En marge des préparatifs de la 11ème édition du Festival Lagunimage, une conférence de presse a été organisée, le mardi 09 décembre 2025, au siège de l’Agence de développement des arts et la culture (Adac). Elle a réuni les professionnels des médias, des acteurs et les membres du comité d’organisation dudit festival. Le festival Lagunimage, 11ème édition entre dans sa phase active. Ses innovations ont été exposées aux professionnels des médias et aux différents acteurs impliqués dans l’organisation. Cette année, sa mission principale est d’amener le cinéma auprès des populations béninoises qui n’ont pas toujours la possibilité de se rendre dans les salles et qui n’ont aucune connaissance du septième art. En rapprochant les projections du public et en valorisant la production locale, le festival veut offrir une véritable immersion dans le cinéma aux Béninois. Pour cette édition, le thème retenu est : « Nouveaux récits, nouveaux regards : la femme dans le cinéma contemporain ». Selon Kate Djiwan, présidente de l’association Lagunimage, ce choix s’explique par la volonté de créer une plateforme de débat autour de la manière dont les récits sur les femmes ont été construits au fil du temps. Ce thème est également l’occasion de célébrer la résilience de toutes celles qui œuvrent devant et derrière la caméra et qui ont persévéré dans leur passion malgré les obstacles. Le comité de sélection a effectué un travail minutieux qui a finalement abouti à la sélection de 33 films. Comme l’a précisé Copernic Gbaguidi, trésorier de Lagunimage, ces films seront projetés dans cinq différents lieux de projection dont l’Institut français de Cotonou, le Centre culturel, l’Ecole internationale de théâtre du Bénin, Isma et le Festhec. La sélection n’a pas été simple, comme l’explique Sophie Metinhoué, membre du jury. « Certains films étaient excellents mais ne correspondaient pas au thème, tandis que d’autres, bien que techniquement imparfaits, collaient parfaitement au sujet du festival» a-t-elle dévoilé. Après plusieurs jours de visionnage et de débats nourris par les compétences variées du jury composé de techniciens et d’acteurs, un équilibre a pu être trouvé. De son côté, Ange Rock Hounga, également membre du jury, souligne que la plus grande difficulté réside parfois dans la gestion de l’émotion personnelle suscitée par certains films. Selon lui, même si une histoire est très touchante, elle doit s’accompagner d’une bonne qualité d’image et de son pour être pleinement compétitive. Ce message s’adresse à l’ensemble des professionnels du cinéma. « Aujourd’hui, l’émotion seule ne suffit plus, la rigueur technique est indispensable » a-t-il insisté. Ainsi, le festival Lagunimages édition 2025 met en lumière l’évolution du regard porté sur les femmes dans le cinéma contemporain tout en affirmant l’importance de rendre le cinéma accessible à tous et de promouvoir une production de qualité. Prisca Ahouassou
Coup de force manqué à Cotonou : Mouvance et opposition s’accordent pour défendre les valeurs nationales.
Au lendemain de la tentative de coup d’Etat qui a secoué le pays, responsables des partis politiques, des représentants de la jeunesse et des représentantes des femmes se sont réunis à la place Bulgarie de Cotonou pour exprimer d’une même voix leur indignation, saluer la bravoure des forces de défense pour leur attachement à la paix, à l’unité nationale et à la démocratie béninoise. Les forces vives politiques, sociales et économiques ont réagir au coup de force avorté survenu le dimanche dernier. En ouvrant le bal des interventions, le maire de Ouidah, Christian Houétchénou, a exprimé sa gratitude envers Dieu qui, selon lui, a protégé le pays d’un drame plus lourd. Souhaitant la bienvenue à tous l’édile d’Abomey-Calavi, Angelo Ahouandjinou, a réaffirmé la détermination de la Nation à poursuivre son développement contre vents et marées. « Ils vont souffrir, mais ne pourront rien faire ». Les représentants de la jeunesse ont également fait entendre leur voix. Cephas Toundé, jeune leader de l’Union progressiste le renouveau (Upr), a félicité le chef de l’État, Patrice Talon, et les forces de défense et de sécurité pour leur loyauté à la République. « Plus jamais de coup d’État au Bénin ne sera toléré » a-t-il martelé. Dans le même ordre d’idée, Orou Sé Guéné a salué la bravoure des forces armées, honoré la mémoire des soldats tombés et dénoncé l’attaque menée contre les symboles de la Nation. Les femmes du Bénin, représentées par Christelle Houndonougbo, ont condamné fermement ces actes qui, selon elles, ne reflètent ni les valeurs de l’armée républicaine ni la volonté du peuple. Le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), par la voix de Rufin Orou Nan Nansounon, a rappelé la gravité de la tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel et a demandé que toute la lumière soit faite, avec des sanctions exemplaires. Du côté du Bloc républicain (Br), Assan Seibou a dénoncé ceux qui sont à l’origine de ces manœuvres, appelant à les rejeter sans ambiguïté. Enfin, Joseph Djogbenou, président de l’Upr, a souligné que cette mobilisation dépasse les clivages politiques. « Si les citoyens sont réunis, c’est parce que tous ont ressenti la même souffrance face aux événements et sont unis par la défense de l’unité nationale, de l’État et des valeurs démocratiques » a-t-il fait observer. L’ensemble, ils ont condamné unanimement ces faits survenus et manifesté la volonté commune de préserver la paix et la démocratie au Bénin. Prisca Ahouassou
Inhumation de Adam Boni Tessi : Ses pairs lui ont rendu l’ultime hommage à la Haac.
La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a connu, dans l’après-midi du lundi 08 décembre 2025, un moment empreint de recueillement et de profonde émotion. La présence de ces hautes autorités illustre l’estime et la considération portées à l’illustre disparu, figure respectée du paysage Au siège de l’institution à Cotonou, le Président Édouard Loko a accueilli ses collègues présidents d’institutions à savoir Louis Gbehounou Vlavonou, de l’Assemblée nationale, le Professeur Cossi Dorothé Sossa de la Cour constitutionnelle, Sacca Lafia de la Céna, Professeure Dandi Gnamou de la Haute cour de justice et la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou ainsi que plusieurs autres personnalités venus témoigner leur solidarité et rendre un ultime hommage à l’ancien président de la Haac, Adam Boni Tessi. À travers cette démarche, les responsables institutionnels et membres du gouvernement ont tenu à saluer la mémoire d’un homme dont l’intégrité, le sens du devoir et la contribution au secteur de la communication auront marqué plusieurs générations. « Nous pleurons l’extinction d’une force tranquille, une sagesse qui nous était nécessaire » a laissé entendre le président de l’Assemblée nationale, Louis Gbehounou Vlavonou. Le président Édouard Loko, visiblement ému, a rappelé à l’assistance la solidité des liens d’amitié qui le liaient à l’illustre disparu : « J’ai eu le bonheur de travailler avec lui parce qu’il m’avait choisi comme l’interface avec le chef de l’Etat. Il était un homme affable, un bon vivant. Il savait aussi avoir une main de fer dans un gang de velours ». À l’endroit de la famille, des proches et alliés, le président de la Haac a été un grand consolateur : « Ne pleurez pas. Il a été un homme heureux. C’est une chance » a lancé Edouard Loko. Cette cérémonie sobre mais solennelle, qui a également connu la présence de l’ancien président de la Haac, Prosper Moréti, ainsi que du maire de Nikki, Roland Gounou, vient confirmer la place importante qu’occupait Adam Boni Tessi dans la sphère institutionnelle béninoise. Sa disparition laisse un vide, mais son héritage continuera d’inspirer les acteurs du secteur. Pascal Toffodji
Lutte contre les Violences basées sur le genre : Une table ronde hybride pour des actions concrètes.
Dans le cadre du projet : « Ensemble pour un regard féminin sur les métiers du transport, les Violences basées sur le genre (Vbg) et la Santé sexuelle et reproductive (Ssr), Health Development Ong, en collaboration avec la Fondation des jeunes amazones pour le développement, ainitié une table ronde hybride qui s’est tenue à Abomey-Calavi, hier mardi 09 décembre 2025. Les échanges ont essentiellement porté sur les violences numériques. Il s’agit d’une réunion inclusive qui vise à débattre et à identifier des solutions adéquates aux Violences basées sur le genre (Vbg). Elle a permis d’analyser les différentes formes de Vbg, les causes et manifestations de la violence numérique à l’égard des femmes et des filles et de favoriser un dialogue entre institutions publiques, Organisations de la société civile (Osc), les experts en sécurité numérique et les jeunes leaders autour des plateformes numériques et participants en ligne, afin de partager les expériences, les données et les bonnes pratiques de prévention. Pour Rolland Gnangni Sécréatire général de Health and Developpement Ong, il a été question au cours de cette séance de renforcer les capacités des participants et de co-construire des recommandations opérationnelles pour améliorer la sécurité numérique, influencer les pratiques communautaires et encourager la prise en compte des violences numériques dans les politiques, programmes et actions de sensibilisation. Pour Régina Aho, présidente de Health and Developpment Ong, il ne s’agit pas d’une rencontre, mais une aubaine pour réaffirmer un engagement collectif face à la lutte contre les violences basées sur le genre qui se veut une urgence sociale, humaine et profondément politique. «Aujourd’hui, nous allons analyser sans tabou les défis persistants, confronter les résistances identifiées, et les failles du système, mais surtout co-construire une solution audacieuse, innovantes et courageuses. Car briser le silence de la violence exige plus que de la compassion» a-t-il annoncé. Cet événement qui intervient pendant la campagne dénommée 16 jours d’activisme contre les Vbg a connu le soutien technique et financier de plusieurs partenaires dont l’organisation du corridor Abidjan -Lagos, de l’Agence des Nations Unies pour la santé sexuelle et reproductive et l’Unfpa. La violence numérique, une préoccupation majeure «Aujourd’hui, nous faisons face à une réalité nouvelle, la violence numérique. Une violence silencieuse, mais dévastatrice, qui traverse les écrans pour briser l’avenir des filles. Elle attaque la dignité, réduit au silence et isole. Face à cette menace, nous n’avons pas le droit d’être indifférents » a indiqué Edem Ossobè Yakpo, assistant programme transport de l’organisation du corridor Abidjan -Lagos. Biloounkè Assani Boko, représentante du préfet de l’Atlantique renchérit : «Aucune femme, nulle part, ne doit être en danger parce qu’elle est dans le monde numérique. Aucune innovation, aucune avancée technologique ne peut être durable si elle laisse derrière elle des victimes invisibles. La violence numérique constitue donc aujourd’hui un véritable enjeu de dignité humaine, de sécurité et même de cohésion sociale». A cet effet, la préfecture de l’Atlantique s’engage dans la coordination des acteurs, à soutenir des initiatives de sensibilisation, la promotion de l’usage responsable du numérique et l’encouragement à la dénonciation. Car le silence protège les agresseurs mais fragilise les victimes» a-t-elle souligné. Selon elle, le travail doit se poursuivre dans une synergie d’actions. D’après la vice -présidente de la Fondation des jeunes amazones pour le développement Fjad , Fydias Sagbohan, a également abordé les impacts des Vbg sur leurs victimes. A l’en croire, elles réduisent les libertés, alimentent la peur, empêchent les victimes, majoritairement les filles et les femmes de participer pleinement à la vie sociale, économique et publique. Des raisons qui motivent les organisations à réfléchir autours des actions collectives et concrètes pour éliminer ce mal. Des panels plus édifiants À l’occasion, deux panels de discussion ont tenu les participants en haleine. Le premier a porté sur le thème « Comprendre et prévenir les formes et mécanismes de la violence numérique, éducation en port-mètre et renforcement des compétences digitales des femmes et des filles ». Le deuxième a, quant à lui, mis la censure sur les stratégies individuelles et collectives à adopter pour prévenir, protéger et réagir face aux violences basées sur le genre. Plus qu’une rencontre, cette journée est un déclencheur d’actions fermes, un espace de sensibilisation, de renforcement des actions collectives pour la lutte contre les violences basées sur le genre. Pendant les 16 jours de la campagne, de nombreuses organisations et mouvements planifient des événements qui abordent des aspects particuliers de l’inégalité entre les femmes et les hommes, afin d’attirer l’attention sur ces questions et d’aider à provoquer des changements. Pour cette année, le thème mondial est intitulé « Fin à la violence numérique : prévention, protection, justice et voix des survivantes » Laure Lèkossa
Lancement de la 12è édition des Jeux Universitaires 2025 : Dato et Lanwin donnent le signal de la paix à Savalou.
Le ministre des sports, Benoît Dato et le Directeur général de l’Observatoire béninois des sports scolaires et universitaires (Obssuà, Victor Lawin, ont procédé, le lundi 08 décembre 2025, à Savalou au lancement officiel de la 12ème édition de Jeux universitaires dans une ferveur sportive symbole d’un pays debout, rassemblé par le sport malgré les agissements des mutins maitrisés. Pour le Directeur général de l’Obssu, Dr Victor Soumon Lawin, cette édition est le fruit de la vision et du leadership du président Patrice Talon, qui a su doter le sport scolaire et universitaire d’un cadre solide, performant et porteur d’avenir. Pendant huit jours, près de 2 000 athlètes venus de 29 universités contre 24 l’an dernier rivaliseront d’excellence en football, handball, basketball, volleyball et athlétisme. À Savalou, ville hôte, le maire Dèlidji Houindo n’a pas mâché ses mots. Il a salué la dynamique présidentielle qui fait du sport un levier de détection des talents, une voie de professionnalisation pour la jeunesse et un puissant moteur de l’économie locale. Héberger ces jeux, c’est aussi dynamiser le commerce, l’hôtellerie et l’emploi local. Même lecture du côté du préfet des Collines, Saliou Odoubou, pour qui le choix de Savalou traduit une vision audacieuse du chef de l’État qui vise un développement équilibré des territoires, une déconcentration des initiatives nationales et la valorisation du potentiel communal. Aux athlètes, il a lancé un message fort : « La plus belle victoire est celle qui renforce la cohésion et l’unité nationale ». En procédant au lancement officiel, le ministre des sports, Benoît Dato, a rappelé l’essentiel. « Le sport et l’éducation sont les piliers d’une citoyenneté responsable, fondée sur le respect, l’excellence, la solidarité et le fair-play. Il a salué la vitalité croissante de l’écosystème sportif universitaire et l’engagement accru des institutions d’enseignement supérieur. Cette édition innove aussi par son inclusivité, avec la participation de 30 athlètes vivant avec un handicap, encadrés par 10 accompagnateurs, renforçant ainsi la cohésion sociale.» a-t-il souligné. Au-delà de la compétition, les Jeux universitaires 2025 font le pari de l’épanouissement global avec un village des jeux animé chaque soir, une journée entière dédiée aux loisirs sains, et une autre consacrée à la découverte du patrimoine culturel des Collines, à travers des circuits touristiques à Dassa-Zoumè et Savalou. Depuis Savalou, le sport unit, apaise et trace la voie d’un Bénin confiant en sa jeunesse. Pascal Toffodji
Réélu pour un 4ème mandat en Côte-d’Ivoire : Alassane Ouattara officiellement investi.
Alassane Ouattara, réélu à l’issue de la présidentielle d’octobre dernier, a prêté serment, le lundi 8 décembre pour son 4e mandat à la tête de la Côte d’Ivoire. Il avait été réélu avec plus de 90% des suffrages exprimés. Plus de deux mois après sa réélection, Alassane Ouattara a prêté serment. La cérémonie de prestation s’est tenue ce lundi 8 décembre au Palais présidentiel d’Abidjan. Au pouvoir depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011, Alassane Ouattara a juré défendre la constitution et les intérêts de la Côte d’Ivoire. « Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, d’incarner l’unité nationale (…) de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l’intérêt supérieur de la nation », a en substance déclaré Alassane Ouattara. Officiellement, Alassane Dramane Ouattara entame son 4e mandat à la tête de la Côte d’Ivoire, et ce à 83 ans. Plusieurs dirigeants étrangers dont Denis Sassou Nguesso, Bassirou Diomaye Faye, Azali Assoumani, Julius Maada Bio, Mohammed Ould Ghazouani et John Dramani Mahama ont assisté à la cérémonie. Des membres de la représentation diplomatique accréditée à Abidjan ont massivement effectué le déplacement à Abidjan. Mais pour Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et d’autres leaders de l’opposition, ce nouveau mandat de Ouattara est une violation flagrante de la constitution. C.Z
Tentative de coup de forces avorté : Abomey fustige et réaffirme sa fidélité à Patrice Talon ;
Au lendemain du coup d’Etat manqué au Bénin, plusieurs voix s’élèvent pour condamner avec véhémence cet acte attentatoire à la démocratie. A Abomey, la capitale historique du pays, sa Majesté Dada Dèwènondé, roi de Danxomè et certains de ses princes ont manifesté leur désapprobation à ce coup de force qui a failli mettre notre pays à genou. Ils apportent leur soutien au président de la République, saluent la bravoure des forces loyalistes et appellent ceux qui ont été manipulés à une prise de conscience afin d’éviter à l’avenir de tel agissement qui n’honore pas le Bénin. Dada Dèwènondé, Axossou Wodôdô, par la voix de Dah Sèlèdji Agodéka Béhanzin : «…depuis plusieurs décennies déjà, nous, nous sommes entendus et retenus qu’il ne doit plus avoir dans notre pays des actes de déstabilisation des institutions… » « Dada Dèwènondé et toute sa cour du royaume historique de Danxomè réunis, le lundi 08 décembre 2025, au palais de Wéhondji, ont exprimé leur sentiment de désapprobation de désolation et de tristesse face à la tentative de déstabilisation de notre pays, de ses institutions. Il saisit cette occasion pour rappeler à tout le peuple béninois que depuis plusieurs décennies déjà, nous, nous sommes entendus et retenus qu’il ne doit plus avoir dans notre pays des actes de déstabilisation des institutions. Malheureusement, quelques citoyens en uniforme, hantés par les mauvais esprits, ont eu à attenter l’irréparable. Heureusement, Dieu le Tout Puissant, nos ancêtres et les prières que nous ne cessons de faire tous les jours ont permis d’éviter cette tragique situation. Nous tenons à informer tout le peuple, qu’il est nécessaire de rassurer les hommes en uniforme et de féliciter les loyalistes qui ont épargné le danger. Nous tenons également à adresser au chef de l’Etat, à son Gouvernement, les présidents de toutes les institutions, notre courage, notre exhortation à l’abnégation pour déjouer toutes les fois que cela est nécessaire une pareille tentative. A l’endroit du président de la République, Son Excellence Patrice Talon, que Dieu le Tout Puissant le protège tous les jours afin qu’il puisse se retrouver en bonne santé, en bonne moralité, force et courage pour défendre le Bénin et tout ce que le peuple espère de lui. Sa Majesté Dada Dèwènondé a saisi aussi l’occasion pour rappeler que nous sommes à un moment de grande solennité et de communion avec les divinités. C’est la grande cérémonie de Ganmèvo au cours de laquelle les prières que nous avons commencé par faire depuis quatre jours ont été exhaussées et le mal a été endigué. Nous devons tous prendre grande conscience pour que les élections à venir puissent se dérouler dans de très bonnes conditions, dans la paix et le dialogue. Que les militaires, les uns après les autres, essayent de se donner les meilleures leçons pour éviter de telle situation. Enfin, il a remercié tous les dignitaires ici présents et tout le peuple de Danxomè pour leur assistance et leur promptitude à réponde à son appel et tous leurs vœux à l’endroit du chef de l’Etat. » L’Ambassadeur Gildas Agonkan : «Plaise à Dieu, que les mânes de nos ancêtres nous aide pour que ces choses ne nous arrivent plus jamais. » « Notre pays a été ébranlé dans sa quiétude. Le monde nous regarde avec stupeur, mais le monde nous regarde avec plaisir, élégance et convoitise. Malheureusement, ce que nous avons définitivement enterré est revenu à la face. Heureusement, nos forces de défense ont eu l’intelligence, l’engagement et la bravoure de contenir l’élan négatif qui s’abattait sur notre pays. Il faut saluer leur détermination et l’intelligence salvatrice de l’homme qui dirige ce pays, le président Patrice Talon. Vous savez que lorsqu’on est intelligent, lorsqu’on rêve de grandes choses pour son pays, rien de grave ne nous arrive. C’est ce que le président Talon a démontré hier. Beaucoup dans le monde ont pensé que c’était la fin d’une époque, sans savoir que c’était le début d’une nouvelle époque qui s’annonce. Nous avons dit à la conférence nationale plus jamais ça. Nous avons dit qu’il fallait conjurer le mauvais sort. Nous avons dit que les éléments de rétrograde, les passéistes, les nostalgiques, ne doivent plus jamais exister chez nous au Bénin. Malheureusement, ils sont revenus. Vous avez senti l’engagement soutenu de tout le Bénin, de toutes les forces politiques, des forces spirituelles, de toutes les tendances religieuses, de la Société civile, à l’unisson, nous avons dit plus jamais ça. Plaise à Dieu, que les mânes de nos ancêtres nous aide pour que ces choses ne nous arrivent plus jamais. Vous avez entendu, le roi de Danxomè a dit avec élégance que les malheureux évènements sont intervenus en pleine cérémonie de Ganmèvo. Donc, imaginez que ce coup de force devrait s’arrêter pour arrêter parce que, entraver la cérémonie du roi est un sacrilège. Ceux qui ont tenté cela, seront châtiés à la mesure de leur forfaiture et à la dimension républicaine. Notre pays à une âme. Il faut prier pour le président de la République, le Bénin avance, n’arrêtons pas le développement. » Son altesse Dah Zèwano Guézo, dignitaire de culte Zomadonou, membre du comité des rites vodoun du Bénin « Le Toffâ 2025 l’avait prédit » « C’est un évènement vraiment malheureux parce que notre cher pays le Bénin a tourné cette page lugubre depuis 1972. Nos aïeux, les grands rois, ce sont eux qui ont fait la guerre ici. Normalement, Abomey ne doit plus connaître cet évènement. Mais malheureusement ces démons sont de retour. Hier on était tous triste parce que nous avons commencé une prière à Abomey depuis trois jours pour qu’il y ait la paix au Bénin. C’est au lendemain de cette cérémonie de Ganmèvo en hommage à nos vodoun, à nos divinités, que nous avons appris la triste nouvelle. Dieu et les mânes de nos ancêtres étant au contrôle, nous avons frôlé le pire. Le Bénin ne doit plus jamais connaitre la guerre. Nous pouvons compter sur la puissance existentielle de nos divinités pour avoir la paix. Nous saluons le courage de ce président que nous avons, de cet
Construction du stade omnisports départemental de Parakou : Les premiers coups de pioche donnés.
Les travaux de construction du stade omnisports départemental de Parakou ont officiellement débuté. Les premières machines sont déjà à l’œuvre sur le site, donnant le coup d’envoi des opérations. Le chantier inclut des travaux de démolition, de terrassement et de préparation du terrain, annonçant la mise en place progressive d’un équipement sportif moderne. Ce projet, attendu depuis longtemps, s’inscrit dans la volonté des autorités de doter le département du Borgou d’une infrastructure capable de dynamiser le sport local et de transformer durablement le paysage sportif. C.Z
Élections générales de 2026 au Bénin : Une plateforme dédiée aux demandes d’accréditation en ligne ouverte.
La Commission électorale nationale autonome (Céna) a annoncé la mise en ligne de eAccréditation. Une plateforme dédiée à la gestion des demandes d’accréditation des observateurs pour les élections générales de 2026 au Bénin. Les personnes qui désirent jouer des fonctions d’observateurs dans le cadre des élections communale, législative et présidentielle en 2026 au Bénin peuvent désormais faire leur demande en ligne. La Céna a lancé une plateforme exclusivement dédiée à cela. En effet, ouvert du 8 décembre 2025 au 8 janvier 2026, le portail par ailleurs, dénommé eAccréditation permet notamment aux organisations nationales et internationales soucieuses de suivre le scrutin de déposer leurs dossiers sans se déplacer. La Céna explique que ce dispositif numérique simplifie le traitement administratif, réduit les contraintes logistiques et accélère la gestion des requêtes. Accessible depuis un site dédié, eAccréditation propose un espace sécurisé où chaque structure peut constituer son dossier complet, transmettre les documents exigés et générer son plan de déploiement. La Commission souligne que cette démarche répond aux standards internationaux en matière d’observation électorale. Pour l’institution, le lancement de cette plateforme représente une étape clé dans la préparation des élections générales de 2026. L’organe électoral dirigé par Sacca Lafia rappelle que la qualité du scrutin dépend aussi de mécanismes de supervision fiables et ouverts. En misant sur une procédure entièrement digitalisée, la Céna affirme vouloir garantir un cadre d’accréditation plus clair, plus accessible et mieux adapté aux attentes des acteurs impliqués dans l’observation électorale. Au Bénin, les élections communales, législative et présidentielle vont se tenir pour la première fois dans la même année. Les communales et législatives se tiennent le 11 janvier 2026. Quant à la présidentielle, elle se tient le 12 avril de la même année et oppose principalement deux duos : Wadagni-Talata pour la majorité présidentielle et Hounkpè-Hounwanou pour l’opposition représentée au scrutin par la Fcbe. C.Z
Campagne nationale d’allumage de feux précoces dans le Zou : L’opération lancée à Dridji, dans la Commune de Djidja.
Les feux de végétation sont des pratiques sociales et culturelles dans beaucoup de domaines au Bénin. Mais lorsqu’ils ne sont pas contrôlés et encadrés, les dégâts sont donc parfois lourds. C’est pour prévenir les incendies des forêts que la Direction générale des eaux, forêts et chasse organise chaque année en début de la saison sèche une campagne nationale d’allumage de feu précoce. L’inspection forestière a choisi le périmètre de la forêt classée de Dridji, dans l’arrondissement de Dan, Commune de Djidja, dans le département du Zou, pour abriter le lancement de la campagne 2025-2026 présidé par le préfet du département du Zou. Les membres de la conférence administrative départementale, les autorités communales de Djidja et les acteurs locaux ont pris une part active à cette cérémonie. Dans mot de bienvenu, le Secrétaire exécutif, représentant le maire de Djidja, a salué les efforts du gouvernement en faveur de la restauration de la forêt. « Chaque année, notre Commune fait face aux risques des feux de brousse souvent incontrôlés qui causent d’importants dégâts sur les cultures. Nous réaffirmons notre engagement à protéger nos terres, à sécuriser nos communautés, à préserver nos patrimoines naturels pour les générations futures. Notre Commune ne peut se développer durablement que si nous maîtrisons et prévenons les risques liés aux feux de végétation » a indiqué Blaise Akpotrossou. Les feux précoces, constituent un outil de protection et un acte d’anticipation des feux tardifs, véritable danger pour les ressources forestières et les populations riveraines des forêts, a souligné la cheffe d’inspection forestière du Zou. Selon le Conservateur des eaux et forêt, Armandine Gnido Assogba Déléké, cheffe de l’inspection forestière du Zou, l’allumage des feux précoces est une stratégie d’aménagement de des paysage adoptée depuis plusieurs années par le Gouvernement sur toute l’étendue du territoire national afin de préserver les ressources naturelles, les biens et les personnes des effets dévastateurs des feux tardifs. Son l’objectif est de sensibiliser les populations et les acteurs de développement rural sur la nécessité de procéder à temps à l’allumage des feux autour de leurs installations. D’ailleurs, elle se réjoui parce que certains ayant compris l’enjeu ont déjà débarrassé leurs installations des broussailles avant même le lancement de la campagne. En début de la saison sèche, il est important d’ouvrir les pare-feu et d’allumer les feux précoces avant le 15 décembre selon la législation en la matière au Bénin. Les agents des eaux et forêts ont alors passé le message dans les sept villages qui entourent la forêt classée de Dan. En lançant la campagne, le du Zou a convié les différents acteurs à jouer leur partition pour la réussite de la campagne d’allumage de feu précoce. « Nous vous invitons à recourir à l’appui des services compétents pour allumer les feux précoces que nous qualifions de solutions de moindre mal. Je voudrais inviter tout particulièrement les élus locaux à faire de cette campagne de lutte contre les feux tardifs des végétations un sujet de grande préoccupation» a recommandé Valère Sètonnougbo. Il a également rappelé aux agents des eaux, forêts et chasse que l’encadrement des populations rurales pour l’allumage des feux précoces est l’un de leur devoir sacré. La cérémonie s’est achevée par une démonstration d’allumage de feux précoces. C.Z