Le dossier dit « Akponna Gate » connaît un nouveau rebondissement. Selon les informations relayées par Bip Radio Paulin Akponna, récemment démis de ses fonctions ministérielles le jeudi 26 juin 2025, est convoqué devant le tribunal d’Abomey-Calavi le 16 juillet 2025. Cette convocation fait suite à une plainte pour « diffamation » déposée par son prédécesseur, Samou Seidou Adambi.D’après la citation directe remise par huissier le vendredi 27 juin 2025, M. Adambi reproche à Paulin Akponna d’avoir tenu des propos diffamatoires lors d’une sortie à Titirou, dans la commune de Parakou, le samedi 21 juin 2025. Akponna aurait accusé son prédécesseur d’être « un corrompu et un détourneur de fonds publics », des allégations qualifiées de « sans fondement » et visant à porter atteinte à la réputation de Samou Seidou Adambi.Cette affaire, qui secoue le milieu politique, promet de faire couler beaucoup d’encre dans les prochains jours. Les regards sont désormais tournés vers le tribunal d’Abomey-Calavi, où les deux parties devront s’expliquer devant la justice. Modeste DOSSOU
Bénin – CEP 2025: 89,81 % de réussite annoncés, ce qu’il faut savoir
La session de juin 2025 du Certificat d’études primaires (CEP) s’achève sur un taux de réussite remarquable de 89,81 %. Les délibérations ont débuté ce vendredi 27 juin 2025, et les résultats officiels seront proclamés demain, samedi 28 juin 2025. Ils seront disponibles dans les directions départementales des enseignements maternel et primaire ainsi qu’en ligne sur www.eresultats.bj. Cette année, 271 890 candidats, dont 131 660 filles, ont composé dans 805 centres à travers le pays. Quatorze centres ont été réservés à 98 candidats à besoins spécifiques, renforçant l’inclusion. Les épreuves écrites, orales et sportives se sont déroulées du 2 au 5 juin 2025. Avec ce taux de 89,81 %, les candidats et leurs proches attendent avec impatience la publication des résultats, marquant une étape cruciale dans leur cheminement scolaire.
Bénin : le ministre Samou Adambi a quitté le gouvernement pour raisons politiques et non mauvaise gestion
Le paysage politique béninois est en ébullition suite au limogeage du ministre des Mines, Paulin Akponna, après ses accusations explosives contre son prédécesseur, Samou Seidou Adambi. Sur la question le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a clarifié les circonstances du départ de Smou Adambi de la tête du ministère de l’Energie. Dans une tentative de calmer la tempête, le porte-parole du gouvernement a indiqué que « le ministre Samou Seidou Adambi a quitté le gouvernement pour des raisons politiques. Il y a eu des actes qui lui ont été reprochés, mais jamais, à ma connaissance, des faits de mauvaise gouvernance. » Cette mise au point, loin de clarifier la situation, lève tout de même un coin d’ombre sur le fait que le gouvernement estime la gestion de Samou Adambi, correcte. Les accusations d’Akponna, bien que non étayées par des preuves publiques, ont amplifié les critiques contre la gestion des ressources minières, un secteur clé pour l’économie béninoise. Le limogeage rapide d’Akponna est, selon le gouvernement, une mesure pour le dispenser de toute obligations de réserve afin d’être libre de présenter des preuves de ses déclarations. Akponna avait publiquement dénoncé Adambi, l’accusant de « siphonner » l’argent public, des propos qui ont précipité son éviction du gouvernement. Le Bloc Républicain, son parti politique, s’est complètement désolidarisé de ses propos le laissant ainsi, seul face à son avenir. M.D.
Niger et Union européenne : un tournant pour la coopération bilatérale
Depuis le bouleversement politique de juillet 2023 au Niger, les relations avec l’Union européenne (UE) ont été marquées par une pause dans la coopération. Cependant, des discussions récentes, notamment une réunion clé en juin 2025 à Niamey entre les autorités nigériennes et des représentants de l’UE, signalent une volonté de relancer les liens. Ce dialogue ambitionne de surmonter les divergences pour rétablir un partenariat stratégique. L’UE, qui a investi environ 1,5 milliard d’euros au Niger entre 2012 et 2022 pour des projets de développement, de sécurité et de gouvernance, avait gelé son aide après le coup d’État. Les pourparlers actuels se concentrent sur la reprise progressive de cette assistance, avec un accent sur des secteurs prioritaires comme l’accès à l’eau, l’éducation et la lutte contre l’insécurité alimentaire. Le Niger, de son côté, insiste sur une collaboration respectant ses priorités nationales, notamment celles définies dans son Plan de Développement Économique et Social (PDES). Un défi majeur reste la coordination. Les autorités nigériennes ont critiqué certaines initiatives européennes, comme l’aide humanitaire de 2024 pour les inondations, jugée peu concertée. Ces discussions visent donc à établir un cadre de travail plus transparent et inclusif. La célébration conjointe de la Journée de l’Europe en mai 2025 à Niamey a symbolisé ce rapprochement, marquant un pas vers une confiance mutuelle. Alors que le Niger cherche à diversifier ses alliances, l’UE demeure un partenaire incontournable pour relever les défis sahéliens, notamment l’insécurité et les crises climatiques. Ces échanges pourraient ouvrir la voie à une coopération renforcée, essentielle pour la stabilité et le développement durable de la région. M.D.
Côte d’Ivoire : la Cour africaine entérine la radiation électorale de Laurent Gbagbo
Le 26 juin 2025, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, siégeant à Arusha, a rejeté la requête de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo visant à retrouver ses droits civiques. Confirmant sa radiation des listes électorales ivoiriennes, la Cour a estimé que la Commission électorale indépendante (CEI) a respecté le cadre légal national, s’appuyant sur la condamnation de Gbagbo en 2020 à 20 ans de prison pour « complicité de vol en réunion à main armée avec effraction » et « détournement de deniers publics ». Les arguments de l’ex-chef d’État, dénonçant une atteinte à ses droits politiques, un procès inéquitable et une violation de la présomption d’innocence, ont été écartés, la Cour jugeant la condamnation définitive et le traitement non discriminatoire. Cette décision marque un revirement notable par rapport à un arrêt précédent de la même Cour. En 2020, elle avait en effet exigé la réinscription de Gbagbo sur les listes électorales, considérant que sa radiation portait atteinte à ses droits. Cette injonction, restée sans suite en Côte d’Ivoire, avait alimenté les tensions politiques. Aujourd’hui, la Cour ferme définitivement la porte à une participation électorale de Gbagbo, rejetant toute demande d’indemnisation ou de rétablissement. Prononcé en l’absence de représentants de l’État ivoirien, ce verdict constitue un coup dur pour l’ancien président, qui ambitionnait de briguer un nouveau mandat à la tête du pays après plusieurs années de déboire judiciaires et politiques. M.D
Le Japon procède à l’exécution de Takahiro Shiraishi, le célèbre « tueur de Twitter »
Le Japon a exécuté un condamné à mort de 34 ans connu sous le nom de « tueur de Twitter », qui a été reconnu coupable d’avoir tué neuf personnes dans son appartement au sud de Tokyo en 2017, marquant la première personne à être mise à mort dans le pays en près de trois ans. Takahiro Shiraishi a été exécuté au centre de détention de Tokyo, a rapporté la chaîne de télévision japonaise NHK. La méthode d’exécution était la pendaison. « J’ai ordonné l’exécution après mûre réflexion », a déclaré le ministre de la Justice, Keisuke Suzuki, aux journalistes lors d’une conférence de presse suivant l’exécution, a rapporté l’agence de presse Kyodo. Shiraishi a été condamné à mort en décembre 2020. Il a été reconnu coupable d’avoir attiré ses victimes dans son appartement, où il a tué neuf personnes, huit femmes et un homme. Il a été arrêté en octobre 2017 après que plusieurs corps démembrés ont été retrouvés dans son appartement par la police enquêtant sur la disparition d’une femme locale. Les autorités ont déclaré que Shiraishi et sa victime se sont rencontrés après qu’elle a exprimé des pensées suicidaires en ligne. Il a déclaré aux enquêteurs qu’il ciblait ceux qui exprimaient des idées suicidaires sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, ce qui lui a valu le surnom de « tueur de Twitter ». Il les attirait dans son appartement sous prétexte qu’ils mourraient ensemble dans le cadre d’un pacte, mais au lieu de cela, il les tuait et démembrait leurs corps. Neuf têtes et des centaines d’ossements ont été découverts par la police lors d’une perquisition dans son appartement. Shiraishi est la première personne à être exécutée dans ce pays asiatique depuis juillet 2022, lorsque Tomohiro Kato a vu sa peine exécutée pour avoir tué sept personnes lors d’une série d’attaques au couteau à Tokyo en 2008. Amnesty International Japon a protesté jeudi contre l’exécution de Shiraishi, soulignant l’acquittement en octobre d’Iwao Hakamad – qui avait été condamné à mort en 1980 – qui a mis en évidence « les profondes failles du système de la peine de mort » et a suscité un nouveau débat dans le pays sur cette pratique controversée. Il a également fait référence aux rapporteurs spéciaux de l’ONU qui ont appelé le gouvernement japonais en novembre à envisager de déclarer un moratoire sur les exécutions, car les problèmes liés à son système actuel d’exécution de la peine capitale violent le droit international, notamment la pratique consistant à notifier le couloir de la mort uniquement le matin même de leur exécution. « Le fait que le Japon ait procédé à cette exécution au milieu d’une surveillance nationale et internationale aussi intense suggère que le gouvernement n’a pas reconnu la condamnation à mort prononcée contre M. Hakamada – qui a été conduit à l’effondrement mental par des décennies passées dans le couloir de la mort pour un crime qu’il n’a pas commis – comme un grave échec institutionnel et systémique », a déclaré Amnesty International Japon dans un communiqué . Parmi les pays du Groupe des Sept, seuls les États-Unis et le Japon appliquent la peine de mort. Depuis le début de l’année, les États-Unis ont exécuté 25 condamnés à mort. M.D.
Bénin – Limogeage de Paulin Akponna : une sortie de Wilfried Houngbédji aux enjeux politiques majeurs
Le 26 juin 2025, le ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Paulin Akponna, a été limogé par décret présidentiel, remplacé par José Didier Tonato, qui cumule désormais ce portefeuille avec ses fonctions actuelles. Cette décision, annoncée à la suite d’une sollicitation du président Patrice Talon à l’Assemblée nationale, a été commentée par le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji. « Le Président de la République considère que si les propos tenus par M. Akponna ne relèvent pas d’une logique de guerre de leadership politique, alors il doit être délié de toute obligation de réserve ou de solidarité gouvernementale, afin d’apporter toutes informations utiles à la justice », a indiqué le porte-parole du gouvernement. Cette sortie, loin d’être anodine, révèle des tensions internes et des enjeux stratégiques dans la politique béninoise, en l’occurrence les partis de la mouvance présidentielle. Lors d’un déplacement à Parakou le 21 juin 2025, Paulin Akponna avait dénoncé publiquement des interruptions dans la fourniture d’eau et d’électricité, attribuant ces dysfonctionnements à une mauvaise gestion des fonds publics et à des détournements de plusieurs milliards de FCFA impliquant des acteurs politiques locaux. Ces accusations, jugées tendancieuses par le pouvoir, ont précipité son éviction, moins de six mois après sa nomination le 6 janvier 2025. La déclaration de Houngbédji suggère que ces propos pourraient être perçus comme une tentative de déstabilisation interne au sein du Bloc Républicain (BR) ou comme une critique implicite du gouvernement, rompant ainsi la solidarité gouvernementale. Sur le fond, la réponse de Houngbédji met en lumière une volonté de l’exécutif de contrôler le discours public et de protéger l’image du gouvernement, tout en ouvrant la voie à une possible judiciarisation des accusations d’Akponna. En le libérant de ses obligations de réserve, le président Talon semble exiger des preuves concrètes de ces allégations, plaçant l’ex-ministre dans une position délicate : soit il apporte des éléments tangibles, soit il risque de perdre en crédibilité. Cette stratégie pourrait également servir à détourner l’attention des tensions internes au BR, déjà marquées par la suspension de l’ancien ministre Samou Adambi. Dans le contexte politique béninois, ce limogeage illustre la fermeté de Patrice Talon face aux écarts de conduite au sein de sa majorité, à l’approche de la présidentielle de 2026. Il renforce l’image d’un pouvoir centralisé, où la loyauté et la discipline priment, tout en alimentant les débats sur la transparence et la gestion des ressources publiques. Le désormais ancien ministre des mines n’est pas encore sortie d’affaire car il pourrait se retrouver devant les tribunaux pour répondre des accusations portés. M.D.
Retour de l’aide publique à la presse au Bénin : Édouard Loko annonce une réforme sous encadrement strict
À la clôture de la première session ordinaire de 2025, Édouard Loko, président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac), a annoncé le retour de l’aide publique à la presse, marquant un tournant dans le soutien de l’État aux médias béninois. Cette initiative, saluée par les acteurs du secteur, rompt avec les pratiques passées en imposant un encadrement strict pour garantir une utilisation transparente et ciblée des fonds. Désormais, l’aide ne sera plus une simple répartition financière entre organes de presse. Selon Loko, elle visera à structurer le secteur à travers des actions concrètes : réhabilitation de la Maison des médias, prise en charge des dettes d’eau et d’électricité des associations professionnelles, et renforcement des capacités des rédactions. Ces mesures ambitionnent de créer un cadre de travail commun, favorisant un journalisme professionnel et de proximité. Une attention particulière sera accordée à la formation continue, avec des modules pratiques adaptés aux besoins des médias, pour répondre aux exigences d’un journalisme rigoureux et indépendant. Édouard Loko a insisté sur la nécessité de rompre avec l’utilisation non encadrée des fonds, soulignant que « aucune ressource ne devra servir des intérêts personnels ». Cette volonté de responsabilisation s’accompagne d’un appel aux médias à s’engager davantage dans le suivi des activités institutionnelles, tout en saluant les efforts des chaînes ayant couvert la session. Cette réforme, qui privilégie l’efficacité à la popularité, vise à renforcer l’indépendance et la crédibilité du secteur médiatique. Cette annonce intervient dans un contexte où la presse béninoise cherche à consolider son rôle dans une démocratie marquée par des tensions politiques. Si l’initiative est bien accueillie, son succès dépendra de la transparence de sa mise en œuvre et de l’engagement des médias à respecter l’intérêt général. M.D.
Régulation des médias au Bénin : huit promoteurs de stations de radiodiffusions mis en demeure
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) à travers la décision N°25-041/Haac en date du jeudi 26 Juin 2025, a procédé à la mise en demeure des promoteurs de huit 08 station de radiodiffusion sonore émettant en république du Bénin. Les responsables de Mifon FM, Couffo FM, Maroowo FM, Radio Gbetin, Radio Dialogue, Aifa FM, As Salam FM, et de Nostalgie FM viennent d’être sanctionnés par l’autorité de régulation des médias en république du Bénin. La décision de mise en demeure a été notifiée ce jeudi même, au détour de la première session ordinaire de l’institution, présidée par son président Edouard Loko. A la lecture du premier article de la décision 25-042, sept promoteurs à l’exception de Mifon FM sont mis en demeure pour le non-respect des obligations prévues dans les conventions signées avec la Haac. Le patron de Mifon FM quant à lui est visé par la décision N°25-041/HAAC. Il lui est reproché de n’avoir pas intégralement finalisé les travaux d’installation de sa station. << En cas de non-respect de la présente décision, les promoteurs concernés s’exposent au retrait de leur fréquence, sans autre forme de procès et à tout moment, conformément aux dispositions de l’article 49 de la loi N° 2022-13 du 5 juillet 2022 portant loi organique sur la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication>>, indiquent les décisions lues par le conseiller et deuxième rapporteur de la septième mandature de la Haac, Basile Tchibozo. L’institution, à travers cette décision, entend travailler en toute transparence et équité pour une presse libre et responsable en république du Bénin. Judicaël DAVO
Propos de Paulin Akponna : le Bloc Républicain se désolidarise de l’ancien ministre
A la suite du limogeage du ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Paulin Akponna, prononcé ce jeudi à travers la note N°005/PR/SGG/SP signé par le Secrétaire Général du Gouvernement, le parti politique Bloc Républicain au sein duquel milite l’ex ministre de l’énergie a également pris ses distances à l’encontre de son membre. Quelques heures après son limogeage, les responsables de la formation politique de Paulin Akponna n’ont pas laissé le temps passer avant de se prononcer sur la situation. À travers un communiqué publié cet après-midi du jeudi 26 juin 2025, le parti Bloc Républicain vient clarifier et prendre sa position au sujet des propos du ministre Paulin Akponna. Le parti avance que lesdits propos tenus lors d’une sortie de l’intéressé à Titirou dans la commune de Parakou sont « visiblement dirigés contre le contre le camarade SAMOU Seidou Adambi, ancien ministre du ministère concerné ». D’après la lecture de la note du Bureau Exécutif National du BR, il ressort que « les propos du ministre Paulin Akponna ne reflètent aucun esprit Républicain, de solidarité ni d’unité » et laissent croire qu’il aurait été mandaté par le parti. Ainsi, le Bloc Républicain s’est formellement désolidarisé des propos de l’ancien ministre Paulin Akponna. Le parti a, par la suite invité l’ensemble de ses cadres, élus et membres à toujours « faire preuve de dignité, de retenue et d’engagement collectif dans l’action politique ». Ci dessous le Communiqué du Parti BR Judicaël Davo