Le président de la République, Patrice Talon, a promulgué, le mercredi 17 décembre 2025, la constitution révisée du Bénin. L’annonce a été faite en Conseil des ministres. Après l’aval de la Cour constitutionnelle, le président Patrice Talon promulgué la Constitution révisée. Le texte, voté avec 90 pour et 20 contre le 15 novembre à l’Assemblée nationale et validé par les sages de la Cour constitutionnelle, entre officiellement en vigueur après sa promulgation par le président de la République. « Le Chef de l’Etat a informé le Conseil que la Cour constitutionnelle a procédé à l’examen des différents recours qu’elle a enregistrés à la suite du vote de la loi du 14 novembre 2025 révisant et complétant la Constitution du 11 décembre 1990. À l’issue de cet examen, elle a déclaré ladite loi conforme à la Constitution, en toutes ses dispositions. Dès lors, le Président de la République a annoncé au Conseil qu’il va promulguer ladite loi, formalité substantielle pour lui conférer force exécutoire », peut-on lire dans le révélé du Conseil des ministres. Avec cette promulgation, le Bénin connaîtra un changement majeur au niveau de son architecture institutionnelle avec l’avènement du Sénat. Les mandats électifs eux, passeront officiellement de 5 à 7 ans dès les prochaines élections générales de 2026. Il s’agit là des deux importantes innovations de la révision constitutionnelle introduite par les députés Assan Séibou et Aké Natondé. C.Z
Pour garantir l’énergie électrique durant la période des fêtes : La SBEE suspend les travaux de maintenance programmés sur ses réseaux.
Dans le but de se mettre en diapason avec la population béninoise, la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), a décidé de prendre des dispositions afin de garantir l’énergie électrique à plein temps pour permettre aux béninois de passer d’agréables moments de fêtes. Les mois de décembre et janvier sont rythmés par les fêtes de fin d’année. Naturellement, qui dit fête de nouvel an, dit forcément lumières et donc électricité. C’est une période connue pour le pic de la forte demande et consommation de l’énergie électrique. Ainsi, pour réponde aux sollicitations de sa clientèle la Sbee, à travers un communiqué, a annoncé la suspension des travaux de maintenance programmée sur le réseau électrique. Elle précise toutefois que des incidents techniques indépendants de sa volonté peuvent survenir sur son réseau et appelle ainsi sa clientèle à contacter son centre d’appel gratuit au 7302 ou via WhatsApp au +229 01 68 52 52 53, pour une intervention rapide et efficace de ses équipes techniques. La Sbee a à cet effet pris sur elle la mobilisation permanente de ses équipes techniques et commerciales durant toute la période des fêtes pour garantir la continuité du service. F.K
Coup d’Etat en Afrique de l’Ouest : Les chefs d’Etat de la Cédéao adoptent une posture radicale.
Réunis à Abuja ce dimanche 14 décembre pour le 68e sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), les dirigeants ouest-africains ont affiché une ligne commune de fermeté face aux changements anticonstitutionnels de pouvoir. Les récentes crises au Bénin et en Guinée-Bissau ont largement dominé les échanges, aux côtés des enjeux sécuritaires liés à la montée du terrorisme dans la région. Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao sont vent debout contre les coups d’Etat dans la sous-région. Ils ont d’ailleurs affiché cette position dimanche à la clôture d’un sommet à Abuja. Ce rendez-vous, précisons-le, s’est tenu dans un contexte délicat pour l’organisation, désormais réduite à douze États membres après le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Président en exercice de la conférence des chefs d’État, le Sierra-Léonais Julius Maada Bio a insisté sur la nécessité de consolider l’institution et de préserver sa cohésion face aux multiples défis politiques et sécuritaires. Pour les dirigeants présents, la stabilité régionale passe avant tout par une réponse collective au terrorisme et à l’extrémisme violent. À ce titre, Julius Maada Bio a évoqué les avancées en cours sur la mise en place d’un mécanisme de financement durable de la sécurité, ainsi que les préparatifs pour le déploiement, d’ici fin 2026, d’une brigade antiterroriste régionale de 1 650 hommes. Il a toutefois souligné que l’action sécuritaire devait s’accompagner d’efforts soutenus en matière de gouvernance, d’éducation et de création d’emplois. Sur le terrain politique, les chefs d’État ont réaffirmé leur rejet catégorique des prises de pouvoir par la force. Le président de la Commission de la Cédéao, Umar Alieu Turay, a rappelé que l’organisation appliquait une politique de « tolérance zéro » face aux coups d’État, estimant que la réaction rapide observée lors de la tentative de putsch au Bénin illustrait clairement cette doctrine. L’intervention du Nigeria à Cotonou n’a d’ailleurs suscité aucune contestation parmi les participants. Des menaces aux dirigeants militaires de la Guinée-Bissau, mais pas de sanctions ! Concernant la Guinée-Bissau, les dirigeants ouest-africains ont rejeté le calendrier de transition proposé par la junte militaire et exigé un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Ils ont plaidé pour une transition brève et inclusive, associant largement les forces politiques nationales, et réclamé la libération des prisonniers politiques et des acteurs de la société civile détenus depuis l’interruption du processus électoral. Sans annoncer immédiatement de sanctions, la Cédéao a néanmoins laissé entendre que des mesures ciblées pourraient être envisagées contre les responsables qui entraveraient la mise en œuvre de ses recommandations. Une mission de haut niveau devrait être dépêchée prochainement à Bissau afin d’engager des discussions avec les autorités en place. Julius Maada Bio a par ailleurs, appelé à transformer la Cédéao en un espace d’opportunités plutôt qu’un foyer de crises. Dans cette optique, il a rappelé l’objectif du lancement d’une monnaie unique à l’horizon 2027. Le Sénégal, précise jouera un rôle clé dans cette phase préparatoire, alors qu’un ressortissant sénégalais prendra la tête de la Commission de la Cédéao à partir de juillet prochain, sur proposition attendue du président Bassirou Diomaye Faye. C.Z
Coupe d’Afrique des Nations 2025 : Gernot Rohr dévoile son armada.
Le sélectionneur du Bénin, Gernot Rohr a dévoilé la liste des joueurs retenus pour la Coupe d’Afrique des Nations, Can 2025, prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc. Au total, 28 Guépards ont été retenus par Gernot Rohr. Qualifié pour la Coupe d’Afrique des Nations (Can) pour la 5e fois de son histoire, le Bénin est attendu au Maroc. Pour cette 35e édition du tournoi continental, le sélectionneur de l’équipe nationale du Bénin, Gernot Rohr a dévoilé son groupe. Le technicien français a convoqué 28 joueurs composés de trois gardiens, 9 défenseurs, de 7 milieux de terrain et de 9 attaquants. Dans ce groupe, il n’y a pas de grande surprise. Steve Mounié, Junior Olaitan, Saturnin Allagbé, Olivier Verdon, Sessi D’Alméida, Jodel Dossou et Tosin Aiyegun sont présents. Les pépites Rodolpho Aloko et Rachidou Razack participeront à leur première Coupe d’Afrique des Nations. Selon la Fédération béninoise de football (Fbf), plusieurs joueurs sont déjà présents au Maroc. Logés dans le groupe D, les Guépards défieront les Lions de la Teranga du Sénégal, les Léopards de la Rdc et les Zèbres du Botswana. Liste des Guépards Peut-être une image de texte qui dit ’STAGE DE SELECTION LA CAN MAROC 2025 présents POSTE ALLAGBE KASSIFA Saturnin Gardien CLUB Gardien PAYS Gardien Chauray Remo ATTIDJIKOU Samadou AZONGNITODE Défenseur Smouha Défenseur Egypte MOUMINI Rachid Defenseur Finlande OUOROU Steaua Bucarest Défenseur Bénin Sumqait Roumanie Défenseur Sobemap Azerbaijan VERDON Olivier Défenseur Bénin Défenseur Roumanie Ludogorets PFK Suisse Milieu AHOUANGBO Mariano Bulgarie Milieu milieu NK Olympija Ljubljana Dodo Gabés Slovénie HASSANE Imourane Leixoes Grasshopper Portugal AKIMEY Adam Suisse Rodolfo Attaquant Romaric Attaquant Helsingborg Jodel Attaquant Kustosija Zagreb Suéde Asec Attaquant Croatie OLAITAN Junior Attaquant Alanyaspor RACHIDOU TESSILIMI Olatoundji Göztepe Turquie Kustosija Attaquant Turquie SJK Seinajöki Attaquant Finlande France. C.Z
Élections générales de 2026 au Bénin : Les citoyens s’extériorisent et évoquent leurs attentes.
À l’approche des élections générales prévues pour 2026 au Bénin, l’heure est à la mobilisation nationale. Du nord au sud, l’effervescence politique gagne progressivement les rues, les salons, les marchés, les réseaux sociaux… Mais une question demeure cruciale : les citoyens iront-ils massivement voter ? Sont-ils confiants dans le processus électoral ? Quels sont leurs véritables motifs de participation ou d’abstention ? Une récente enquête d’opinion menée auprès d’un échantillon représentatif d’électeurs potentiels, toutes tranches d’âges et catégories socio-professionnelles confondues, livre des enseignements contrastés sur l’état d’esprit des Béninois à l’orée de ce rendez-vous démocratique majeur. Une volonté de participation, mais une confiance érodée. Les résultats de l’enquête révèlent que près de 68 % des personnes interrogées affirment leur intention d’aller voter. Une statistique relativement encourageante qui témoigne d’un attachement à l’exercice du droit de vote, considéré comme un devoir civique et un levier de changement.Cependant, seulement 41 % des sondés affirment avoir confiance dans la transparence du processus électoral, exprimant des doutes quant à l’impartialité de la Commission électorale nationale autonome (Céna) ou la sincérité des résultats. Des jeunes interrogés, notamment ceux âgés de 18 à 30 ans, plusieurs évoquent leur désillusion vis-à-vis de la classe politique, les promesses non tenues, et leur sentiment d’être instrumentalisés puis oubliés. L’abstention, chez cette frange de la population, s’annonce significative si des mesures de reconquête citoyenne ne sont pas engagées. Motivations de vote, entre espoir de changement et pression sociale Parmi ceux qui comptent voter, l’espoir d’un changement politique et socio-économique reste la principale motivation évoquée. La sécurité, l’emploi des jeunes, l’éducation et la santé figurent en tête des préoccupations.Pour d’autres, la participation est surtout motivée par le devoir moral ou religieux, voire par des considérations communautaires. Certains reconnaissent également être influencés par les pressions sociales ou familiales, voire par des intérêts ponctuels liés à des dons ou promesses d’ordre clientéliste. Plusieurs obstacles à une participation effective et éclairée ont été identifiés. La désinformation et la manipulation de l’opinion sur les réseaux sociaux inquiètent particulièrement les observateurs. Les fake news, propagées à grande vitesse, influencent l’opinion et alimentent la défiance envers les institutions. De plus, le fossé numérique et l’analphabétisme privent encore une large portion de la population d’un accès à l’information électorale crédible. À cela s’ajoute la peur de violences politiques ou de représailles, évoquée surtout dans certaines localités sensibles. Recommandations des citoyens : plus de transparence et d’éducation civique Les citoyens sondés expriment plusieurs recommandations pour renforcer leur adhésion au processus électoral. En premier lieu, une demande forte de transparence, tant au niveau du financement des campagnes que du dépouillement des résultats. Ensuite, ils souhaitent une intensification des campagnes d’éducation civique et de sensibilisation à l’importance du vote, en particulier dans les zones rurales et auprès des jeunes. Enfin, nombre d’entre eux appellent à des débats publics entre les candidats, pour mieux juger de la pertinence de leurs projets de société. À quelques mois des élections générales de 2026, l’enquête d’opinion sur la participation citoyenne met en lumière un paradoxe béninois : un peuple attaché à la démocratie, mais parfois désabusé par son fonctionnement concret. Pour que la participation soit massive, éclairée et libre, les acteurs politiques, institutionnels et de la société civile doivent œuvrer ensemble à restaurer la confiance et à mobiliser toutes les franges de la population. Le scrutin à venir représente non seulement un test pour les candidats en lice, mais aussi un baromètre de la vitalité démocratique du Bénin. La Rédaction
Préparatifs des élections de 2026 au Bénin : La Céna réceptionne une cargaison de matériels de vote ;
La Commission électorale nationale autonome (Céna) a franchi une étape technique essentielle en vue des élections générales de 2026. Conformément au calendrier publié, les opérations de préparation et d’emballage du matériel, aussi appelées colisage, ont officiellement démarré. Ce processus a été consolidé par la réception, d’un important lot d’équipements au centre de colisage situé à Akpakpa. Cette livraison constitue un élément fondamental pour la bonne organisation du futur scrutin. Elle couvre l’essentiel des besoins logistiques et opérationnels. Parmi les articles reçus figurent des cantines métalliques de taille réduite, spécialement conçues pour le transport sécurisé des procès-verbaux et des résultats. Des cotons et des sacs destinés aux coordonnateurs locaux font également partie du lot. Pour le déroulement pratique du vote, la commission a reçu des articles indispensables comme des ficelles, des encres et des encreurs qui seront utilisés par les électeurs. L’inventaire comprend aussi des pots de colle, des cachets officiels, et des chasubles d’identification pour les membres des bureaux de vote. Afin de pallier les éventuelles coupures de courant, des lampes et des piles ont été prévues pour assurer l’éclairage dans les zones mal desservies par le réseau électrique. La Céna a également pensé à tout le petit matériel nécessaire à l’aménagement et au fonctionnement quotidien des bureaux de vote. Ainsi, des boîtes de craies, des rouleaux de ruban adhésif de différents formats, des marqueurs, des calculatrices, des paires de ciseaux, des règles et des stylos complètent cette livraison. L’ensemble de ces fournitures a pour objectif de standardiser les procédures, de garantir la fluidité des opérations de vote et de contribuer à la sincérité ainsi qu’à la fiabilité des résultats qui en découleront. La réception de ce matériel marque un moment décisif dans la mise en œuvre concrète du processus électoral. Elle illustre l’engagement continu de la Céna à organiser des élections transparentes, régulières et ouvertes à tous, dans le strict respect des principes démocratiques et des normes internationales en la matière. Alors que les préparatifs s’accélèrent, l’institution réaffirme ainsi son rôle central dans la construction et le maintien de la confiance des citoyens et des différents acteurs politiques, à l’approche de l’échéance démocratique majeure de 2026. Cette phase de colisage, bien que technique, est primordiale. Elle permet de vérifier, de trier et de conditionner de manière méthodique chaque article avant son envoi vers les différentes localités du pays. Chaque cantine, chaque encreur, chaque lampe torche fait partie d’une chaîne logistique dont le bon fonctionnement est crucial pour la réussite du jour J. Le soin apporté à ces préparatifs en amont est le premier gage de sérieux et d’équité pour le scrutin à venir. En procédant avec rigueur et selon un plan établi, la Céna travaille à anticiper les défis logistiques et à minimiser les risques d’incident. La transparence de ces opérations, depuis la réception du matériel jusqu’à sa distribution, est un signal fort adressé à la nation. Elle vise à rassurer l’ensemble de la classe politique et de l’électorat sur la volonté de l’institution de garantir un cadre électoral intègre et apaisé. Le compte à rebours pour les élections de 2026 est désormais bien enclenché. Pascal Toffodji
Procès Steve Amoussou devant la Criet : Fond de la décision initiale confirmée, premier jugement annulé.
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) selon nos sources, a annulé, le lundi 15 décembre 2025, le premier jugement dans l’affaire Steve Amoussou. Cependant, elle a confirmé le fond de la décision initiale. La peine de deux ans d’emprisonnement ferme, ainsi qu’une amende de deux millions de Francs Cfa, sont donc maintenues à l’encontre de Steve Amoussou. En effet, Steve Amoussou est poursuivi par le parquet spécial pour des chefs d’accusation graves, notamment « harcèlement par voie électronique, publication de fausses nouvelles et provocation directe à la rébellion ». Ces accusations font suite à des publications en ligne attribuées à l’activiste politique « Frère Hounvi », un pseudonyme que Steve Amoussou a toujours réfuté être le sien. C.Z
Règlementation de la campagne médiatique pour les législatives et communales 2026 : La Haac, par une décision, pose ses balises.
Par décision rendue publique le 9 décembre 2025, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a fixé aux partis politiques des règles pour la campagne médiatique des élections couplées législatives et communales du 11 janvier 2026 au Bénin. Le texte précise les droits des partis politiques, les obligations des organes de presse et les limites à ne pas franchir par les acteurs politiques. La campagne médiatique des élections couplées législatives et communales du 11 janvier 2026 court du vendredi 26 décembre 2025 à minuit au vendredi 09 janvier 2026 à minuit, selon le calendrier électoral. La Haac règlemente l’accès aux médias pendant cette campagne médiatique. C’est à travers la décision N°25-083/Haac du 09 décembre 2025 portant règlementation de la campagne médiatique pour les élections couplées législatives et communales du 11 janvier 2026. La décision de la Haac prévoit en son article 2 que seuls les partis politiques dont les listes ont été officiellement retenues par la Commission électorale nationale autonome (Céna) peuvent bénéficier de ses dispositions. Pour les législatives, cinq partis politiques sont officiellement retenus par la Cena. Ce sont: la Force cauris pour un bénin émergent (Fcbe); l’Union progressiste le renouveau (Upr); le Bloc républicain (BR); le Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele Bénin); et Les Démocrates (Ld). Quant aux communales, trois formations politiques vont y prendre part. Il s’agit de l’Upr, le Br et la Fcbe. Des interdits posés Dans son article 4, la décision dresse une liste de pratiques prohibées. Les médias doivent notamment s’abstenir de diffuser des « chansons, jeux, spots, communiqués, proverbes, caricatures et récits satiriques qui sont de nature à inciter à la haine ou à mettre en péril la cohésion nationale, dénigrer ou à s’attaquer à un parti politique ou à un candidat ». Les sondages d’opinion en lien avec les élections sont à éviter, tout comme la reprise d’informations non vérifiées dans les revues de presse. Un accent particulier est mis sur l’usage de l’intelligence artificielle. Toute manipulation des propos ou des informations par un recours « incontrôlé et irresponsable » à l’IA est formellement interdite. Les contenus numériques sont également placés sous haute surveillance afin d’empêcher la propagation de fausses informations. Accès égalitaire et gratuit aux médias Les 130 organes de presse sélectionnés par la Haac pour la campagne médiatique officielle doivent garantir un accès égalitaire et gratuit aux partis politiques en lice. Chaque formation bénéficie notamment d’un reportage de trois minutes par édition de journal télévisé ou radiophonique, ainsi que d’un espace équivalent à 1 500 signes dans la presse écrite nationale, y compris sur le site du quotidien La Nation, précise l’article 8 de la décision. Les médias audiovisuels peuvent organiser des émissions interactives, à condition de respecter strictement les principes d’égalité, d’impartialité et d’objectivité. Tout manquement constaté peut entraîner la suspension immédiate d’une émission, voire de l’organe de presse concerné, à titre conservatoire. Deux grands programmes et des débats encadrés La Haac instaure deux programmes phares pour la campagne officielle : le magazine « À l’écoute des partis politiques » et « Le débat ». Le premier est réalisé dans les locaux de la Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB), avec possibilité pour les partis de produire leurs contenus à leurs frais, sous validation préalable de la Haac. S’agissant des débats, deux rendez-vous d’envergure nationale sont prévus : un débat de 90 minutes pour les législatives et un autre de 52 minutes pour les communales, tous deux en français. Des débats radiodiffusés sont également programmés au niveau communal, selon un dispositif zonal. C’est ce qu’on retient des articles 24, 25 et 26 de la décision. La décision prévoit des sanctions. « Le non-respect des dispositions de la présente décision expose les organes de presse contrevenants à des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension immédiate de la participation à la campagne », prévoit l’article 38. Les médias ont, par ailleurs, l’obligation de conserver les enregistrements des émissions électorales pendant 45 jours après le scrutin, délai prorogeable en cas de contentieux. À partir de la veille du scrutin à zéro heure, toute propagande est interdite. Aucun résultat partiel ne peut être diffusé avant la fermeture du dernier bureau de vote, et la source de toute donnée publiée par la suite doit être clairement renseignée et présentée comme provisoire. La Rédaction
COSDIM 2025 : Un tournant historique pour la dignité menstruelle au Bénin.
Du 16 au 19 décembre 2025, Cotonou devient l’épicentre d’une révolution silencieuse avec le premier Colloque scientifique national sur la santé, la justice et la dignité menstruelles (Cosdim). Organisé par l’Ong Filles en Actions en partenariat avec l’Institut national de la femme (Inf), cet événement rassemble plus de cent participants constitués de chercheurs, d’activistes, de décideurs et d’acteurs communautaires autour d’un enjeu longtemps ignoré: la justice menstruelle comme pilier des droits humains. La menstruation, bien que naturelle, reste entravée par des tabous persistants, des inégalités d’accès (produits hygiéniques, infrastructures sanitaires, éducation) et une stigmatisation systémique. Malgré les progrès du Bénin en santé reproductive, la dignité menstruelle peine à s’imposer dans les politiques publiques. Le Cosdim brise ce silence. Il vise à créer non seulement un espace scientifique et intersectoriel de réflexion, d’analyse et d’action sur les enjeux liés à la santé, la justice et la dignité menstruelle au Bénin, mais aussi intégrer la justice menstruelle dans les politiques et programmes puis produire des recommandations pour une meilleure gouvernance de la santé menstruelle au Bénin. Il faut briser les stéréotypes en combattant la honte et l’exclusion liées aux règles par l’éducation et la sensibilisation. Pour Brian Sossou, présidente de l’Ong Filles en Actions « Rendre visible le sang menstruel dans l’espace public est un acte féministe et politique. Refuser que nos corps soient des territoires de honte, c’est affirmer que ce qui est naturel ne doit jamais oppresser. » La tenue de ce premier colloque scientifique constitue une victoire pour l’Ong Filles en Action et pour toutes les filles que l’organisation accompagne. Ali Ouattara représentant du Programme alimentaire mondial au Bénin (Pam) et chef de file du Groupe thématique Genre et protection sociale, l’un des partenaires de cet événement souligne, quant à lui, que la présence du programme genre et protection sociale marque l’engagement des Ptf à accompagner le gouvernement et la société civile dans leurs efforts pour la santé et la dignité humaine. En procédant au lancement officiel des travaux, la présidente de l’Institut national de la femme a indiqué que ce colloque doit être celui du changement tangible. Elle a réaffirmé l’engagement de sa structure à soutenir les travaux qui à terme accoucheront des solutions concrètes contre les tabous menstruels. Pendant quatre jours, des panels de discussions, ateliers, débats, activités et tables rondes traiteront de toutes les dimensions de la santé menstruelle longtemps restée un tabou. Ils visent à produire des recommandations politiques applicables. Le Cosdim positionne le Bénin comme pionnier régional de la dignité menstruelle. Son message est universel : un phénomène biologique ne doit générer ni inégalités ni exclusion. Avec pour thème « Affiner les politiques, développer les savoirs pour l’autonomie corporelle et l’égalité de genre», ce colloque ouvre la voie à un futur où la menstruation n’est plus un frein, mais un droit fondamental. Laure Lèkossa
Tournée nationale de coordination : L’Adsbb consolide l’unité interne.
Le bureau national de l’Association des donneurs de sang bénévoles du Bénin (Adsbb) a entrepris, le lundi 15 décembre 2025, une tournée nationale de prise de contact avec ses structures décentralisées des départements, des Communes et des zones sanitaires. Natitingou et Djougou ont été les premiers points de chute de la délégation conduite par Georges Gnimadi président de ladite association. Renforcer la cohésion interne, harmoniser les actions de terrain, rappeler les orientations nationales de l’association et recueillir les préoccupations des structures locales afin d’améliorer l’efficacité de nos interventions au service du don de sang bénévole au Bénin. C’est la motivation principale qui sous-tend cette tournée statutaire qui s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan de travail annuel de l’Association des donneurs de sang bénévole du Bénin. Elle a pour objectifs de rappeler la mission, la vision et les valeurs fondamentales de l’Adsbb telles que définies par ses textes ; clarifier les rôles et responsabilités des différents organes de l’association ; renforcer la collaboration entre les structures de l’Adsbb et les Services de transfusion sanguine (Sts) ; promouvoir la bonne gouvernance associative, la discipline organisationnelle et la redevabilité ; dynamiser les structures de base et améliorer la communication interne. Il s’agira pour les membres du bureau national d’échanger avec les membres de ses structures départementales, communales et ceux des zones sanitaires nouvellement installées ou réaménagées, de recueillir leurs difficultés et doléances en vue d’y d’apporter une réponse. Accueil triomphal à Natitingou et à Djougou A Natitingou tout comme à Djougou, la délégation a été reçue dans la liesse populaire. A l’écoute de leurs membres le président et sa suite ont passé en revue les textes qui régissent le fonctionnement et la vie de l’organisation. De l’exposé de Georges Gnimadi, l’on retient que l’Adsbb a pour mission de promouvoir et de soutenir le don de sang volontaire, bénévole, régulier et non rémunéré, afin de contribuer à la disponibilité permanente de sang sécurisé pour les populations, en collaboration avec les structures publiques compétentes de transfusion sanguine. Elle œuvre à instaurer une véritable culture du don de sang chez les jeunes et amener 1,5% de la population à devenir des donneurs bénévoles réguliers d’ici 2030. Conformément aux statuts et au règlement intérieur, les bureaux départementaux, ceux des zones sanitaires et des Communes assurent respectifs à leurs niveaux la mobilisation, l’encadrement et la fidélisation des donneurs de sang bénévoles. Ils exécutent les orientations et décisions du bureau national, veillent au respect des principes du don de sang : volontariat, bénévolat, anonymat et non-discrimination, rendent régulièrement compte de leurs activités aux instances supérieures. « La mobilisation des donneurs et la disponibilité des poches de sang se font exclusivement en collaboration avec les Services de transfusion sanguine (Sts) compétents. À ce titre, toute activité de collecte ou de mobilisation doit être planifiée et menée en accord avec les Sts. Les structures de l’Adsbb facilitent la communication entre les donneurs et les Sts. Les difficultés rencontrées doivent être signalées sans délai au bureau national par la voie hiérarchique. Toute cessation d’activités de l’association pour une raison ou une autre est fortement déconseillée, compte tenu de l’aspect humanitaire et vital de notre mission » a rappelé Georges Gnimadi qui a mis aussi l’accent sur la communication interne, le fonctionnement administratif et le sens de la redevabilité. C.Z