Le 30 juin 2025, Baltasar Ebang Engonga, figure influente et fils du président de la CEMAC, Baltasar Engonga Edjo’o, s’est présenté devant le tribunal de Malabo pour répondre d’accusations graves de corruption et de détournement de fonds publics. Surnommé « Bello », l’ancien directeur de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) risque jusqu’à 18 ans de prison, une peine également requise contre d’autres accusés dans ce dossier à fort enjeu politique. Détenu à la prison de Black Beach pour un présumé détournement de près d’un milliard de dollars, Engonga a vu son cas prendre une ampleur internationale en novembre 2024 avec la fuite de plus de 400 vidéos intimes. Filmées dans divers lieux, dont son bureau, ces vidéos le montrent avec de nombreuses femmes, certaines liées à des figures puissantes du pays. Ce scandale a enflammé les réseaux sociaux, déclenchant une tempête médiatique avec des chansons à travers le continent africain. Marqué par les liens d’Engonga avec le président Teodoro Obiang Nguema, ce procès est perçu comme un révélateur des luttes de pouvoir au sein de l’élite équato-guinéenne. Le gouvernement a dénoncé la diffusion des vidéos comme une atteinte aux valeurs morales et a tenté de limiter leur propagation en restreignant l’accès à Internet. Si l’affaire des sextapes alimente les débats publics, les charges judiciaires portent principalement sur les malversations financières. Le procès se déroule à huis clos.
Exercices opérationnels de la Garde nationale dans les départements du Mono, du Couffo et du Zou
Du 2 au 4 juillet 2025, la Garde nationale béninoise mènera des exercices opérationnels d’envergure dans plusieurs localités des départements du Mono, du Couffo et du Zou. Cette initiative, annoncée par un communiqué du préfet du Mono, vise à maintenir les troupes en alerte et à renforcer leurs capacités opérationnelles face aux défis sécuritaires actuels. Ces manœuvres, qui se dérouleront de jour comme de nuit, impliqueront une présence marquée de militaires, de véhicules et d’équipements, pouvant surprendre les populations locales. Le préfet a appelé les habitants à rester calmes et à respecter strictement les consignes des forces armées sur place, afin de garantir la sécurité de tous et le bon déroulement des opérations. Ces exercices s’inscrivent dans une dynamique de renforcement des capacités des Forces armées béninoises (FAB), comme en témoigne l’augmentation de 27,82 % du budget 2023 du ministère de la Défense, qui inclut des projets de modernisation et de formation des troupes.Cette mobilisation intervient dans un contexte où le Bénin fait face à des enjeux sécuritaires croissants, notamment dans ses régions frontalières. Les départements du Mono, du Couffo et du Zou, situés au sud-ouest du pays, sont stratégiques en raison de leur proximité avec le Togo et de leur rôle dans le développement économique local, notamment via des projets d’infrastructures routières et d’accès à l’eau potable. Les autorités assurent que ces exercices ne visent pas à répondre à une menace immédiate, mais à préparer les forces à toute éventualité. Les populations sont invitées à collaborer pleinement pour assurer le succès de cette opération, qui illustre l’engagement du gouvernement à garantir la sécurité nationale.
L’Alliance des États du Sahel (AES) révèle un objectif très ambitieux à terme
À l’occasion de la 4e Conférence internationale sur le financement du développement à Séville, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a exposé les ambitions de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Face aux défis sécuritaires et économiques, l’AES aspire à devenir une puissance régionale ancrée dans une approche panafricaniste, promouvant un développement autonome et durable. Abdoulaye Maïga a rappelé que la lutte contre le terrorisme absorbe une part considérable des ressources des pays du Sahel. Pour y répondre, l’AES mise sur des initiatives concrètes, comme la création d’une Banque confédérale d’investissement et de développement. Cette institution vise à financer des projets stratégiques, en priorisant les besoins nationaux et en s’appuyant sur une coopération sud-sud. Les secteurs clés identifiés incluent la transformation agricole, l’industrialisation, la transition énergétique, ainsi que l’innovation, la science et la technologie, piliers d’une économie résiliente et souveraine. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’un changement de paradigme dans le financement du développement. « La dimension sécuritaire doit être intégrée dans nos programmes », a-t-il déclaré, soulignant que la lutte contre le terrorisme nécessite une déconnexion claire de ses sources de financement. Il a appelé la communauté internationale à faire preuve de solidarité pour soutenir cette démarche, tout en dénonçant les dynamiques qui perpétuent l’insécurité au Sahel. En adoptant une vision panafricaniste, l’AES cherche à renforcer l’autonomie régionale tout en tissant des partenariats internationaux équitables. Cette approche, qui valorise les solutions endogènes, pourrait redéfinir les dynamiques de développement en Afrique. En plaçant la souveraineté et la sécurité au cœur de sa stratégie, l’AES ambitionne de devenir un modèle pour d’autres régions du continent, tout en consolidant son rôle de leader régional.
Exportation de produits vivriers : le gouvernement béninois lève la mesure
C’est désormais officiel. Le gouvernement béninois a levé l’interdiction d’exportation des produits vivriers, mise en place il y a quelques mois pour protéger le marché intérieur. La décision a été prise le 23 juin 2025 par le ministre du commerce. Cette mesure restrictive, qui concernait notamment les céréales, tubercules, légumineuses et leurs dérivés, avait été adoptée dans un contexte de flambée des prix et de pression sur l’offre locale. Aujourd’hui, l’Exécutif estime que les conditions sont réunies pour un retour progressif à la normale. C’est à travers une correspondance du 23 juin 2025 que le Secrétaire général adjoint du ministère de l’industrie et du commerce informe le ministère de l’intérieur et de la sécurité publique que la mesure d’interdiction prise en juin 2024 est arrivée à terme.A compter donc de ce jour, les cultivateurs, commerçants et autres acteurs de la chaine de valeur agricole pourront exporter à nouveau leurs produits sans subir les tracasseries policières et douanières. Parfait FOLLY
Bénin : Daniel Edah, prêt pour la présidentielle de 2026 avec les parrainages nécessaires
Ce dimanche 29 juin 2025, Daniel Edah, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2026 au Bénin, a affirmé sur les ondes de Bip Radio qu’il dispose des parrainages requis pour participer au scrutin. « Oui. Je les ai, parce que mon Dieu les a. Je vous ai dit que j’ai tout ce qu’il faut pour être candidat. Vous aurez l’occasion de les constater », a-t-il déclaré avec assurance, balayant toute incertitude sur la conformité de sa candidature. Cette étape, cruciale dans le processus électoral béninois, semble ainsi franchie pour l’ancien candidat de 2016 et ex-commissaire à la CEDEAO. Daniel Edah, qui a officialisé sa candidature le 29 mai 2025, a centré son annonce sur les valeurs de paix, d’unité et de développement. Engagé en politique depuis 2014, il se présente comme un serviteur du peuple, rejetant toute ambition de pouvoir personnel. « Je veux servir », a-t-il martelé, soulignant son engagement pour un Bénin prospère et stable. Son projet politique repose sur un modèle économique axé sur la production et la transformation locale. Il ambitionne de développer des unités industrielles dans les communes pour stimuler l’emploi des jeunes et dynamiser les économies locales. Selon lui, cette industrialisation à l’échelle territoriale est la clé pour renforcer l’intégration régionale du Bénin et garantir sa stabilité économique. Avec une candidature qu’il assure exempte de tout vice, Daniel Edah se positionne comme un acteur déterminé pour la présidentielle de 2026, prêt à concrétiser sa vision pour un Bénin uni et économiquement dynamique. Les prochains mois permettront de vérifier la solidité de ses engagements et de son assise électorale.
L’Allemagne affirme ne pas avoir de projet imminent d’acquérir des armes nucléaires
L’Allemagne a déclaré lundi qu’elle n’avait pas l’intention d’acquérir des armes nucléaires dans l’immédiat, suite à un appel du proche allié politique du chancelier Friedrich Merz pour que son pays ait accès aux arsenaux nucléaires du Royaume-Uni et de la France. « L’Allemagne n’est pas sur le point d’acquérir l’arme nucléaire », a déclaré le porte-parole du gouvernement Stefan Merz aux journalistes à Berlin. Il a réitéré que son gouvernement « ne cherche pas à se doter d’armes nucléaires », juste un jour après que Jens Spahn, chef du groupe parlementaire Union chrétienne-démocrate/Union chrétienne-sociale au Bundestag, a exhorté son pays à rejoindre le parapluie nucléaire de la Grande-Bretagne et de la France. « L’Europe doit devenir dissuasive. À cette fin, des bombes atomiques américaines sont stationnées en Allemagne. Mais cela ne suffit pas à long terme. Nous devons discuter d’une participation allemande ou européenne à l’arsenal nucléaire français et britannique », a déclaré Spahn dans une interview accordée au quotidien Welt ce week-end. En raison de son rôle d’agresseur pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne s’est engagée à une défense non nucléaire dans des traités internationaux, qui lui interdisent d’acquérir des armes nucléaires, tout en coopérant dans les accords de partage d’armes de l’OTAN. Le 9 mars, le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré qu’il espérait que le parapluie nucléaire américain resterait en place et qu’un bouclier européen devrait être considéré comme un « complément » à celui-ci. Il a déclaré qu’il contacterait la France et la Grande-Bretagne pour discuter du partage d’armes nucléaires, mais a averti qu’une telle démarche ne pourrait pas remplacer le bouclier atomique protecteur américain existant sur l’Europe. « Le partage des armes nucléaires est un sujet dont nous devons discuter. Ensemble, nous devons être plus forts en matière de dissuasion nucléaire », a déclaré Merz à la radio publique Deutschlandfunk (DLF). « Nous devons toujours discuter avec les deux pays (la France et la Grande-Bretagne), et en plus, dans la perspective de compléter le bouclier nucléaire américain, que nous voulons bien sûr voir maintenu », a-t-il ajouté. On estime qu’environ 20 ogives nucléaires américaines sont stockées sur la base aérienne de Büchel, située dans le sud-ouest de l’Allemagne. Ni l’OTAN ni les gouvernements américain et allemand ne divulguent le nombre précis d’ogives ni leur localisation, invoquant des raisons de sécurité. Cependant, l’OTAN a déclaré que les États-Unis avaient déployé un nombre limité d’armes nucléaires B-61 sur des sites en Europe. En 2022, l’Allemagne a choisi Büchel pour accueillir 35 F-35 de fabrication américaine. Ils remplaceront ses avions Tornado vieillissants, sur lesquels l’Allemagne compte depuis des décennies. M.D.
Présidentielle 2026 : tout savoir sur le projet de société et les candidats de Les Démocrates
Le comité permanent du parti d’opposition Les Démocrates, se réunira ce jeudi 3 juillet 2025 pour finaliser et adopter la version remaniée de son projet de société, une étape stratégique dans la perspective de la présidentielle d’avril 2026. À moins d’un an de la présidentielle d’avril 2026, le parti d’opposition Les Démocrates franchit une étape cruciale. Ce jeudi 3 juillet 2025, son comité permanent procédera à l’examen, à l’amendement et à l’adoption de son projet de société actualisé. Une initiative qui s’inscrit dans la stratégie de consolidation du parti et dans la perspective de la reconquête du pouvoir. Le document qui sera validé n’est pas une création ex nihilo. Comme l’a précisé Me Renaud Agbodjo, avocat et membre influent du parti, « le parti avait déjà son projet de société. Mais au regard des évolutions, il fallait l’actualiser ». Invité de l’émission Actu Matin sur ESAE TV ce lundi 30 juin, il a expliqué que les mutations observées ces dernières années – sur les plans économique, social et politique – ont conduit Les Démocrates à réévaluer certaines de leurs propositions. « Il n’est pas question d’improviser. Nous devons parler aux Béninois avec une offre politique cohérente, actualisée et tournée vers l’avenir », a-t-il martelé. L’actualisation du texte a été confiée à un comité restreint de personnalités qualifiées. Celui-ci a travaillé dans la discrétion mais avec rigueur, afin d’intégrer les préoccupations majeures des citoyens, notamment en matière de gouvernance, de sécurité, d’emploi des jeunes, de pouvoir d’achat et de justice sociale. Une boussole politique pour 2026 L’adoption de ce projet de société constitue une étape décisive dans la préparation des échéances électorales. Il s’agira pour le parti de présenter à l’opinion un programme clair, lisible, crédible, susceptible de mobiliser l’électorat autour d’un projet alternatif à la gouvernance actuelle.À cet effet, Me Agbodjo a annoncé que le document sera officiellement présenté au public après sa validation, afin de susciter l’adhésion des citoyens et des sympathisants du parti. Le projet de société n’est pas un simple document administratif. C’est une boussole, un engagement, une vision. Il engage les responsables politiques vis-à-vis du peuple.Une candidature encore tenue secrète Si l’architecture programmatique du parti se précise, la question de la candidature demeure, pour l’instant, un point d’interrogation. Interrogé sur ce sujet, Me Agbodjo a refusé de livrer le moindre indice. « Je ne suis pas autorisé à répondre à cette question. Mais tout le monde a entendu le porte-parole du gouvernement annoncer que les candidats de la mouvance seront connus le 12 octobre. Que chacun en tire les conséquences… »Tout en jouant la carte du silence, l’avocat a subtilement précisé que la désignation des candidats de l’opposition ne dépend pas de l’agenda de la mouvance présidentielle, laissant entendre que Les Démocrates pourraient dévoiler leurs intentions bien avant cette date ou après, selon leur propre logique stratégique. Parfait FOLLY
Bénin : Léonidas Hounton annonce sa candidature à la présidentielle de 2026
Léonidas Hounton, expert reconnu en marchés publics, a officiellement déclaré sa candidature à l’élection présidentielle de 2026 au Bénin, marquant un tournant dans le paysage politique du pays. Dans une allocution vibrante, Hounton a affirmé que le Bénin se trouve à un « tournant décisif de son histoire », soulignant la nécessité de consolider les acquis du président sortant, Patrice Talon, dont le second mandat s’achèvera en 2026. Talon, qui a confirmé ne pas briguer un troisième mandat, laisse un vide que Hounton ambitionne de combler. Se présentant comme un « Béninois lambda », Hounton se distingue par son discours apaisé, loin des « coups bas » qui, selon lui, caractérisent l’atmosphère politique actuelle. Il insiste sur la gravité du rôle présidentiel, déclarant : « Nous, Béninois, savons déjà, par expérience, que le poste de président de la République est un poste suffisamment important pour ne pas être confié au hasard. » Fort de son expertise en marchés publics, il revendique des « épaules aguerries » pour assumer les responsabilités de chef d’État. Cette candidature intervient dans un contexte tendu, marqué par des tractations politiques dans les partis d’opposition et ceux accompagnant l’œuvre de Talon et des défis comme l’insécurité au nord du pays. Hounton, en s’appuyant sur son expérience technocratique, pourrait séduire ceux qui souhaitent une gouvernance rigoureuse et transparente. Toutefois, il devra naviguer dans un système où les parrainages d’élus, majoritairement acquis à la mouvance présidentielle, restent un obstacle pour les candidats, encore qu’il n’a pas déclaré sa candidature sous une bannière de parti politique. À dix mois du scrutin, la candidature de Hounton promet de dynamiser le débat politique. Reste à savoir s’il parviendra à rallier une majorité face à une opposition déterminée et à des figures influentes de la majorité sortante. M.D
Affaire Akponna : le parti Les Démocrates veut saisir deux institutions de la République
L’annonce a été faite ce lundi par le conseiller juridique du parti de Boni Yayi, Me Renaud Agbodjo. Alors qu’il répondait aux questions de nos confrères d’une télévision privée de la place, il a laissé échapper que sa formation politique entend saisir le Haut-commissariat à la prévention de la corruption et l’inspection générale des finances. Le parti d’opposition Les Démocrates ne veut laisser une occasion passer. Il saisit toutes les opportunités que lui offre l’environnement politique pour marquer des points. En effet, au lendemain du limogeage du désormais ex-ministre de l’énergie, de l’eau et des mines, Paulin Akponna, les députés dudit parti ont exigé la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire en vue d’élucider ce dossier. Sans attendre la suite de cette demande au niveau de l’Assemblée nationale, Boni Yayi et sa troupe veulent enfoncer le clou. Pour eux, le Haut-commissariat à la prévention de la corruption devra commanditer un audit international, comme ce fut le cas du PPEA II sous le régime de la refondation. En donnant une suite favorable à la requête du parti, le Haut-commissariat prouvera ainsi qu’il est « autonome et indépendant », a insisté Me Agbodjo. A en croire Renaud Agbodjo, l’opposition a le devoir d’exiger la bonne gestion des deniers publics étant donné que ce sont les fruits des efforts de tous les Béninois. Les Euro bons qui ont été sollicités et obtenus par le gouvernement seront remboursés par le contribuable, a-t-il laissé entendre. Par conséquent, il est important de veiller à la bonne gestion des ressources. C’est d’ailleurs pour cela que la formation politique LD entend saisir l’inspection générale des finances à l’effet d’exiger le contrôle des différents budgets alloués à l’eau dans la commune de Parakou et environs. C’est dire qu’une bataille politique va naitre autour de ce dossier qui est déjà pendant devant la justice. Parfait FOLLY
Remise de 5000 kits hygiéniques réutilisables aux filles de Zè et Djidja: la Cedeao promeut l’intégration régionale à la base
Dans le cadre de la commémoration du 50ème anniversaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), l’institution sous régionale a planifié une série d’activités dont la remise de kits de serviettes hygiéniques aux Directions départementales des affaires sociales et de la microfinance (Ddasm) de l’Atlantique et du Zou. La cérémonie de cette remise officielle s’est déroulée, le vendredi 27 juin 2025, au siège du Guichet unique de protection sociale (Gups) de la Commune de Zè. Elle a été présidée par le conseiller politique, Mamadou Konaté, représentant du Représentant résident de la Cedeao au Bénin. L’hygiène menstruelle et l’épanouissement des jeunes filles, notamment des adolescentes, préoccupent le gouvernement et le représentant résident de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) qui se mobilisent autour de diverses initiatives. La remise des 5000 kits de serviettes hygiéniques aux Directions départementales des affaires sociales et de la microfinance de l’Atlantique et du Zou au profit des filles des Communes de Zè et de Djidja, s’inscrit dans ce sens. L’objectif est de promouvoir l’intégration régionale et le bien-être menstruel des bénéficiaires. Ce don de la représentation nationale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), financé par l’Organisation ouest-africaine de la santé (l’Ooas) émane du projet intitulé : «Appui aux initiatives du Bénin pour la sensibilisation des jeunes filles sur les bonnes pratiques personnelle et menstruelle et à la promotion de la Cedeao chez les jeunes » pour soutenir les efforts de l’Etat. Fruit d’une collaboration exemplaire entre le gouvernement, la Cédéao et l’Ooas ce projet a rappelé le conseiller politique Mamadou Konaté, représentant du Représentant résident de la Cedeao au Bénin, est mise en œuvre dans le cadre du jubilé des noces d’or de l’organisation communautaire commémoré sous le thème « Plus forts ensemble pour un avenir plus radieux ». Il vise l’amélioration des connaissances des bénéficiaires sur les pratiques d’hygiènes recommandées en période de menstrues, l’amélioration des performances scolaires des filles à travers la réduction du taux d’absentéisme durant leur période de menstruation et la promotion du bien-être des jeunes filles en lien avec la vision 2050 de la Cédéao. Après avoir rappelé à l’assistance, les objectifs de la Cedeao depuis sa création en 1975, il s’est réjoui des avancées obtenues. « Malgré les défis régionaux et mondiaux complexes, notre institution a, à son actif, cinquante ans de réalisations significatives et de construction patiente d’une destinée partagée. Elle continue de travailler pour la consolidation des acquis majeurs… » Cependant a-t-il reconnu des défis essentiels existent dont celui relatif à la mise en œuvre de la vision 2050 pour « une Cedeao des peuples, inclusive, paisible, prospère et résiliente» Une réponse à un besoin concret A travers ce geste, précise Mamadou Konaté, « la Cedeao souhaite répondre à un besoin concret, celui de lutter contre la précarité menstruelle à laquelle s’ajoute l’objectif de formation sur la gestion de l’hygiène menstruelle pour les jeunes filles dans une dynamique d’appui aux efforts de l’Etat du Bénin, dans sa politique de promotion de la santé et du bien-être des filles tout en favorisant un changement de comportements durables» Cela permet, a-t-il ajouté, aux jeunes filles, d’aller au bout de leurs ambitions. Pour le maire de la Commune de Zè, l’initiative est louable. « La distribution de cinq mille kits de serviettes hygiéniques aux élèves de Zè et de Djidja est bien plus qu’un geste matériel. C’est un acte de solidarité, de dignité et un pas vers l’autonomisation des femmes de demain, en brisant les tabous autour des règles, en luttant contre l’absentéisme scolaire. Ce projet incarne les valeurs de la Cedeao. Abondant dans le même sens, la représentante de la ministre des affaires sociales et de la micro-finance du Bénin, Mélanie Assogba Adjé, a témoigné toute la reconnaissance de son ministère à la Cedeao et plus particulièrement à son représentant national, Amadou Diongue, qui fait de la promotion des bonnes pratiques d’hygiène personnelle et menstruelle l’une de ses priorités. La Cedeao, le régulateur économique ou encore gardien de la paix en Afrique de l’Ouest, continue ainsi de travailler à la réalisation de ses objectifs afin de renforcer l’intégration régionale et de promouvoir le développement durable de la région à travers la santé, la dignité et l’éducation des jeunes filles. Il faut noter que la distribution desdits kits sera effectuée de manière organisée au bénéfice des jeunes filles identifiées, et selon les critères de vulnérabilité sociale et économique définis par les normes en vigueur en République du Bénin.C.Z & Prisca Ahouassou