les attributions, l’organisation, le fonctionnement et le régime électoral des Ordres nationaux des Pharmaciens, des Médecins et des Chirurgiens-dentistes. Ces textes ambitionnent d’adapter ces institutions aux défis actuels du système de santé, tout en renforçant leur rôle dans la régulation des professions médicales. Ces décrets redéfinissent les missions des Ordres, en insistant sur leur responsabilité dans la supervision des pratiques professionnelles. Ils visent à garantir des soins de qualité, conformes aux principes d’éthique et de déontologie, répondant ainsi aux attentes croissantes des patients et aux exigences d’un système de santé en évolution. Les Ordres sont désormais mieux outillés pour promouvoir des standards élevés et assurer une régulation rigoureuse, au service de la santé publique. Un autre axe majeur de cette réforme concerne la refonte des règles électorales. Les décrets détaillent la composition des conseils nationaux et régionaux, les critères de candidature et d’éligibilité, ainsi que les modalités de scrutin. Ils précisent également la durée des mandats et les mécanismes de renouvellement des instances, dans une optique de transparence et de crédibilité. Ces mesures visent à instaurer des processus électoraux équitables, renforçant la légitimité des représentants élus. Le ministre de la Santé, en coordination avec les ministères compétents, supervisera la mise en œuvre effective de ces dispositions. Cette réforme constitue une avancée significative vers une gouvernance modernisée des professions de santé, conjuguant performance, éthique et responsabilité. En consolidant le rôle des Ordres, elle pose les bases d’un système sanitaire plus fiable et mieux adapté aux besoins des populations.
Bénin: lancement d’un recrutement de 115 fonctionnaires pour les Eaux, Forêts et Chasse
Un concours direct a été initié pour recruter cent quinze (115) nouveaux fonctionnaires au sein du corps des Eaux, Forêts et Chasse, dans le but de renforcer les capacités d’intervention de cette institution. Ces futurs agents, après une formation adaptée, seront déployés pour répondre aux missions prioritaires de la corporation, notamment la préservation des écosystèmes et la riposte sécuritaire face aux menaces telles que le braconnage et l’exploitation illégale des ressources naturelles. En tout, le gouvernement entend engager : quatre-vingt-quinze (95) Gardes Forestiers, chargés de la surveillance des zones forestières et de la protection de la faune ; dix (10) Contrôleurs, responsables de l’application des réglementations environnementales ; et dix (10) Conservateurs, qui superviseront la gestion durable des ressources forestières et cynégétiques. Ce recrutement vise à combler les besoins opérationnels tout en renforçant la présence de l’État dans les zones sensibles. Le processus de sélection, basé sur un concours direct, garantit une évaluation rigoureuse des compétences des candidats. Une fois recrutés, les lauréats bénéficieront d’une formation spécialisée pour les préparer aux défis du terrain, notamment dans des contextes où la sécurité est un enjeu majeur. Cette initiative s’inscrit dans une vision globale de modernisation du secteur, visant à protéger la biodiversité et à promouvoir une gestion responsable des ressources naturelles. Ce recrutement représente une opportunité significative pour les candidats qualifiés, tout en renforçant les capacités de la corporation à relever les défis environnementaux et sécuritaires. Il illustre l’engagement des autorités à préserver le patrimoine naturel et à garantir une intervention efficace face aux pressions croissantes sur les écosystèmes.
Les 96 nominations prononcées au Conseil des ministres de ce mercredi 16 juillet 2025
Le gouvernement du Président Patrice Talon a procédé à la nomination des plusieurs personnes ce mercredi en conseil des ministres. A la faveur de ce conclave hebdomadaire, le conseil a marqué son accord pour que ces propositions soient validées. Nous vous proposons ici la liste des heureux du jour. A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE AU MINISTERE DE LA JUSTICE DANS LES JURIDICTIONS PARQUET SPECIAL 1 KADJA KOWENON 4ème Substitut 2 SANNY Eyitayo Karamatou 5ème Substitut SIEGE 1 GBEDJI Ayédame Moïse Juge au tribunal 2 SOSSOU AGBONON P. Noflette Jonisse Juge au tribunal 3 GNIMAGNON Osée Ghislain Sèyigbénan Juge au tribunal 4 SEMANOU Valentine Private Juge au tribunal 5 OUSSOU-KLOUI Akpome Apolline Juge au tribunal 6 KOLEGBE Woyénitihoun Carine Pamela Juge au tribunal 7 ZINSOU Bignon Régis Abimaël Juge au tribunal 8 HIYANOU Sonagnon Prosper Juge au tribunal 9 ALLEY Kemal Habir Juge au tribunal PARQUET SPECIAL 1 DANVI Elme Pie 4ème Substitut Au Tribunal de Commerce de Cotonou SIEGE 1 HOUNZALI Marie-Claire Juge au tribunal 2 ELISHA Aimé Mozart Juge au tribunal 3 DOHA Honeste Juge au tribunal Au Tribunal de Première Instance de Première Classe de Cotonou SIEGE 1 Ahodo Donald Franck Juge au tribunal 2 KABOURE Pascaline Marlène Omowumi Corine Juge au tribunal 3 HOUNGUE Hélyette Lydie Kpèdetin Juge au tribunal 4 KODO Mahouli Bernice Florine Juge au tribunal 5 HOUNTON Koffi Bruno Juge au tribunal 6 KOSSOU Bidossessi Dossou Elie Juge au tribunal 7 SOHOTO Noël Juge au tribunal 8 ZINVOKPODO N’Nangnon Adémonla Mavly-Young Juge au tribunal PARQUET 1 TOGLA Babatoundé Wilfried 5ème Substitut Au Tribunal de Première Instance de Première Classe de Porto Novo SIEGE 1 MOUSSA Fadilath Juge au tribunal 2 KOUGBLENOU Goussanou Arnaud Juge au tribunal 3 HOUEGBE Jacques Juge au tribunal SIEGE 1 ANANI Bessanh Christian Juge au tribunal 2 SINGBE Bignon Rock Juge au tribunal 3 OLOFINDJI Olouchègoun Juge au tribunal PARQUET 1 FATONDE Benjamin 2ème Substitut SIEGE 1 KOSSOU Assiba Christelle Juge au tribunal 2 ODJO Oloutchegoun Aristide Arnaud Juge au tribunal 3 FOUSSENI Abdoul Djalilou Juge au tribunal PARQUET 1 AGBASSAGAN Mahuklo Bienvenue 3ème Substitut SIEGE 1 AHOMADIKPOHOU Sètondji Romuald Landry Juge au tribunal 2 HLOUAGBE Blawa Rosaline Juge au tribunal 3 BOKOSSA Comlanvi Henri Juge au tribunal PARQUET 1 ZOHOUN Gbètoho Vladimir 3ème Substitut SIEGE 1 HOUEDOKOU Alain Juge au tribunal 2 AYAMOUDOU SOULE Souraka Juge au tribunal 3 OBAGOU Tessi Leslly Bonheur Kalogban Juge au tribunal PARQUET 1 GUEDEMEY Kpatinde Landry 5ème Substitut SIEGE 1 EBOUSSE Jeannette Juge au tribunal 2 AZADJI Mississoh Bérenger Menahem Juge au tribunal 3 CHINCOUN Inès Claire Juge au tribunal SIEGE 1 HADONOU Koffi-Mensah Landry-Fulbert Juge au tribunal 2 ADOTE Sourou Hyacinthe Juge au tribunal 3 TOSSA Hugues Prudent Espoir Juge au tribunal SIEGE 1 HOUESSOU Dossou Joël Guy Juge au tribunal 2 CHACRAN OKOTI Azize Juge au tribunal 3 SAMBIENI Eulalie Juge au tribunal SIEGE 1 HOUNKANRIN Ayimèhouè Jacques Odilon Juge au tribunal 2 IDRISSOU Wourahi Juge au tribunal PARQUET 1 ATANNON Cyriaque 1er Substitut SIEGE 1 BESSAN Ayaba Colette Juge au tribunal 2 CODJO Bienvenu Juge au tribunal 3 HOUNSOU Zinhoué Hérédia Juge au tribunal PARQUET 1 MEVI Bènoukpo Aristide 2ème Substitut SIEGE 1 ASSOUTO Rock Adelphe Juge au tribunal 2 ADOKO Fassinou Lionel-Bruel Juge au tribunal PARQUET 1 ADANGO Yémalin Christelle 2ème Substitut SIEGE 1 DODOMINTIN Charles Juge au tribunal 2 KAKPO Ayikoué Alain Juge au tribunal 3 ADJIGBEY Axelle Coralia Fignon Juge au tribunal 4 SETOUMI Elisée Rodolph Juge au tribunal 5 DEGLA Tolomê Juslode Juge au tribunal 6 MITOKPE Roberte Juge au tribunal SIEGE 1 TOVIHOUDJI Mahoutin Simon Juge au tribunal 2 GNACADJA Bénédictus Brian Juge au tribunal 3 AHOUISSOUSSI Josaphat Boko Juge au tribunal PARQUET 1 MBOMA NKWE Odette Procureur de la République 2 HOUNTONDJI Nonvignon Mathieu 1er Substitut 1 CHABI Mondukpè Olabiyi Juge au tribunal 2 BELLO Zoul Kifl Akambi Adébayo Juge au tribunal 3 DADAGLO Celza Eméline Ariane Juge au tribunal 1 ADJIBOLA Mouléro Marc Juge au tribunal 2 OGOUGBE Assiba Brigitte Juge au tribunal 3 KOUNOUHO Marcson Smile G. Tagnon Juge au tribunal 1 DJESSOUHO Lionel 1er Substitut 2 AGBAHIDE Minakpon Nestor 2ème Substitut Au ministère des Affaires Etrangères Directeur général des Relations extérieures Monsieur Akpé Cocou Marius LOKO Directeur général des Affaires consulaires et des Béninois de l’Extérieur Monsieur Yasséa Nounagnon Ems-Eddy HOUNDEFFO Directeur général de l’Attractivité et de la Diplomatie économique Monsieur Simidélé Sèlidji Seth TEBE Directrice de la Planification, de l’Administration et des Finances Madame Adjiri Emilienne AGOSSA Au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Conseiller technique à l’Enseignement supérieur, la Recherche et l’Innovation Monsieur Yacole Guy ATOHOUN. Au ministère de l’Energie, de l’Eau et des Mines Directeur général de la Société béninoise d’Energie électrique Monsieur Hippolyte EBAGNITCHIE.
Intégralité des décisions du conseil des ministres du 16 juillet 2025
Le gouvernement béninois a sacrifié à la tradition ce mercredi en tenant sa séance hebdomadaire du conseil des ministres. C’était sous la présidence effective du chef de l’Etat, chef du gouvernement, Patrice Talon. Les décisions ci-après ont été prises. I- MESURES NORMATIVES.Décrets portant sur les attributions, l’organisation, le fonctionnement et le régime électoral de l’Ordre national des Pharmaciens, de l’Ordre national des Médecins et de l’Ordre national des Chirurgiens-dentistes.Il s’agit d’une série de six (6) textes :D’une part, ils visent à définir clairement les attributions de chaque ordre, en conformité avec les évolutions du système de santé et les exigences d’une gouvernance performante. La règlementation a également pour objectif de renforcer le rôle de ces organes en matière de régulation de l’exercice des activités professionnelles, avec pour centre d’intérêt, la qualité des soins, le respect de l’éthique et de la déontologie.D’autre part, ils consacrent une meilleure définition des règles électorales aux fins de garantir leurs transparence et crédibilité. C’est ainsi que sont abordées, les questions se rapportant à la composition des conseils nationaux et régionaux, aux modalités de candidature, d’éligibilité, de vote, de durée des mandats et de renouvellement des instances.Le ministre de la Santé veillera, en relation avec les autres ministres concernés, à leur application diligente.Au titre d’autres mesures normatives, le Conseil a adopté les décrets portant :• transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, du projet de loi portant modification de la loi n°2024-28 du 26 juillet 2024 sur les ordres nationaux du Bénin ;• nomination des commissaires aux comptes près le Centre national des produits biologiques à usage vétérinaire ;• nomination de magistrats à la Chancellerie et dans les juridictions ; puis• approbation des statuts modifiés de l’Agence de contrôle des Installations électriques intérieures (CONTRELEC). II- COMMUNICATIONSII-1. Recrutement par concours direct de cent quinze (115) fonctionnaires des Eaux, Forêts et Chasse.Ces personnels seront déployés après leur formation pour renforcer les capacités d’intervention de la corporation dans les missions à elle dévolues. Il s’agit notamment de celles relatives à la riposte sécuritaire. Les personnels sont répartis à raison de :• quatre-vingt-quinze (95) Gardes Forestiers ;• dix (10) Contrôleurs et dix (10) Conservateurs des Eaux Forêts et Chasse. II-2. Adhésion du Bénin à l’initiative GlobE Network de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.Créée en 2021, ce cadre a pour principal objectif de faciliter la coopération transnationale dans les affaires de corruption et de permettre aux autorités de détecter, enquêter et poursuivre plus efficacement les infractions liées à la corruption transfrontalière.L’adhésion de notre pays à ce réseau, ouvert à toutes les autorités chargées de l’application de la loi anti-corruption des États ayant souscrit à la Charte des Nations Unies et des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, offre également des possibilités de partage de connaissances entre pairs et d’accès à une plateforme sécurisée d’échanges d’informations.Aussi, le Conseil y a-t-il marqué son accord et instruit les ministres concernés d’accomplir les diligences nécessaires à sa formalisation. II-3. Approbation de la Politique nationale d’Évaluation (PNE) 2025-2034 et sa Stratégie nationale d’Évaluation 2025-2029.La présente Politique a l’avantage de corriger les insuffisances de la précédente et prend en compte les outils nouveaux de mobilisation et d’engagement pour la prise de décisions publiques. Assortie d’une stratégie sur la période 2025-2029, elle est arrimée à l’Agenda international de développement à travers les Objectifs de Développement Durable (ODD), « l’Agenda 2063 » de l’Union Africaine et la « Vision 2050 » de la CEDEAO.Au plan national, elle s’appuie, d’un côté, sur les orientations nationales de développement (Plan national de Développement, Programme d’Action du Gouvernement, Agenda Spatial, etc.) liées à la bonne gouvernance. Elle tire, de l’autre, son ancrage des dispositions de la loi n°2024-09 du 20 février 2024 portant loi-cadre sur la planification du développement et sur l’évaluation des politiques publiques en République du Bénin.Elle résulte d’une démarche participative et est portée par la vision qu’« A l’horizon 2034, la culture évaluative au Bénin est ancrée dans les pratiques de gestion et les prises de décisions fondées sur des résultats des évaluations à tous les niveaux ».Pour ce faire, ladite Politique est déclinée en orientations stratégiques et en programmes puis fera l’objet d’évaluation par un mécanisme dédié.Aussi, le ministre du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale prendra-t-il les dispositions nécessaires pour l’appropriation, la dissémination, la mise en œuvre ainsi que le suivi-évaluation, aussi bien de la Politique que de sa Stratégie nationale d’Évaluation. II-4. Approbation de la Politique nationale de Développement des énergies renouvelables (PONADER) 2020-2030 actualisée et sa stratégie 2025-2030.Cette Politique vise à « faire des énergies renouvelables la source prioritaire de la satisfaction durable et optimale des besoins énergétiques nationaux à l’horizon 2030 ». Sa mise en œuvre permettra à notre pays d’œuvrer davantage à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, de mieux s’adapter aux changements climatiques et de favoriser l’accès à tous et à moindre coût aux énergies renouvelables. Ce faisant, elle contribuera au développement durable et à la promotion des activités socioéconomiques du monde rural par une énergie moderne.La PONADER servira ainsi de cadre de référence d’élaboration et d’exécution des projets et programmes d’énergies renouvelables dans notre pays. Elle traduit la volonté du Gouvernement d’orienter et de coordonner toutes les interventions dans le sous-secteur, tant des acteurs publics, parapublics que privés.Pour en assurer l’efficacité, elle est dotée d’une stratégie de mise en œuvre sur la période 2025-2030, destinée à induire des résultats objectifs pour en favoriser l’évaluation. II-5. Approbation de la Politique nationale de Maîtrise d’énergie (PONAME) 2020-2030, actualisée et sa stratégie 2025-2030.L’actualisation de la PONAME se justifie principalement par l’évolution du cadre institutionnel du secteur de l’énergie, pour tenir compte de la dissolution de l’Agence Béninoise d’Electrification Rurale et de Maîtrise d’Energie qui était la principale structure administrative opérationnelle dans la promotion et le développement de la maîtrise d’énergie.Sa mise à jour et son opérationnalisation à travers sa stratégie 2025-2030 permettront, à terme, aux consommateurs d’avoir accès à moindre coût aux services énergétiques de qualité, sécurisés,
Conseil des ministres: les grandes décisions de ce 16 juillet 2025
Le gouvernement béninois s’est réuni ce mercrei 16 juillet sous la présidence effective du Président Patrice Talon. Au cours de la séance, plusieurs décisions ont été prises. En attendant les détails, nous vous en proposons ici les grandes lignes.
Réformer la CEDEAO et l’UEMOA : les ambitions de Bassirou Diomaye Faye et Patrice Talon face aux défis de l’intégration régionale
Le 15 juillet 2025, à Cotonou, les présidents sénégalais Bassirou Diomaye Faye et béninois Patrice Talon ont affiché leur volonté commune de redynamiser deux institutions phares de l’intégration ouest-africaine : la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Dans un contexte marqué par une crise de confiance envers ces organisations, exacerbée par le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO pour former l’Alliance des États du Sahel (AES), les deux dirigeants souhaitent insuffler un « nouveau souffle » à ces institutions pour les rendre plus efficaces et plus représentatives des aspirations des peuples ouest-africains. La CEDEAO et l’UEMOA traversent une période de turbulences sans précédent. La CEDEAO, créée en 1975 pour promouvoir l’intégration économique et politique, est confrontée à une fracture majeure avec le retrait des trois pays de l’AES, qui dénoncent son alignement présumé sur des puissances étrangères, notamment la France, et son incapacité à répondre efficacement aux défis sécuritaires, comme le jihadisme. L’UEMOA, qui regroupe huit pays utilisant le franc CFA, est également critiquée pour sa dépendance monétaire vis-à-vis de l’euro et pour son manque de dynamisme face aux aspirations souverainistes des populations. Cette perte de confiance est amplifiée par des perceptions d’inefficacité institutionnelle et d’élitisme. Les populations ouest-africaines, en particulier la jeunesse, reprochent à ces organisations de privilégier les agendas des élites politiques et économiques au détriment des besoins concrets, tels que l’emploi, la sécurité alimentaire et la souveraineté économique. Dans ce contexte, l’initiative de Faye et Talon vise à repositionner ces institutions comme des outils au service des peuples, mais leur marge de manœuvre reste contrainte par des dynamiques internes et externes complexes. Les atouts de Faye et Talon dans la réforme des institutions régionales Un leadership jeune et souverainiste – l’atout Bassirou Diomaye Faye : Bassirou Diomaye Faye, âgé de 44 ans et élu président du Sénégal en mars 2024, incarne une nouvelle génération de dirigeants africains. Son discours souverainiste, porté par le parti PASTEF, résonne avec les aspirations d’une jeunesse en quête de rupture avec les modèles hérités de la période post-coloniale. Sa proximité idéologique avec les pays de l’AES, notamment sur la question de la souveraineté monétaire et de la critique du franc CFA, lui confère une légitimité pour jouer un rôle de médiateur entre la CEDEAO et les juntes sahéliennes. En juillet 2024, Faye a été désigné par la CEDEAO comme médiateur pour ramener le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans le giron de l’organisation, une mission prolongée jusqu’en juillet 2025. Son programme, axé sur la « réhabilitation des institutions » et la promotion d’un « panafricanisme de gauche », propose des réformes concrètes, telles que le renforcement de l’indépendance de la Cour de justice de la CEDEAO et la révision du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance. Ces propositions pourraient répondre aux critiques des pays de l’AES, qui reprochent à la CEDEAO son manque de supranationalité et son influence par des puissances extérieures. De plus, Faye bénéficie d’un capital politique fort, ayant remporté l’élection présidentielle sénégalaise dès le premier tour avec 54,28 % des voix, ce qui lui donne une légitimité populaire pour porter des réformes audacieuses. Patrice Talon – une vision pragmatique et économique : Patrice Talon, président du Bénin depuis 2016, apporte une perspective complémentaire. Connu pour son approche pragmatique et ses réformes économiques, Talon a contribué à faire du Bénin l’une des économies les plus dynamiques de l’UEMOA, avec une croissance de 8,4 % au premier trimestre 2025. Son engagement en faveur de l’intégration régionale s’appuie sur une vision économique libérale, qui pourrait séduire les partenaires internationaux tout en répondant aux besoins des acteurs économiques locaux. Talon a exprimé lors de la visite de Faye à Cotonou un désir de renforcer la coopération bilatérale entre le Bénin et le Sénégal, mais aussi de redynamiser l’UEMOA pour qu’elle réponde aux « défis de l’époque ». Sa position de chef d’État expérimenté, combinée à son influence au sein de l’UEMOA, lui permet de mobiliser d’autres dirigeants pour soutenir des réformes structurelles. Une convergence stratégique La rencontre entre Faye et Talon à Cotonou a permis de poser les bases d’une collaboration stratégique. Les deux présidents ont convenu d’entreprendre des démarches conjointes pour redynamiser l’UEMOA et réformer la CEDEAO, avec le soutien des autres chefs d’État membres. Cette convergence entre un dirigeant souverainiste (Faye) et un pragmatique (Talon) pourrait créer une dynamique complémentaire : Faye peut mobiliser les aspirations populaires et dialoguer avec les pays de l’AES, tandis que Talon peut apporter une expertise économique et des réseaux diplomatiques au sein des institutions régionales. Les défis à relever pour une réforme efficace Malgré ces atouts, Faye et Talon font face à des obstacles majeurs qui limitent leurs marges de manœuvre. Résistance des pays de l’AES et divergences idéologiques : Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO, officialisé le 29 janvier 2025, constitue un défi central. Ces pays, réunis au sein de l’AES, ont adopté une posture souverainiste radicale, dénonçant l’influence de puissances étrangères sur la CEDEAO et l’UEMOA. Bien que Faye ait noté une « fenêtre d’ouverture » dans leurs positions lors de ses visites à Bamako et Ouagadougou en mai 2024, les dirigeants de l’AES restent fermes sur leur volonté de construire une confédération indépendante. Convaincre ces pays de réintégrer la CEDEAO nécessitera des concessions significatives, notamment sur la question de la souveraineté monétaire et de l’autonomie décisionnelle. Contraintes institutionnelles et financières : La CEDEAO et l’UEMOA souffrent de faiblesses structurelles, notamment un manque de supranationalité et des ressources financières limitées. Bien que le traité de l’UEMOA, signé en 1994, prévoie des mécanismes de supranationalité (comme une commission indépendante et une cour des comptes autonome), leur mise en œuvre reste partielle. De plus, la dépendance de l’UEMOA au franc CFA, arrimé à l’euro, limite sa capacité à répondre aux aspirations souverainistes. Faye a proposé une réforme monétaire, soit par l’adoption de l’éco (monnaie commune de
Bénin – Sénégal : à Cotonou, Patrice Talon et Diomaye Faye posent les bases d’une coopération renforcées
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye effectue une visite officielle de deux jours au Bénin les 15 et 16 juillet 2025, à l’invitation de son homologue béninois, Patrice Talon. Accueilli à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou par le ministre des Affaires étrangères Olushegun Adjadi Bakari, il a rencontré le Talon avec qui ils ont eu un entretien. Lors de leur tête-à-tête au Palais de la Marina, les deux chefs d’État ont discuté du renforcement des liens bilatéraux, de la coopération économique, commerciale et institutionnelle, ainsi que des enjeux régionaux tels que la sécurité, l’intégration sous-régionale et les réformes au sein de l’UEMOA et de la CEDEAO. Une déclaration conjointe à la presse a suivi, où Faye a salué l’accueil chaleureux et la qualité des échanges, tandis que Talon a souligné l’importance de cette visite pour la coopération sud-sud. Des accords sectoriels ont été signés, et Faye a rencontré des représentants du secteur privé béninois ainsi que la communauté sénégalaise au Bénin pour présenter son programme, « Le Projet ». Cette visite, la première de Faye au Bénin depuis son investiture en avril 2024, a marqué un tournant dans les relations sénégalo-béninoises.
Paulin Akponna face à la justice pour diffamation ce 16 juillet 2025
Ce mercredi 16 juillet 2025, l’ancien ministre de l’Énergie, Paulin Akponna, est attendu au tribunal d’Abomey-Calavi pour répondre d’une plainte en diffamation déposée par son prédécesseur, Samou Séidou Adambi. L’affaire fait suite à des déclarations explosives d’Akponna, qui, lors d’un meeting à Titirou le 21 juin, avait accusé Adambi de détournement de fonds, provoquant une vive controverse. Quelques jours après, le 26 juin, Akponna est démis de ses fonctions ministérielles. Son parti, le Bloc Républicain, a pris ses distances, condamnant ses propos comme contraires à ses valeurs. Convoqué par le tribunal dès le 27 juin, l’ex-ministre a tenté de calmer le jeu en présentant des excuses publiques le lendemain. Cependant, la procédure judiciaire suit son cours. Sauf report, Paulin Akponna comparaîtra ce mercredi pour répondre de ses accusations. Ce procès qui devrait être très suivi, pourrait avoir des répercussions politiques et judiciaires significatives.
Diplomatie: Diomaye Faye déjà à Cotonou
Le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a foulé le sol béninois ce mardi 15 juillet dans le cadre du renforcement des relations bilatérales. Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de cette visite de travail dont un tête à tête entre Patrice Talon et son hôte. La visite s’achève ce mercredi. Parfait FOLLY