La constitution révisée et récemment promulguée par le chef de l’Etat, continue d’être décortiquée par les sachants en vue de permettre aux citoyens de cerner tous les contours des innovations. Sur l’émission ‘’Grand Format’’ de Bip radio, Gilles Badet, ancien secrétaire général de la Cour constitutionnelle, s’est prêté à l’exercice. Dans ses analyses il a abordé les attributions retirées au juge constitutionnel au profit du Sénat, notamment en matière de contrôle des propos politiques et de sanctions à caractère politique. La réforme constitutionnelle a redéfini le périmètre d’intervention de la Cour constitutionnelle, en retirant à l’institution plusieurs compétences qu’elle exerçait jusqu’ici. « Il y a transfert des compétences de la Cour constitutionnelle vers le Sénat. C’est ce qui s’est passé », affirme Gilles Badet, évoquant un changement majeur dans l’architecture institutionnelle. L’invité du Grand format de Bip radio a relevé que pendant des années, la Cour constitutionnelle s’était illustrée par des décisions portant sur les déclarations publiques d’acteurs politiques, jugées contraires à l’unité nationale ou à l’esprit de la Constitution. Gilles Badet rappelle, à titre d’exemple, la saisine de la Cour après des propos d’une ministre de l’agriculture appelant à un troisième mandat présidentiel. « Un ministre ne parle pas comme ça », avait alors estimé la Cour, censurant ces prises de position sans prononcer de sanctions pénales. Ces prérogatives disparaissent avec la révision du 14 novembre 2025. « Aujourd’hui, la révision de la Constitution a dit que la Cour constitutionnelle ne peut plus statuer sur des déclarations », explique l’ancien haut fonctionnaire. Les compétences ainsi retirées sont désormais confiées au Sénat. « Le Sénat maintenant va veiller à ce que les acteurs politiques n’aient pas des attitudes et ne tiennent pas des propos qui menacent l’unité nationale, l’intégrité du territoire, la paix, la sécurité », précise-t-il. Tous les acteurs politiques, à l’exception de certaines hautes autorités, peuvent être concernés. L’institution n’est également « plus compétente pour apprécier les décisions de justice », mettant fin à la possibilité pour les citoyens de saisir directement la Cour constitutionnelle pour violation des droits de l’homme à l’issue d’une décision judiciaire, en dehors du parcours classique tribunal–cour d’appel–Cour suprême. Selon Gilles Badet, cette évolution rapproche le Bénin des pratiques observées dans d’autres États. « Ça s’arrête là. La Cour constitutionnelle n’a plus rien à voir », résume-t-il, tout en appelant les juridictions ordinaires à intégrer pleinement les droits fondamentaux dans leurs décisions. À la différence de la Cour constitutionnelle, dont les décisions avaient surtout un impact moral ou symbolique, le Sénat dispose d’un levier nouveau : des sanctions politiques. « Nature politique veut dire on vous retient vos droits civils, c’est-à-dire la capacité d’être élu », indique Gilles Badet. Il souligne que les modalités précises seront fixées par le règlement intérieur de l’institution. Le juge constitutionnel conserve toutefois son rôle central. « Le juge constitutionnel demeure le gardien de l’esprit et de la lettre de la Constitution », rappelle l’ancien secrétaire général. Il précise que les décisions ou lois issues du Sénat peuvent toujours être contrôlées par la Cour constitutionnelle, dans le délai désormais fixé à trente jours après promulgation. C.Z
Vol de moto à Abomey-Calavi : le suspect dans les mailles de la justice.
Une moto, Haojue 115 quasiment neuve, dérobée la nuit du vendredi 19 au samedi 20 décembre 2025 à Calavi Djadjo a été retrouvée à Za-Kpota. Le suspect, employé dans une station de lavage à Abomey-Calavi, a été interpelé par la police en pleine négociation de vente du butin. Le commissariat de l’arrondissement de Zèko, dans la Commune de Za-Kpota, a procédé à l’interpellation d’un jeune homme soupçonné d’avoir volé la motocyclette de son employeur. Selon les informations recueillies, la moto, une Haojue 115 quasiment neuve, avait été dérobée à Calavi Djadjo. Le suspect, employé dans une station de lavage à Abomey-Calavi, aurait également emporté une somme de 102 300 Francs Cfa. Alertés de la mise en vente de l’engin dans l’arrondissement de Kpozoun, les services de police se sont rapidement rendus sur place. Une équipe conduite par le commissaire de Zèko a interpellé le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, en possession de la motocyclette immatriculée 2FM 0139 RB. Placée en garde à vue, la personne interpellée a été présentée au procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey afin de répondre des faits qui lui sont reprochés. C.Z
11ème édition de la Fête de Noël de l’Unstb : Une magie partagée pour les enfants des travailleurs.
La Bourse du Travail a vibré, le samedi 20 décembre 2025, sous les rires et les éclats de joie des enfants, à l’occasion de la 11ème édition de la Fête de Noël organisée par l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb). Initiée par le Comité national pour la promotion des femmes travailleuses (Cnpft), cette célébration annuelle a une fois de plus transformé Cotonou en un véritable village du Père Noël, rassemblant près de d’une centaine d’enfants des syndicats affiliés, leurs parents et partenaires. Sous le parrainage engagé de Anathasie Chodaton et Donald Atrévy, l’événement a transcendé la simple distribution de cadeaux. « Cette fête est une fenêtre ouverte sur l’insouciance », a souligné Chantal Yéhouénou, présidente du Cnpft. « Nous voulons que ces enfants découvrent la solidarité à travers des souvenirs inoubliables.» Les yeux brillants, les petits bénéficiaires comme Orlane Déguénon n’ont pas caché leur sentiment de satisfaction. « Ces cadeaux m’ont rendue si heureuse ! » Tout comme la précédente, José-Marie Eziou a exprimé sa gratitude aux organisateurs et à leurs partenaires, tandis que le Père Noël, escorté de danseurs traditionnels, distribuait jouets et chaussures neufs sous les applaudissements nourris des spectateurs. La cérémonie a mêlé créativité et engagement. Poésies sur l’enfance, chorégraphies endiablées et chants en langues locales ont illustré le talent des jeunes participants. De quoi séduit le Secrétaire général confédéral Appolinaire Afféwé qui appelle à l’action parce que les défis pour le bien-être des enfants béninois persistent. Ainsi, il invite à « une mobilisation collective ». Depuis 11 ans, l’Unstb perpétue ce rendez-vous de convivialité et d’espoir, renforçant son ancrage dans les communautés laborieuses. Les donateurs et le bureau directeur ont été chaleureusement remerciés pour leur engagement, confirmant que la magie de Noël naît aussi… de la solidarité organisée. « Le bonheur des enfants est le sourire de l’avenir », pouvait-on lire sur les banderoles. Preuve que cette édition 2025 a tenu toutes ses promesses. Laure Lèkossa
Promotion de l’inclusion scolaire au Bénin : Le consortium PLE renforce son plaidoyer.
La Coalition béninoise des organisations pour l’éducation pour tous (Cbo-Ept), membre du consortium Partenariat local pour l’éducation (Ple-Bénin), a organisé à Bohicon, un atelier stratégique avec l’appui de Woord en Daad. Cet atelier a permis d’élaborer un plan triennal de plaidoyer fondé sur des données probantes et de capitaliser les bonnes pratiques en faveur de l’éducation inclusive. Le Bénin peine encore à assurer une scolarisation universelle, notamment pour les filles et les enfants handicapés, souvent exclus du système. Les abandons scolaires restent fréquents, soulignant l’urgence d’une approche inclusive. C’est dans ce contexte que le Partenariat local pour l’éducation du Bénin (Ple-Bénin), composé d’organisations telles que Upao, Infré, Cipcre, Bupdos, Dedras et Cbo-Ept, agit depuis trois ans pour promouvoir des solutions durables. Pour Hervé Kinha, Coordonnateur de la Coalition béninoise des organisations pour l’Education pour tous (Cbo-Ept), l’atelier de Bohicon a alors permis de valider les résultats des projets du Ple-Bénin et de structurer un document de capitalisation destiné aux décideurs, acteurs éducatifs et grand public. Parmi les bonnes pratiques identifiées l’on distingue l’élaboration d’un guide de langage adapté au handicap ; la formation des enseignants sur la pédagogie inclusive ; la sensibilisation aux droits éducatifs des enfants handicapés ; la vulgarisation des textes juridiques protégeant le droit à l’éducation. « Ces actions favorisent le maintien et la scolarisation des enfants handicapés », a souligné Biaou Boni Romulus, Directeur exécutif Fédération des associations des personnes handicapées du Bénin (Faphb). Les défis persistants Malgré les avancées, des obstacles subsistent, comme l’a rappelé Claudine Eléonore Koko Daïzo Lawson (Cbo-Ept). Il s’agit entre autre de formation insuffisante des enseignants sur le handicap ; l’accessibilité physique et communicationnelle limitée ; les classes surchargées et manque de matériel pédagogique ; l’adaptation des programmes et des activités sportives aux besoins spécifiques. Lima Apollinaire, Secrétaire général de l’Institut national à formation et à la recherche en éducation (l’Infré) a réaffirmé l’engagement de l’État à garantir une éducation de qualité pour tous, tandis qu’Hervé Kinha (Cbo-Ept) a appelé à une synergie des partenaires pour accélérer l’inclusion scolaire. Cet atelier marque une étape clé pour le Ple-Bénin, qui entend amplifier son plaidoyer et généraliser les bonnes pratiques. L’inclusion scolaire, bien que complexe, reste un levier essentiel pour un Bénin plus équitable et prospère. C.Z
Cérémonie d’hommage anthume au professeur Bienvenu Akoha : Un monument de la linguistique célébré à l’UAC.
L’amphithéâtre Houdégbé de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) a vibré, le vendredi 19 décembre 2025, sous les hommages unanimes rendus au professeur Albert Bienvenu Akoha, éminent linguiste et gardien des traditions béninoises. Cette cérémonie anthume, organisée en présence des plus hautes autorités académiques et de ses pairs, a mis en lumière l’héritage multidimensionnel d’un homme dont la vie se confond avec l’histoire intellectuelle et culturelle du Bénin. La cérémonie s’est ouverte par le port solennel de la toge universitaire, symbole de son statut de professeur titulaire honoraire du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Les allocutions, teintées d’émotion, ont révélé l’impact trans-générationnel du professeur Akoha. Le doyen de la Faculté des lettres, langues, arts et communication (Fllac), Julien Koffi Gbaguidi, a salué en lui un « père spirituel », un « grand-père scientifique » et un maître dont l’influence a façonné des figures comme les professeurs Flavien Gbéto ou Maxime Da-Cruz. « Quand le professeur de vos professeurs vous accorde sa confiance, il faut savoir laver les mains pour mieux manger avec lui », a-t-il déclaré, empruntant une métaphore traditionnelle pour illustrer l’humilité et le respect inhérents à sa pédagogie. Une méthode révolutionnaire ancrée dans la culture L’héritage du professeur Akoha dépasse les titres. Sa méthode pédagogique, mêlant danse, chant et littérature en langue fon, a été érigée en modèle. Le doyen Gbaguidi a exhorté les jeunes chercheurs à « théoriser cette approche » où « tout s’apprend en célébrant la profondeur de nos cultures ». Ses proches, comme le professeur Bienvenu Koudo (son ami depuis 1966), ont décrit un homme aux talents multiples : linguiste érudit, artiste passionné et danseur hors pair. Le représentant du recteur, Romain Hounzandji, a quant à lui loué sa simplicité légendaire, avouant aspirer à incarner cette même humilité. Dans son discours, le professeur Akoha, avec la sagesse qui le caractérise, a retracé son parcours depuis son entrée à l’université en 1980, évoquant les défis d’une époque où la linguistique peinait à s’imposer. Aujourd’hui, face à l’essor des effectifs et aux progrès culturels (comme les Vodun Days ou les agences de développement), il se dit « satisfait du chemin parcouru ». Insistant sur l’équilibre entre langues locales et français, il a lancé : « Promouvoir nos langues ne nécessite pas de faire la guerre au français, mais de cultiver une complémentarité dynamique. La cérémonie s’est achevée par un geste fort : l’intronisation symbolique du professeur en roi, paré d’attributs traditionnels. Ce rituel, orchestré par l’université, couronne une carrière dédiée à la science, à la culture et à l’humanisme. Qui est le professeur Albert Bienvenu Akoha ? À 78 ans, ce monument vivant de la linguistique cumule cinq décennies d’engagements. Chef du département de linguistique (1981-1983), directeur du Centre béninois des langues étrangères (1984-2004) ; président du Conservatoire des danses royales (depuis 2005), coordonnateur de la Commission nationale de la langue fon. Acteur institutionnel, il a été un ancien vice-président du Conseil national des arts et de la culture (2003-2006), expert à l’Oapi pour la protection des savoirs traditionnels. Bâtisseur contemporain, Bienvenu Akoha a été président de la Commission sur le cadre juridique de la chefferie traditionnelle (depuis 2022). C.Z
Mésentente entre conducteurs de taxi-moto : Les Zémidjan de Za-Kpota bientôt interdits de circulation à Bohicon.
L’utilisation frauduleuse de l’uniforme des conducteurs de taxi-moto de Bohicon par ceux de Za-Kpota risque de prendre une nouvelle tournure dans les tous prochains jours. Le maire de Bohicon, Rufino d’Almeida menace d’interdire de circulation les conducteurs de taxi-moto de Za-Kpota qui porteraient l’uniforme incriminé. Le conducteur de taxi-moto de Za-Kpota qui porterait encore l’uniforme falsifié de ceux de Bohicon, n’aura plus accès à la circulation dans la ville carrefour. Ainsi décidera le maire de Bohicon si les conducteurs de taxi-moto de Za-Kpota n’obtempèrent pas. Selon le locataire de l’Hôtel de Ville de Bohicon, chaque Communes à ses signes distinctifs. « Les jeunes de Za-Kpota portent la tenue de Bohicon. Ce qui n’est pas normale. Bohicon et Za-Kpota, bien qu’étant des frères ont des signes distinctifs. Nos armoires ne sont pas les mêmes et nos tenues ne sont pas les mêmes. Il n’y a aucune raison pour que les jeunes de Za-Kpota viennent porter la tenue de Bohicon» s’étonne-t-il. Pour lui, c’est inadmissible d’accepter une telle pagaille qui ne fait que trop durer. « J’ai tenté vainement de parler avec mon homologue et frère, le maire de Za-Kpota, à commencer par le préfet Kouton, paix à son âme. Au maire de Za-kpota dervenir à leur tenue initiale. L’actuel préfet a dit la même chose au cours de plusieurs réunions. Mais je note que du côté Za-Kpota, ils font la sourde oreille » regrette l’édile de Bohicon. Mais si le silence devrait continuer, Rufino D’almeida compte prendre ses responsabilités pour protéger les intérêts de sa Commune. « Et si cela devrait continuer je n’aurai d’autre choix que de passer à la vitesse de croisière. Je suis d’abord le maire de Bohicon et je dois défendre les intérêts des Zémidjan de Bohicon. Ainsi, je serai dans la triste obligation d’interdire l’accès de Bohicon aux Zémidjan de Za-Kpota qui porteraient la tenue de Bohicon » a averti l’autorité communale. Qu’il vous souvienne que depuis un certain temps, les conducteurs de taxi-moto de Za-Kpota ont fait le choix d’un nouvel uniforme qui s’apparente à tout point de vue à celui que leurs collègues de Bohicon utilisent depuis des lustres. La même couleur violette est maintenue à la seule différence qu’une bande de couleur rose claire traverse longitudinalement le nouvel uniforme de Za-Kpota et l’épaule. Ce choix, non seulement n’est pas du goût des Zémidjan de Bohicon qui crient à la falsification de leur uniforme mais, crée aussi une terrible confusion dans la tête des clients. «Entre nos collègues de Za-Kpota, c’est l’uniforme qui nous divise. Sinon, il n’y rien.» précise Thomas Hounsou, conducteur de taxi-moto à Bohicon. Pour Emmanuel Tchéhoundjè, président du collectif des Zémidjan de Bohicon, nombreuses plaintes sont enregistrées à leur sièges venant des clients qui confondent les Zémidjan de Bohicon à ceux de Za-Kpota si bien que, si un conducteur de taxi-moto de Za-Kpota crée un désordre quelque part, la faute est imputée à ceux de Bohicon puisqu’ils n’arrivent plus à distinguer les uniformes. «Moi, je suis dans le métier depuis près de 15 ans, Bohicon n’a jamais changé d’uniforme. Que Za-Kpota retourne à son ancien uniforme » recommande Paulin Vissoukpo, conducteur de taxi-moto à Bohicon. «Nous voulons que Za-Kpota nous laisse notre uniforme » insiste un autre. Telle est aussi la résolution du président du collectif des Zémidjan de Bohicon qui a mené en vain des démarches dans ce sens. «Nous avons saisi les autorités et même le préfet en vue de se faire entendre. Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore eu leur retour» confie Emmanuel Tchéhoundjè. Cependant, il ne démord pas. Il appelle les siens à la mobilisation et à la vigilance jusqu’au rétablissent de leurs droits. De même, il invite le maire de Bohicon, le maire de Za-Kpota et le préfet du Zou à prendre à bras le corps cette situation afin qu’elle ne se cristallise point. «Si rien n’est fait, elle pourrait nous conduire dans un décor que nous ne souhaitons pas. Alors j’en appelle à la responsabilité de nos autorités » souligne le président du collectif des Zémidjan de Bohicon. Pascal Toffodji
Utilisation de pétards en période des fêtes : La police béninoise renforce la lutte contre les nuisances sonores.
La Brigade de protection du Littoral et de la plage (Bplp) a saisi une importante quantité de pétards. Un individu a été interpellé, selon une source policière. Cette action s’inscrit dans la lutte contre la pollution sonore, régulièrement dénoncée durant les périodes festives. La police rappelle que l’importation, la commercialisation et l’utilisation de pétards sont strictement interdites sur toute l’étendue du territoire national. L’interdiction est prévue par l’arrêté interministériel du 16 février 2021. Elle est renforcée par un décret de mai 2022, qui classe les pétards parmi les sources de bruit illicites passibles de sanctions. Au-delà des nuisances, l’usage de ces engins est jugé risqué dans le contexte sécuritaire actuel. Les détonations peuvent provoquer la panique et entretenir la confusion, selon la police. C.Z
Complot contre l’autorité de l’Etat : Candide Azannai sous mandat de dépôt.
Au Bénin, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a placé, dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 décembre 2025, Candide Azannaï sous mandat de dépôt. La décision est tombée peu après 1 heure du matin. Après plusieurs heures d’audition, la Criet a ordonné le placement sous mandat de dépôt de Candide Azannaï. Cette mesure prive désormais de liberté le président du parti Restaurer l’Espoir. Interpellé le vendredi 12 décembre 2025, Candide Azannaï avait été placé en garde à vue avant d’être présenté devant le juge des libertés. Les charges retenues contre lui portent notamment sur des faits de « complot contre l’autorité de l’État » et « d’incitation à la rébellion ». C.Z