Au lendemain de leur défaite inaugurale face à la République démocratique du Congo (Rdc) (1-0), les Guépards du Bénin ont déjà repris le fil de leur préparation à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. Le mercredi 24 décembre 2025, le staff technique béninois a mis en place un programme axé sur la récupération et la remise en condition en vue du deuxième match de la phase de groupes. La matinée est entièrement consacrée aux soins et à la récupération des joueurs ayant pris part à la rencontre face aux Léopards. L’après-midi, a été consacré à un entraînement à 16h45 à l’Institut Royal de Formation des Cadres 2 de Salé. La séance a été différenciée : les joueurs n’ayant pas disputé le match contre la Rdc ont effectué un travail plus intense, tandis que les titulaires ont poursuivi un programme allégé. Conformément aux dispositions en vigueur, les quinze premières minutes de l’entraînement sont ouvertes aux médias accrédités, notamment aux journalistes, caméramans et photojournalistes, avant une séance à huis clos. Les Guépards poursuivent ainsi leur préparation avec pour objectif de rebondir lors de leur prochaine sortie, déjà déterminante pour la suite de leur parcours dans la compétition. C.Z
Cancer de la prostate : l’essentiel sur la prévention et les méthodes de dépistage.
Le cancer de la prostate est aujourd’hui l’un des cancers les plus fréquents chez l’homme. Il apparaît surtout après l’âge de 50 ans et il peut évoluer longtemps en silence, sans provoquer de symptômes. Pourtant, lorsqu’il est découvert tôt, il se soigne très bien. Beaucoup d’hommes guérissent complètement. Le vrai danger arrive lorsque la maladie est détectée trop tard. C’est pour cela que la sensibilisation, l’information et le dépistage sont essentiels. La prostate: c’est quoi exactement ? La prostate est une petite glande, de la taille d’une noix, située sous la vessie et autour de l’urètre (le canal par lequel l’urine sort). Elle produit une partie du liquide séminal, qui permet aux spermatozoïdes de vivre et de se déplacer. Spermatozoïdes de vivre et de se déplacer. Comme toutes les parties du corps, la prostate peut tomber malade. Elle peut s’infecter, grossir avec l’âge ou développer un cancer. Comprendre cela est important, car beaucoup d’hommes ont peur d’en parler, alors que c’est une maladie comme les autres. Qu’est-ce que le cancer de la prostate ? Le cancer de la prostate est une maladie dans laquelle certaines cellules de la prostate commencent à se multiplier de façon anormale et incontrôlée. Si rien n’est fait, ces cellules peuvent envahir toute la prostate, puis aller dans d’autres parties du corps, notamment les os. C’est ce qu’on appelle une métastase. La bonne nouvelle, c’est que ce cancer évolue souvent lentement au début. Cela donne du temps pour le détecter avant qu’il ne devienne dangereux. Mais pour cela, il faut accepter de se faire dépister dès 45 ans, ou même plus tôt si on a des facteurs de risque. Qui est le plus exposé (Facteurs de risque)? Certains hommes ont plus de risques que d’autres de développer un cancer de la prostate. Les principaux facteurs de risque sont : L’âge: (Le risque augmente fortement après 50 ans. Plus de la moitié des cancers de la prostate apparaissent après 65 ans.) ; Les antécédents familiaux: (Si ton père, ton frère ou ton oncle a eu ce cancer, ton risque est plus élevé. Dans ce cas, le dépistage doit commencer dès 42 ans) ; L’origine africaine: (Les hommes noirs ont plus de risques d’avoir un cancer de la prostate, et souvent plus jeune. On pense que cela pourrait être lié à des facteurs génétiques.) ; Le mode de vie: Une alimentation trop grasse, le manque d’exercice, le surpoids et l’obésité augmentent le risque. N’oublions pas le tabac et l’alcool qui sont communs à tous les cancers. Il est important de savoir que n’importe quel homme peut être touché, même sans facteur de risque. Quels sont les signes qui doivent alerter ? Le plus dangereux avec ce cancer, c’est qu’il peut se développer sans aucun signe au début. C’est pour cela que le dépistage est fondamental. Mais certains symptômes peuvent apparaître notamment la difficulté à uriner; le jet d’urine faible; le besoin d’uriner plusieurs fois la nuit; l’impression que la vessie n’est pas complètement vidée, la présence du sang dans les urines ou dans le sperme, les douleurs du bas- ventre… Lorsque le cancer est avancé, il peut provoquer des douleurs des os, une fatigue importante ou une perte de poids. Attention : ces signes ne signifient pas forcément «cancer». Beaucoup d’hommes ont ces symptômes à cause d’une simple hypertrophie bénigne de la prostate (Hbp). Mais seul un médecin peut faire la différence après un examen. Comment dépister le cancer de la prostate ? Le dépistage est simple, rapide et accessible. Il repose sur deux examens essentiels: Le toucher rectal, c’est-à-dire que le médecin palpe la prostate avec un doigt ganté pour vérifier sa forme, sa taille, sa surface et sa consistance… C’est un examen rapide, indolore, et surtout très utile. Le dosage du Psa (antigène prostatique spécifique) dans le sang. Si les résultats sont suspects, le médecin peut proposer une échographie, une IRM, ou une biopsie pour confirmer le diagnostic. À quel âge doit-on commencer le dépistage ? À partir de 45 ans, chaque homme devrait faire un dépistage annuel et dès 42 ans s’il existe un facteur de risque. Le dépistage n’est pas un aveu de faiblesse. C’est une preuve de responsabilité envers soi-même, sa responsabilité envers soi-même, sa famille et ceux qui comptent sur nous. Comment réduire son risque ? Quelques gestes simples peuvent aider: faire de l’activité physique régulière Maintenir un poids normal, manger beaucoup de fruits, légumes et fibres, limiter les graisses animales, arrêter l’alcool et le tabac ; faire un dépistage annuel après 45 ans. Le dépistage reste la mesure la plus efficace. Pourquoi les hommes ont-ils peur d’en parler ? La honte, la peur du toucher rectal, les fausses croyances, et parfois le manque d’information. Mais il faut comprendre que le toucher rectal ne diminue pas la virilité, le dépistage ne fait pas mal Le cancer de la prostate n’est pas une « punition ». Plus tôt on consulte, plus on guérit vite Il n’y a aucune honte à protéger sa santé. Retenez: Le cancer de la prostate n’est pas une fatalité. C’est une maladie que l’on peut prévenir, détecté efficacement. Tôt et traiter Hommes de plus de 50 ans : faites votre dépistage chaque année. Vous avez un frère, un père ou un ami? Parlez-en avec lui. La santé n’est pas un secret. La santé, c’est la vie. Et la vie mérite que nous la protégions chaque jour. Pascal Toffodji
Élections communales et législatives de 2026 : les Ambassadeurs de l’UPR et du mouvement associatif HETCHOBOE HEYA affichent leur soutien aux candidats de l’UPR des 23e et 24e circonscriptions électorales du Zou.
À l’approche des campagnes électorales pour les élections communales et législatives de 2026, les états major des partis s’organisent pour mieux convaincre les électeurs de voter pour leurs candidats. Dans cette mission, les partis peuvent compter sur les mouvements associatifs existants pour un travail de base sur le terrain. C’est dans cette optique que membres des mouvements associatifs les Ambassadeurs de l’UPR et HETCHOBOE HEYA ont publiquement annoncé leur soutien à leurs camarades candidats du parti politique UPr. C’est à travers un communiqué rendu publique qu’ils ont renouvelé leur engagement au parti et ont exhorté les populations des des 23e et 24e circonscriptions électorales du Zou à voter massivement pour la liste UPr. Voici la déclaration DECLARATION DE SOUTIEN Très chers camarades candidats de l’UPR aux élections communales et législatives du 11 janvier 2026 dans nos circonscriptions électorales du Zou (23ème et 24ième) ; Très chères populations du Zou ; Nous venons au nom des Ambassadeurs de l’UPR et aussi de tous les mouvements et associations regroupés au sein de HETCHOBOE HEYA, avec leurs leaders respectifs, remercier toute la population du Zou en général et les électeurs en particulier ; tout en leur rappelant que les enjeux sont de taille pour les élections législatives et communales à venir. En effet, outre les récents évènements malheureux survenus le 7 décembre dernier qui auraient pu mettre en péril notre démocratie qui fonctionne si bien ( des élections régulières organisées à bonne date depuis l’historique conférence nationale de février 1990) n’eût été la bravoure de nos forces de défense et de sécurité et aussi à l’engagement républicain du peuple béninois tout entier avec à sa tête le Chef de l’Etat , le Président Patrice Talon dont le leadership éclairé n’est plus à démontrer ; il reste impératif de sortir massivement le 11 janvier prochain afin de voter utile. 1 Ceci passe naturellement par une campagne apaisée et exemplaire qui démarre déjà le vendredi 26 prochain à compter de 00 heure. Nous appelons donc les électeurs à voter massivement les listes UPR afin de garantir la continuité dans le règlement des défis socio-économiques et environnementaux majeurs dont les solutions concrètes et tangibles sont visibles depuis 2016. Chers frères et sœurs, Voter massivement l’UPR, c’est désormais donner la chance au plus grand parti de notre cher pays, de contrôler l’Assemblée nationale, donc de pouvoir accompagner le nouveau pouvoir de notre candidat aux élections présidentielles Monsieur Romuald WADAGNI d’accorder une place de choix à notre département historique dans les nombreuses actions de développement pour les sept années à venir. Nous appelons donc à une mobilisation citoyenne pour que les points essentiels sur lesquels nous avons encore de grandes attentes puissent devenir une priorité des priorités. Si nous voulons être mieux représentés au sein des institutions, c’est le moment d’agir tout en restant très respectueux des autres candidats. Notre grand leader, qui conduit notre liste, votre liste dans la 23ième circonscription reste suffisamment engagé et n’est plus 2 à présenter, je veux nommer le Professeur Joseph Fifamè DJOGBENOU. Certes des difficultés continuent d’orner notre quotidien à tous, mais nous venons vous rassurer qu’en levant tous les sièges de députés des 23ième et 24ième circonscriptions électorales au profit de l’UPR, nous aurions donnés les armes nécessaires au pouvoir à venir afin de tout surmonter. Ensemble, allons mouiller le maillot dans une campagne efficace de proximité pour une victoire écrasante. A tous nos candidats, nos militants sont disponibles et mobilisés afin qu’il faudra des wagons pour conduire les députés UPR à Porto Novo en janvier prochain pour la prochaine législature. Vive les Ambassadeurs de l’UPR, Vive HETCHOBOE EYA Vive L’Union Progressiste le Renouveau Ensemble pour une victoire écrasante de l’UPR. Par Coordonnateur : Daah AHOKPE AGONGLO Sêdégni Gbêdolo Mixalôdo ; Membres de la Coordination : Madame SAKITI Laurenda ; Messieurs : EWASSADJA Justin, GNIMAVO Hountogbé Léon, LANMANDOUSSELO Thiéry, BOKOSSA Yves, Bernardin ALIGBONON, Arno GANHOUNOUTO. Abomey, le 24 décembre 2025 La Rédaction
CAN Maroc 2025 : des Guépards entreprenants s’inclinent face à une RDC qui peut dire merci à la VAR
Le Bénin n’a pas démérité pour son entrée en lice à la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, mais s’est incliné de justesse face à une solide équipe de la République Démocratique du Congo (1-0). Une rencontre engagée, marquée par la domination des Guépards audacieux imputés de cinq joueurs titulaires et une fin de match frustrante pour des Guépards audacieux, qui pourront nourrir des regrets, notamment en raison d’un incident majeur lié au VAR. Face à l’une des équipes au meilleur effectif et au prime de sa forme avec trois défaites en 15 matchs sur l’année civile 2025 en cours et surtout une série impressionnante de cinq victoire toutes compétitions confondues, Gernot Rohr le sélectionneur béninois savait que la tâche serait difficile. La RDC, emmenée par une défense expérimentée composée notamment de Chancel Mbemba et Axel Tuanzebe, affichait d’emblée ses ambitions. Dès les premières minutes, les Léopards imposaient un rythme élevé, utilisant la vitesse de leurs couloirs pour déséquilibrer le bloc béninois. La pression congolaise finissait par payer rapidement. À la 15e minute, une mésentente défensive profitait à Théo Bongonda qui, à la réception d’un long ballon de Masuaku, surgissait pour tromper Marcel Dandjinou Allagbé et ouvrir le score. Un coup dur pour le Bénin, qui peinait alors à contenir les vagues adverses, mais évitait le break grâce à plusieurs interventions et au manque de réalisme congolais. Progressivement, les Guépards sortaient de leur réserve. Plus agressifs dans les duels et mieux organisés au milieu de terrain, ils prenaient confiance et se projetaient davantage vers l’avant. Malgré une certaine maladresse dans le dernier geste, le Bénin parvenait à faire douter une RDC moins tranchante au fil des minutes. La seconde période confirmait cette tendance, avec des occasions béninoises de plus en plus dangereuses plombées par l’imprécision et d’énormes déchets techniques face à une RDC plus disciplinée et tactiquement repliée. La VAR a défailli en faveur de la RDC… Le tournant du match survenait dans un contexte polémique. À la suite d’une action litigieuse dans la surface congolaise, Mbemba semblait se rendre coupable d’une main. Mais au moment décisif, le VAR, victime d’une panne, ne pouvait intervenir. Une situation incompréhensible à ce niveau de la compétition, laissant les Guépards avec un sentiment d’injustice et des regrets légitimes. Malgré une ultime tentative béninoise dans les dernières secondes, le score restait inchangé. La RDC s’impose et assure l’essentiel pour son entrée en lice, tandis que le Bénin, battu mais loin d’être ridicule, peut s’appuyer sur cette prestation encourageante pour la suite du tournoi. Si les Léopards repartent avec les trois points, les Guépards, eux, ont montré qu’ils avaient du répondant et qu’il faudra compter sur eux dans ce groupe. Reste désormais à transformer cette combativité en efficacité lors des prochaines rencontres. F.K
Classement Fifa Le Bénin dans le top 20 l’Algérie clôture l’année en beauté
La Fédération internationale de football association (Fifa) a dévoilé son dernier classement mondial pour 2025, après la Coupe arabe et 42 matchs internationaux disputés cette année, en attendant la Can 2025 qui a débuté dimanche. Ce classement met en lumière la progression des équipes africaines, avec un Maroc plus proche que jamais de l’élite mondiale et une Algérie qui conclut l’année parmi les meilleures Nations du continent. Le Maroc, sacré lors de la Coupe arabe 2025, conserve la 11e place mondiale avec 1716,34 points, à seulement 0,54 point de la Croatie, 10e. Cette proximité historique avec le Top 10 reflète la formidable dynamique des Lions de l’Atlas, qui viennent d’enchaîner un 19e succès consécutif en battant les Comores 2-0. Le dernier passage du Maroc dans le Top 10 remonte à avril 1998. Cette année 2025, ponctuée de titres continentaux chez les jeunes et de performances solides des A, confirme la montée en puissance du football marocain, désormais devant des nations comme l’Italie (12e). L’Algérie, de son côté, termine 2025 en grimpant sur le podium africain. Les Fennecs doublent l’Égypte pour s’installer comme la troisième Nation du continent, derrière le Maroc et le Sénégal. Cette progression valide le redressement entamé après une Can 2024 difficile et place les Verts dans une position favorable à l’approche de la Can 2025, avec l’objectif affirmé de jouer un rôle majeur. Au niveau mondial, l’Espagne conserve la première place devant l’Argentine et la France, tandis que le Maroc demeure la seule équipe africaine dans le Top 12, renforçant son statut particulier sur le continent. Le Sénégal reste le dauphin africain, et la Côte d’Ivoire et la Tunisie continuent de se disputer les positions élevées. Avec ce classement, le Maroc s’avance vers la Can 2025 avec un statut inédit pour une équipe africaine : aux portes du Top 10 mondial, prête à assumer la pression et les attentes. Pascal Toffodji
Journées de fidélisation au Bénin : le Zou célèbre ses donneurs de sang bénévole.
L’Agence nationale pour la transfusion sanguine (l’Ants) à travers le Service de la transfusion sanguine du Zou (Sts) a organisé au profit des donneurs de sang bénévole, une journée de fidélisation. Cette célébration présidée par Martin Gbèdonougbo Attinkpinda, avec à ses côtés le président de l’Association des donneurs de sang bénévole du Bénin (Adsbb), Georges Gnimadi, s’est tenue le vendredi 19 décembre 2025, à Sogbo-Aliho. Elle a permis de distingués les responsables des sites de collecte et les donneurs fidèles à leur vocation. La République reconnait l’œuvre utile qu’accomplissent les donneurs de sang au Bénin. Par le biais de l’Agence nationale pour la transfusion sanguine (l’Ants), elle a dédié les présentes journées à leur intention en guise de reconnaissance et de témoignage. Lesdites journées visent, selon Martin Gbèdonougbo Attinkpinda, Chef du Service de la transfusion sanguine du Zou (C/Sts-Zou), à encourager la promotion du don de sang, à célébrer l’engagement des donneurs fidèles puis à sensibiliser les réticents à la nécessité du don de sang. A bâton rompu, le C/Sts du Zou a entretenu les responsables des différents sites de collecte de sang des neufs Communes conviés sur l’importance du don de sang, les stratégies à mettre en œuvre pour accroître la mobilisation et susciter l’adhésion des partenaires locaux. Ceux-ci, une fois dans leurs localités respectives, doivent faire de même avec ceux qui sont à la base afin de renforcer la fidélité entre les donneurs, les structures étatiques et les demandeurs de sang. A en croire ses propos, la période de la campagne électorale est un moment privilégié que les donneurs doivent saisir pour convaincre les candidats qui, une fois élus, doivent voter des lois ou prendre des décisions pour non seulement reconnaitre la légitimité des donneurs mais inscrire la promotion du don de sang dans l’action publique. «C’est votre droit parce qu’on a besoin de vous lorsque la mort est à la porte, lorsqu’il n’y a plus d’autres alternatives pour sauver une personne en agonie devant la mort » a souligne Martin Gbèdonougbo Attinkpinda qui rassure des dispositions prises à niveau local pour valoriser l’effort du don de sang. «Les cliniques qui sont agrées pour la pratique transfusionnelle, les praticiens hospitaliers et les agents des hôpitaux de zone sont sensibilisés afin qu’ils soient à votre écoute et vous aider dans votre vie associative » a annoncé le C/Sts-Zou. Au cours de ces deux dernières années, le Zou s’est particulièrement illustré en matière de don de sang régulier. Les résultats en disent long sur le terrain et Martin Attinkpinda l’a mainte fois martelé. « C’est vrai, sans vous, on ne peut pas parler de réduction de décès néonatal. C’est grâce à vous que nous pouvons dire que dans le Zou et les Collines nous cédons une soixantaine de produits sanguins par jour. Par vos dons de sang on arrive à empêcher en moyenne par jour la mort d’une cinquantaine de personnes » s’est réjoui le C/Sts. Après leur avoir tressé une couronne de laurier, il leur a témoigné toute la gratitude de l’Etat envers eux. « La République est fière de Vous. Les autorités à divers niveaux reconnaissent ce que vous faites. Au nom du Directeur départemental de la santé (Dds), au nom du Directeur général de l’Agence nationale pour la transfusion sanguine (Dg Ants), au nom de tous les bénéficiaires des produits sanguins, de tous les malades et des accidentés des voies publiques, je vous dis merci » a-t-il témoigné en les invitant à maintenir le cap. Pour lui, la performance de 97% obtenue ne doit pas les amener à tomber dans l’autosatisfaction béate. Elle doit plutôt être un motif d’encouragement à aller plus loin et atteindre les 100% de prévision. « Je vous encourage à continuer sur cette lancée. Je vous demandez de ne pas baisser les bras, de ne pas se décourager. Quand nos sauvons des vies, nous, nous sauvons aussi parce que nous savons que le bien faits n’est jamais perdu. Notre objectif est qu’il n’est plus une seule personne qui soit morte par manque de sang» leur a-t-il recommandé. Il faut noter que le Zou, par sa situation géographique, desserre plusieurs départements en produits sanguins. Présent à cette célébration, Georges Gnimadi, président de l’Association des donneurs de sang bénévole du Bénin (Adsbb) s’est aussi fondu en remerciement à l’endroit de l’Ants pour tout ce qu’elle fait en faveur des donneurs. A l’endroit de ses pairs, il leur a demandé de redoubler d’effort pour accroître la mobilisation par de nouveaux adhérents en vue de rendre disponible les produits sanguins à plein temps. Placide Gbèwèdo, responsable de site de collecte de sang à Zogbodomè, se veut aussi reconnaissant. Zéphirin Toasségnitché (Br : Zou-Collines) 26.300 de produits sanguins livrés en 2024 pour 14.400 poches collectées
Discours sur l’état de la nation : Patrice Talon dresse le bilan de sa gestion.
Conformément aux dispositions de l’article 72 de la loi N°2025-20 du 17 décembre 2025 modifiant et complétant la loi N°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin, telle que révisée par la loi N°2019-40 du 7 novembre 2019, le président de la République, chef de l’État et chef du Gouvernement, Patrice TALON, a délivré hier mardi 23 décembre 2025, devant la représentation nationale, son traditionnel message sur l’état de la Nation, au palais des gouverneurs à Porto-Novo. Au cours de son dernier exercice de reddition de compte, il a fait ses adieux au parlement. Intégralité du discours du chef de l’Etat Mesdames et Messieurs, J’espère que je ne vous décevrai pas par la brièveté de mon message. Le Président a dit tout à l’heure que c’est le message le plus attendu. Mais en général, les au revoir doivent être courts et brefs pour que l’émotion ne monte pas trop. Je peux vous dire que ce n’est pas sans émotion que je me tiens devant vous ce matin, pour mon dernier message dans cette posture. Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ; Mesdames et Messieurs les membres du bureau de l’Assemblée Nationale, présidents de commissions et présidents de groupes parlementaires ; Mesdames et Messieurs les députés ; Pour une dixième et dernière fois, j’ai l’honneur de vous présenter, en votre qualité de représentants légitimes du peuple béninois et délégataires de sa souveraineté en matière législative, mon appréciation de l’état de notre Nation. Soixante-cinq ans après notre accession à la souveraineté internationale, la Nation béninoise issue du regroupement des royaumes qui constituaient jadis notre actuel territoire, s’est solidement constituée et son unité s’est renforcée. La communauté nationale vit en bonne harmonie et aucune tension ethnique, religieuse ou sociale ne s’observe au point de constituer un risque pour la paix et la cohésion interne. L’intégrité du territoire national est préservée en dépit des agressions sécuritaires extérieures qui éprouvent nos Forces de Défense et de Sécurité dans certaines localités frontalières. Mesdames et Messieurs les députés, Je confirme ainsi que les fondamentaux constitutifs de la Nation dont nous avons hérités sont bien préservés, voire renforcés. Pour le reste, qui relève de notre mission de construction au quotidien en vue de l’amélioration constante des conditions de vie de nos concitoyens, l’état des lieux est aujourd’hui rassurant et prometteur, même si l’héritage n’était point confortable à l’entame de la décennie qui s’achève. Mon souhait ce matin, n’est pas de dresser, sur les dix dernières années qui s’achèvent, le bilan de notre action commune dans les différents domaines qui conditionnent notre développement économique et notre bien-être. Ce qui importe désormais pour nous, soixante-cinq ans après la prise en main de notre propre destin commun, c’est à mon sens, la réponse aux questions fondamentales ci-après : Le Bénin a-t-il enfin trouvé la voie pour son développement ? A-t-il entamé son progrès de sorte à devenir, lui aussi, un pays développé susceptible de se passer de l’aide au développement apportée par d’autres, parfois avec mépris ? Est-il un pays où l’éducation nationale, la formation technique et professionnelle, la route, l’eau, l’électricité, l’emploi, la santé, le cadre de vie durable assaini et beau, la sécurité et la paix, progressent chaque jour ? Est-il un pays qui ne fait plus honte à ses enfants, mais leur procure plutôt fierté et espoir ? Un pays que d’autres admirent et envient ? Autrement dit, le Bénin est-il aujourd’hui un pays où tout s’améliore jour après jour, où l’espoir est désormais permis, de sorte que ce qui n’est pas encore acquis ne paraisse plus inaccessible ? Honorables députés, représentants du peuple béninois tout entier, La réponse à ces questions fondamentales est oui. En effet, depuis bientôt 10 ans, le Bénin a entamé sa mutation et les signes de notre progrès sont visibles par tous. Le miracle, c’est notre nouvel état d’esprit. Il nous fait opérer les changements les plus inespérés. Il nous fait progresser et chacun accepte désormais de consentir les sacrifices et les efforts nécessaires. Il nous rend admirables et suscite la jalousie de certains. Ce nouvel état d’esprit est le résultat du courage dont a fait preuve, l’ensemble des responsables politiques, en charge de notre commun destin, depuis bientôt dix ans. Par ce courage, des réformes pertinentes jadis inespérées, ont été opérées dans tous les domaines et ont été, peu à peu appropriées par chacun, pour devenir le fer de lance de nos prouesses. Dans le domaine politique en particulier, nous pensions, à la sortie de la Conférence nationale, que la proclamation de l’État de droit, de la démocratie et de l’économie libérale, suffirait pour faire de chaque acteur politique un responsable vertueux et un dirigeant compétent de bonne foi. Nous pensions que les acquis de la Conférence nationale suffiraient pour induire la bonne gouvernance et produire le développement, quelles que soient l’organisation et les règles de la compétition politique. Hélas non ! Bien que chacun ait constaté cette terrible réalité, et souhaité haut et fort la revue du système politique partisan, la définition et la mise en œuvre d’une réforme politique sérieuse n’ont pas été aisées et continuent de nous éprouver. Aujourd’hui encore, il persiste en notre sein, une certaine divergence sur les profondeurs qu’il reste à atteindre en cette matière, pour mettre le Bénin définitivement à l’abri de nos travers, nous les acteurs politiques. Honorables députés, Ma conviction est qu’un effort qui s’avère nécessaire mais qui est à moitié consenti est vain. C’est pour cela que nous avons raison d’aller au bout de la refonte de notre modèle politique pour l’adapter à nos réalités, en vue d’assoir durablement notre développement engagé. Vous prenant à témoin, Honorables députés, j’ai la conviction que les différentes réformes que nous avons opérées depuis, qu’il s’agisse de celles intervenues en 2018, 2019, 2024 jusqu’à la toute dernière datant d’un mois à peine, nous permettront véritablement et définitivement de mettre la démocratie au service du développement de nos concitoyens et non au service exclusif des acteurs politiques. Ainsi, diriger la nation béninoise ne
Inauguration d’un espace moderne pour la formation en restauration : Hecm marque un pas vers l’excellence.
Dans le but de renforcer la formation pratique dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, la Haute école de commerce et de management (Hecm) a procédé, le lundi 22 décembre 2025, à l’inauguration de sa cuisine pédagogique et de son restaurant d’application dédiés à la filière hôtellerie-restauration. La cérémonie s’est déroulée sur le site d’Atropokodji et a réuni des experts du domaine, des étudiants ainsi que les autorités administratives de l’établissement. Cette nouvelle infrastructure vise à offrir aux apprenants un cadre professionnel conforme aux standards internationaux, afin de mieux les préparer aux réalités du marché du travail. Pour Alexandrine Bokossa, coordinatrice des études à Hecm, la compétence dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration repose avant tout sur la pratique. « Dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration, la compétence se construit par la maîtrise des gestes, le respect des normes, le sens du travail et la discipline. Ce plateau technique permettra à nos étudiants de mettre en application les connaissances acquises, de développer leur créativité, leur esprit d’équipe et leur professionnalisme », a-t-elle souligné. De son côté, Bello Rafiath, professeure certifiée en hôtellerie-restauration, a salué la qualité des équipements installés. « Aujourd’hui, grâce à ce nouveau plateau technique, nous offrons le savoir-faire. Ce dispositif a été conçu pour refléter les standards internationaux. À travers cet investissement, Hecm réaffirme sa mission de réduire la distance entre l’école et l’entreprise », a-t-elle déclaré. Le plateau technique est doté d’équipements modernes tels que des fours professionnels, des robots de cuisine, des matériels de restauration de pointe ainsi que des caisses numériques. Selon les responsables, ces outils permettront aux étudiants de se former dans des conditions proches de celles des restaurants contemporains, rendant ainsi l’apprentissage plus pratique, plus efficace et mieux adapté aux exigences du marché de l’emploi. Prenant la parole, le directeur général de Hecm, l’Honorable Bonaventure Aké Natondé, a exprimé sa satisfaction quant à l’aboutissement de ce projet, qu’il considère comme une avancée majeure pour la qualité de l’enseignement au sein de l’établissement. « La filière hôtellerie-restauration a un bel avenir. Mais pour que cet avenir soit garanti, nous, professionnels de l’éducation, devons bien jouer notre rôle. Avoir des infrastructures est une chose, disposer de ressources humaines bien formées pour les animer en est une autre. C’est ce qui a motivé Hecm à lancer la filière hôtellerie-restauration, en complément de la filière tourisme-hôtellerie déjà existante », a-t-il expliqué. Avec cette nouvelle cuisine pédagogique, son restaurant d’application et un espace dédié à l’hébergement, Hecm consolide sa politique de professionnalisation et réaffirme son engagement en faveur d’une formation axée sur la pratique, l’excellence et l’employabilité des jeunes. Prisca Ahouassou
Orientations spirituelles 2026 dans les Collines : une paisible année, mais sous la menace d’échecs professionnels.
L’année 2026 s’annonce paisible. Mais elle ploie sur la menace d’échecs professionnels et scolaires pour les natifs du département des Collines. Telle est la quintessence à retenir de la consultation de Collines Tofâ à Savalou. Les prêtres de de l’art divinatoire, la situation est évitable à seule condition que les prescriptions spirituelles soient scrupuleusement respectée. L’année 2026 ne sera pas de tout repos pour les élèves, étudiants et travailleurs originaires du département des Collines. Selon les révélations issues de la consultation de Collines Tôfâ, de nombreux échecs sont annoncés sur les plans académique et professionnel. L’annonce a été faite à Savalou, sous l’égide de Sa Majesté Dada Ganfon Gbaguidi XV, lors de la traditionnelle lecture des signes. A la phase d’interprétation des signes révélés les dignitaires du Fâ ont expliqué que ces échecs seraient la conséquence directe des comportements jugés contraires aux principes spirituels, notamment l’orgueil, l’entêtement, le mépris des conseils et le non-respect des interdits. Pour éviter ces revers, le Fâ recommande l’humilité, la discipline, la patience dans le travail et l’observance stricte des règles, totems et clauses qui seront édictés dans les familles et les communautés. Les Collines Tôfâ annoncent toutefois une année globalement apaisée pour le département. Les signes révélés sont Di Troukpin comme signe principal, Wlin Tula en signe secondaire et Losso-Médji en signe tertiaire. Cette combinaison est jugée favorable, porteuse de paix, d’équilibre et de stabilité sociale. La consultation a également désigné le socle spirituel de l’année. Le Fâ a porté son choix sur Dada Tosso Gbaguidi XIV, ancien souverain disparu, appelé à veiller sur le département. Selon les révélations, son esprit va jouer un rôle protecteur et contribuera à la préservation des valeurs traditionnelles au sein des Collines. D’autres alertes ont été formulées, notamment sur une hausse inquiétante de la mortalité infantile. Les dignitaires appellent les familles à redoubler de vigilance, tant sur le plan matériel que spirituel, afin de protéger les enfants. Le Fâ met aussi en garde contre les dangers liés à la sorcellerie, particulièrement dirigée contre les plus jeunes, et recommande des protections adaptées. Le Fâ Collines Tôfâ appelle à la vigilance collective pour transformer les avertissements en opportunités. Faut-il le souligner, cette consultation concerne uniquement le département des Collines. La consultation nationale du Tôfâ interviendra en janvier prochain, à l’occasion des Vodun Days, sous la supervision du comité des rites vodun. C.Z