Deux jours après le grand rassemblement tenu à la place Bulgarie, le peuple béninois s’est de nouveau mobilisé massivement, le mercredi 10 décembre 2025, à Cotonou pour réaffirmer son attachement à la paix, à la démocratie et à la stabilité nationale. Portée par diverses voix politiques, sociales et religieuses, cette mobilisation se veut avant tout citoyenne, au‑delà de toute considération partisane. Le peuple béninois, au-delà des clivages politiques est très attaché à sa démocratie, un label tant convoité à l’international. Il l’a une fois encore démontré, au lendemain de la tentative de coup d’Etat manqué du dimanche dernier. « Cette mobilisation prouve que vous êtes la force vive de ce pays. Ils ont lâchement attaqué notre président, mais au lieu de nous briser, ils ont réveillé une force bien plus grande en nous. Celle d’une jeunesse debout et de femmes déterminées. Des héros sont tombés, d’autres souffrent encore. Nous ne les oublierons jamais.», a salué le président du Bloc Républicain, Abdoulaye Bio Tchané. Tout en rendant hommage vibrant aux victimes et à ceux qui ont résisté. Pour Aké Bonaventure Natondé, représentant de l’Union progressiste le renouveau, ce type de rassemblement transcende les appartenances politiques. « Ce n’est pas un rassemblement partisan, mais un rassemblement citoyen. Le seul bien que nous ayons en commun, c’est ce pays, c’est le Bénin.» Un message fort, qui rappelle que l’unité nationale demeure le socle de la résilience béninoise. La voix des femmes s’est exprimée à travers la coordinatrice nationale de l’Organisation des femmes républicaines (Ofr). Alimatou Badarou a rejeté avec vigueur la tentative de coup d’État manqué. Selon elle, si elle réussissait, elle mettrait notre pays à genou. « Aucun acte de sabotage ne détournera le Bénin de sa trajectoire de paix et de progrès. Nous réaffirmons notre soutien total à Son Excellence le président Patrice Talon, dont le leadership protège notre Nation.», a-t-elle déclaré. Du côté de la jeunesse, Maurice Fagninou Ahouangbè a rappelé l’engagement inébranlable des jeunes en faveur de la République. « En ce moment de défi, la jeunesse béninoise réaffirme son attachement à la paix et aux institutions. Nous restons mobilisés pour la stabilité nationale et la poursuite du développement.» Enfin, la dimension spirituelle a été portée par Ousmane Ibourahima, Imam de la mosquée centrale de Cotonou, qui appelle au rejet catégorique de toute forme de violence politique : « Aujourd’hui, à l’unisson, nous disons non à toute tentative de coup d’État, non à la violence. Et nous disons oui à la paix, oui au dialogue.» À travers ces voix diverses mais unies, le Bénin démontre une fois encore sa maturité démocratique et son refus résolu de céder à l’instabilité. Une Nation debout, soudée et déterminée à préserver sa paix et son avenir. Prisca Ahouassou
Transformation des graines de néré en moutarde : L’ingéniosité des femmes de Saclo doit faire école.
La transformation artisanale des graines de néré en moutarde est la principale source de revenus des femmes de Saclo, une localité de la Commune de Bohicon. Ayant déjà la maîtrise de la technique traditionnelle, ces femmes aspirent à la compétitivité de leur produit en transformant la moutarde en bouillon par des méthodes modernes. Les transformatrices des graines de néré de Saclo convoitent le marché international. Ainsi, elles rêvent d’une production plus raffinée de leur moutarde. Le groupement des femmes « Djlo Mahouton » met la moutarde dans des emballages exportables. « Notre ambition aujourd’hui est de transformer notre moutarde nationale en un bouillon qui sera commercialisé sur le marché international», a laissé entendre Victorine Dégan, Secrétaire générale dudit groupement (Sg) en mettant l’accent sur l’industrialisation et le conditionnement du produit. « Qui dit marché international parle de la qualité. Or, nous continuons d’utiliser par exemple les pieds lors de l’aplatissement de la matière première. Une technique rudimentaire qui ne nous permet pas d’avoir une quantité importante pour pouvoir couvrir la demande exprimée », a-t-elle poursuivi. Pour nous, ajoute-t-elle, la mécanisation de la transformation est l’idéale à atteindre parce qu’elle nous permettra de réduire la pénibilité du travail, d’augmenter la quantité de la production et d’avoir au bout du rouleau un produit fini de bonne qualité, compétitif sur le marché international. Maîtresses de la transformation artisanale des graines de néré en moutarde, les femmes du groupement « Djlo Mahouton » œuvrent donc pour l’amélioration de ce label, dont elles sont les seules à avoir le secret. A ce titre, en attendant qu’elles obtiennent des appuis conséquents à la taille de leurs ambitions, de la part des partenaires, des pouvoirs publics ou des bons samaritains, ces femmes développent une technique de conservation de la moutarde même si elle est encore à l’étape expérimentale. «Nous développons actuellement une méthode qui favorise la conservation au frais de la moutarde dans une boîte sur une période d’au moins deux mois », dévoile dame Victorine Dègan. De la cuisson de la moutarde A l’entrée du quartier général de ces transformatrices, une odeur fade que l’air frais du mois d’août fait volatiliser dans la nature vous accueille. A quelques encablures de la voie bitumée, l’on bifurque à gauche. Un sentier donnant sur une maison en terre cuite coiffée de tôles conduit chez une dame, adhérente du groupement féminin ‘’Djlo Mahouton’’. Après les civilités, la quinquagénaire, d’un teint noir d’ébène, abandonne aussitôt le repas qu’elle ingurgitait accompagné d’une sauce gluante agrémentée de la moutarde et dirige l’équipe de reportage dans la maison d’Antoinette Attinsounon, la présidente du groupement qui fait office du siège de l’association se situant dans les environs. Ici, une dizaine de femmes s’affairaient autour des graines de néré. «Bienvenu à l’usine de fabrication artisanale de la moutarde que nous appelons en langue fongbé Afitin », s’est empressé de dire la Sg dudit groupement. Selon Victorine Dègan, la préparation de la moutarde est un long processus qui requiert l’abnégation et la dextérité de la transformatrice. «Pour obtenir ce produit, il faut d’abord disposer de graines de néré comme matière première. Les laver proprement à l’eau avant de les porter à ébullition pendant 3 à 4 heures d’horloge. Ensuite passer à l’aplatissement des graines après un long refroidissement. Les rincer trois fois puis y ajouter du sable pour obtenir un mélange délayé dans une grande quantité d’eau. Cela paraît stupide n’est-ce-pas ?, rigole l’interlocutrice. Mais, ce passage est obligatoire s’il l’on veut récupérer les graines bien cuites. Une fois ces graines délicatement récupérées, elles sont portées une seconde fois à ébullition à feu doux. Au bout de 30 minutes de cuisson, le produit semi-ouvré est versé dans une caisse appropriée ou dans un panier. C’est l’étape de la fermentation qui dure une demi-journée voire une journée selon qu’on utilise la caisse ou le panier. La caisse est recommandée pour une bonne fermentation. On laisse ensuite une ouverture pour l’aération avant de passer au malaxage dans un moulin à condiments. Auparavant, le malaxage se faisait sur une pierre. La dernière étape consiste à additionner du sel à la moutarde prête à être commercialisée sur le marché afin d’éviter son altération précoce. D’autres ajoutent même du glutamate pour l’agrémenter », a longuement a expliqué Victorine Dègan. Pour la qualité du produit, ces femmes s’approvisionnent en matière première à Ouassa-Pehunco, N’dali, Copargo où les producteurs font la cueillette du néré mur, tandis qu’à Tanguiéta par exemple, ce n’est pas le cas. « La matière première coûte cher courant décembre-mars, une période au cours de laquelle le kilo est cédé à 700 FCfa. La moutarde devient alors rare. En avril, ce prix chute jusqu’à 350 FCfa le kilo. Sur 30kg de graines transformées, l’on fait généralement en fonction de la période 5 à 6000 FCfa de bénéficie », a détaillé Léocadie Akpohounkè, la trésorière du groupe. A l’en croire, malgré les difficultés qu’elles rencontrent et qui sont liées au financement, aux techniques archaïques de transformation, au conditionnement, Victorine Dègan ne se plaint pas. Après une trentaine d’années dans ce secteur, elle a su tirer son épingle du jeu en contribuant significativement à l’épanouissement de son foyer à travers l’éducation, la santé et le bien-être de ses enfants. D’autres ont même construit des maisons et acheter des motos grâce à ce commerce. Risques de santé et implication culturelle La consommation de la moutarde n’exclut pas les risques sur la santé. D’après les analyses de Yao Kossi Oniakitan, Inspecteur d’action sanitaire au Centre hospitalier départemental du Zou-Collines, la moutarde, bien qu’étant nutritive pour la santé, peut être dangereuse pour l’organisme si on ne l’entoure pas de soins adéquats. «La moutarde, à cause de sa fermentation, attire les mouches. Or , ces insectes sont des vecteurs de transmission de maladies à travers les germes microbiens. Lorsque la moutarde n’est pas bien protégée contre ces mouches qui pullulent partout, elle est infestée. Conséquence, son consommateur peut banalement développer la fièvre typhoïde, le choléra, les vers intestinaux, la diarrhée et ou les ulcères
Renforcement des centres de santé au Bénin : Un cadre de suivi des opérations mis en place.
Réuni en conseil des ministres, le mercredi 10 décembre 2025, sous la présidence effective de Patrice Talon, le gouvernement a décidé de mettre en place une mission de maîtrise d’ouvrage déléguée pour superviser plusieurs projets de construction, d’équipement et de réhabilitation d’infrastructures sanitaires dans plusieurs villes du Bénin. Les besoins en équipements et en capacités d’accueil demeurent élevés dans plusieurs régions du pays. En sa séance hebdomadaire, le gouvernement a pris une mesure face à ce besoin crucial. La décision porte sur l’encadrement de travaux relatifs à la construction et à l’équipement du Centre national universitaire de psychiatrie d’Allada, à la construction du Centre de santé de Pahou, ainsi qu’à la réhabilitation du bâtiment destiné à la réadaptation cardiaque du Centre national hospitalier universitaire Hubert K. Maga de Cotonou. S’y ajoutent des travaux confortatifs jugés nécessaires pour assurer la fonctionnalité du Centre de traitement des épidémies de Natitingou. Selon les informations issues du conseil des ministres, la mission de maîtrise d’ouvrage déléguée sera conduite sous l’autorité du ministre de la Santé, dans le respect du cahier des charges établi pour ces différents projets. Cette démarche vise à encadrer techniquement et administrativement l’exécution des travaux. Par ailleurs, aucun calendrier précis d’exécution ni d’enveloppe budgétaire détaillée n’a été rendu public. La décision s’inscrit dans la continuité des efforts annoncés pour le renforcement des infrastructures sanitaires. Pascal Toffodji
Observations des élections au Bénin : Une session de formation s’ouvre ce jour.
La Commission électorale nationale autonome (Céna) prépare la phase d’accréditation des observateurs en amont des élections générales de 2026. L’institution organise, le vendredi 12 décembre 2025, une formation en ligne à l’intention des organismes nationaux et internationaux souhaitant suivre le processus électoral. La session, programmée porte sur l’utilisation de l’outil eAccréditation. Les participants y découvriront les étapes du dépôt en ligne des dossiers de demande d’accréditation ainsi que les fonctionnalités essentielles de l’espace numérique dédié. La Cena entend ainsi faciliter les démarches administratives et harmoniser le traitement des demandes en vue du scrutin. La formation se déroulera sur la plateforme elearning.cena.bj. Les organisations intéressées doivent s’y inscrire au préalable afin d’accéder à la salle virtuelle prévue pour la rencontre. Ce lien direct de connexion à la session a également été mis à disposition. À travers cette initiative, la Cena confirme sa volonté d’impliquer les structures d’observation et de renforcer la transparence tout au long du processus électoral. L’institution invite les participants à se préparer en conséquence pour suivre la session dans de bonnes conditions. Pascal Toffodji
Après la tentative de coup d’Etat Bénin : Une délégation de l’armée nigériane au palais de la Marina.
Le président Patrice Talon a reçu, au palais de la Marina, le mercredi 10 décembre 2025, une délégation de l’armée nigériane après la tentative de coup d’Etat. L’occasion pour le chef de l’Etat de remercier le voisin de l’Est qui est intervenu aux côtés des forces loyalistes pour faire échec au renversement des institutions. Conduite par le général IB Sheriff, la délégation de l’armée nigériane a été accueillie par Patrice Talon. Au cours de l’audience à laquelle ont assisté de hauts gradés de l’armée béninoise, le président Talon a exprimé la reconnaissance du Bénin à l’endroit du Nigeria pour le soutien décisif de son armée lors de la tentative de coup d’Etat survenue le dimanche dernier. À en croire le chef de l’Etat, l’appui opérationnel de l’armée nigériane dans le cadre de la coopération sous régionale a contribué à neutraliser la menace et à préserver l’ordre constitutionnel au Bénin. De son côté, le général nigérian a réaffirmé l’engagement du Nigeria à demeurer aux côtés du Bénin pour la défense de la paix et de l’intégralité institutionnelle dans la sous-région. Pour rappel, à la demande de Patrice Talon, Bola Tinubu a ordonné le déploiement immédiat de l’armée de l’air qui a mené des frappes chirurgicales de précision contre les mutins retranchés dans la caserne militaire de Togbin. Une intervention décisive qui a permis à l’armée béninoise de reprendre le contrôle total de la situation. C’est après cette stabilisation que le président Patrice Talon s’est rendu à la présidence de la République pour s’adresser à la Nation. « Cette forfaiture ne restera pas impunie », a-t-il promis. Pascal Toffodji
16 jours d’activisme de lutte contre les Vbg dans le Zou : La CFU marque l’évènement par la sensibilisation des apprentis.
La Cellule des femmes de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Cfu) a initié au profit des étudiants de Ok Fashion, une campagne de sensibilisation sur les risques liés aux violences numériques. Animée par la Directrice départementale des affaires sociales et de la microfinance (Ddasm) du Zou, la séance s’est déroulée dans le cadre des 16 jours d’activisme de lutte contre les Violences basées sur le genre (Vbg), La Cellule des femmes de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Cfu) n’a pas voulu rester en marge des 16 jours d’activisme de lutte contre les Violences basées sur le genre (Vbg) décrétés par le Ministère des affaires sociales et de la microfinance (Masm) pour sensibiliser les femmes et les adolescentes sur les violences qu’elles subissent au quotidien. Cette année, un point d’orgue est mis sur les affres des violences numériques qui ne sont pas perçues du commun des Béninois. «Le numérique fait de nombreuses victimes sans que personne ne s’en rendre compte » a signalé la Directrice départementale des affaires sociales et de la microfinance (Ddasm) du Zou. Cette séance d’information vise donc à attirer l’attention des utilisateurs des outils numériques, notamment les étudiantes en année de formation professionnelle, sur les risques qu’elles courent en utilisant par exemple le téléphone Android. Ceci pour limiter les dégâts et vite circonscrire le phénomène qui se développement au nez et à la barbe de tout le monde. Dans un échange à bâton rompu, Ariane Adjolohoun, la Directrice départementale des affaires sociales et de la microfinance (Ddasm) du Zou leur a d’abord défini le concept du Vbg. Une fois le terrain balisé, elle a poursuivi son exposé avec les typologies de violences, leurs manifestations et leurs répercussions sur les victimes. Elle s’est longuement appesantie sur les violences liées à l’utilisation incontrôlée du numérique. Selon elle, la mauvaise utilisation des outils numériques conduisent le plus souvent dans le décor et porte préjudice à l’avenir de celui ou celle qui le manipule. Ainsi, elle a exhorté les apprenants de l’institut Ok Fashion à la prudence afin d’éviter les pièges qu’offre l’usage du téléphone Android. En cas de victime, Ariane Adjolohoun les a édifiés par rapport à la conduite à tenir en face d’une violence numérique. A en crois ses explications, il faut dans un premier temps rassembler les preuves avant de porter plainte en appelant le 138, un numéro vert pour recevoir l’assistance des structures compétentes. Aussi, faut-il avoir la culture de la dénonciation, le respect de soi-même, préserver sa dignité et surtout adopter des mesures préventives. Elle a également recommandé aux apprenants d’éviter de publier à tout bout de champ leurs photos sur les réseaux sociaux. Ils ont exprimé des préoccupations dont les réponses apportées leur ont permis de dissiper leurs inquiétudes. Pour Nathalie Allotchékpa, déléguée départementale de la Cfu/Zou, les objectifs sont atteints puisque cette causerie a permis de sauver des âmes innocentes par la sensibilisation en leur permettant d’être épanouies et de contribuer au développement de la Nation. Hymette Amoussou, vice-présidente du Club de la presse du Zou a, quant à elle, exprimé sa satisfaction par rapport à la qualité des échanges. Oslo Nansi Adjakidjè, le promoteur de l’institut Ok Fashion s’est réjoui du choix porté sur son école pour abriter une telle causerie dont la pertinence du thème n’est plus à démontrer. Les participantes, mieux outillées s’engagent à mettre en application les astuces apprises pour ne pas tomber dans les griffes des violences numériques. C.Z
Stress oxydatif : Le saboteur invisible de la santé prostatique.
Le stress oxydatif, bien que méconnu du grand public, joue un rôle central dans le développement des troubles prostatiques. La compréhension de ce mécanisme et la mise en place de stratégies préventives s’avèrent essentielles pour préserver la santé masculine. Le stress oxydatif résulte d’un déséquilibre entre la production de molécules nocives appelées radicaux libres (molécules instables issues du métabolisme) et la capacité de l’organisme à les neutraliser via ses défenses anti-oxydantes. Imaginez une pomme qui brunit à l’air libre : c’est le même processus de dégradation qui, à l’échelle cellulaire, affecte la prostate. Cet excès de radicaux libres peut également endommager les cellules, l’Adn et contribuer au vieillissement prématuré ainsi qu’à certaines maladies. Trois facteurs justifient la sensibilité accrue de la prostate. Il y a les facteurs liés au métabolisme intense, les facteurs de la localisation à risque et ceux relatifs à l’âge. En effet, la production de liquide séminal génère naturellement des radicaux libres. Sa localisation anatomique et sa structure spécifique la rendent également plus exposée aux agressions oxydatives. La vulnérabilité s’accentue avec l’âge. C’est-à-dire qu’après 50 ans, les défenses anti-oxydantes (comme le super-oxyde dismutase) déclinent, tandis que les sources de stress oxydatif augmentent. Conséquences de l’inflammation aux pathologies chroniques Les dommages qu’occasionne le stress oxydatif sur la prostate sont souvent irréversibles. Ils provoquent le plus souvent l’altération de l’Adn des cellules prostatiques (mutations favorisant les transformations cellulaires), perturbe leurs fonctions normales et peut induire des inflammations chroniques (prostatite). Ces modifications favorisent le développement de différentes pathologies telles que la prolifération anormale des cellules (hypertrophie bénigne ou adénome) ; la prostatite (inflammation de la prostate) ; les transformations cellulaires plus sévères dans certains cas. Par exemple, le lycopène présent dans la tomate cuite réduit de 25% les lésions oxydatives prostatiques selon une étude de 2020. Aussi faut-il le souligner, le stress oxydatif trouve son origine dans divers facteurs. Le vieillissement représente la cause principale, mais le mode de vie contemporain aggrave considérablement le phénomène. La pollution environnementale, le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, une alimentation déséquilibrée riche en graisses oxydées, le stress psychologique chronique et la sédentarité contribuent tous à augmenter la production de radicaux libres. Pour combattre le stress oxydatif, il faut miser sur la prévention active, réduire les radicaux libres, privilégier les aliments riches en antioxydants comme les fruits rouges (myrtilles, grenade), les polyphénols, les épinards et brocolis, la sulforaphane, les noix du Brésil, le sélénium. Pratiquer une activité physique modérée qui stimule les enzymes anti-oxydantes, renforcer les défenses en utilisant les compléments ciblés tels que le Zinc, élément essentiel pour la fonction prostatique, la vitamine E (tocophérols) qui protège les membranes cellulaires et le thé vert. En matière d’astuce, il faut associez l’huile d’olive et tomates pour booster l’absorption du lycopène, fait des examens annuels après 45 ans, limiter l’exposition aux pesticides (lavez les fruits). En conclusion, le stress oxydatif n’est pas une fatalité. Une hygiène de vie ciblée et une alimentation colorée peuvent préserver votre capital prostatique pour des années en pleine santé. Zéphirin Toasségnitché
Pour l’efficacité du contrôle de l’action gouvernementale : Les assistants des commissions permanentes actualisent le recueil des procédures.
Un atelier de mise à jour du recueil des procédures de contrôle de l’action gouvernementale a pris fin, à Grand-Popo, le mercredi 10 décembre 2025. Initiée par l’Unité d’analyse, de contrôle et d’évaluation du budget de l’État (Unaceb) avec l’appui de la Giz, la rencontre a réuni les assistants des commissions permanentes du Parlement. L’Assemblée nationale du Bénin s’apprête à se doter d’un recueil de procédures de contrôle de l’action gouvernementale entièrement actualisé. Un atelier de relecture a eu lieu à Grand-Popo sous la présidence de Mathieu Ahouansou, Directeur de cabinet du président de l’institution parlementaire. L’objectif: adapter l’outil aux récents changements intervenus dans l’architecture institutionnelle. Dans son mot de bienvenue, le Directeur de l’Unaceb, Simplice Quenum, a rappelé l’importance d’un référentiel clair pour renforcer la mission de contrôle parlementaire. « Pour que le contrôle soit effectif et efficace, il est recommandé de doter le législateur d’un document récapitulant les mécanismes et outils dont il dispose pour exercer cette mission », a-t-il souligné. Il a expliqué que le premier recueil, élaboré il y a quelques années, nécessite aujourd’hui une actualisation pour intégrer les réformes récentes du règlement intérieur. Représentant le président de l’Assemblée nationale, Mathieu Ahouansou a abondé dans le même sens, évoquant les évolutions institutionnelles et la réforme constitutionnelle qui imposent une mise à jour du document. Selon lui, il est indispensable que le recueil demeure « un outil adapté aux réalités du moment et surtout conforme au cadre juridique et réglementaire en vigueur ». Durant les deux jours de travaux, les participants devront aligner le texte sur les nouvelles dispositions réglementaires, finaliser sa version définitive et préparer son impression en vue de sa mise à disposition des députés. Les résultats attendus traduisent la volonté du président de l’Assemblée nationale de renforcer l’efficacité de l’action parlementaire grâce à un instrument actualisé, validé et pleinement opérationnel. C.Z
Coup d’Etat déjoué au Bénin : Les mis en garde du parti « Les Démocrates ».
Au lendemain du putsch manqué au Bénin, le principal parti d’opposition, « Les Démocrates » a fait, mercredi 10 décembre 2025, à Cotonou, une mise en garde contre toute exploitation politique de la situation, tout en réitérant son attachement à la démocratie et aux élections inclusives. Après la déclaration de son président, Boni Yayi, le parti « Les Démocrates » a effectué une sortie nouvelle médiatique pour s’adresser à la Nation. Dans une déclaration lue par son Secrétaire national à la communication, Guy Dossou Mitokpè, la formation politique, a rappelé les motivations de sa création en 2020, se présentant comme un rempart contre toute dérive autoritaire. « Le parti « Les Démocrates » est né pour que jamais la démocratie ne meurt dans notre pays », a souligné Guy Mitokpè, insistant sur la nécessité que « les populations puissent toujours avoir la possibilité de choisir leurs dirigeants de façon démocratique ». Le parti revendique également la défense des acquis de la Conférence nationale de 1990, évoquant une naissance « dans la douleur afin que les acquis […] puissent demeurer éternels ». Au sujet de la tentative de putsch, la formation politique adopte un ton sans équivoque. « Notre condamnation de cette ignoble tentative de coup d’État […] est ferme, sans ambages et irrévocable », a indiqué le Secrétaire national à la communication. Tout en saluant la réaction des forces de défense et de sécurité, il a relevé que « les militaires ont leur place dans les casernes». La principale formation politique de l’opposition a réitéré son attachement à la démocratie et aux élections comme voie d’accès au pouvoir. Le parti assure qu’il viendra à bout du régime de Patrice Talon. Et ce, « de façon démocratique et à la régulière ». « Rien ne change dans notre agenda » Le gouvernement écarte toute hypothèse de modification de quelque agent que ce soit. Interrogé sur la question, le porte-parole Léandre Houngbédji a affirmé que les échéances institutionnelles restent inchangées. « Nous ne modifions aucun de nos agendas, officiels et institutionnels. Notre pays doit continuer à vivre, continuer à inspirer la confiance qu’il inspire au monde entier et aux investisseurs étrangers », a-t-il rassuré. Depuis dimanche, la possibilité d’un report avait circulé dans les milieux politiques et au sein de plusieurs organisations de la société civile. Les attaques simultanées contre des responsables militaires et l’assaut contre la résidence présidentielle avaient ravivé les inquiétudes quant à une suspension du processus électoral. Le gouvernement s’en tient toutefois au chronogramme établi. Le double scrutin législatif et communal reste prévu pour le 11 janvier 2026. Trois mois plus tard, le premier tour de l’élection présidentielle doit se tenir le 12 avril 2026, avec un éventuel second tour fixé au 10 mai. Pascal Toffodji
Communales et législatives 2026 : La Céna et les partis approuvent le bulletin unique.
La Commission électorale nationale autonome (Céna) et les formations politiques ont validé ensemble les spécimens du bulletin unique, en vue des élections communales et législatives du 11 janvier 2026. Cette validation intervient à l’issue d’une séance tenue, le lundi 08 décembre 2025, au nouveau siège de l’institution La Céna et les partis engagés dans les prochains scrutins ont trouvé un terrain d’entente en approuvant les modèles finaux du bulletin unique. Les différentes observations formulées au cours des échanges ont été prises en compte, ce qui a permis d’aboutir à un document plus lisible et mieux adapté aux exigences des deux scrutins. Cette validation intervient à l’issue d’une séance consacrée à la présentation, à l’analyse et à l’adoption des maquettes destinées aux législatives et aux communales 2026 au Bénin. Il convient de le rappeler, le président de la Céna, Sacca Lafia, a insisté auprès des représentants des partis sur l’importance de cette étape technique et essentielle pour garantir la transparence du vote. Les modèles projetés ont été examinés en détail, et plusieurs remarques jugées pertinentes ont permis d’ajuster la présentation du bulletin afin d’en améliorer la compréhension. Pascal Toffodji