Le diocèse de Porto-Novo a marqué d’une pierre blanche festivités commémoratives du dixième anniversaire de l’ordination épiscopale du pasteur Mgr Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo. C’était, le vendredi 19 décembre 2025, en présence de Mgr Roger Houngbédji, archevêque de Cotonou, de Mgr Bernard de Clairvaux Toha du diocèse de Djougou, de Louis Gbèhounou Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, de plusieurs personnalités, de fidèles catholiques, amis et parents du jubilaire. 19 décembre 2015 – 19 décembre 2025. Cela fait exactement dix ans que Mgr Aristide Gonsallo est ordonné évêque. Pour marquer cet événement et rendre grâce à Dieu, le prélat a prévu deux actions. Il y a eu premièrement le lancement, au Collège catholique Notre-Dame de Lourdes, maison mère de Porto-Novo, de ses deux nouveaux ouvrages : « Chemin faisant » et « Le Seigneur, ton Dieu te bénira », pour partager avec le monde et immortaliser sa vie épiscopale. Deuxièmement, il y a eu une célébration eucharistique à l’église Notre-Dame Immaculée Conception de Porto-Novo. La solennité du lancement de ces deux ouvrages de Mgr Aristide Gonsallo tire son originalité des notes de la fanfare de la police républicaine qui a accueilli avec beaucoup de chaleur le prélat écrivain, le bain de foule des invités, la prière d’ouverture et de bienvenue du père Ernest Gbèdan, vicaire général, les chansons de la chorale Les Cœurs de Santos, la présentation du livre « Chemin faisant », qui est un recueil de poèmes, par la professeure Cécile Avougnlankou, et du livre « Le Seigneur, ton Dieu te bénira », qui est un recueil d’homélies, par le père Modeste Dohou. « Chemin faisant » est préfacé par le professeur Raphaël Yébou. Dans le tourbillon des formes poétiques, remuées et alimentées au fil des siècles par la recherche d’un renouvellement esthétique, ce recueil porte le sceau d’une assurance, l’assurance d’une constance, la constance d’une fidélité, la fidélité aux formes poétiques classiques où les rimes finales, plates, croisées ou embrassées font rayonner le sonnet. Quant au livre « Le Seigneur, ton Dieu te bénira », préfacé par le père Raymond Goudjo, c’est une autre histoire. En publiant ses homélies qui ont couru dix ans d’actions de grâce sur le siège épiscopal de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo ne cherche pas à déployer des connaissances stylistiques et des arguments théologiques. Ce qu’il aimerait surtout, c’est communiquer ses propres convictions spirituelles avec ce souci majeur d’appeler prêtres, religieux et laïcs catholiques à développer le sens de l’Église à travers une vie sacramentelle digne. Gratitude et actions de grâce Prenant la parole, le prélat a remercié le président Louis Gbèhounou Vlavonou pour sa présence et son soutien constant. Ses remerciements sont également allés à l’endroit du colonel Catherine Egounlety et du père Georges Lailo, respectivement marraine et parrain de l’événement. À toutes et à tous, il a renouvelé sa gratitude. Mais avant, il a rendu hommage aux anciens évêques de Porto-Novo et levé un coin de voile sur les raisons qui motivent l’édition de ces deux ouvrages. Pour lui, ces deux ouvrages constituent des sources d’inspiration pour chaque chrétien. Juste après le lancement de ses deux ouvrages, Mgr Aristide Gonsallo a officié une messe d’actions de grâce à la cathédrale Notre-Dame Immaculée Conception de Porto-Novo. À toutes les personnalités citées plus haut se sont ajoutées M. Pascal Essou, Médiateur de la République, et Mgr François-Xavier Gnambodè Gnonhossou du diocèse de Dassa-Zoumè, pour magnifier avec le jubilaire Dieu. Au cours de ce culte, la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb), la communauté catholique ainsi que les amis et parents de l’heureux du jour ont rendu grâce à Dieu pour le don du ministère épiscopal du prélat et lui ont confié son serviteur afin qu’Il le fortifie dans sa mission de sanctification, d’enseignement et de gouvernement, et qu’Il l’aide surtout à annoncer sa parole avec sagesse et courage. Ils ont prié Dieu de l’accompagner à célébrer les sacrements avec ferveur et à conduire le peuple qui lui est confié sur le chemin de la vie éternelle. Une soirée dînatoire, agrémentée par les chœurs des prêtres et des religieuses, a mis un terme aux festivités. Pascal Toffodji
Promulgation de la constitution révisée : « La trêve politique est antinomique avec la démocratie », dixit Guy Mitokpè.
La trêve politique, instaurée dans la constitution révisée suscite des débats au sein de la classe politique. Pour Guy Dossou Mitokpè, responsable à la communication du parti ‘’Les Démocrates’’, la trêve politique telle qu’instaurée dans la loi fondamentale est antinomique avec la démocratie. La loi 2025-20 du 17 décembre 2025 portant révision de la constitution fait office de loi fondamentale au Bénin après promulgation par le président de la République, patrice Talon. Parmi les innovations de ce texte, la trêve politique, désormais instaurer sur une période de six ans sur le septennat. Face à la presse nationale et internationale au Palais de la Marina, le chef de l’Etat a expliqué la substance de cette trêve que le commun des Béninois peine encore à cerner. « La trêve ne concerne pas la critique de l’action publique. Mais nous savons que personne ne respecte les deux semaines de campagne que prescrivent nos lois. C’est cette période où on ne permet pas aux acteurs d’être en campagne que nous appelons trêve. C’est tout, c’est ce que veut dire la trêve », a expliqué le président Talon. Au sein de la classe politique, les réactions divergent. Pour le parti Les Démocrates, cette décision limite l’animation de la vie politique, principe élémentaire de la démocratie. « Il ne donne pas la possibilité qu’on puisse critiquer. Mais je trouve que la critique est l’âme même de la démocratie. La question de la « trêve politique », c’est une manière de museler tous ceux qui peuvent faire des propositions, tous ceux qui peuvent décrier, dénoncé. Une fois de plus, je trouve que c’est antinomique avec la démocratie et je ne partage pas ce point de vue avec lui », a expliqué Guy Mitokpè, secrétaire à la communication du principal parti de l’opposition. Outre la trêve, la création du Sénat et l’allongement des mandats électifs sont les plus importantes innovations de la réforme constitutionnelle. Pascal Toffodji
Communales et législatives 2026 au Bénin : les partis politiques entrent en possession du spécimen du bulletin unique.
La Commission électorale nationale autonome a procédé, le mercredi 17 décembre 2025, à son siège, à la remise officielle des lots de spécimens du bulletin unique aux partis politiques. Le modèle du bulletin unique reçu leur servira de support de communication lors de la campagne électorale relative aux élections communales et législatives de 2026. Les partis politiques en lice pour les communales et législatives du 11 janvier 2026 sont entrés en possession du bulletin unique. La Céna a remis le bulletin unique aux formations politiques concernées. Selon une publication sur la page Facebook de l’institution, la cérémonie s’est déroulée sous la conduite du président de la Céna, Sacca Lafia. Les formations engagées dans le processus électoral ont chacune reçu le même nombre d’exemplaires, dans le respect du principe d’égalité entre acteurs politiques. Sont notamment concernés Moele-Bénin, le Bloc républicain, l’Union progressiste le Renouveau et le parti Les Démocrates. En mettant à disposition ce spécimen bien avant le lancement officiel de la campagne, la Céna entend permettre aux partis de mieux se familiariser avec l’outil de vote. Il s’agit aussi de leur donner le temps de sensibiliser militants et sympathisants à son utilisation, afin de limiter les erreurs le jour du scrutin. Le bulletin unique constitue un élément central du dispositif électoral. Il rassemble sur un même support l’ensemble des partis en compétition, identifiables par leurs logos, facilitant ainsi le choix des électeurs. Cette remise anticipée permet également aux formations politiques de vérifier les informations les concernant, notamment les symboles, les couleurs et leur disposition sur le document. Un nombre d’exemplaires du bulletin unique remis à chaque parti Sacca Lafia a précisé que mille exemplaires du spécimen ont été remis à chaque parti. Il a tenu à souligner que cette opération ne marque en aucun cas le début de la campagne électorale, mais s’inscrit uniquement dans une démarche technique et préparatoire, destinée à offrir aux acteurs politiques une meilleure visibilité sur le matériel électoral. Pour le compte de l’Union progressiste le renouveau, Gérard Gbenonchi a salué cette avancée dans le calendrier électoral. Il a également évoqué l’introduction par la Céna d’un nouvel outil numérique, baptisé « eDélégué », destiné à améliorer la gestion et le suivi des représentants des partis dans les centres et bureaux de vote. Selon lui, cette phase préparatoire contribue à renforcer l’organisation interne des partis et à structurer leurs actions de terrain à l’approche des échéances de 2026. Pascal Toffodji
Vente des produits prohibés sur le marché de Houègbo : plus de 50 kg de produits impropres à la consommation saisis
En pleine animation du marché, les agents du commissariat de la ville de Houègbo ont intercepté, le mercredi 17 décembre 2025, une quantité importante de produits impropres à la consommation, exposés sans précaution au vu et au su de tous. Le combat lancé contre les produits avariés et ceux prohibés porte ses fruits. Sur le marché de Houègbo, dans le département de l’Atlantique, les éléments du commissariat de la ville ont procédé à une prise importante. Plus de 50kg de produits contrefais, avariés ou prohibés ont arraisonnés. L’opération s’est déroulée au milieu des étals bondés, là où acheteurs et vendeurs se croisent dans une atmosphère dense. Plus de 50 kilogrammes de médicaments falsifiés et prohibés ont été saisis. Des comprimés, sirops et poudres d’origine douteuse, conditionnés sans norme, promis à des usages médicaux qu’ils ne peuvent remplir. Au-delà du chiffre, la scène interroge. Ces substances circulaient librement, prêtes à être vendues à des populations souvent mal informées des risques encourus. Derrière chaque sachet confisqué, il y a la possibilité d’une aggravation de maladie, d’un traitement inefficace, parfois d’un drame silencieux. Les forces de l’ordre rappellent que la vente de médicaments falsifiés et prohibés constitue une infraction grave. L’arraisonnement marque un coup d’arrêt ponctuel, mais le phénomène persiste, alimenté par la demande et les circuits parallèles. Dans le Département de l’Atlantique, cette saisie remet sur la table une réalité dure, la santé publique se joue aussi dans les allées des marchés, là où la vigilance collective reste souvent fragile. Il est également perçu comme un avertissement pour ceux qui continuent d’alimenter les marchés noirs. C.Z
Enseignement et le numérique au Bénin : le gouvernement béninois franchit une étape décisive.
Le Bénin franchit une étape majeure dans la transformation numérique de son système éducatif avec la création officielle de l’Agence béninoise de télé-enseignement, annoncée, le mercredi 17 décembre 2025 en Conseil des ministres. Cette initiative vise à moderniser les méthodes d’apprentissage, enrichir les contenus pédagogiques, renforcer l’encadrement des élèves et garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous. Le télé-enseignement sera progressivement déployé dans les trois niveaux du système éducatif : maternelle et primaire, secondaire et technique, ainsi qu’à l’enseignement supérieur et formation professionnelle. Pour assurer une mise en œuvre solide et pérenne, l’Agence s’appuiera sur des partenariats stratégiques avec des institutions nationales et internationales, afin de mutualiser les meilleures pratiques pédagogiques. L’Agence aura pour mission de coordonner l’ensemble du dispositif, de promouvoir l’accès à une éducation de qualité via le numérique et de renforcer les infrastructures existantes, tout en créant de nouvelles solutions lorsque nécessaire pour accompagner enseignants et apprenants. La mise en œuvre opérationnelle dans l’enseignement supérieur est programmée pour la rentrée académique 2026-2027, constituant un jalon décisif dans le déploiement du télé-enseignement. Cette première phase permettra de tester et d’ajuster les dispositifs avant leur extension progressive aux autres sous-secteurs de l’éducation. Avec cette initiative, le Bénin s’engage résolument dans l’ère de l’éducation numérique, offrant aux élèves et étudiants les moyens de réussir dans un environnement pédagogique modernisé et équitable. Pascal Toffodji
Phase 3 du programme « Redevabilité » de la coopération Suisse : La Haac formalise son accord avec Gfa par un mémorandum.
Fruit d’un dialogue constructif entre la Haute autorité de l’audiovisuel et de la Communication du Bénin et GFA Consulting group GmbH, le mémorandum d’entente stratégique pour la mise en œuvre de la phase 3 du programme « Redevabilité », financé par la Coopération Suisse au Bénin, a été signé, le mercredi 17 décembre 2025, au siège de l’institution de régulation. Articulés autour de neuf (09) articles et deux (02) annexes, le document objet du partenariat entre la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication et Gfa, opérateur d’appui technique, vise à renforcer durablement les capacités professionnelles et éthiques des acteurs des médias du Bénin sur une période de deux (02) ans. Il définit un cadre de collaboration non-exclusif fondé sur la bonne foi, la complémentarité et la synergie dans les actions à mener. « Le document signé précise les activités conjointes à mettre en œuvre, telles que définies dans une annexe opérationnelle, ainsi que les mécanismes de coordination, de suivi et d’évaluation associant les deux parties. Il établit clairement les rôles, responsabilités et points focaux de chaque partie dans le cadre de la contractualisation, de la communication institutionnelle et de la reconnaissance du financement de la Coopération Suisse » a indiqué le Secrétaire général de la Haac, François Awoudo. Pour Léopold Kohoun, chef de l’Unité de gestion du programme, la signature de ce mémorandum d’entente est un engagement mutuel, celui de travailler ensemble dans la confiance, la transparence et la responsabilité pour que la voix des médias et de l’autorité de régulation continuent de porter haut les valeurs de gouvernance, de « Redevabilité » et de développement. « La redevabilité ne se décrète pas. Elle se construit jour après jour grâce à des institutions solides, des médias responsables et une société civile engagée. Ainsi, ce partenariat contribuera à renforcer la confiance entre les acteurs des médias et les institutions. Je vous souhaite plein succès et beaucoup de satisfaction dans l’avenir » a laissé entendre Gabriella Spirli, Cheffe de la Coopération internationale de la Suisse au Bénin. Le président de la Haac, Edouard Loko, a pour sa part, remercié la Coopération Suisse et rassure : « Nous sommes une mandature d’efficacité et vous verrez que la Redevabilité est une réalité avec nous. Nous sommes une institution de résultats et je vous donne rendez-vous au bout des deux prochaines années». À travers ce mémorandum d’entente, la Haac réaffirme sa détermination à accompagner les médias béninois vers plus de professionnalisme, de responsabilité sociale et de respect des normes en vigueur. C.Z
Audience au cabinet du président de la Haac : Aurélie Adam Soulé Zoumarou pour une synergie numérique et médias.
La ministre du numérique et de la digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, était l’hôte du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) elle a été reçue en audience, hier jeudi 18 décembre 2025, par Édouard Loko, président de l’institution de régulation des médias au Bénin. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée entre les deux institutions. L’entrevue des deux personnalités a porté sur la digitalisation de l’espace médiatique, l’adaptation du cadre réglementaire aux nouveaux usages numériques et la promotion d’un environnement médiatique responsable, en phase avec les exigences de l’ère digitale. À l’issue de l’audience, la ministre a salué la disponibilité et le sens de l’écoute du président de la Haac. Elle a insisté sur la synergie d’actions entre son département et l’institution de régulation, soulignant que leurs chantiers sont communs et leurs objectifs étroitement liés. Elle a aussi rappelé que la collaboration est engagée depuis le début de la mandature et se poursuit dans un esprit de confiance et d’efficacité. C.Z
Putsch militaire manqué au Bénin : Patrice Talon face à la presse.
Hier jeudi 18 décembre 2025, le président de la République, Patrice Talon, a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a abordé plusieurs sujets d’intérêt national dont le putsch militaire manqué À cette occasion, le chef de l’État a réaffirmé sa détermination à faire respecter l’ordre constitutionnel, tout en appelant à l’unité et à la responsabilité de tous les acteurs nationaux. S’agissant des responsables directs de l’attaque, Patrice Talon a tenu à préciser que l’initiative n’a pas émané d’une large fraction de l’appareil militaire. « Les vrais auteurs de l’attaque étaient au plus au nombre de 15 ou 20 », a déclaré le président, minimisant ainsi l’idée d’une implication massive ou structurée au sein des forces armées. Le président a été encore plus catégorique concernant l’identité des forces militaires impliquées. « Ce n’est pas la Garde nationale qui a opéré l’attaque… ce n’est ni le commandement, ni le sous commandement… ce sont quelques égarés, manipulés par des nostalgiques et des jaloux », a-t-il indiqué. Par ces mots, Patrice Talon a désavoué toute complicité institutionnelle au sein de la hiérarchie militaire, pointant plutôt des individus isolés et instrumentalisés. Au-delà de l’aspect strictement factuel de ces événements, le chef de l’État a aussi adressé un message moral et civique fort à la Nation. Il a fermement condamné toute forme de célébration ou de glorification d’un acte qu’il considère comme un crime: «Se réjouir d’un crime est condamnable. On ne peut pas applaudir publiquement un crime, ni se réjouir publiquement d’un crime », a-t-il affirmé, appelant ainsi à la retenue et au respect des valeurs républicaines. Cette conférence de presse intervient dans un contexte politique et sécuritaire encore tendu, marqué par une vague d’arrestations ainsi que par le suivi judiciaire des personnes impliquées dans la tentative de putsch. De nombreux acteurs nationaux et internationaux avaient déjà condamné cet acte comme une violation grave de l’ordre constitutionnel, réaffirmant leur soutien à l’État béninois et à son président. En réaffirmant que seule une petite fraction de personnes était à l’origine de l’assaut, Patrice Talon a souhaité rassurer l’opinion publique sur la stabilité des institutions et la loyauté des forces de défense et de sécurité, tout en appelant à un sursaut de responsabilité civique. Ses propos visent à encourager le dialogue national et à prévenir toute récupération politique ou sociale d’une crise qui a ébranlé la confiance des citoyens. Alors que le Bénin se prépare à des échéances électorales importantes au début de l’année prochaine, le président Talon insiste sur le fait que ces événements ne doivent pas détourner le pays de sa trajectoire démocratique et du développement socio-économique. Un groupe de militaires, faut-il le rappeler, avaient tenté de renverser le gouvernement, avant d’être rapidement neutralisé par les forces loyales à l’État. Les autorités béninoises ont souligné que la situation est sous contrôle et que les institutions nationales fonctionnent normalement. C.Z
Recrutement des agents électoraux par la CENA : la phase d’étude des dossiers de candidature se poursuit
Face à l’afflux de dossiers et aux nombreuses irrégularités relevées, la Commission électorale nationale autonome (Céna) prolonge l’étude des candidatures. L’institution se veut toutefois rassurante quant au respect du calendrier électoral. L’étude des dossiers de candidature pour le recrutement des agents électoraux se poursuit activement au sein de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Réunis dans la salle informatique de l’institution, les agents chargés du traitement des dossiers font face à un volume particulièrement élevé de candidatures, ce qui a entraîné un léger prolongement du délai initialement prévu. Selon nos sources, ce rallongement s’explique par les nombreuses irrégularités constatées dans les dossiers soumis. Erreurs de renseignement, informations inexactes ou fichiers non conformes figurent parmi les principales anomalies relevées, nécessitant des vérifications supplémentaires afin de garantir la transparence et la fiabilité du processus. À ces difficultés s’ajoute un autre défi majeur : le nombre insuffisant de candidatures pour les postes de Membres de poste de vote (Mpv). Pour pallier ce déficit, la Céna a procédé à une relance du recrutement depuis le 10 décembre 2025. Cette nouvelle phase devrait être achevée, le mercredi dernier, avec pour objectif de compléter les effectifs nécessaires au bon déroulement du scrutin. Malgré cette relance, les besoins restent importants. Près de 6.000 agents électoraux supplémentaires sont encore attendus afin de couvrir l’ensemble du territoire et assurer une organisation efficace des élections générales prévues en 2026. Toutefois, la Céna se veut rassurante. L’institution affirme que l’étude des candidatures est désormais à un stade très avancé et assure que la publication de la liste définitive des agents électoraux retenus interviendra dans les meilleurs délais, conformément aux textes en vigueur. À l’approche des échéances électorales, cette phase de recrutement demeure une étape cruciale pour garantir la crédibilité, la transparence et la réussite du processus démocratique. C.Z
Utilisation des aphrodisiaques : plaisir ou danger ?
L’usage des aphrodisiaques s’est ancré dans les habitudes de nombreux jeunes au Bénin. Ces substances qu’elles soient naturelles ou artificielles, sont supposées améliorer les performances. Dans un entretien, Dr. Urbain Ahouayito, médecin et Directeur exécutif de l’ong educ’sante spécialiste en leadership et management en santé aborde le sujet en évoquant les manifestations et les revers des produits aphrodisiaques sur la santé de ses consommateurs Prime News Monde : Qu’est-ce qu’un aphrodisiaque ? Urbain Ahouayito : Le mot aphrodisiaque vient du nom d’Aphrodite qui est la déesse grecque de l’amour. Un aphrodisiaque est donc une substance naturelle ou chimique qu’on utilise pour stimuler le désir sexuel, renforcer l’excitation ou prolonger les rapports sexuels. Quels sont les types d’aphrodisiaques? On distingue les aphrodisiaques naturels et ceux synthétiques ou chimiques : Les aphrodisiaques naturels sont des aliments, plantes ou produits traditionnels ayant des propriétés d’excitation ou de stimulation du désir sexuel que cela soit chez l’homme ou chez la femme. Les plus connus sont le gingembre, le miel, l’ail, le ginseng, le clou de girofle, le poivre de Guinée, les écorces ou racines telle celle du cola…, le vin de plante « pimentée ». La plupart de ces produits, utilisés dans la cuisine africaine à des proportions données contribuent à la virilité surtout s’ils sortent du cadre culinaire; et dans ce cas, chaque produit a son effet en usage isolé; cet effet est potentialisé s’ils sont mélangés. Les aphrodisiaques chimiques ou produit a son effet en usage isolé; cet effet est potentialisé s’ils sont mélangés. Les aphrodisiaques chimiques ou médicamenteux sont des produits fabriqués au laboratoire dont le but est d’augmenter la virilité masculine. On peut citer essentiellement le Sildenafil et le Tadalafil qui se présentent sous forme de comprimés buvable. II existe aussi des crèmes stimulantes, des gélules ou pilules « performance ». Il faut noter qu’il existe aussi des mélanges dont on ne connait pas toujours les composantes ni les dosages et qui sont souvent vendus dans la rue ou sur internet. Comment fonctionnent les aphrodisiaques ? Les aphrodisiaques ont des actions spécifiques selon leur nature. Notons par exemple gingembre qui améliore la circulation sanguine et qui peut augmenter le nombre et la mobilité des spermatozoïdes. Le clou de girofle, un vasodilatateur, il améliore l’afflux sanguin vers les organes génitaux et peut agir contre la fatigue physique et mentale. Le ginseng peut influencer la production de testostérone (chez l’homme) et d’œstrogène (chez la femme); il réduit le stress et augmente la circulation sanguine, augmentant ainsi le désir sexuel. D’autres aphrodisiaques ont juste un effet placebo, créant juste une impression de puissance, sans effet durable. Il convient de noter que les effets des aphrodisiaques peuvent varier d’une personne à l’autre et dépendent de facteurs individuels tels que l’état de santé, le niveau de stress et la qualité du sommeil. De ces actions, on comprend que la alité est l’augmentation du flux du sang dans les vaisseaux sanguins de l’appareil génital masculin par dilatation de ces vaisseaux. Quels sont les bénéfices espérés ? En agissant comme décrit plus haut, on comprend que les aphrodisiaques ont une action ponctuelle et spontanée, qu’ils soient naturels ou médicamenteux, en: augmentant le désir sexuel, améliorant la qualité de l’érection, retardant l’éjaculation précoce, redonnant confiance à certains hommes stressés, ravivant la libido dans le couple. Mais attention, je rappelle, ces effets sont souvent temporaires et varient d’une personne à l’autre. Quels sont les risques liés à leur utilisation? Les risque que courent les usagers des aphrodisiaques sont énormes et variés, et pèsent plus que les bénéfices. En dehors des surdosages, des allergies, des interactions médicamenteuse (pour ceux qui sont sous un traitement pendant la prise du produit excitant), peut avoir des risques cardiovasculaires. En effet, nous avons vu que le résultat des produit aphrodisiaques, pour avoir leurs effets, c’est d’augmenter le flux sanguin dans les vaisseaux. C’est ici qu’il convient de noter qu’en termes de redistribution du sang dans l’organisme, le cœur privilégie les organes nobles que sont le cerveau, le cœur lui-même et les reins. Ainsi, dès que le cœur reçoit le signal d’augmenter le flux sanguin, ces organes seront les premiers servis avant de penser aux autres comme les organes génitaux externes. Ainsi, les vaisseaux du cerveau, en recevant une pression inhabituelle de sang, peuvent éclater et donner un AVC. Le même phénomène peut se produire au niveau du cœur et donner dans les plus simples des cas des palpitations ou même une crise cardiaque puis mort subite. Par ailleurs, en utilisant régulièrement ces produits, il y aura une répétition de cette forte pression artérielle, source d’une hypertension artérielle et ses conséquences. Quelles conséquences à court, moyen et long terme ? Les conséquences sont donc : à court terme: AVC, palpitations, crises cardiaques et mort subite ; à moyen terme: l’hypertension artérielle (HTA), la perte d’endurance naturelle au lit, la baisse de libido réelle, les troubles érectiles… et à long terme: Dépendance psychologique ou physique des aphrodisiaques, stérilité, troubles cardiovasculaires graves, impuissance permanente. Que conseiller aux jeunes et aux usagers ? Le premier conseil est d’éviter les produits vendus sans étiquette, dans la rue ou sur internet, dont la composition est inconnue. Ne vous comparez pas aux films pornographiques ou aux récits exagérés. Le corps humain a ses limites. Le plaisir sexuel commence par une bonne hygiène de vie: sommeil, alimentation, communication dans le couple. Faites attention à votre cœur. Beaucoup de jeunes sans maladie connue sont morts à cause de produits excitants. Si vous avez un problème sexuel récurrent, consultez un médecin, un psychologue ou un sexologue. Enfin, apprendre à bien connaître son corps, respecter son partenaire et vivre une sexualité responsable est le vrai aphrodisiaque. Les aphrodisiaques peuvent donner coup de fouet temporaire, mais ils ne ils ne remplacent jamais une bonne santé physique, mentale et émotionnelle. II faut se méfier des produits miracles. Une sexualité épanouie repose d’abord sur la confiance, le respect et la bonne santé. « Le Meilleur investissement que tu peux faire est celui que tu fais sur ta santé » Propos recueillis par la Rédaction