Les commerçants et les producteurs agricoles béninois peuvent se frotter les mains. Le gouvernement a annoncé la levée des mesures d’interdiction d’exportation des produits vivriers, après un an de mise en œuvre. La reprise des opérations est désormais encadrée par les textes en vigueur. Dans un communiqué officiel en date du 23 juin 2025, signé par le Secrétaire général adjoint du ministère de l’Industrie et du commerce, les autorités béninoises ont annoncé l’expiration du délai des mesures d’interdiction d’exportation des produits vivriers. Cette décision met ainsi un terme à plus d’un an de restrictions imposées sur les sorties de céréales, tubercules et produits dérivés du territoire national. Instaurée par l’arrêté n°2024- 051/Mic/Maep/Mef/Dc/Sgm/Dgd/Dci/Sa du 7 juin 2024, cette interdiction visait à prévenir les risques de pénurie alimentaire sur le marché local, dans un contexte de tension sur les prix et d’insécurité alimentaire dans la sous-région. Les acteurs du secteur agricole et commercial peuvent maintenant reprendre leurs activités d’exportation, notamment, de maïs, de manioc, de gari ou encore de farine, dans le respect des textes réglementaires en vigueur. Pour assurer le bon déroulement de cette reprise, la police républicaine a été instruite afin de faciliter les opérations sur le terrain.C.Z
Loi sur la chefferie traditionnelle: Ayibatin Jonas Hantan en tournée de vulgarisation à Kouandé
La tournée nationale de dissémination de la loi n°2025-09 portant organisation de la chefferie traditionnelle au Bénin, le ministre conseiller au tourisme, à la culture, aux Arts et aux sports était hier, mardi 1er juillet 2025, palais royal de Kouandé. Jonas Ayibatin Hantan a échangé avec les chefs traditionnels, les têtes couronnées et les sages en vue d’obtenir leur adhésion à cette disposition. Réunissant des conseillers du roi, des ministres, des princes et princesses, des têtes couronnées, la reine-mère, les autorités communales, des habitants de Kouandé ainsi que Sa Majesté Bagana Tounko Cessi II, 16ème roi de Kouandé, cette rencontre avait pour objectif de «consacrer enfin les royaumes et garants de la tradition comme piliers républicains de la paix sociale, de la mémoire historique et de la souveraineté culturelle», a précisé le ministre conseiller à la culture, Jonas Ayibatin Hantan. L’autorité ministérielle est revenue de long en large sur les tenants et les aboutissants de cette loi. Il a insisté sur les avantages qui sont conférés aux rois, puis leur rôle que l’édification de la société béninoise. Il n’a pas occulté leur participation à pas gestion publique. A Lire Aussi:https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/17/reforme-dans-le-secteur-de-la-decentralisation-les-acteurs-de-mise-en-oeuvre-a-lheure-du-bilan/ Reconnus comme des consultants sociaux, ces garants de la tradition, de nos us et coutumes sont désormais logés à la bonne enseigne. Après avoir éclairé la lanterne des participants, ceux-ci, très heureux de la démarche du ministre-conseiller, ont exprimé leur reconnaissance à l’endroit du Père de la Nation. « Ce geste du président, Patrice Talon, est très encourageant et remarquable. Nous, habitants de Kouandé, lui exprimons toute notre gratitude, car à travers cette action, il a su remettre de l’ordre dans nos royaumes », a déclaré Sobabé Ousmane, dit Kassakpérigui. Ils sont saisi l’opportunité de cette sortie officielle du ministre pour exprimer leur satisfaction et leurs doléances relatives à la réfection du palais royal, à la construction d’arène culturelle et doter le roi d’un moyen roulant. Lesquelles doléances que Jonas Ayibatin Hantan a promis de transmettre fidèlement à qui de droit. Par ailleurs, il convient de rappeler que cette loi objet de vulgarisation a reconnu officiellement sur tout le territoire national, 16 royaumes, 80 chefferies supérieures et 10 chefferies coutumières sont désormais reconnus comme entités traditionnelles en République du Bénin. Il s’agit notamment des royaumes suivants : Allada, Bassila, Boué, Danhomè, Dagbo-Ahomey, Hogbonou, Igbo Idaatcha (ou Dassa), Itakété (ou Sakété), Kétou, Kika, Kilir (ou Djougou), Kpannè (ou Kouandé), Nikki, Sandiro, Savalou et Tchabè (ou Savè), selon l’article 5 de la loi adoptée. Conformément à cette catégorisation, dans chaque royaume, l’autorité traditionnelle est assurée par un roi. Chaque chefferie supérieure, elle est tenue par un chef supérieur et dans chaque chefferie coutumière, par un chef coutumier.Prisca Ahouassou
Lutte contre le Vih/Sida au Bénin: des réflexions engagées pour moderniser le cadre législatif
Les membres des commissions permanentes de l’Assemblée nationale, ainsi que des responsables administratifs du parlement prennent part à un atelier réflexion à Grand-Popo. Initié par l’Institut parlementaire du Bénin (Ipab) et le Programme santé de lutte contre le sida (Psls), avec l’appui technique et financier de l’Onusida, les travaux ouverts, le lundi 30 juin 2025, interviennent dans un contexte de caducité de la loi en vigueur. Face à une réalité épidémiologique en constante mutation, la loi n°2005-31 portant prévention, prise en charge et contrôle du Vih/Sida au Bénin est devenue obsolète. C’est ce qui justifie la mobilisation des députés et cadres parlementaires autour de la relecture du texte règlementaire afin de l’adapter aux nouvelles exigences. A l’ouverture, Victor Prudent Topanou, le président de la Commission de l’éducation, représentant le président de l’Assemblée nationale, a souligné la nécessité de doter le pays d’un cadre juridique actualisé, à même de répondre efficacement aux défis contemporains de la lutte contre le Vih/Sida. Selon lui, l’attention politique accordée à la pandémie a connu un fléchissement ces dernières années, notamment en raison de la crise de la Covid-19. « La présence massive des députés ici est une preuve de leur engagement. Les parlementaires sont à la fois des relais communautaires, des figures d’influence et surtout les architectes du droit. Ils doivent s’approprier les données et les enjeux pour jouer pleinement leur rôle dans l’éradication du Vih d’ici à 2030 », a-t-il déclaré. A sa suite, Dr Diallo Yayé Kanny, Directrice-pays de l’Onusida au Bénin, a rappelé que la loi en vigueur, adoptée en avril 2006, est aujourd’hui dépassée au regard des réalités sanitaires, sociales et juridiques actuelle. Ainsi, elle a insisté sur l’urgence d’une relecture diligente du texte législatif, en tenant compte des évolutions mondiales en matière de droits humains, de santé publique et de normes internationales. « Il ne s’agit pas simplement de réviser un texte, mais d’en faire un véritable outil de transformation sociale, de protection des droits des personnes vivant avec le Vih et de lutte contre la stigmatisation », a-t-elle martelé. Les grands axes de la nouvelle loi à venir présentés Représentant le ministre de la santé, Dr Anita Wadagni a présenté à l’assistance les grands axes de la nouvelle loi à venir. De ses explications, elle vise, entre autres, à : renforcer les droits des personnes vivant avec le Vih/Sida ; assurer un accès équitable aux soins ; encadrer les responsabilités des différents acteurs publics et privés ; et lutter contre toutes formes de discrimination. Ce projet, dit-elle, s’inscrit dans une vision inclusive, humaine et résolument moderne de la santé publique. Le directeur adjoint de l’Ipab, Dr Romaric Akpovo, a, pour sa part exprimé sa gratitude aux partenaires et au président Louis Vlavonou pour leur soutien à cette initiative. Il s’est ensuite réjoui de l’engouement manifeste des députés, preuve que la lutte contre le Vih demeure une priorité institutionnelle. Trois communications suivies de débats sont prévues pour enrichir la compréhension des enjeux et préparer les élus à jouer un rôle décisif dans l’adoption prochaine de la nouvelle loi. Les échanges engagés en prélude aux communications ont projeté un aperçu sur la situation épidémiologique actuelle. Si le taux de prévalence national est estimé à 0,7 % chez les adultes de 15 à 49 ans en 2024, il existe des poches de forte prévalence dans certaines régions ou populations clés, atteignant parfois des niveaux 5 à 10 fois supérieurs à la moyenne nationale. Pour Dr Yayé Kanny la riposte reste insuffisante en dépit des progrès enregistrés. Entre 2010 et 2023, les nouvelles infections n’ont chuté que de 46 %, et les décès de 55 %, bien loin des 75 % espérés.C.Z
Bénin : la CGTB crée bientôt son parti politique
Une nouvelle surprenante fait le chou gras des médias. Il s’agit bien de la création très prochaine d’un nouveau parti politique. Celui de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb). Moudachirou Bachabi en a donné les prémices lors d’un entretien télévisé. Reçu par nos confrères de Matinlibretv, le Secrétaire général de la Cgtb, Moudachirou Bachabi, a passé au peigne fin la gouvernance des syndicats depuis des années. Il a évoqué les lois qui ont mis en berne les mouvements syndicaux et pense qu’il faut une autre manière pour mieux gouverner ce pays. Et, parlant d’une gouvernance exemplaire, il pense que c’est du sang neuf qu’il faut injecter au système politique pour espérer l’eldorado.Le parti travailliste, qui va naitre sous peu, va privilégier, à en croire le responsable confédéral, pour prendre en compte les aspirations des travailleurs. Les défis que rencontrent les travaillent étant du fait des décideurs, donc des politiques, il sera de bon ton que les travailleurs se mettent ensemble pour occuper les sphères de décisions en vue d’influencer les lois, décrets et arrêtés qui prendront en compte les défis des travailleurs. Cette nouvelle ouverture va mettre fin à la misère que vivent les travailleurs. Mettre les hommes au cœur de la gouvernance pour que plus jamais personne ne prenne le pouvoir pour ne pas tenir compte de l’humain, est le crédo de ce parti qui est en gestation. Seulement, on se demande si cette confédération à elle seule pourra peser dans la balance pour faire bouger les lignes quand on sait que le Parti communiste du Bénin n’a jamais pu mobiliser 1% de l’électorat. Mieux, est-ce que ce sera le parti de tous les travailleurs ou des affiliés de la Cgtb ? Autant de questions qui restent sans réponse en attendant la mise sur fonts baptismaux de la formation politique. Parfait FOLLY
L’Iran suspend sa coopération avec l’AIEA : une décision stratégique aux implications majeures
L’Iran a officiellement suspendu sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon l’agence de presse iranienne Tasnim. Cette décision, formalisée par un décret signé par le président iranien, marque une nouvelle étape dans les tensions croissantes entre Téhéran et les institutions internationales chargées de superviser son programme nucléaire. La mesure interdit l’entrée des inspecteurs de l’AIEA sur le territoire iranien jusqu’à ce que des garanties soient apportées concernant la sécurité des installations nucléaires et des scientifiques du pays. Cette suspension intervient dans un contexte de pressions internationales et de préoccupations sécuritaires. L’Iran a régulièrement accusé des puissances étrangères, notamment Israël, d’être responsables d’attaques ciblées contre ses infrastructures nucléaires et d’assassinats de scientifiques. Le décret semble refléter une volonté de protéger les intérêts nationaux tout en envoyant un signal fort à la communauté internationale. Toutefois, le Parlement iranien a nuancé cette décision en précisant que toute reprise de la coopération dépendrait de l’approbation du Conseil suprême de sécurité nationale, laissant une marge de manœuvre pour d’éventuelles négociations. Cette annonce pourrait compliquer davantage les discussions sur le retour à l’accord nucléaire de 2015 (JCPOA), déjà fragilisé par le retrait des États-Unis en 2018 et les violations iraniennes des limites imposées par l’accord. La suspension de la coopération avec l’AIEA risque d’intensifier les inquiétudes concernant la transparence du programme nucléaire iranien et d’accentuer les tensions géopolitiques dans la région. Alors que l’Iran conditionne la reprise de l’accès à ses sites à des garanties de sécurité, la communauté internationale devra peser ses options pour éviter une escalade. Cette décision pourrait redéfinir les relations entre Téhéran et l’AIEA, avec des répercussions potentielles sur la stabilité régionale. M.D.
Le Bénin couronné leader mondial dans la progression vers les ODD en 2025
Le Sustainable Development Report 2025 couronne le Bénin comme leader mondial en matière de progression vers les Objectifs de Développement Durable (ODD) depuis 2015. Avec une avancée de +14,5 points sur le SDG Index, le pays devance largement les moyennes africaines (+5,4) et mondiales, surpassant des voisins comme le Togo (+13,3) et la Côte d’Ivoire (+13,0). Ce succès repose, selon le rapport, sur une vision ambitieuse, des réformes structurelles et des investissements ciblés dans des secteurs clés comme la santé, l’éducation, l’énergie et, surtout, l’accès à l’eau potable, essentiel pour le développement humain. En milieu urbain, le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2021-2026 a transformé l’accès à l’eau potable. La Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB) dessert désormais 74,7 % des citadins, contre 54 % en 2016. Fin 2024, elle compte 349 343 abonnés (+41,5 % depuis 2016), un réseau de 8 376 km (+39 %) et une production d’eau en hausse de 24 %, bénéficiant à 5,4 millions de personnes. Des infrastructures modernisées dans des villes comme Porto-Novo, Abomey-Calavi et Parakou, couplées à une digitalisation des services, améliorent l’efficacité. La restructuration de la SONEB, avec la création de la Société Béninoise des Infrastructures d’Eau (SoBIE), garantit une gestion optimisée. En milieu rural, l’Agence Nationale d’Approvisionnement en Eau Potable en Milieu Rural (ANAEPMR) a propulsé la couverture de 42 % en 2016 à 82,1 % fin 2024. Grâce à des Systèmes d’Alimentation en Eau Potable multi-Villages, des Postes d’Eau Autonomes solaires et un tarif social de 15 FCFA pour 25 litres, l’accès à l’eau est devenu équitable. L’ANAEPMR ambitionne une couverture universelle d’ici 2026, avec 300 nouveaux systèmes et une maintenance renforcée par la digitalisation, argumente le rapport Sustainable Development. Malgré ces progrès, des défis économiques, comme les contraintes fiscales et les chocs mondiaux, persistent. Le Bénin, par sa gouvernance rigoureuse et ses partenariats innovants, montre la voie à l’Afrique. En consolidant ses acquis et en mobilisant des financements, le pays s’affirme comme un modèle de développement durable, visant un avenir inclusif et résilient. M.D.
Bénin : le HCPC ouvre une enquête sur les soupçons de corruption au ministère de l’Énergie
Le 1ᵉʳ juillet 2025, le Haut-commissariat à la prévention de la corruption (HCPC) a lancé une enquête sur des allégations de malversations financières au ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines. Lors d’un point de presse, son président, Jacques Migan, a annoncé la création d’une commission spéciale pour examiner des soupçons de détournement de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA, révélés par l’ex-ministre Paulin Akponna. Le 21 juin 2025, à Parakou, Akponna avait dénoncé des irrégularités financières massives dans les secteurs de l’eau et de l’électricité sous la gestion antérieure du ministère, depuis 2016. Ces déclarations ont déclenché une tempête politique. Le HCPC, dans le cadre de ses attributions, a constitué une équipe multidisciplinaire pour enquêter sur les projets d’investissement à Parakou. La commission dispose de quatre semaines pour rendre son rapport et proposer des mesures correctives. Les répercussions ont été immédiates : Paulin Akponna a été limogé par le président Patrice Talon, critiqué pour ne pas avoir signalé ces irrégularités en interne. Samou Séidou Adambi, ancien ministre visé, a porté plainte pour diffamation, estimant que les propos d’Akponna nuisent à sa réputation. Ce dernier s’est excusé publiquement auprès de la nation, du président, d’Adambi et de son parti. Cette affaire met en lumière les défis de la lutte contre la corruption au Bénin. Les conclusions de la commission, attendues fin juillet, pourraient redéfinir la gouvernance du secteur énergétique. M.D.
Le milliardaire Aliko Dangote prend un pari ambitieux pour un avenir agricole africain plus indépendant
Lors des 32e assemblées générales annuelles d’Afreximbank à Abuja, le magnat nigérian Aliko Dangote a annoncé une ambition audacieuse : d’ici 2028, l’Afrique cessera d’importer des engrais. Son usine d’engrais azoté, située dans la zone industrielle d’Ibeju Lekki à Lagos, vise à faire du continent un leader mondial, surpassant même le Qatar en production d’urée. Inaugurée en 2021, l’usine Dangote, avec une capacité de 3 millions de tonnes d’urée granulée par an, a déjà exporté 300 000 tonnes au dernier trimestre de la même année. Cette performance marque un premier pas vers l’autosuffisance africaine en engrais azotés. Cependant, le défi reste de taille. Selon la Banque africaine de développement (BAD), l’Afrique produit déjà 30 millions de tonnes d’engrais minéraux par an, largement au-dessus de sa consommation. Pourtant, un déficit de 2 millions de tonnes persiste, notamment en raison de la spécialisation des pays nord-africains dans les engrais phosphatés, souvent destinés à l’exportation. Pour Dangote, la clé réside dans une production locale renforcée et mieux orientée vers les besoins du continent. Avec son usine, il ambitionne de combler ce déficit et de positionner l’Afrique comme un acteur incontournable sur le marché mondial des engrais. Un pari ambitieux pour un avenir agricole africain plus indépendant.
Trump envisage l’expulsion d’Elon Musk : une querelle qui s’intensifie
Le président Donald Trump a surpris en déclarant qu’il “examinerait” la possibilité d’expulser Elon Musk, PDG de Tesla et citoyen américain naturalisé, dans un contexte de tensions croissantes. Lors d’un échange avec la presse avant de visiter un centre de détention pour immigrants en Floride, surnommé “Alligator Alcatraz”, Trump a répondu de manière énigmatique à une question sur une éventuelle expulsion de Musk : “Je ne sais pas. Il faudra voir.” Il a ajouté, avec une pointe d’ironie, que “DOGE pourrait devoir manger Elon”, faisant référence à une métaphore obscure. Cette déclaration marque un nouveau tournant dans la brouille entre les deux hommes, autrefois alliés pour l’élection de Trump et la mise en œuvre de son programme. Leur relation s’est détériorée en juin, lorsque Musk a quitté la Maison Blanche après des critiques acerbes du projet de loi “Big Beautiful”, axé sur les impôts et les dépenses. Depuis, les attaques se multiplient : Trump a qualifié Musk de “fou” sur les réseaux sociaux, tandis que Musk a riposté en pointant du doigt les liens présumés de Trump avec l’enquête Epstein. Cette escalade verbale soulève des questions sur l’avenir de Musk aux États-Unis et sur l’impact de ce conflit sur ses entreprises, Tesla et SpaceX. Alors que Trump durcit sa rhétorique anti-immigration, même envers un milliardaire influent, cette querelle pourrait redéfinir les dynamiques politiques et économiques du pays.
Criet : Julien Kandé Kansou plaide non coupable, les débats pour cette date
Criet : Julien Kandé Kansou plaide non coupable, les débats pour cette dateLe mardi 1er juillet 2025, Julien Kandé Kansou, jeune militant de l’opposition membre du parti Les Démocrates, est comparu devant le tribunal pour la première audience de son procès. Il a nié toutes les accusations portées contre lui. Vêtu d’un habit traditionnel bohounba et portant son gilet de détenu, l’opposant a répondu aux questions de la Cour concernant plusieurs publications jugées problématiques. Selon l’accusation, Julien Kandé Kansou serait responsable de messages critiques envers des autorités. Lors de son audition, il a expliqué en détail le contenu de ses propos. Dans une vidéo, il évoquait une « révolution électorale » en préparation, destinée selon lui à mobiliser un grand nombre d’électeurs lors des prochaines échéances électorales. Il a souligné que le taux de participation aux dernières élections, d’environ 38%, était insuffisant, selon libre express. Concernant l’expression “magie électorale” utilisée dans ses messages, il a précisé qu’elle fait référence à sa volonté de surveiller étroitement le processus de vote afin d’éviter toute tentative de fraude contre son parti. La Cour a également soulevé d’autres propos extraits de ses communications, notamment une interrogation sur la conscience d’un ministre, qualifié de “premier partout”, face aux difficultés de la population. Interrogé à ce sujet, Julien Kandé Kansou a expliqué que, en tant que poète, il use de figures de style pour décrire des réalités sans pour autant nommer directement quelqu’un. Une discussion entre lui et un proche, Julien Mitokpè, a également été présentée. Dans cet échange, Julien Mitokpè rapportait que le ministre des Finances se sentait trop critiqué par Julien Kandé Kansou. Celui-ci a rappelé la déclaration de Romuald Wadagni, selon laquelle ceux qui critiqueraient le gouvernement devraient s’attendre à payer davantage pour leur connexion internet. Par ailleurs, l’opposant a fait référence à ce qu’il a appelé “l’homme du monopole” au Bénin, une figure qu’il accuse de contrôler plusieurs secteurs clés comme le coton, le soja, le port, la noix de cajou et même l’hôtellerie. Interrogé sur l’identité de cette personne, il a maintenu qu’aucun nom n’a été cité explicitement dans ses propos, et a ajouté qu’il présenterait ses excuses si quelqu’un se sentait concerné.Julien Kandé Kansou est assisté de ses avocats, Me Fadé et Me Renaud Agbodjo. La Cour a décidé de renvoyer l’affaire au 14 octobre 2025 pour la suite les débats. Parfait FOLLY