En Afrique, et plus particulièrement au Bénin, la noix de cola, communément appelée ‘’Golo’’ ou ‘’Gbaundja’’, occupe une place centrale dans les traditions. Bien plus qu’un simple fruit, elle incarne un lien sacré entre les familles, les communautés et le spirituel. Utilisée lors des mariages, baptêmes, cérémonies de réconciliation ou encore pour honorer les divinités, elle est un pilier des rituels africains. La noix de kola communément appelé ‘’Golo’’ ou ‘’Gbaundja’’ est un fruit très prisée au Bénin. Elle est d’une importance capitale parce qu’elle intervient dans plusieurs domaines. Elle est utilisée dans la tradition africaine, dans les différentes cérémonies de mariage, baptême, réconciliation, vénération des dieux, etc. «Avec la cola œcuménique, nous consultons les ancêtres » informe Dah Agbatchia Gnidjazounnon. Elle est mise en morceaux puis jetées comme des dés. La position de chacun des morceaux est interprétée par les prêtres de Fâ. Le message des ancêtres ainsi décodé est transmis à qui de droit. Elle sert également dans la préparation des certaines décoctions pouvant guérir des maladies ou servir de purification. « La kola est bien plus qu’une offrande. Lorsque nous invoquons les dieux, nous la mâchons et en crachons les morceaux en signe de respect. Ce geste apaise les esprits et attire leurs faveurs» confirme Baba Dègou Félodi, chef de culte sakpata à Abomey. Chez les Baatonu, elle est précieuse dans les rites du mariage traditionnel. «Offrir des noix de cola aux parents de la future mariée est une étape incontournable. Sans elle, le mariage ne saurait être validé» confie Alimatou Traoré, vendeuse de cola au marché de Bohicon, une activité séculaire qu’elle a hérité de sa grand-mère maternelle depuis sa tendre enfance. «Le Golo est un trésor qui existait aux temps de nos ancêtres. Quand on veut célébrer un mariage chez nous les Batombu, c’est la noix de kola qu’on présente d’abord aux parents de la future mariée. Sans le Kola le mariage ne peut pas avoir lieu» renchérit Fatimatou Habib, ménagère à Zongo/Bohicon. Au-delà de son rôle spirituel, la noix de kola renforce les liens sociaux. Elle sert de médiateur dans les conflits familiaux et scelle les alliances entre communautés. Si la noix de kola est vénérée pour ses vertus énergisantes et stimulantes, une consommation excessive peut s’avérer néfaste. Baba Hountchokan,, la cinquantaine, en a fait l’amère expérience : « J’en mangeais sans modération, comme une drogue. Un jour, je me suis effondré. Les médecins ont pointé du doigt la kola, responsable de mes problèmes de tension. Aujourd’hui, je n’en prends plus qu’occasionnellement» confesse-t-il. La noix de kola demeure donc un joyau culturel, symbole d’unité et de spiritualité en Afrique. Toutefois, comme toute chose précieuse, elle exige un usage mesuré. Son importance traditionnelle ne doit pas occulter les risques liés à sa surconsommation. En respectant cet équilibre, elle continue de traverser les générations, porteuse de sens et de sagesse. Zéphirin Toasségnitché
Vote du budget de l’Etat exercice 2026 : 3 783,984 milliards F Cfa pour poursuivre la transformation économique.
Les députés ont adopté ce jeudi 4 décembre à l’Assemblée nationale, la loi des finances gestions 2026. Le budget général de l’Etat pour l’année 2026 s’élève à 3 783 milliards 980,4 millions de francs CFA. Réunis en plénière palais des gouverneurs à Porto-Novo, les députés ont voté le budget de l’Etat 2026. Cette loi des finances, qui s’équilibre en ressources et dépenses à 3 783,984 milliards F CFA, est en progression de 6,6 % par rapport au 3 551,01 milliards F en 2025. Les députés présents et représentés ont approuvé à l’unanimité le texte. Le vote s’est tenu en présence de Romuald Wadagni, ministre de l’Économie et Finances en charge de la Coopération ainsi que trois autres membres du gouvernement. Cette loi des finances est celle qui assurera la transition entre le gouvernement de Patrice Talon et le futur régime. En 2026, le gouvernement veut poursuivre les chantiers engagés, protéger les acquis et faire de nouveaux investissements dans plusieurs secteurs-clés de la transformation socio-économique du Bénin. Il s’agit d’un « budget de consolidation économique et sociale », commente le gouvernement. Plus de 42% du budget sont réservés à des dépenses à sensibilités sociales. Le gouvernement projette une croissance de 7,5 % et une inflation contenue autour de 2 %. Contrairement à certaines craintes, le budget 2026 n’introduit pas de nouveaux impôts. Il met l’accent sur l’élargissement de l’assiette fiscale, la digitalisation des procédures, la lutte contre la fraude et l’évasion et l’amélioration du recouvrement. C.Z
Pour donner une mémoire tangible aux Béninois : Une commission pour rebaptiser les lieux mémoriels.
Lors du Conseil des ministres du mercredi 3 décembre 2025, le gouvernement a annoncé la création d’une commission chargée de la toponymie et de la mémoire nationale. Cette initiative vise à rééquilibrer l’histoire du pays, valoriser ses héros et inscrire sa mémoire dans le présent et dans l’imaginaire des générations futures. Le Bénin va bientôt changer de regard sur son passé. Le gouvernement a décidé de reconstruire un narratif cohérent avec le vécu de ses héros et de son identité. Au centre de ce projet, une commission pluridisciplinaire a été mise en place pour redessiner la carte de la mémoire nationale, redonner sens aux noms des rues, places et lieux publics et réaffirmer la fierté collective. Cette commission doit reconstruire l’histoire dans la vérité en identifiant les lieux à rebaptiser, en documentant les toponymes valorisant les figures et événements marquants et en veillant à la cohérence entre histoire locale et mémoire nationale. Elle s’engage également à impliquer les collectivités locales, les écoles, les communautés culturelles et les chefferies traditionnelles afin que cette renaissance mémorielle soit partagée et vécue par tous. Cette démarche s’inscrit dans l’élan de renaissance mémorielle et identitaire déjà amorcé par le retour de biens culturels, l’érection des statues de Bio Guéra et de l’Amazone ou la construction du monument aux dévoués dans le jardin de Mathieu à Cotonou. L’objectif est de donner aux Béninois une mémoire visible et tangible à travers les noms qu’ils prononcent chaque jour et les lieux qu’ils fréquentent. Pour rendre cette vision concrète, le Conseil des ministres a adopté les décrets définissant la création, les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la commission ainsi que la nomination de ses membres. D’autres mesures normatives ont également été adoptées concernant la procédure de conclusion des accords de siège avec les organisations internationales et Ong étrangères, les normes minimales de performance énergétique et l’étiquetage des appareils électroménagers neufs ainsi que la nomination des membres de la Commission nationale de protection du patrimoine culturel. Pascal Toffodji
Boycott du vote du budget 2026 : Les députés LD se dédouanent.
Les députés du parti Les Démocrates ont boycotté, hier jeudi 4 décembre 2025, à l’Assemblée nationale, le vote sur l’adoption du budget de l’Etat, gestion 2026. Un acte que tente de justifier Guy Mitopkè, Secrétaire à la communication de la principale formation de l’opposition. Comme ce fut le cas en 2024, les députés du parti Les Démocrates ont réédité le même scénario. Ils n’ont pas donné leur caution à la loi des finances gestion 2026. Ces élus ont décidé de boycotter la séance. « Les Députés du Groupe parlementaire LD ont boycotté la session de vote du budget ce jour pour contester contre la fraude et l’humiliation infligée au pays lors de la révision Constitutionnelle », a indiqué Guy Mitokpè. Par ailleurs, le choix du principal parti de l’opposition n’est pas une surprise. Pour le vote de certaines lois importantes, le parti dirigé par Boni Yayi avait déjà adopté une telle posture. L’adoption du budget intervient deux semaines après la révision de la constitution. Cette initiative décriée par Les Démocrates, a cristallisé les tensions entre élus de la mouvance et ceux de l’opposition. Pascal Toffodji
Assemblée nationale : Le budget général de l’État approuvé par les députés.
La séance plénière portant sur l’étude du budget général de l’État exercice 2026 s’est tenue, hier jeudi 04 décembre 2025, au palais des gouverneurs à Porto-Novo en présence du ministre d’Etat chargé de l’économie et des finances, Romuald Wadagni. Plus de 3700 milliards ont été autorisés pour la continuité de l’action gouvernementale en 2026. «Nous avons un budget pour la continuité et représente une décennie de réformes….. ». Voilà la conclusion du rapport du président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Gérard Gbénonchi, lors de la présentation du projet de budget général de l’État exercice 2026 aux députés. Il a souligné que ledit budget est la résultante des réformes opérées sous le leadership du président de la République, Patrice Talon. Selon ses propos, en dix ans, le Bénin a fait des progressions en matière de bonne gouvernance à travers la transparence, la digitalisation, la maîtrise de l’inflation, l’amélioration de la pression fiscale sans harcèlement et autres mesures ayant pour objectif: le développement du Bénin. De ce fait, Gérard Gbénonchi a indiqué qu’il y a une croissance économique soutenue de 6% et le repositionnement du Bénin dans la sous- région. Ce qui lui a permis d’affirmer que la dernière décennie est marquée par la modernisation de l’État et une qualité accrue du débat d’orientation budgétaire. Le réalisme du budget salué Après la lecture du rapport de la commission des finances, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a ouvert le débat général. Ici, tous les intervenants ont salué l’évolution et la transformation du pays sous le leadership du président Patrice Talon. « Tous mes collègues me chargent de vous présenter leurs félicitations et au gouvernement. Je voudrais saluer la sincérité de ce budget. Nous sommes satisfaits de ce que notre économie se porte bien. Avec ce budget, ce pays va se moderniser davantage. Le meilleur reste à venir…. », s’est réjoui le président du groupe parlementaire Bloc républicain, Assan Séïbou, au nom de ses membres. De son côté, dans une déclaration à la tribune officielle de l’Assemblée nationale, le président du groupe parlementaire Union progressiste le Renouveau, Bonaventure Aké Natondé, a souligné que ce budget est celui de la projection d’un pays qui a décidé de ne plus subir, mais de se transformer. « Entre 2016 et 2026, nous avons connu une décennie de rigueur et de transformation. Dix ans plus tard, les faits parlent d’eux-mêmes. Aujourd’hui, l’État béninois inspire conscience à l’intérieur qu’à l’extérieur…. », a-t-il fait savoir. Pascal Toffodji
En détention pour des faits présumés d’escroquerie via internet : Aurélie Guézo fait son mea-culpa devant la Criet.
Aurélie Guézo a demandé pardon à la cour
Stage de sélection pour la Can Maroc 2025 : Gernot Rohr dévoile une liste élargie de 30 Guépards.
Le sélectionneur des Guépards du Bénin, Gernot Rohr, a dévoilé, le mercredi 3 décembre 2025, une liste élargie de 30 joueurs. Les joueurs convoqués (3 gardiens de but, 9 défenseurs, 7 milieux et 11 attaquants) sont ceux qui prendront part à la préparation de la participation du Bénin à la Can Maroc 2025 qui aura lieu du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Avant la compétition, une liste définitive sera dévoilée pour faire connaître les Guépards qui iront défendre les couleurs du Bénin à cette grand-messe continentale. Ci- dessous la liste des joueurs convoqués. LISTE DES JOUEURS CONVOQUÉS STAGE DE SELECTION A LA CAN MAROC 2025 Gardiens: DANDJINOU MARCEL, ALLAGBE KASSIFA SATURNIN. OBASSA SERGE, Défenseurs: ATTIDJIKOU SAMADOU, AZONGNITODE CHARLEMAGNE FASSINOU RODRIGUE KIKI DAVID, MOUMINI RACHID, OUOROU TAMIMOU YOHAN ROCHE, TIJANI MOHAMED, VERDON OLIVIER Milieux: AHLINVI MATTEO, AHOUANGBO MARIANO, AHOUDO GISLAIN. D’ALMEIDA SESSI, DOKOU DODO. HASSANE IMOURANE KOSSI RODRIGUE Attaquants: AKIMEY ADAM. ALOKO RODOLFO, AMOUSSOU ROMARIC. DOSSOU JODEL HOUNTONDJI ANDREAS W. E. MOUNIE STEVE OLAÏTAN JUNIOR. RACHIDOU RAZACK, SANTOS FELIPE TESSILIMI OLATOUNDJI. TOSIN AIYEGUN Zéphirin TOASSEGNITCHE
Session du cadre de concertation des personnes handicapées du Zou : Plusieurs sujets d’intérêts débattus.
Sur invitation du préfet, le Cadre de concertation des personnes handicapées a tenu, dans la salle de conférence de la Direction départementale des affaires sociales et de la microfinance (Ddasm) du Zou cette session statutaire au tire de l’année en cours. Cette rencontre qui a réuni une quinzaine de participants dont les responsables d’organisation de personnes en situation de handicap, les représentants de structures techniques partenaires intervenant dans la promotion et la protection des personnes en situation de handicap dans les communes du département du Zou, s’est penchée sur plusieurs sujets relatifs à l’épanouissement et au bien-être des personnes handicapées. Souhaitant la bienvenu à ses invités, la Directrice départementale des affaires sociales et de la microfinance du Zou, Ariane Adjolohoun, a rappelé l’importance de cette plateforme de dialogue pour assurer une meilleure coordination des initiatives en faveur des personnes en situation de handicap dans le département. Elle s’inscrit dans une dynamique d’amélioration continue des interventions sociales en lien avec les défis rencontrés dans la protection des personnes en situation de handicap. En ouvrant les travaux, Boniface Chrysostome, représentant le préfet a mis l’accent sur les avancées majeurs du gouvernement liées à la protection et à la satisfaction des besoins essentiels des personnes en situation de handicap, notamment dans les domaines de l’accès à l’emploi, à l’éducation de qualité, à l’entreprenariat et à la formation professionnelle. Il a souligné que ces avancées majeures sont le fruit des nombreuses collaborations entre acteurs privés et publique. Au cours de cette session, les participants ont passé au peigne fin la mise en œuvre des mesures préférentielles d’inclusion des personnes handicapées (Ph) ; les modalités de participation des apprenants handicapés à l’éducation physique et sportives ; le point des activités de protection réalisées courant 2025 des différents membre du cadre de concertation ; l’organisation de la Journée internationale des personnes en situation de handicap (Jiph) et l’élaboration de la feuille de route pour l’année 2026. Par ailleurs, dans le but d’améliorer l’environnement juridique en faveur de la protection et la promotion des droits des Ph, le gouvernement béninois a voté la loi n° 2017-06 du 29 septembre 2017 portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin. Ainsi, pour son application plusieurs décrets ont été adoptés courant 2023, pour lesquels nous pouvons retenir plusieurs mesures préférentielles d’inclusion des personnes handicapée. Des différents débats, il faut noter que la question de l’établissement des certificats médicaux constitue une difficulté majeure pour les personnes en situation de handicap. Cependant, le communicateur a exhorté les participants à faire un choix du médecin dans leur localité en fonction du type de handicap. De plus, la seule porte d’entrée pour bénéficier des différentes actions en faveur des Ph sont les différents Gups sur toute l’étendue du territoire national. Pascal Toffodji
Après avoir reçu leur récépissé définitif : Le parti « Les Démocrates » annonce une tournée explicative.
Le parti « Les Démocrates » a réagi après avoir reçu de la Commission électorale (Céna), le lundi 1er décembre 2025, son récépissé définitif de candidature pour les législatives 2026. Le parti « Les Démocrates » participera aux élections législatives du 11 janvier 2026. Après le rejet de ses candidatures pour la présidentielle et les élections communales, le parti de l’opposition a reçu son récépissé définitif qui confirme sa participation aux législatives. Après avoir reçu le document, le parti a exprimé ses ambitions. « Je voudrais profiter de cette occasion pour vous informer que le parti « Les Démocrates », votre parti, vient de recevoir le récépissé définitif qui consacre sa participation effective aux élections législatives de janvier 2026 », a annoncé, Christophe Monsia, l’un des vice-présidents du parti en exhibant le document reçu à la Commission électorale nationale autonome (Céna) aux militants et militantes. «La participation des Démocrates aux élections législatives dénotent de la préparation des dossiers fournis à la Céna, » a-t-il commenté. Il s’est réjoui de ce que sa formation politique ne soit pas exclue des législatives comme à la présidentielle et aux communales, malgré le sérieux mis dans les préparations. A en croire ses propos une tournée d’explications est en vue. « Nous sommes debout pour parcourir villages et villes, les différentes contrées de notre pays pour vous expliquer les exclusions dont nous avons fait l’objet pour les élections présidentielles et communales », a-t-il laissé entendre. Il a dénoncé une manœuvre d’exclusion et a assuré que le parti va atteindre le score des 20% minimum dans toutes les circonscriptions électorales législatives. Ce taux est le seuil fixé par le code électoral aux partis pour être éligibles au partage de sièges de député au Parlement. En dehors du parti « Les Démocrates », quatre autres formations politiques sont également en lice pour les élections législatives du 11 janvier 2026. La Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), l’Union progressiste le Renouveau (Upr), le Bloc républicain (Br) et le Moele-Bénin ont reçu leur récépissé définitif de la commission électorale (Céna). Zéphirin TOASSEGNITCHE
Révision constitutionnelle et enjeux électoraux : Armand Affossogbé expose la stratégie du Bloc Républicain.
L’émission ‘’Prime politique’’ a reçu, ce week-end, Armand Affossogbé, leader politique et coordonnateur du Bloc Républicain (Br) dans la 23ᵉ circonscription électorale à Abomey. Au cœur des échanges : la révision de la Constitution récemment adoptée par le parlement, la tournée nationale d’explication engagée par les partis de la mouvance présidentielle, ainsi que la préparation des législatives dont la Céna a validé les dossiers de candidature, hier mercredi. Selon Armand Affossogbé, la Constitution des listes du Bloc républicain a suivi cette année un processus inédit, largement porté par la base militante. Il affirme que tous les candidats, titulaires comme suppléants, proviennent des rangs mêmes du parti et non de parachutages ou de choix imposés. Il précise également qu’en tant que coordonnateur, il n’a formulé aucune proposition personnelle, laissant entièrement la base déterminer les profils les plus représentatifs. Les critères retenus reposent sur le militantisme, la présence sur le terrain, la visibilité politique, la capacité à fédérer, ainsi que le respect des exigences légales. Parlant de la jeunesse, l’invité insiste sur son caractère central au sein du Br. Il souligne qu’Abomey, par exemple, les listes sont composées exclusivement de jeunes. À ses yeux, cette orientation reflète la volonté du président Patrice Talon et de la mouvance de faire confiance à une nouvelle génération formée, compétente et engagée. Il se présente lui-même comme un produit de ce parcours, cumulant 24 années d’expérience politique. Abordant la présence de plusieurs anciens députés de l’opposition sur les listes du Br et de l’Upr, Armand Affossogbé rejette toute idée de débauchage. Pour lui, ces élus rejoignent la mouvance parce qu’ils se reconnaissent désormais dans la vision et les résultats portés par le président Talon. Peu importe qu’ils le fassent à la veille des élections, estime-t-il. L’essentiel est qu’ils choisissent un cadre politique structuré, discipliné et orienté vers le développement. S’agissant des candidatures pour les législatives, il affirme que le Br n’a rencontré aucune difficulté dans la constitution des dossiers. Le parti, très organisé selon lui, aurait anticipé toutes les démarches administratives, ce qui a permis de déposer à temps des dossiers entièrement conformes et validés par la Céna. À la question de savoir si la victoire était déjà acquise pour la mouvance, Armand Affossogbé se veut prudent. « Rien n’est gagné d’avance ». Il rappelle que le parti est en pleine pré-campagne jusqu’au 26 décembre. Il est mobilisé sur le terrain afin de convaincre et d’expliquer son programme. Interrogé enfin sur les recours déposés contre la révision constitutionnelle, il estime que c’est une démarche normale dans une démocratie. Concernant l’allongement du mandat présidentiel à sept ans, il avance l’argument du temps nécessaire pour mener les réformes, assurer la continuité du développement et réduire les coûts liés à l’organisation des élections. Selon lui, le président Talon quitte son mandat avec un large soutien populaire, et un successeur a été préparé: Romuald Wadagni. Prisca Ahouassou