Les forces de défense et de sécurité ont mené, dans le Nord du Bénin, les 24 et 28 juin 2025, une double offensive qui a permis de neutraliser plusieurs terroristes et de détruire leurs planques. Sur le front de lutte contre le terrorisme au Bénin, des résultats probants sont engrangés. L’engagement et la détermination riment désormais avec l’efficacité et le professionnalisme. Ce qui a permis la mort de plusieurs terroristes à l’issue d’une double offensive menée par nos vaillantes forces de défense et de sécurité la semaine écoulée. Le 24 juin, une offensive ciblée conduite dans le département de l’Alibori, à l’extrême Nord, a permis de démanteler une base terroriste, neutralisant six combattants ennemis et saisissant un arsenal d’armes. Quatre jours plus tard, le 28 juin, une nouvelle opération a visé une base en cours d’installation dans la zone frontalière, éliminant plusieurs terroristes et récupérant des armes et des motos. Ces actions, menées sans perte dans les rangs béninois, soulignent l’efficacité et la précision des commandos des Fab. Depuis 2019, le Bénin fait face à une montée des violences djihadistes dans ses régions septentrionales, notamment dans l’Alibori, l’Atacora et le Borgou. Les parcs nationaux du W et de la Pendjari, situés près des frontières avec le Niger et le Burkina Faso, servent souvent de refuges aux groupes comme le Jnim (affilié à Al-Qaïda) et l’Eigs. Ces zones boisées et peu peuplées facilitent les incursions transfrontalières. En réponse, l’opération Mirador, lancée en 2022, mobilise des milliers de soldats et s’appuie sur des technologies modernes, comme des drones, ainsi que sur un renforcement du renseignement. Au-delà de l’approche sécuritaire, le gouvernement béninois développe d’autres initiatives socio-économiques pour stabiliser les zones vulnérables. Des projets de développement, comme ceux portés par l’Abegief, visent à améliorer les conditions de vie des communautés locales, souvent ciblées par les recruteurs djihadistes. Ces opérations dans l’Alibori témoignent de la détermination du Bénin à éradiquer la menace terroriste tout en préservant la sécurité de ses citoyens.Modeste Dossou
Proclamation des résultats du Cep 2025: 89,81% de taux réussite au plan national
Les candidats au Certificat d’études primaires (Cep), session de juin 2025, ont été fixés leur sort, le vendredi 27 juin 2025. A l’issue de la délibération, 239.180 candidats ont été déclaré admis au plan national sur les 271.890 inscrits. Soit un taux de réussite de 89,81%. Ce qui voudra dire que seul un candidat sur dix n’a pu réunir les critères minimaux exigés pour être déclaré admis. Après cette première délibération, les résultats déjà disponibles sont publiés sur la plateforme eresultats.bj où chaque candidat peut consulter son résultat en y introduisant son numéro de table. Les résultats par département se présentent comme suit par ordre de mérite. Borgou = 87,45% ; Plateau = 87,42% ; Donga = 86,06% ; Ouémé = 85,98% ; Atlantique = 84,45% ; Littoral = 84,14% ; Collines = 83,15% ; Zou = 82,15% ; Atacora =78,93% ; Alibori = 74,39% ; Mono = 70,57% et enfin douzième Couffo = 53,04%. Ils sont 271.890 candidats à prendre part à cet examen, répartis dans 805 centres de composition sur toute l’étendue du territoire national. Parmi eux, 131.660 filles. Quatorze centres ont été ouverts aux 98 personnes à besoins spécifiques. Les épreuves écrites, orales et sportives s’étaient déroulées du 2 au 5 juin 2025. La session de remplacement démarre ce lundi.C.Z
De passage sur l’émission ‘’Prime politique’’: Jonas Hantan a abordé plusieurs sujets d’intérêt national
Le Ministre conseiller au tourisme, à la culture, aux arts et aux sports était, le samedi 28 juin 2025, l’invité de l’émission ‘’Prime politique’’ du Groupe de presse Prime News Monde. Avec Parfait Folly, Jonas Hantan a abordé des sujets d’actualité concernant les préparatifs de son parti politique, Union progressiste le renouveau, aux élections générales de 2026, le championnat national scolaire et la Ligue professionnelle. A quelques mois des élections générales de 2026, c’est le branle-bas au sein des formations politiques. L’Union progressiste le renouveau dont est membre Jonas Hantan, ministre conseillers au tourisme, à la culture, aux arts et aux sports n’échappe pas à cette ferveur qui anime la vie politique au Bénin. Sans livrer un secret du couvent, l’autorité ministérielle a abordé avec tact les préparatifs en cours dans son parti pour remporter les joutes électorales qui s’annoncent. A en croire ses propos, le ‘’Baobab’’ se porte très bien et les stratégies pour gagner les élections sont déjà tissées. «Les laboratoires ont fini leurs travaux. Nous avons bonne espérance que ces élections qui viennent, nous les gagneront toutes» a-t-il annoncé. On attend par la veille de la chasse pour élever son chien. L’Up le renouveau a fait sien cet adage populaire en lançant depuis des mois à l’avance, les préparatifs avec l’appropriation par les militants, de la chatte des partis politique et le code électoral, deux documents fondamentaux qui définissent le cadre juridique des élections au Bénin. « Quand vous, vous préparez bien pour un examen, il n’y a pas de raison pour que vous ne réussissiez. Moi, pour ma part, je reste concentré sur ma mission de ministre conseiller » a rassuré Jonas Hantan. Donnant sa lecture de la crise qui secoue le parti Upr depuis peu, le ministre conseiller a fait remarquer qu’elle est inhérente à toute organisation humaine, fut-elle sociale, politique ou civique pour favoriser sa croissance. Connaissant le leadership qu’incarne Joseph Fifamè Djogbénou à la tête de cette première force politique soutenant les actions du Gouvernement, il ne doute pas de la capacité managériale de l’Upr à pouvoir juguler la crise. Loin de fragiliser les militants déjà aguerris, la crise constitue plutôt un terreau fertile pour l’enracinement du parti. «L’essentiel pour les militants et militantes de l’Upr est de travailler à l’élargissement du parti tout en renforçant dans la divergence, la diversité d’actions et de compétences de tous ses membres, son hégémonie sur l’échiquier national» Championnat national scolaire, un vivier de talents Le championnat national scolaire édition 2025 a clôturé ses activités à Aplahoué, dans le département du Couffo, le samedi 28 juin 2025. Faisant le point de ce festival sportif, Jonas Hantan se dit fier de l’organisation qui a été exceptionnelle et unique en son genre. A en croire ses propos cette réussite du ministère des sports par le biais de l’Office béninois du sport scolaire et universitaire n’est guère le fruit du hasard. « Ce n’est que l’expression de l’accompagnement de l’Etat à travers l’animation des clubs, de l’Union associative sportive et culturelle de l’enseignement primaire (Uascep) et des classes sportives que nous organisons depuis quelques années dans nos établissements » a-t-il renchéri. Pour sa part, tout le mérite revient au président Patrice Talon qui a eu la brillante idée de positionner le Bénin au rang des grandes nations sportives, tout en misant sur le développement du sport à la base. Même si certains d’entre ces jeunes talents ont déjà fait preuve d’une démonstration de capacité et de compétences exceptionnelles, le ministre conseiller, Jonas Hantan a exprimé d’autres attentes vis-à-vis des jeunes scolaires. « Ces jeunes à travers le championnat scolaire doivent évoluer vers le championnat professionnel pour être des ambassadeurs du Bénin » a-t-il souhaité. Le championnat national scolaire est donc une chaine que le gouvernement construit pour que demain, des talents puissent porter haut les couleurs symboliques du drapeau du Bénin. La concrétisation de cette ambition, souligne le ministre conseiller, explique les grands chantiers en cours dans le domaine des sports. A titre illustratif, il a cité en exemple la construction des 22 stades, la rénovation du stade de l’Amitié Gmk de Cotonou, celui de Charles de Gaulle, à Porto-Novo, y compris celui de Parakou. Le rayonnement plus tard du sport béninois sur l’échiquier international passe également par l’appui de l’Etat aux fédérations, aux clubs, académies et associations sportives. Au-delà de l’éclosion des talents, le championnat national scolaire est aussi une opportunité d’affaire pour les entreprises. Pour cette édition, 1488 élèves provenant de 152 collèges publics comme privés ont participé à ce championnat dans toutes les disciplines sportives. Dadjè Fc, un modèle Tirant leçons de la Ligue professionnelle du Bénin, Jonas Hantan, a tout d’abord reconnu les mérites des équipes participantes en adressant ses félicitations au club champion du Bénin. « Ce n’est pas du hasard du tout, c’est le fruit d’un travail consciencieux, d’une discipline et d’une vision. Ils ont su concilier agilité, discipline et travail d’équipe pour atteindre ce cap» a noté le ministre conseiller aux sports. Satisfait de l’effort et de la détermination des Dadjè boys tout au long du championnat, Jonas Hantan a invité les autres clubs à mettre les pas dans les empruntes du champion en titre. « Je leur dis bravo. Et, il faut que les autres clubs aussi puissent se mettre dans la même posture que Dadjè Fc pour qu’on en ait beaucoup » a conseillé l’autorité ministérielle. Il a par la suite émis le vœu de voir des talents de ce championnat décrocher des contrats dans les grands clubs européens. En conclusion, il a exhorté, chaque béninois où qu’il se trouve à vulgariser la loi n°2025-09 du 03 avril 2025 qui encadre la chefferie traditionnelle au Bénin afin qu’ensemble le pays puisse expérimenter avec intelligence et lumière cette disposition qui nous remet dans une posture de Nation ancrée dans sa tradition Judicaël Davo & C.Z
Relégation de l’As-Tonnerre en D3: Ferdinand Yaou Bokossa exige une reddition de compte
La contre-performance affichée par l’As Tonnerre lors de la dernière saison de la ligue professionnelle du Bénin continue de susciter des réactions de mécontentement au sein des citoyens de Bohicon. La dernière en date est celle de Ferdinand Yaou Bokossa. Dans une correspondance adressée au président de l’As Tonnerre par exploit d’huissier le 23 juin 2025, le conseiller communal élu sous la bannière du parti l’Union progressiste le renouveau, demande des comptes aux dirigeants de la formation sportive du la ville carrefour. Ferdinand Yaou Bokossa, souhaite qu’une reddition de comptes soit faite aux fins de voir clair dans la gestion des subventions publiques diverses accordées au club, de tirer les leçons qui s’imposent et de situer les responsabilités. Pour l’élu communal, il est inadmissible que l’As Tonnerre fasse cette performance à la fin du championnat au regard des efforts consentis aussi bien par les supporters, la Mairie, que l’Etat. Cette démarche Ferdinand Yaou Bokossa fait suite à la relégation du club en troisième division du championnat national Ligue Pro 2024-2025 et des diverses plaintes sur les conditions difficiles de préparation des joueurs. Il faut rappeler que l’As Tonnerre reste le club phare du football à Bohicon qui a connu de grands joueurs et avait été champion du Bénin. C’est donc dans la dynamique urgente de redorer le blason du club pour le bonheur des supporters et sauver l’image de la ville de Bohicon, que s’inscrit la démarche du conseiller préoccupé par le rayonnement sportif dans la ville carrefour. Espérant les diligences qui seront faites pour satisfaire sa doléance, Ferdinand Yaou Bokossa invite très humblement les amoureux du cuir rond, les supporters et l’ensemble de la population de Bohicon a gardé leur sérénité et surtout, de continuer par soutenir le club et encourager les joueurs. Confiant et optimiste en l’avenir certain du football dans la ville de Bohicon, le conseiller communal s’engage à œuvrer auprès de tous les acteurs pour l’atteinte des objectifs communs.C.Z
Accord de paix historique entre Rdc et Rwanda: une étape importante saluée par le Bénin
La promotion de la paix en République démocratique du Congo (Rdc), au Rwanda et la stabilité dans la région s’est enfin matérialisée par un accord historique entre les deux pays, le 27 juin à Washington. La signature de cet accord tant attendu a été saluée par le Bénin. Dans un communiqué officiel rendu public le vendredi 27 juin 2025, le gouvernement béninois, par le biais de son Ministère des affaires étrangères, a félicité cette décision, exhortant les protagonistes à saisir cette opportunité pour faire taire définitivement les armes et promouvoir la prospérité des peuples de la région. Le communiqué a également souligné l’importance d’une paix juste, fondée sur le dialogue et la souveraineté, pour une région des Grands Lacs en quête de stabilité. « Si cet accord tient ses promesses, il pourrait relancer les investissements et améliorer les conditions de vie» a-t-il indiqué. Négocié et obtenu avec l’appui d’une médiation des Etats-Unis dirigée par le Secrétaire d’Etat Marco Rubio, cet accord vise à instaurer une paix durable et à normaliser les relations entre la Rdc et le Rwanda, tout en respectant l’intégrité territoriale des deux Etats. Le conflit, exacerbé par des groupes comme le M23 que la Rdc accuse le Rwanda de soutenir, bien que ce dernier démente, a longtemps entravé le développement régional. Les discussions, préparées dès le 18 juin, ont abouti à des engagements concrets, notamment la création de mécanismes conjoints de sécurité. Cependant, des défis subsistent, notamment la méfiance mutuelle et les tensions autour des ressources minières. Pour l’heure, la communauté internationale est appelée à soutenir la mise en œuvre de cet accord, tandis que les regards se tournent vers les prochaines étapes de cette fragile réconciliation. Modeste Dossou
Débat d’orientation budgétaire de 2026: les députés débattent de l’orientation budgétaire pour 2026
Conformément aux dispositions de l’article 59 de la loi organique N° 2013-14 du 27 septembre 2013 relative aux lois de finances, les députés ont, sous l’autorité du président Louis Gbèhounou Vlavonou, fait le Débat d’orientation budgétaire (Dob) ce vendredi 27 juin 2025 au palais des gouverneurs à Porto-Novo. À cette occasion, Romuald Wadagni, ministre d’Etat de l’économie et des finances en charge de la coopération est revenu sur quelques informations. Dans son rapport, la Commission des finances et des échanges présidée par l’He Gérard Gbénonchi a présenté la situation économique et financière sur la période 2022-2024 et aperçu sur l’année 2025 ; les perspectives économiques et financiers sur la période 2026-2028 ; les audiences publiques ouvertes au secteur privé, aux organisations de la société civile, à l’Ancb, aux Citoyens et au Conseil économique et social (Ces) ; et en dernier point, les discussions, recommandations et avis de la commission. Après la situation économique sur la période 2022-2024, le rapport a informé que la mobilisation des recettes publiques poursuit sa bonne progression. « Le montant total collecté par les régies financières en 2024 s’élève à 1.895, 6 milliards de FCfa, soit 14,6 % du Pib. Ce montant représente une amélioration de 26,5 % par rapport aux recettes collectées trois (03) ans plus tôt et une progression de 154,2 % en neuf (09) ans », a-t-il indiqué. Pour ce qui est des dépenses publiques, elles affichent une hausse, à l’instar des recettes, portées par les dépenses d’investissement et de soutien à l’entreprise et aux ménages. Elles s’établissent à 2.344,8 milliards de FCfa en 2024 contre 1086,3 milliards de FCfa en 2016, soit une augmentation de 115,9 % pour une progression des dépenses d’investissement de 213,0 %. Les dépenses ordinaires quant à elles, affichent une hausse de 77,9 % en lien avec l’option faite par le Gouvernement de changer la structure des dépenses de l’Etat pour l’arrimer à sa politique de développement. Ainsi la part des dépenses d’investissement est passée de 28,1 % en 2016 à 40,7 % en 2024 tandis que celle des dépenses ordinaires a été réduite de 12,6 points en s’affichant à 59,3 % en 2024 contre 71,9 % en 2016. En pourcentage du Pib et contrairement aux recettes, les dépenses affichent une baisse au cours de ces trois dernières années conformément à la politique de consolidation budgétaire du gouvernement. Elles s’établissent à 18,0 % du Pib en 2024 contre 19,8 en 2022. Loi de finances 2025 Elle affiche une réduction prévisionnelle du déficit budgétaire. Le déficit est prévu à 441,1 milliards de FCfa. En pourcentage du Pib, il s’afficherait à 2,9 % contre 3,0 % enregistré en 2024. Cette réduction s’inscrit dans la stratégie du Gouvernement de maintenir le déficit en dessous des 3,0 % du Pib. Elle serait consécutive à une augmentation des ressources des opérations budgétaires de 11,8 % contre une hausse de 10,8 % pour les charges. Au total, la loi de finances 2025 est équilibrée en ressources et en charges à 3.551,0 milliards de FCfa. Les perspectives 2026-2028 En ce qui concerne les perspectives économiques sur la période 2026-2028, il faut dire que le Gouvernement va consolider les acquis du Pag 2021-2026. Ainsi il continuera de créer les conditions pour raffermir les bases de la transformation structurelles de l’économie afin de maintenir la forte croissance de l’économie observée au cours des cinq (05) dernières années. L’année 2026 marquera l’extension du programme de prise en charge des naissances à travers la mise à disposition des suppléments alimentaires au profit des femmes enceintes et des enfants couvrant les 1000 premiers jours après la naissance aux 77 communes au profit des enfants de 6-23 mois, des femmes enceintes et allaitantes. Il est prévu également une extension des interventions de nutrition aux enfants de 2-4 ans. En plus du volet nutrition, les actions visant la qualité de l’éducation, la poursuite de l’opérationnalisation de Sèmè-City, le renforcement et la modernisation du plateau technique sanitaire seront poursuivis et renforcés. Au plan des finances publiques, l’Etat maintiendra un cadre financier assaini. Dans le même ordre d’idées, il sera maintenu la rigueur dans la gestion des finances publiques et ouvrira assez tôt les discussions pour le renouvellement du programme économique et financier avec le Fonds monétaire international (Fmi). Par ailleurs l’Etat continuera de maitriser la progression des dépenses de fonctionnement de l’administration publique et l’emphase sur l’investissement en mettant un point d’attention sur leur efficacité et leur efficience. En ce qui concerne les perspectives financières, elles affichent un maintien de la consolidation budgétaire. Les ressources totales des opérations budgétaires de l’Etat devraient s’inscrire en hausse de 12,8 % en 2026 et 12,3 % en moyenne annuelle sur la période 2026-2028. Quant aux charges des opérations budgétaires de l’Etat, elles afficheraient une progression de 11,2% en 2026 et de 11,3% en moyenne annuelle sur la période 2026-2028. Il en résulterait progressivement en pourcentage du Pib en passant de 2,7% du Pib en 2026 à 2,6% en 2028. Les préoccupations et recommandations des députés Elles portent sur la nécessité de centraliser les lignes budgétaires dédiées à la maîtrise de l’eau pour en faire un projet; les raisons qui justifient la faible consommation des crédits au niveau des Communes et les mesures prises pour y remédier; le non reversement des impôts locaux aux collectivités territoriales; la nécessité de repenser le mécanisme d’approvisionnement des industries en matières premières; la création d’un département chargé de suivre les questions de politiques économiques avec le Nigeria; le renforcement de la ligne budgétaire destinée au volet sécurité; la mise en place d’une politique de renforcement de l’ employabilité des jeunes; la réorientation du budget vers l’interconnexion des petits exploitants agricoles pour alimenter les cantines scolaires; la création d’une base de données pour les artisans détenteurs de Certificat de qualification au métier (Cqm) et de Certificat de qualification professionnelle (Cqp) en vue de favoriser la création et la promotion des Pme; la nécessité de veiller aux intérêts des entreprises nationales en sous-traitance avec les multinationales; la mise à disposition de la
Situation au Togo : la CEDEAO remarquablement silencieuse
Depuis des décennies, le Togo est marqué par une gouvernance autoritaire, incarnée par la dynastie Gnassingbé, au pouvoir depuis 1967. Sous la présidence de Faure Gnassingbé, en place depuis 2005, le pays traverse une crise politique et sociale exacerbée par une répression systématique des voix dissidentes et une apparente inaction de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les récents événements au Togo, notamment les manifestations du 26 juin 2025 à Lomé, illustrent la violence avec laquelle le régime répond aux contestations. Ces manifestations, organisées pour protester contre une réforme constitutionnelle controversée, la hausse des prix de l’électricité et les arrestations arbitraires, ont été sévèrement réprimées. Selon des rapports, sept personnes auraient perdu la vie, certaines retrouvées dans des cours d’eau, tandis que des dizaines d’autres ont été blessées et plus de soixante interpellées. Les forces de l’ordre, soutenues par des miliciens selon certaines sources, ont utilisé des gaz lacrymogènes et procédé à des arrestations massives pour disperser des manifestations pourtant déclarées pacifiques par les organisateurs. Cette brutalité s’inscrit dans une longue tradition de répression au Togo. Depuis les années 1990, les tentatives de libéralisation politique ont été contrecarrées par des violences contre les opposants. L’arrestation du rappeur Aamron, connu pour ses critiques virulentes du régime, fin mai 2025, et son internement forcé dans un hôpital psychiatrique pour « dépression aggravée » ont cristallisé la colère populaire. De même, des journalistes, comme Apollinaire Mewenemesse, ont été détenus pour des publications critiques, et les accréditations de la presse étrangère ont été suspendues pour limiter la couverture médiatique des abus. Ces actes visent à museler toute forme de dissidence, qu’elle émane de la société civile, des médias ou des partis d’opposition. La réforme constitutionnelle de 2024, qui a instauré un régime parlementaire en transférant le pouvoir exécutif au président du Conseil des ministres – un poste occupé par Faure Gnassingbé sans limitation de mandat – est perçue comme un moyen de pérenniser le pouvoir de la dynastie Gnassingbé. Cette modification, adoptée par une Assemblée nationale dominée par le parti au pouvoir, a exacerbé les tensions, les opposants y voyant un « coup d’État constitutionnel ». Les manifestations qui ont suivi, notamment en avril et juin 2025, ont été interdites ou violemment réprimées, renforçant le sentiment d’oppression parmi la population. Le silence complice de la CEDEAO Face à cette escalade de la violence, la CEDEAO, censée promouvoir la démocratie et les droits humains dans la région, est restée remarquablement silencieuse. Cette inaction a suscité de vives critiques, tant au Togo que sur la scène internationale. Des publications sur les réseaux sociaux dénoncent « l’hypocrisie » de l’organisation, qui se mobilise rapidement contre les coups d’État militaires, mais reste muette face à la répression des manifestations pacifiques par un régime en place. Cette passivité est d’autant plus problématique que la CEDEAO a historiquement joué un rôle de médiateur dans les crises togolaises, comme en 2005 après la prise de pouvoir contestée de Faure Gnassingbé. Le silence de la CEDEAO peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Premièrement, l’organisation est souvent critiquée pour son manque de cohérence dans l’application des principes démocratiques, privilégiant la stabilité des régimes en place au détriment des aspirations populaires. Deuxièmement, la présence d’alliés politiques de Faure Gnassingbé au sein des instances de la CEDEAO, comme la nomination d’une présidente du Parlement de l’organisation perçue comme proche du régime togolais, soulève des questions sur l’impartialité de l’institution. Enfin, les priorités géopolitiques, telles que la lutte contre le terrorisme dans la région des Savanes ou les relations économiques avec le Togo, notamment via le port de Lomé, pourraient inciter la CEDEAO à fermer les yeux sur les violations des droits humains. Cette apparente complicité est d’autant plus préoccupante que la CEDEAO a déjà condamné des pratiques similaires par le passé. En 2020, la Cour de justice de l’organisation a jugé illégales les coupures d’Internet imposées par le gouvernement togolais en 2017 pour museler les manifestations, ordonnant des mesures pour prévenir de telles violations. Pourtant, aucune action concrète n’a été prise face aux récentes exactions, renforçant le sentiment d’impunité du régime. Une société civile sous pression et un peuple en quête de liberté Malgré la répression, la société civile togolaise reste active, portée par une jeunesse de plus en plus mobilisée. Les manifestations de juin 2025, menées en dehors des cadres politiques traditionnels, témoignent d’une révolte inédite contre le pouvoir. Des organisations comme le Front Citoyen Togo Debout dénoncent la violation des droits fondamentaux, tels que le droit de manifester garanti par la Constitution togolaise. Cependant, ces mouvements se heurtent à une surveillance accrue et à des arrestations arbitraires, qui freinent l’élan contestataire. La population togolaise, marquée par des décennies de divisions ethniques et de traumatismes liés à la violence politique, oscille entre résignation et espoir de changement. La jeunesse, en particulier, semble transcender les clivages ethniques pour exiger une gouvernance plus inclusive, mais elle manque de soutien régional ou international pour faire entendre sa voix. Un appel à l’action La situation au Togo en 2025 est alarmante : un régime autoritaire, soutenu par une répression brutale, s’efforce de maintenir son emprise sur le pouvoir face à une population de plus en plus exaspérée. Le silence de la CEDEAO, loin de calmer les tensions, alimente un sentiment d’abandon et de méfiance envers les institutions régionales. Pour sortir de cette impasse, il est impératif que la CEDEAO adopte une position ferme, en condamnant les violations des droits humains et en exigeant des réformes démocratiques. La communauté internationale, notamment l’Union africaine et l’Union européenne, doit également accentuer la pression sur le régime togolais pour garantir le respect des libertés fondamentales. Sans une mobilisation concertée, le Togo risque de s’enliser dans un cycle de répression et de contestation, au détriment de sa population et de la stabilité régionale. La jeunesse togolaise, qui porte l’espoir d’un changement, mérite un soutien international à la hauteur de son courage. M.D.
Trump assure qu’il lèverait les sanctions contre l’Iran « s’ils peuvent nous rejoindre »
Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il pourrait lever les sanctions contre l’Iran si le pays faisait preuve d’un comportement pacifique et d’une coopération avec Washington. « S’ils peuvent être pacifiques et s’ils peuvent nous rejoindre, s’ils ne vont plus faire de mal, je lèverais les sanctions », a déclaré Trump dans une interview sur Fox News diffusée dimanche. « On obtient parfois plus avec du miel qu’avec du vinaigre », a déclaré Trump, ajoutant que l’allègement des sanctions « ferait une grande différence » pour Téhéran. Il avait auparavant interrompu les efforts d’allègement des sanctions après que le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a promis d’attaquer les bases américaines si Washington renouvelait ses frappes contre des cibles iraniennes. Trump a réitéré son rejet des allégations selon lesquelles l’Iran aurait évacué de l’uranium enrichi avant les frappes américaines, citant le poids du matériau et les défis logistiques. Le président a déclaré que l’Amérique « n’avait pas donné beaucoup de préavis » avant les attaques, rendant le retrait de matériel « difficile » et « dangereux ». « Ils n’ont rien fait. Ils ne pensaient pas que ce que nous avons fait serait réellement réalisable », a déclaré Trump. Il a décrit l’Iran comme étant « épuisé » par les récentes frappes israéliennes et américaines, prédisant que les activités nucléaires cesseraient temporairement. « La dernière chose qu’ils vont faire maintenant, du moins pendant un certain temps, c’est le nucléaire. Ils en ont assez », a déclaré Trump. Trump a déclaré que certains pays avaient exprimé leur intérêt à rejoindre les accords de normalisation de l’accord d’Abraham entre Israël et les États arabes, sans toutefois préciser lesquels. « Nous avons actuellement de très bons pays dans ce domaine, et je pense que nous allons commencer à les charger, car l’Iran était le principal problème », a-t-il déclaré. M.D
Paulin Akponna : une polémique et des excuses publiques
Le 21 juin 2025, lors d’une sortie médiatique à Parakou, Paulin Akponna, alors ministre béninois de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, a accusé son prédécesseur, Samou Seïdou Adambi, d’être impliqué dans un détournement présumé de « dizaines de milliards » de FCFA. Ces propos, tenus sans preuves concrètes, ont provoqué un tollé et conduit à son limogeage par le président Patrice Talon le 26 juin 2025, après seulement cinq mois en poste. Il revient sur la situation et présente ses excuses à Samou Adambi. Dans un communiqué daté du 28 juin 2025, Akponna a fait machine arrière, présentant ses excuses publiques. Il a reconnu que ses déclarations étaient « maladroites » et manquaient de fondement, exprimant des regrets pour avoir porté atteinte à l’honneur de son prédécesseur. Cette rétractation intervient alors que son parti, le Bloc Républicain, avait dénoncé son comportement comme contraire aux valeurs de l’organisation.L’affaire, qui a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique béninoise, a également attiré l’attention des autorités judiciaires. Akponna a été convié à s’expliquer devant la justice, qui cherche à faire la lumière sur ces allégations. Ce scandale, survenant à moins d’un an de la présidentielle de 2026, met en évidence les luttes internes au sein de la mouvance présidentielle et pourrait avoir des répercussions sur la dynamique politique au Bénin. M. D.
Togo : calme apparent à Lomé après les manifestations réprimées les 26 et 27 juin dernier
Depuis le 26 juin 2025, Lomé, la capitale togolaise, est le théâtre de manifestations portées par une jeunesse déterminée à dénoncer la gouvernance de Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005. Ces mobilisations, qui se sont prolongées le 27 juin et sont prévues jusqu’au 28, font suite à des appels lancés sur les réseaux sociaux par des activistes et des influenceurs, dont le rappeur Zaga Bambo, basé en France. Les manifestants protestent contre la réforme constitutionnelle d’avril 2024, qui consolide le pouvoir de Gnassingbé en instaurant un régime parlementaire taillé sur mesure, la hausse du coût de l’électricité et la répression des voix dissidentes, comme l’arrestation du rappeur Aamron fin mai. Malgré leur caractère pacifique, ces rassemblements ont été violemment réprimés par les forces de l’ordre. Le 26 juin, des groupes de jeunes ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes dans plusieurs quartiers de Lomé, où des barricades de pneus et de bois brûlaient. De nombreux commerces sont restés fermés, certains en solidarité avec les manifestants, d’autres par crainte de pillages. « J’ai décidé de tout fermer aujourd’hui pour soutenir les manifestations, car trop, c’est trop. Nous voulons du changement », a déclaré Hélène, une commerçante du quartier de Hedzranawoé.Le gouvernement togolais, qui avait déjà interdit les manifestations depuis 2022 après une attaque au grand marché de Lomé, a déployé un important dispositif policier et rappelé l’obligation de déclarer tout rassemblement cinq jours à l’avance. Il a qualifié ces mobilisations d’« illégales » et menacé de poursuites ceux qui appellent à la « désobéissance civile ». Des organisations de la société civile et des partis d’opposition, réunis sous le front « Touche pas à ma Constitution », ont dénoncé une « répression sauvage » et réaffirmé leur soutien à la jeunesse, exigeant le respect des libertés fondamentales garanties par la Constitution de 1992.Ces tensions surviennent dans un contexte de restrictions croissantes de l’espace civique. Amnesty International a appelé à des enquêtes sur les allégations de torture lors des manifestations des 5 et 6 juin, où 81 personnes, dont un mineur, avaient été arrêtées. Des journalistes, comme Flore Monteau de TV5 Monde, ont été interpellés et forcés de supprimer leurs images. Par ailleurs, la suspension pour trois mois de RFI et France 24, accusés de « propos inexacts », illustre la volonté des autorités de scontrôler l’information.Alors que de nouvelles manifestations sont attendues ce 28 juin, la jeunesse togolaise, soutenue par l’opposition, semble plus que jamais déterminée à faire entendre ses aspirations à un changement démocratique, malgré une répression qui ne faiblit pas. Le calme est revenu à Lomé mais semble précaire. M. D.