Jeudi 26 juin 2025, le ministère chinois de la Défense a réaffirmé sa position ferme contre toute velléité d’indépendance de Taïwan, déclarant son armée « pleinement préparée au combat ». Cette mise en garde intervient en réponse aux récents discours du président taïwanais Lai Ching-te, qui a réitéré le statut souverain de Taïwan, niant toute légitimité à la souveraineté revendiquée par Pékin. Le porte-parole du ministère, Zhang Xiaogang, a accusé le gouvernement taïwanais de « pousser l’île vers une situation dangereuse de guerre », au détriment de la population. Pékin, fidèle à son « principe d’une seule Chine », considère Taïwan comme une partie intégrante de son territoire et n’exclut pas le recours à la force pour contrer une déclaration formelle d’indépendance. Depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949, Taïwan, officiellement République de Chine (ROC), s’est développée en une démocratie autonome, tandis que la Chine maintient sa revendication historique. Les États-Unis, tout en reconnaissant officiellement la République populaire de Chine, entretiennent des relations non officielles avec Taïwan et adoptent une posture d’ »ambiguïté stratégique » concernant sa défense. Cette montée des tensions ravive les craintes d’un conflit dans le détroit de Taïwan, une région clé pour la stabilité géopolitique en Asie-Pacifique. M.D.
Bénin : une enquête parlementaire réclamée après les déclarations de l’ex-ministre des Mines
Au Bénin, les récentes déclarations du ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Paulin Akponna, ont provoqué un tollé politique. Alors qu’il a été immédiatement limogé, des députés de l’opposition réclament une commission parlementaire d’enquête pour élucider ces présumées accusations de détournements de fonds. Lors d’un déplacement à Parakou le 21 juin 2025, le ministre a dénoncé des détournements de « plusieurs milliards de francs CFA » destinés aux projets du Programme d’action du gouvernement (PAG), pointant du doigt une mauvaise gestion des fonds publics par certains acteurs politiques locaux. Ces pratiques, qu’il a qualifiées de « siphonnage du budget national », seraient responsables des interruptions fréquentes d’eau et d’électricité dans plusieurs quartiers de la ville. Face à ces allégations graves, douze députés de l’opposition ont réagi en introduisant, le 26 juin 2025, une résolution au Parlement pour la création d’une commission parlementaire d’enquête. Cette initiative vise à faire la lumière sur les accusations de détournement au sein du ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, un secteur stratégique bénéficiant d’un budget de plus de 203 milliards FCFA pour 2025. Cependant, la situation s’est compliquée pour Paulin Akponna. Le même jour, le bureau de l’Assemblée nationale a approuvé son remplacement par José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie, suite à une décision du président Patrice Talon. Ce limogeage, survenu moins de six mois après la nomination d’Akponna le 6 janvier 2025, pourrait être lié à ses déclarations controversées, perçues comme un règlement de comptes politiques. L’opposition insiste sur l’urgence d’une enquête transparente pour établir les responsabilités et garantir une gestion rigoureuse des fonds publics. Cette affaire met en lumière les tensions politiques au Bénin à l’approche des échéances électorales, tout en soulignant les enjeux cruciaux de la gouvernance des secteurs de l’énergie et de l’eau. M.D.
BEPC 2025 : la date de la première délibération annoncée
Après les épreuves écrites du BEPC tenues du 10 au 12 juin 2025, les étapes de correction sont en cours sur toute l’étendue du territoire national. Le ministère de l’Enseignement secondaire a fixé la date de la première délibération au 7 juillet 2025. Les candidats au Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) session de juin 2025 connaîtront bientôt leurs résultats. En effet, la première délibération est prévue pour le lundi 7 juillet 2025, selon les précisions données par le Directeur des Examens et Concours, Armand Natta. Cette annonce intervient alors que les travaux de correction ont démarré dans les différents centres à travers le pays.Ce mercredi 25 juin, la ministre de l’Enseignement secondaire, Véronique Tognifodé, s’est rendue au centre de correction du CEG Sainte Rita à Cotonou, dans le département du Littoral, pour encourager les enseignants mobilisés. Devant les correcteurs, elle a insisté sur l’importance de la rigueur et de l’équité dans l’évaluation des copies. « La finalité est que nous puissions dire, à la fin de tout le processus, que nous avons eu une organisation très professionnelle, crédible et réussie », a-t-elle déclaré.Après l’étape de correction, le processus se poursuivra avec les oraux et les épreuves sportives, avant la délibération finale prévue pour le 17 juillet 2025. Lucresse AKAKPOVI (Stag)
Remaniement du gouvernement : Paulin Akponna limogé
Le gouvernement de Patrice Talon connait un remaniement technique ce jeudi 26 juin 2025. Le ministre des mines, de l’énergie et de l’eau, Paulin Akponna, est démis de ses fonctions. Selon les informations relayées par Bip Radio, le bureau de l’Assemblée nationale, sollicité sur ce dossier, a donné son avis favorable ce matin. Le processus a donc beaucoup évolué. Il sera remplacé par Didier Tonato qui assurera ce rôle cumulativement avec ses fonctions actuelles.Est-ce la conséquence de ses déclarations tapageuses à Parakou ? Tout porte à le croire. Parfait FOLLY
Bénin : démission d’Ulrich Dehou du parti Moele-Bénin
Ulrich Dehou, Directeur adjoint du protocole du parti Moele-Bénin, a annoncé sa décision de quitter la formation politique dirigée par Jacques Ayadji. Dans une lettre adressé au président du parti, dont Prime News Monde a eu copie, Dehou a invoqué des raisons de « convenance personnelle » pour justifier son départ. Cette démission marque la fin de son engagement au sein du parti, où il occupait un rôle clé dans l’organisation et la coordination des activités du parti. Pour l’heure, ni le parti Moele-Bénin ni son président Jacques Ayadji n’ont réagi officiellement à cette annonce. Cette décision pourrait susciter des interrogations sur les dynamiques internes du parti, alors que le paysage politique béninois reste en constante évolution. Parfait Folly
Bénin-Brésil : un partenariat prometteur scellé à Brasilia par Patrice Talon
Le président béninois Patrice Talon a été reçu par son homologue brésilien Luiz Inácio Lula da Silva au Palais du Planalto lors d’une visite officielle renforçant les liens bilatéraux. Cette rencontre, dans la lignée de la visite d’État de Talon en 2024 et du 2ᵉ Dialogue Brésil-Afrique de mai 2025, marque un tournant dans la coopération Sud-Sud et surtout celle des deux nations. Les discussions ont mis l’accent sur l’agriculture et la formation professionnelle. Lula a vanté l’expertise brésilienne, portée par l’Embrapa, dans les technologies tropicales, notamment pour le manioc (4,7 millions de tonnes produites au Bénin en 2024, selon la FAO) et les noix de cajou, dont le Bénin est un grand exportateur (150 000 tonnes en 2024, Banque mondiale). Les techniques brésiliennes d’irrigation durable pourraient accroître la résilience agricole béninoise face aux sécheresses. Des programmes de formation, inspirés du modèle brésilien SENAI, sont également envisagés pour renforcer les compétences agro-industrielles. Un projet de liaison aérienne directe entre Cotonou et Recife a été évoqué pour stimuler le commerce (130 millions de dollars en 2024, ministère brésilien du Commerce) et le tourisme, notamment vers Ouidah, haut lieu afro-brésilien. Talon a ensuite rencontré les responsables de l’Embrapa, d’Embratur et de la CNI pour concrétiser ces engagements, notamment via des partenariats pour la transformation des noix de cajou et la promotion touristique. Lire Aussi:https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/26/benin-presidentielle-2026-le-parti-liberal-renonce-richard-boni-ouorou-hors-course/ Lula a réaffirmé son engagement envers l’Afrique, annonçant une mission technique au Bénin pour des projets agricoles et éducatifs. Cette visite consolide un partenariat stratégique, promettant des retombées économiques et sociales durables pour le Bénin, tout en renforçant les liens culturels historiques entre les deux nations. M.D.
Bénin – Présidentielle 2026: le parti Libéral renonce, Richard Boni Ouorou hors course
Lors de l’émission Actu Matin sur Canal 3 Bénin, ce jeudi 26 juin 2025, Semevo Mon Désir Amadidjà, secrétaire général adjoint du parti Le Libéral, a fait une annonce choc : Richard Boni Ouorou, président du parti, ne sera pas candidat à la présidentielle de 2026. Mieux, Le Libéral ne présentera aucun candidat. « La présidentielle n’est pas une obsession pour nous », a déclaré Amadidjà, écartant toute ambition électorale pour le parti à l’approche de ce scrutin crucial. Cette décision intervient alors que Richard Boni Ouorou est en détention depuis le 15 mai 2025, dans une affaire de corruption présumée liée à l’obtention du récépissé du parti. Également accusé de blanchiment de capitaux aux côtés de deux fonctionnaires, il a comparu récemment devant un juge à Cotonou. Si Amadidjà n’a pas explicitement lié ce retrait aux déboires judiciaires du leader, l’annonce suscite des interrogations sur l’avenir du parti. Ce désistement redessine le paysage politique béninois, à quelques mois du dépôt des candidatures prévu pour octobre 2025. Le Libéral, qui semblait vouloir s’imposer comme une force montante, laisse ainsi la voie libre à d’autres partis, comme Les Démocrates, déjà en pleine préparation. Cette décision pourrait refléter une stratégie de recentrage ou un repli face aux défis actuels. Dans un contexte où la transparence et la gouvernance sont au cœur des débats, l’absence du Libéral dans la course à la présidence marque un tournant inattendu. M.D.
12 morts après une fusillade lors d’une célébration religieuse au Mexique
Au moins 12 personnes, dont un adolescent, ont été tuées au Mexique jeudi matin après qu’un homme armé a ouvert le feu lors d’une célébration religieuse dans l’État mexicain de Guanajuato. Une enquête est en cours pour identifier le tireur et le mobile de l’attaque. Selon certaines informations, la fusillade a eu lieu à Irapuato, dans l’État de Guanajuato, alors que des personnes célébraient la Nativité de Saint Jean-Baptiste. Des vidéos diffusées en ligne montrent des personnes dansant et buvant dans la rue, tentant de s’échapper après avoir entendu des coups de feu. Le responsable d’Irapuato, Rodolfo Gmez Cervantes, a déclaré mercredi lors d’une conférence de presse que le nombre de victimes s’élevait à 12 et que parmi les morts figurait un mineur de 17 ans. Une vingtaine d’autres personnes ont été blessées, a rapporté Reuters. La présidente Claudia Sheinbaum a déploré l’attaque, affirmant qu’une enquête était en cours. « Ce qui s’est passé est très regrettable. Une enquête est en cours », a-t-elle déclaré. Il s’agit de la deuxième fusillade en un mois visant des célébrations religieuses au Mexique. En mai, sept personnes avaient été tuées lors d’une fusillade à Guanajuato. Le tireur avait ciblé une fête organisée par l’Église catholique à San Bartolo de Berrios, dans l’État de Guanajuato. Guanjuato, situé au nord-ouest de Mexico, est l’un des États les plus violents du Mexique, où divers groupes criminels organisés se disputent le contrôle. Selon l’AP, pas moins de 1 435 homicides ont été recensés dans cet État au cours des cinq premiers mois de l’année, soit plus du double de tout autre État. M.D.
Diplomatie: après Abidjan, Talon en visite officielle au Brésil
Le président de la république du Bénin Patrice Talon est depuis quelques heures en déplacement à l’étranger. Au soir d’une escale stratégique effectuée en Côte d’Ivoire où il a eu l’occasion de rencontrer son homologue Alassane Ouattara, le numéro un béninois s’est envolé mardi 24 juin 2025, pour la capitale brésilienne. Les discussions entre Patrice Talon et Alassane Ouattara ont principalement porté sur » le renforcement des relations bilatérale et la situation sécuritaire dans la sous-région », d’après les informations de la présidence ivoirienne. Le président Patrice Talon s’est ensuite rendu en terre brésilienne. Il y a été accueilli par l’ambassadeur Clélio Nivaldo Crippa Filho pendant qu’il est arrivé à la base aérienne de Brasilia. Lors de son séjour Patrice Talon et Luiz Inácio Lula da Silva devraient se rencontrer et aborder sans doute des sujets stratégiques mais surtout communs pour les deux pays. Judicaël DAVO
Cotonou : une première séance de reddition de comptes 2025 sous le signe de la transparence
Le 24 juin 2025, la maison du peuple d’Agla à Cotonou a vibré au rythme de la première séance publique de reddition de comptes de l’année, organisée par la municipalité. Cet exercice, ancré dans la charte nationale de gouvernance locale, a rassemblé une foule diverse : jeunes, femmes, notables, élus locaux et responsables religieux, tous unis pour un dialogue participatif. Représentant le maire Luc Sètondji Atrokpo, le deuxième adjoint Gatien Adjagboni a souligné l’importance de cette démarche, qualifiée de « principe cardinal de bonne gouvernance ». Le secrétaire exécutif, Anges Paterne Amoussouga, a rappelé l’objectif : favoriser la concertation pour un développement harmonieux de la ville. La séance, interactive et traduite en langue locale, a mis en lumière des avancées concrètes : construction de toilettes modernes dans les écoles, installation de poubelles, entretien des ouvrages d’assainissement et digitalisation des services municipaux via une plateforme de paiement en ligne. Un film documentaire a illustré ces réalisations, suscitant des échanges enthousiastes. Si les habitants ont salué l’engagement de la municipalité, ils ont aussi exprimé des attentes, notamment sur l’éclairage public, l’eau potable et une répartition équitable des investissements. Les autorités ont promis des réponses adaptées, avec des projets en cours. Cette première séance marque un pas vers une gouvernance transparente et participative à Cotonou. Sous la direction de Luc Sètondji Atrokpo, la municipalité réaffirme sa volonté de bâtir une ville moderne, proche de ses citoyens, qui attendent avec espoir la concrétisation des promesses annoncées. M.D.