Un faussaire dans de beaux draps à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Ce mardi, le jeune homme, plaidant la clémence de la cour, n’a pas eu gain de cause. Le parquet spécial a requis de lourdes peines contre le prévenu. Ce mardi 24 juin 2025, la Criet s’est penchée sur le dossier de falsification d’un décret présidentiel qui a servi à escroquer plusieurs personnes dont un pasteur. D’entrée, le Procureur spécial a demandé la requalification des faits. « Faux et usage de faux certificat et escroquerie via internet ». C’est le chef d’accusation qui pèse désormais sur le faussaire. Se basant sur cette nouvelle qualification, le parquet a demandé à la Cour de reconnaitre le jeune homme dans les liens de détention et de le condamner à cinq ans de prison dont quatre fermes et à une amende d’un million de francs CFA. Il a également demandé à la Cour de réserver les intérêts civils et de prendre acte de ce que les victimes ne se constituent pas en partie civile. Le prévenu, après avoir écouté les réquisitions, a supplié la Cour d’être clémente envers lui. Il dit avoir posé l’acte incriminé dans l’ignorance.Le délibéré est donc attendu le 07 août prochain. La Cour ira-t-elle dans le même sens que le procureur ? Wait and see. Parfait FOLLY
Décès de Sonia Annick Agbantou : voici ce que révèle l’autopsie
Le décès brutal de Sonia Annick Agbantou, survenu dans la matinée du lundi 23 juin 2025 à Dijon, en France, a bouleversé ses proches, suscitant tristesse, interrogations et une vive émotion au sein de la communauté béninoise. Âgée de 39 ans, Sonia Annick Agbantou a été retrouvée sans vie dans des circonstances initialement jugées préoccupantes. Face à l’émoi suscité et à certaines rumeurs, une autopsie a été demandée afin de faire toute la lumière sur les causes exactes de sa disparition.Les résultats, désormais rendus publics, sont formels : il s’agit d’une mort naturelle. C’est ce qu’a déclaré son frère, Habib Okê-Agbantou, dans un communiqué relayé sur les réseaux sociaux. Selon ses propos, l’examen médico-légal n’a révélé aucune trace de violence, d’empoisonnement ni d’intoxication. Ces conclusions viennent ainsi dissiper les doutes et spéculations qui ont circulé après l’annonce du décès.La famille, bien que profondément attristée, tient à remercier toutes les personnes qui ont exprimé leur compassion et leur soutien depuis ce drame. Des dispositions sont en cours pour le rapatriement du corps et l’organisation des obsèques.Sonia Annick Agbantou laisse derrière elle le souvenir d’une femme appréciée pour sa discrétion, sa générosité, son professionnalisme et son engagement. Parfait FOLLY
Bénin : le parti FCBE en deuil
Le parti Force cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) perd un militant pas comme les autres. Secrétaire administratif du parti Fcbe. Salomon Odjo n’est plus. Il a tiré sa révérence des suites d’une maladie, apprend-on de sources proches du parti. Paul Hounkpè en deuil. Il perd un bras opérationnel de sa formation politique. Salomon Odjo, désormais ancien Secrétaire administratif du parti FCBE, est décédé dans la matinée de ce mercredi 25 juin 2025. Après un long moment de maladie, il a fini par répondre à l’appel de son créateur ce matin. Ancien directeur général adjoint de l’Infosec , ex-Assistant et Directeur de cabinet de l’ancien ministre Valentin Djènontin au ministère de la justice, Salomon Odjo s’en est allé au moment où son parti prépare activement les prochaines élections générales de 2026. C’est un coup dur pour Hounkpè et ses lieutenants. Parfait FOLLY
La Vaginite: une affection bénigne méconnue
Les femmes, pour la plupart, sont exposées à plusieurs affections gynécologiques. Les unes moins dangereuses que les autres, elles sont très peu connues du grand monde. C’est le cas de la vaginite dont les symptômes sont multiples et parfois gênants. «La vaginite est une inflammation du vagin » tente de définir Maryline Sottin, gynécologue obstétricienne. Cette affection peut être d’origine infectieuse liée à une infection vaginale. Dans la plupart des cas, elle est causée par des bactéries (Gardnerella vaginalis…); des champignons (Candida albicans…); des infections sexuelles transmissibles (Ist) ou d’autres parasites (Trichomonas vaginalis…) S’agissant de la vaginite non infectieuse, elle due à des déséquilibres hormonaux ou à une irritation. La sécheresse intime, l’hygiène excessive, (douches vaginales trop fréquentes), les bains moussants, l’utilisation de savons agressifs, mauvaise hygiène intime, port de sous-vêtements synthétiques moulants, la mauvaise alimentation, l’usage d’antibiotiques, de serviettes, tampons, préservatifs, et spermicides rend plus fine, plus fragile la muqueuse vaginale qui devient sensible aux irritations. Il en résulte du coup un déséquilibre de la flore vaginale conduisant à une vaginose bactérienne. Le tabagisme, l’excès de sucre, ou encore de certains produits chimiques contenus dans les gels, les sécrétions vaginales et une vie sexuelle trop active font partie également des causes de l’inflammation vaginale. Les pertes vaginales, les démangeaisons, les douleurs et les sensations de brûlures sont autant de symptômes qui la révèlent. Sont sujettes à la vaginite, toutes les femmes, quel que soit leur âge. Elle est plus fréquente chez les femmes en âge de procréer. Les petites filles et les femmes ménopausées ne sont pas épargnées. On distingue deux formes de vaginite: vulvovaginite et la cervicovaginite. Selon la gynécologue, on parle de vulvovaginite lorsque l’inflammation n’est plus uniquement localisée au vagin mais touche aussi la vulve ; et de cervicovaginite quand elle touche le col utérin et le vagin. Selon le germe en cause, les symptômes sont plus ou moins typiques. En fonction de son type, des traitements adaptés «Lorsqu’une petite fille, une femme adulte ou une personne ménopausée semble souffrir de vaginite et présente des symptômes désagréables, il est recommandé de consulter rapidement un médecin généraliste ou un gynécologue qui pourra procéder à un examen clinique» conseille Maryline Sottin. Il pourra, s’il le juge nécessaire, poursuit la spécialiste, prescrire des examens complémentaires, notamment un prélèvement vaginal. En fonction des symptômes, de la couleur et de la texture des écoulements vaginaux, le médecin peut poser son diagnostic et se passer de l’analyse des sécrétions vaginales. En fonction de son type, des traitements adaptés. En cas de vaginite infectieuse, le traitement est fonction du micro-organisme en cause. La vaginite bactérienne est habituellement traitée avec un antibiotique, la vaginite candidosique à l’aide d’ovules ou de crèmes antifongiques, et la vaginite à trichomonas avec une dose unique de métronidazole, un antibiotique et antiparasitaire. En cas de vaginite atrophique liée à une carence en œstrogènes (ménopause), il est généralement indiqué des œstrogènes conjugués sous forme de crème vaginale. Les moyens de prévenir la vaginite ? A en croire les explications de la gynécologue obstétricienne, la prévention des vaginites passe par des mesures simples telles que l’éviction des sous-vêtements synthétiques moulants, des douches vaginales, et des toilette intime excessives (avec des produits agressifs), éviction des rapports sexuels sans protection, notamment si un test de dépistage du Vih et des infections sexuelles transmissibles (Ist) n’a pas été réalisé au préalable. Porter de sous-vêtements en coton non moulants, utiliser des produits d’hygiène, de serviettes hygiéniques et de tampons biologiques adaptés à la flore vaginale. L’observance de ces mesures reste et demeure la meilleure pratique de protection que la femme peut adopter pour éviter cette maladie. «Pas de complications dans le cas d’une vaginite » rassure la spécialiste. Néanmoins, il est indispensable de consulter son médecin traitant ou un gynécologue dès les premiers symptômes, en particulier chez la petite fille ainsi que la femme enceinte. «Chez cette cible, les vaginites bactériennes ou à trichomonas peuvent notamment entraîner des infections importantes et des accouchements prématurés. Les vaginites récidivantes ont, par ailleurs, un impact sur la qualité de vie des patientes notamment sur leur vie sexuelle » renseigne-t-elle. C.Z & Laure Lèkossa
Sommet ordinaire de la Cedeao à Abuja: Julius Maada Bio nouveau président de l’organisation sous régionale
A l’issue de son dernier sommet des chefs d’Etats tenu à Abuja au Nigéria, le dimanche 22 juin 2025, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) a connu un nouveau président. Julius Maada Bio, président de la République de la Sierra Leone succède ainsi, à Bola Ahmed Tinubu, président de la République fédérale du Nigéria. Désigné par ses pairs, pour conduire la barque de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), Julius Maada Bio doit faire face à d’énorme défis auxquels l’institution sous régionale est confrontée. Sa désignation qui intervient dans un contexte marque par des crises internes, marque une nouvelle et importante étape dans la vie de l’institution sous régionale. Conscient des enjeux qu’il a hérités, il place son mandat sous le sceau de la continuité et la restauration de l’image de l’organisation. Dans son discours, le nouveau président de la Cedeao a évoqué le renforcement de la sécurité régionale, l’intégration économique, la restauration de l’ordre constitutionnel. «Notre région est à la croisée des chemins », affirme-t-il sans ambages. L’insécurité au Sahel et dans les Etats côtiers, le terrorisme, l’instabilité politique etc. constituent des chantiers majeurs du nouveau président. Mais qui est Julius Maada Bio Né le 12 mai 1964 dans le village de Tihun, dans la province de Bonthe au Sud-ouest de son pays natal, le nouveau président de la Cedeao est un des trente-cinq enfants d’un chef traditionnel de l’ethnie mende, Charlie Bio II. Après ses études primaires dans des écoles catholiques, puis secondaires dans un lycée public à Bo, la principale ville de la région, il intègre l’Académie militaire de Sierra Leone, dont il sort avec le grade de sous-lieutenant en 1987, à l’âge de 22 ans. En 1990, il est envoyé au Libéria voisin, où la guerre civile vient d’éclater, comme membre de la force de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao), l’Ecomog. Il est rappelé en Sierra Leone un an plus tard pour combattre les rebelles du Revolutionary United Front (Ruf). Au début de l’année 1996, alors que les divisions s’amplifient au sein de la junte au pouvoir, dont il est le numéro deux, il renverse Valentine Strasser à un mois de l’élection présidentielle et rétablit le multipartisme et accepte finalement de remettre le pouvoir, en mars 1996, au président fraîchement élu, Ahmad Tejan Kabbah, après une courte période à la tête du pays, pendant laquelle Samura Kamara l’accuse d’avoir détourné dix-huit millions de dollars. Julius Maada Bio part ensuite à l’étranger parfaire ses études, notamment aux États-Unis, où il décroche un diplôme en relations internationales. A Lire Aussi: https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/17/reforme-dans-le-secteur-de-la-decentralisation-les-acteurs-de-mise-en-oeuvre-a-lheure-du-bilan/ Il se lance en politique en 2005 au sein du Slpp, dont il devient rapidement la figure de proue. De retour en Sierra Leone, il est candidat à l’élection présidentielle de 2012, où il obtient 37,4 % des voix, derrière le président sortant Ernest Bai KOROMA, réélu avec 58,7 % des suffrages. Six ans plus tard, il est de nouveau candidat pour le Parti du peuple de Sierra Leone à l’élection présidentielle de 2018 qu’il remporte avec 51,8 % face au représentant du Congrès de tout le peuple, Samura KAMARA. Le 4 avril 2018, il est déclaré élu et prête serment le jour même, malgré la contestation des résultats par son rival. Le 27 juin 2023, il est réélu pour un deuxième mandat à la tête de la Sierra Leone avec 56,17 % des voix, ce qu’a indiqué la commission électorale. Une nouvelle aventure commence pour le président sierra-léonais Julius Maada Bio. Elu à la tête de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à Abuja, le successeur du nigérian Bola Ahmed Tinubu doit faire davantage face aux défis de l’heure. Pour rappel, la Cedeao a pour objectif essentiel de promouvoir la coopération économique et l’intégration régionale entre ses États membres. Elle vise également à éliminer les barrières commerciales et à faciliter la libre circulation des biens, des personnes et des capitaux au sein de la communauté.La rédaction
Sortie de la communauté vodoun du Bénin: les dignitaires dénoncent les stigmatisations
Les dignitaires des religions endogènes ont effectué une sortie officielle pour fustiger les discours hostiles et les propos stigmatisants émanant de certains responsables religieux à leur encontre. Ils appellent au respect et à la paix entre confessions au Bénin. Face à la recrudescence des stigmatisations dont ils font l’objet, la communauté vodun du Bénin est sortie de son silence. Ils ont élevé la voix pour défendre la dignité de leur foi. Réunis à Cotonou, les hauts dignitaires de la tradition ancestrale ont, dans une déclaration solennelle, condamné avec véhémence les attaques et propos discriminatoires formulés par certains membres de différents clergés contre la religion Vodun, pilier spirituel et culturel du pays. Ils lancent un appel au respect mutuel et à l’harmonie religieuse. Selon eux, ces sorties médiatiques hostiles, souvent teintées de mépris et d’intolérance, sont jugées nuisibles à la paix sociale et à la cohabitation religieuse. « Nous dénonçons ces discours qui véhiculent la haine et l’ignorance », ont-ils affirmé, tout en rappelant que le Bénin est une terre de tolérance où toutes les confessions doivent coexister dans le respect. Ils ont invité les autorités publiques à prendre leurs responsabilités pour que cesse cette stigmatisation religieuse qui menace le tissu social. Ils appellent également les leaders des autres confessions à faire preuve de retenue, à éviter les propos offensants et à promouvoir un vivre-ensemble apaisé. « Le Vodun n’est pas une relique honteuse, mais un héritage précieux, reconnu par l’Etat et inscrit dans notre Constitution », ont-ils martelé, soulignant que toute atteinte à leur foi constitue une atteinte aux fondements même de la République. « Bien plus qu’une religion, le Vodun est une expression de l’identité culturelle béninoise. Ses valeurs de paix, de solidarité et de respect de la vie humaine en font une voie de sagesse qui mérite considération » ont martelé les hauts dignitaires du vodoun qui rappellent que leur tradition a toujours prôné l’harmonie entre les êtres et les forces de la nature, loin des caricatures qui la réduisent à des pratiques obscures. Cette déclaration constitue un signal fort adressé à tous. «L’unité nationale passe par la reconnaissance mutuelle et la valorisation de toutes les expressions spirituelles » ont-ils insisté.C.Z
Répression de la consommation de chicha dans le Zou: la police républicaine a fait des saisis à Bohicon
Malgré les multiples campagnes de sensibilisation en direction des promoteurs de buvettes, de bars restaurants et les mesures coercitives prises par l’ex-préfet du Zou, l’utilisation de chicha prend une ampleur inquiétante. Ne voulant pas être complice de la délinquance juvénile, la police républicaine a alors pris ses responsabilités en menant une importante opération. Conduite par les unités de Bohicon, elle a permis la prise d’une quantité importante d’accessoires liés à la consommation de chicha dans plusieurs débits de boissons de la ville. La répression de la consommation de chicha dans le Zou est entrée dans sa phase active. A travers l’opération « coup de poing », la police républicaine compte mettre définitivement fin à la consommation de cette substance psychotrope qui détruit l’avenir de la jeunesse. Pilotée de manière impromptue par le commissariat central de Bohicon, l’opération a spécifiquement ciblé les lieux de vente et de consommation. En l’espace de trois heures de temps, les forces de l’ordre ont mis la main sur un butin considérable : 20 bouteilles, 3 tiges en métal, 50 raccords et 4 fumoirs. Cette opération témoigne de la détermination des autorités à lutter contre la consommation de la chicha, une pratique souvent associée à des nuisances et troubles à l’ordre public. Alexis Azoua, Directeur départemental de la police républicaine, et ses unités envoient ainsi un signal fort aux potentiels contrevenants et renforcent l’engagement à assurer la tranquillité et la sécurité des habitants du département du Zou. Pour le moment, les autorités n’ont pas communiqué sur d’éventuelles interpellations ou poursuites judiciaires suite à la présente opération. Cependant, les promoteurs de bars, de débits de boissons et les consommateurs, chacun doit à son niveau prendre ses responsabilités pour éviter le châtiment qui plane au-dessus commune une épée de Damoclès.C.Z
Reddition de compte à la Haac: Basile Tchibozo rend des comptes à ses mandants
Le 2ème rapporteur de la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication (Haac) a entrepris une tournée de reddition de comptes aux professionnelles des médias qui l’a conduit à Porto-Novo. Mué par l’esprit de transparence, de dialogue et de perspectives, Basile Tchibozo expose à ses mandants les douze mois de sa participation à la gouvernance de l’institution de régulation. Fidèle à sa promesse électorale, le conseiller Basile Tchibozo, un an après l’installation de la 7ème mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), est allé à la rencontre des professionnels des médias de la capitale pour partager avec eux les avancées de l’institution, recueillir les doléances et renforcer les liens entre la Haac et les acteurs de terrain. Une démarche inédite applaudie par la corporation. A Porto-Novo, troisième étape de cette tournée nationale, le conseiller a rassemblé un public nombreux et attentif autour d’un mot d’ordre : transparence, concertation, action. « Il n’y a pas de régulation efficace sans confiance et concertation. La reddition de comptes est pour moi un exercice de transparence, mais aussi une démarche pour mieux comprendre les réalités du terrain », a-t-il déclaré. Au cours de son exposé, le conseillé a dressé un panorama des actions menées par la 7ème mandature de la Haac, sous la présidence d’Edouard Loko. Il a notamment mis en avant le renforcement des capacités des organes de presse à travers formations et sensibilisations ; l’amélioration du dialogue avec les associations professionnelles des médias ; la veille accrue au respect des textes législatifs et déontologiques ; la promotion d’un journalisme responsable, libre et professionnel ; les efforts pour créer un environnement de travail plus sécurisé pour les journalistes. A Lire Aussi:https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/25/cooperation-decentralisee-tori-bossito-renforce-son-partenariat-ave-mana/ Au-delà du bilan, la rencontre s’est transformée en une véritable tribune d’expression pour les professionnels. Les journalistes présents ont saisi l’occasion pour faire remonter leurs préoccupations, parmi lesquelles la précarité des conditions de travail ; les difficultés d’accès à l’information publique ; la lenteur administrative dans le traitement des dossiers à la Haac ; le besoin urgent de réformes notamment liées à la loi organique, règlement intérieur et l’adaptation au numérique. Prenant acte des préoccupations des uns et des autres, Basile Tchibozo, a promis de les porter devant l’instance dirigeante de la Haac. C.Z
Coopération décentralisée: Tori-Bossito renforce son partenariat ave Mana
Dans le cadre de la coopération décentralisée scellée entre Tori-Bossito et Mana, le maire de la Commune de Tori-Bossito a conduit une délégation en Guyane, une collectivité territoriale unique française située en Amérique du sud. Objectif, insuffler une nouvelle dynamique à ce partenariat. Rogatien Akouakou, l’édile de Tori-Bossito, une Commune béninoise du département de l’Atlantique, saute sur les occasions et s’offre d’autres opportunités au profit de sa Commune, Tori-Bossito. En effet, une délégation s’est rendue à la Mairie de Mana. Ladite délégation a été reçue par le maire de Mana, Albéric Benth, ceci en présence de quelques membres du conseil communal mais aussi des cadres de l’administration locale. La coopération entre les Communes de Tori-Bossito du Bénin et de Mana en Guyane dure depuis bientôt trois ans. Au regard des ambitions de l’autorité communale de Tori-Bossito, il était fondamental de mûrir davantage les résultats pour scruter d’autres horizons bénéfiques dans le cadre de cette collaboration. Occasion alors pour les deux autorités, de faire l’état des lieux et d’évoquer des perspectives pour une collaboration plus renforcée. L’assainissement, le développement local, l’éducation, la culture, voilà entre autres domaines abordés lors des discussions. Des échanges fructueux visant à parfaire les relations entre les deux Communes ont donc marqué cette visite. Par ailleurs le maire de Tori-Bossito Rogatien Akouakou est le président en exercice de l’Association des Communes de l’Atlantique et du Littoral (Acal). A sa réélection, celui-ci a clairement affiché ses réelles intentions dans la mise en œuvre des politiques de développement en vue de garantir l’émergence de l’ensemble des Communes, membres de l’association. Sa démarche s’inscrit dans cette vision et permet d’appuyer les autres élus de l’Acal, dans la révélation de leurs Communes respectives. C.Z
Bénin : Richard Boni Ouorou de nouveau auditionné dans l’affaire de corruption
Richard Boni Ouorou, président du parti politique « Le Libéral », a été entendu par un juge d’instruction à Cotonou, dans le cadre d’une enquête pour corruption présumée et blanchiment de capitaux. Placé sous mandat de dépôt depuis le 22 mai 2025, l’homme politique et politologue fait face à de graves accusations qui secouent le paysage politique béninois. Selon les éléments de l’enquête relayés par Bip Radio, Ouorou aurait versé des pots-de-vin à deux cadres du ministère de l’Intérieur pour faciliter l’obtention du récépissé officiel de son parti. Ces fonctionnaires, également mis en cause, sont suspendus de leurs fonctions. Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), Mario Metonou, a révélé que Ouorou avait reconnu avoir effectué un versement à l’un des cadres impliqués. L’instruction judiciaire, toujours en cours, prévoit de nouvelles auditions pour approfondir les investigations. L’arrestation de Ouorou, survenue le 15 mai 2025, a marqué un tournant pour son jeune parti, créé avec l’ambition de promouvoir un mouvement libéral et progressiste. Actif dans la diaspora et les milieux intellectuels, l’entrepreneur de 50 ans, natif de Boko, s’était imposé comme une figure montante de la politique béninoise. Cependant, cette affaire jette une ombre sur ses ambitions et met en lumière les défis de la lutte contre la corruption au Bénin. A Lire Aussi: https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/25/preparatifs-des-selections-feminines-les-amazones-du-benin-en-ordre-de-bataille/ Si les charges sont confirmées, Richard Boni Ouorou risque de lourdes peines de prison. En attendant, l’opinion publique reste divisée, certains dénonçant une « béninoiserie » – une tendance à critiquer sans nuance – tandis que d’autres exigent une justice exemplaire. L’issue de ce dossier pourrait redéfinir la trajectoire du parti « Le Libéral » et influencer le climat politique à l’approche des échéances électorales. M.D.