Richard Mahoulé Akpamadogbèhou alias Allodé Super, a commémoré avec faste, hier dimanche 08 mars 2026 à l’espace ‘’Kpognonhou’’ à Oumbèga, dans la Commune de Djidja ses vingt ans de carrière musicale. Cette célébration parrainée par l’Honorable Christian Gbogbo, natif du milieu a connu la présence de nombreuses personnalités politiques de même des artistes, toutes catégories confondues pour agrémenter la soirée festive. Journaliste : Richard Mahoulé Akpamadogbèhou alias Allodé Super, vous célébrez vos 20 ans de carrière musicale. Quel bilan peut‑on en faire ? Allodé Super : C’est un bilan élogieux, car le parcours n’a pas été facile. Nous avons rencontré des difficultés, mais elles n’ont pas eu raison de nous. J’ai sorti cinq albums, sans compter les singles, et aujourd’hui nous avons voulu présenter quelques morceaux à nos fans pour marquer ces 20 années. Comment voyez‑vous l’évolution de la culture au Bénin ? Je pense que ça s’améliore. Sous le président Patrice Talon, beaucoup de choses ont changé. Mais obtenir le soutien du gouvernement reste un véritable parcours de combattant : il faut monter des dossiers, déposer des projets… Ce n’est pas simple. Je souhaite que les conditions d’accès aux appuis soient assouplies et que des formations soient données pour mieux orienter les artistes. Aujourd’hui, la musique se professionnalise, la culture aussi, mieux qu’avant. Vous avez choisi de célébrer vos 20 ans le 8 mars, journée internationale de la femme. Pourquoi ce choix ? Ce n’est pas un hasard. Nous venons tous d’une femme, d’une mère. Si je suis artiste aujourd’hui, je ne peux pas oublier ma maman. J’ai voulu galvaniser son nom et son image à travers cette célébration. Paix à son âme et longue vie à toutes les mamans du monde. Quel a été le programme de cette célébration ? Nous avons commencé avec deux jours d’animation du rythme des Egoun‑goun. Ce matin, nous avons assisté à une messe pour rendre grâce à Dieu. Et dès 16 heures, l’événement principal a démarré avec plusieurs artistes invités avant ma prestation. Notamment la présentation du nouveau single intitulé ‘’Nouwa’’ c’est-à-dire le travail. Beaucoup de collègues et de cadres étaient présents, ainsi que des autorités politiques telles que Christian Gbogbo, le parrain de l’évènement, Oslo Adjakidjè, Augustin Dossou, des conseillers communaux de Djidja sous la bénédiction de Papa Sèmidjè Agbando, un vétéran de la musique traditionnelle. L’ambiance était de haut niveau. Après 20 ans de carrière, vous êtes considéré comme un consultant en musique. Quel conseil donneriez‑vous aux jeunes qui veulent suivre vos pas ? Je leur dirais de prendre la musique comme un vrai métier. La musique a des hauts et des bas, mais il faut de l’endurance. Aujourd’hui, tout est numérisé, il faut avancer avec son temps. Les jeunes doivent travailler dur, être patients, respectueux et humbles. Ils doivent s’approcher de leurs aînés, collaborer avec eux dans l’harmonie et le respect. C’est ainsi qu’ils pourront réussir. Moi, je fête mes 20 ans grâce à l’endurance. Le futur sera meilleur si la jeunesse adopte ces valeurs. Réalisation et transcription Zéphirin Toasségnitché
Le jeûne pascal des adeptes de Thron Kpéto Déka Alafia : Une pratique enracinée dans la spiritualité Vodun.
À l’instar des fidèles musulmans, les adeptes de la divinité Thron Kpéto Déka Alafia observent une période de jeûne spirituel. Cette pratique, qui s’étend sur plusieurs jours, comporte une particularité : au quinzième jour, le jeûne est suspendu pour laisser place à une cérémonie d’aumône. Interrogé à Loko‑Davè, dans l’arrondissement de Sodohomè, Commune de Bohicon, le Hounnongan Adanmaï Kpohoué, dignitaire de Thron Kpéto Déka Alafia, explique : « Nous respectons les mêmes interdits que les musulmans. En temps de carême, nous faisons l’effort de pardonner les gens. Mais le quinzième jour, nous ne jeûnons pas. Nous faisons l’aumône à la divinité Thron pour montrer que nous sommes pécheurs et que nous ne respectons pas toujours ce que nous devons respecter. » Cette journée particulière est donc un acte d’humilité et de reconnaissance de la fragilité humaine. Les dignitaires ayant déjà accompli le Sahara de 41 jours et la cérémonie du Saharaga ou Pétatrôtrô sont ceux qui réalisent principalement l’offrande. Les attitudes privilégiées pendant le jeûne Durant cette période, les fidèles adoptent des comportements spécifiques comme le pardon. Ils demandent pardon pour ses propres fautes et pardonner ceux qui ont offensé. Ils évitent également la colère. Un jeûne ne peut être accompli dans un état de rancune. Ils doivent respecter les interdits. Les femmes enceintes, allaitantes, les enfants et les malades, notamment ceux souffrant d’ulcère, sont dispensés du jeûne. Le Hounnongan précise également que le jeûne n’est pas accompli « en l’air », mais selon des intentions spirituelles précises. Le carême dans la tradition Thron Kpéto Déka Alafia poursuit deux objectifs majeurs : obtenir le pardon des péchés, considéré comme capital ; formuler des demandes à la divinité, en lien avec les aspirations profondes des fidèles. Cette démarche spirituelle illustre la richesse et la diversité des pratiques religieuses au Bénin. Elle met en avant la valeur du pardon, de l’humilité et de la réconciliation, des vertus universelles qui transcendent les croyances C.Z
Confession pascale : Un appel à la réconciliation et au renouveau spirituel.
À l’approche du temps pascal, qui s’étend de la fête de Pâques jusqu’à la Pentecôte, l’Église catholique invite les fidèles à vivre pleinement ce moment de grâce à travers la confession pascale. Bien que semblable à la confession ordinaire, elle revêt une importance particulière, car elle permet aux chrétiens de se préparer à célébrer la résurrection du Christ dans un esprit de réconciliation et de paix intérieure. Selon le Révérend Père Augustin Tossou Yédia, se confesser, c’est « rétablir le lien avec Dieu, avec les hommes et avec soi-même ». La confession pascale est donc un chemin vers l’équilibre spirituel, une manière de renouer la communication entre l’homme et son Créateur, mais aussi avec son prochain et avec lui‑même. Le Père Tossou Yédia rappelle que la confession pascale repose sur quatre étapes majeures. Les amendes de conscience et le repentir qui est un examen sincère de sa vie et de ses fautes, accompagné d’un véritable regret ; l’aveu des péchés, c’est-à-dire, confesser ses fautes devant le prêtre, dans l’humilité et la vérité. L’absolution qui permet de recevoir le pardon sacramentel du prêtre, instrument de la miséricorde divine et la satisfaction qui consiste à appliquer les recommandations données par le prêtre, souvent sous forme de prière ou d’acte de réparation. Ces étapes, souligne‑t‑il, ne sont pas une simple formalité mais une démarche profonde de conversion et de libération intérieure. Le rôle du prêtre, canal de la miséricorde divine En citant l’Évangile de Jean (20, 19‑23), le Père Tossou Yédia rappelle que Jésus a confié à ses Apôtres le pouvoir de pardonner les péchés. Les prêtres, successeurs des Apôtres, agissent « en personne du Christ » et deviennent les instruments par lesquels Dieu accorde son pardon. Ainsi, se confesser à un prêtre, c’est se confesser à Dieu à travers lui. Il exhorte les fidèles à ne pas négliger la confession pascale. Il invite particulièrement : ceux qui se préparent aux sacrements (Eucharistie, mariage, etc.), ceux qui vivent déjà ces sacrements, et ceux qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas se confesser, à pratiquer « l’écoute », c’est‑à‑dire à partager leurs fardeaux avec un prêtre pour recevoir bénédiction et conseils. La confession pascale est bien plus qu’un rituel. Elle est une rencontre avec la miséricorde de Dieu, une occasion de guérir les blessures intérieures et de se préparer à vivre la joie pascale. Elle rappelle aux fidèles que le pardon est la clé pour accéder à la grâce divine et que la réconciliation est au cœur de la vie chrétienne. Zéphirin Toasségnitché
Santé publique au Bénin : L’ABSSA ordonne le retrait immédiat du lait Nursie.
L’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa) a ordonné le retrait immédiat de certains lots du lait infantile Nursie, après une alerte sanitaire signalant la présence d’un composé toxique d’origine bactérienne. Cette décision fait suite à une notification du Système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (Rasff). Les premiers éléments révèlent un dépassement des seuils autorisés d’un composé bactérien toxique, représentant un risque pour la santé des nourrissons et des jeunes enfants. Face à cette menace, l’agence a pris des mesures urgentes telles que l’arrêt immédiat de la vente des produits concernés ; le rappel des lots déjà commercialisés et retrait des rayons, des stocks et des circuits de distribution ; l’interdiction de consommation pour les familles ayant acheté ces produits ; et le retour obligatoire aux points de vente afin de faciliter leur récupération par les importateurs. Les distributeurs sont invités à informer leurs réseaux et à signaler tout incident lié à la consommation de ces produits aux services compétents du ministère de la Santé. Les produits incriminés sont : Nursie 1 Fortinutri 400G (Date limite de consommation : 07 septembre 2027) ; Nursie 1 900G (Date limite de consommation : 17 septembre 2027). Ces laits infantiles, importés d’Irlande, sont destinés à une population particulièrement vulnérable : les nourrissons et les enfants en bas âge. L’Abssa insiste sur la nécessité pour les consommateurs de respecter scrupuleusement ces consignes afin de prévenir tout risque sanitaire. Cette affaire rappelle l’importance du contrôle rigoureux des produits alimentaires importés et de la vigilance permanente des autorités en matière de sécurité sanitaire. Pascal Toffodji
Guerre au Moyen-Orient : Le Bénin prend des mesures en faveur de ses ressortissants.
Le Bénin a annoncé ses premières mesures en faveur de ses ressortissants impactés par le conflit au Moyen-Orient, né des frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Moyen-Orient : centre de crise et de soutien mis à la disposition des Béninois ! Face à la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, le Bénin a fait de la sécurité de ses ressortissants une priorité. Dans ce cadre, le gouvernement a mis à disposition des Béninois impactés, un centre de crise et de soutien joignable par WhatsApp au +229 01 98 91 91 91 en cas d’urgence. Par ailleurs, les Béninois résidant ou de passage dans la région, peuvent aussi se signaler via ce lien https://servicepublic.bj/public/services/service/PS01351 pour être informés ou pris en charge rapidement. Le dossier complet et les coordonnées des ambassades béninoises sont disponibles sur le lien ci-après : https://diplomatie.gouv.bj. Le ministère des affaires étrangères n’a pas communiqué sur le nombre de béninois présents dans la région, mais Cotonou assure prendre toutes les conditions idoines pour secourir ses ressortissants piégés par ce conflit en cours depuis bientôt une semaine. P.T
Vie politique en Guinée : Dissolution de 40 partis politiques, dont le RPG d’Alpha Condé.
Un décret publié dans la nuit du 6 au 7 mars 2026 a bouleversé la scène politique guinéenne. Le gouvernement de transition dirigé par Mamadi Doumbouya a prononcé la dissolution de quarante partis politiques, invoquant des « manquements à leurs obligations ». Parmi les partis dissous figurent les trois grandes forces d’opposition comme l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg) de Cellou Dalein Diallo, le Rassemblement du peuple de Guinée (Rpg) de l’ancien président Alpha Condé et l’Union des forces républicaines (Ufr) de Sidya Touré. Leurs dirigeants, actuellement en exil, voient ainsi leurs formations privées de toute existence légale. La dissolution entraîne : la perte de la personnalité morale et du statut juridique des partis concernés ; l’interdiction de toute activité politique, ainsi que de l’utilisation de leurs sigles, logos et emblèmes ; la mise sous scellés de leurs sièges nationaux et locaux ; le placement de leurs biens sous séquestre, sous la supervision d’un curateur chargé d’organiser leur transfert. Réactions et inquiétudes Cette décision suscite de vives réactions. Plusieurs organisations de la société civile dénoncent un nouveau recul de l’espace démocratique en Guinée. Elles estiment que la dissolution massive de partis politiques fragilise le pluralisme et réduit considérablement la liberté d’expression et de participation politique. Avec cette mesure, le gouvernement de Mamadi Doumbouya redessine profondément le paysage politique guinéen. La disparition légale de formations historiques comme le Rpg, l’Ufdg et l’Ufr marque un tournant qui pourrait avoir des répercussions durables sur la vie démocratique du pays. Pascal Toffodji
Iran : Mojtaba Khamenei désigné nouveau guide suprême.
L’Assemblée des experts iranienne a désigné dimanche 8 mars Mojtaba Khamenei, fils du défunt Ayatollah Ali Khamenei, comme nouveau guide suprême de la République islamique. L’annonce de son identité a été confirmée en début de soirée, après que l’institution avait dans un premier temps tu le nom de l’élu. « Le candidat le plus approprié, approuvé par la majorité de l’Assemblée des experts, a été désigné », avait déclaré Mohsen Heydari, représentant de la province du Khouzestan au sein de l’instance, sans autre précision en début de journée. Une succession sous les bombes, neuf jours après le début de la guerre Ali Khamenei a été tué le premier jour de l’offensive israélo-américaine baptisée « Opération Rising Lion », lancée le 28 février. Depuis cette date, un triumvirat assurait l’intérim : le président Massoud Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei et le dignitaire religieux Alireza Arafi. L’Assemblée des experts, organe de 88 clercs habilités à nommer et révoquer le guide suprême, s’est réunie dans des conditions de sécurité extrêmes. Une frappe israélienne avait visé l’immeuble où elle devait initialement se réunir pour procéder au vote. Mojtaba Khamenei, favori sous pression américaine et israélienne Le nom du fils du défunt guide suprême, Mojtaba Khamenei, 56 ans, circulait depuis plusieurs jours comme favori. Selon trois responsables iraniens cités par le New York Times, il bénéficiait du soutien des Gardiens de la révolution. Donald Trump avait déclaré jeudi au site Axios qu’il n’accepterait pas sa nomination, et a réagi à la confirmation en prévenant que le nouveau guide suprême «ne tiendra pas longtemps ». Israel Katz, ministre de la Défense israélien, avait prévenu que tout successeur désigné constituerait « une cible certaine ». Le silence initial autour de l’identité de l’élu s’expliquait par ces menaces : nommer officiellement le nouveau guide revenait à désigner une cible aux frappes américaines et israéliennes, selon l’analyste Hossein Aghaei, interrogé par Iran International. Mojtaba Khamenei n’a jamais occupé de poste officiel au sein du gouvernement iranien. Sanctionné par Washington depuis 2019, il est présenté par les câbles diplomatiques américains publiés par WikiLeaks comme « le pouvoir derrière les toges », référence à son rôle central au sein du Bureau du Guide, la Maison qui supervise l’ensemble de l’appareil d’État iranien. Un régime contraint d’assurer sa continuité en temps de guerre La Constitution iranienne contraint l’Assemblée des experts à désigner un successeur dans les meilleurs délais après la vacance du poste. Depuis 1989, date à laquelle Ali Khamenei avait lui-même accédé à la fonction après la mort de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, aucune succession n’avait été opérée. L’Iran, qui affirme pouvoir tenir au moins six mois face à la coalition israélo-américaine, continue de subir des frappes intenses sur Téhéranet ses environs. Des dépôts pétroliers ont été touchés dans la nuit de samedi à dimanche, interrompant temporairement la distribution de carburant dans la capitale.La Rédaction
Démission de Boni Yayi de la présidence du LD : Woroucoubou justifie le refus du parti de l’opposition.
La coordination nationale du parti Les Démocrates a rejeté la démission de son président, Thomas Boni Yayi, lors d’une réunion tenue vendredi 06 mars 2026 à Cotonou. L’annonce de ce départ, motivé par des raisons de santé selon la lettre adressée à la direction du parti, a suscité une réaction immédiate des responsables de la formation politique. D’après les informations, les dirigeants du parti ont estimé que la situation politique actuelle ne permettait pas d’entériner le retrait de l’ancien chef de l’État. La décision a été prise après examen de la correspondance transmise au secrétaire administratif du parti. Selon Habibou Woroucoubou, ancien député et membre du parti, la lettre de démission a été présentée aux responsables lors de la rencontre. Après en avoir pris connaissance, la coordination nationale a décidé de ne pas l’accepter. « Il faut dire que lors de la tenue de cette réunion, le secrétaire administratif de notre Parti nous a fait part de la lettre de démission qui lui a été transmise par le président Boni Yayi faisant état de sa démission du parti pour des raisons de santé. Alors, la coordination nationale, après avoir pris connaissance de cette lettre de démission, n’a eu d’autre choix que de la rejeter purement et simplement », a-t-il déclaré. La direction du parti estime que le retrait de son leader interviendrait à un moment jugé délicat pour l’opposition. Les responsables considèrent que la présence de l’ancien président reste déterminante pour la cohésion et la stratégie politique du mouvement. Un comité chargé de rencontrer Boni Yayi À l’issue de la réunion, les membres de la coordination ont décidé de mettre en place un comité chargé de rencontrer Thomas Boni Yayi afin de discuter directement avec lui des raisons de sa décision et d’examiner la possibilité d’un réexamen de sa position. Cette initiative vise également à clarifier la situation interne du parti et à éviter une période d’incertitude au sommet de la formation politique. Les responsables souhaitent obtenir des explications supplémentaires sur les motifs avancés dans la lettre de démission. Selon Habibou Woroucoubou, l’objectif de cette démarche est d’encourager le président du parti à maintenir son engagement politique malgré les difficultés évoquées. La rencontre annoncée entre le comité mis en place par la coordination nationale et Thomas Boni Yayi devrait permettre de déterminer la position définitive du président du parti dans les prochains jours. C.Z
Communales 2026 : Les organes de gouvernance locale prennent place.
Le Bénin poursuit la mise en place des structures issues des élections communales du 11 janvier 2026. Depuis le vendredi 6 mars 2026, le processus d’installation des chefs d’arrondissement et des présidents de commissions permanentes est officiellement lancé dans plusieurs départements du pays. Ces cérémonies marquent une phase importante de la cinquième mandature des conseils communaux. Elles visent à doter chaque commune de ses organes de gouvernance locale, garants du bon fonctionnement administratif et du suivi des politiques publiques au niveau de proximité. Un calendrier chargé dans les départements Dans l’Ouémé, la préfecture de Porto‑Novo a publié un programme détaillé : Adjarra, Avrankou, Aguégués, Sèmè‑Podji et Porto‑Novo ont accueilli les premières installations le 6 mars. Le lendemain, Akpro‑Missérété, Bonou, Adjohoun et Dangbo ont pris le relais. Dans le Zou, les cérémonies se sont déroulées le 6 mars à Djidja, Abomey, Agbangnizoun, Bohicon et Zogbodomey. Elles se vont se poursuivre ce jour 9 mars à Ouinhi, Zagnanado, Covè et Za‑Kpota, où les conseillers communaux et les commissions permanentes seront également installés. Dans le Borgou, le préfet Djibril Mama Cissé a convoqué des séances dans plusieurs Communes : Sinendé, Bembèrèkè, N’Dali, Parakou et Tchaourou le 6 mars, puis Kalalé, Nikki et Pèrèrè le 7 mars. À Cotonou, l’installation des chefs d’arrondissement s’est tenue le 6 mars à la Mairie, tandis qu’à Bohicon et Dassa, les cérémonies se sont déroulées respectivement le 6 et le 7 mars. Ces installations traduisent la volonté des autorités de renforcer la gouvernance locale et de donner aux élus les moyens d’agir efficacement. Elles marquent aussi la fin des incertitudes liées aux rumeurs ayant circulé sur les réseaux sociaux : le processus est bel et bien enclenché et se déroule conformément au calendrier officiel. Avec ces nouvelles équipes en place, les communes du Bénin entament une nouvelle étape de leur organisation administrative. Les chefs d’arrondissement et les présidents de commissions permanentes auront pour mission de rapprocher l’action publique des citoyens et de contribuer à la consolidation de la démocratie locale. C.Z
Réalisation d’une piscine olympique au stade de l’amitié : Une réponse aux besoins des athlètes.
Le gouvernement béninois poursuit sa politique de modernisation des infrastructures sportives. Réuni en conseil des ministres le mercredi 4 mars 2026, l’exécutif a annoncé la construction prochaine d’une piscine olympique au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, à Cotonou. Cette décision s’inscrit dans une dynamique de mise aux normes internationales des équipements sportifs du pays. La nouvelle piscine viendra remplacer l’ancienne, tombée en dégradation depuis plusieurs années et pratiquement inutilisable. Elle offrira aux nageurs béninois un cadre adapté pour s’entraîner et se perfectionner, avec l’ambition de les préparer aux compétitions nationales et internationales. Le gouvernement met en avant l’importance de cette infrastructure pour la jeunesse sportive. La natation, discipline en plein essor au Bénin, pourra désormais compter sur un outil moderne pour former la relève. Les jeunes athlètes bénéficieront d’un environnement propice à l’apprentissage, à la performance et à la discipline. Au‑delà de l’entraînement, la piscine olympique permettra au Bénin d’accueillir des compétitions régionales et internationales, renforçant ainsi son rayonnement sportif. Selon le Conseil des ministres, l’objectif est clair : aguerrir les athlètes béninois et les préparer à rivaliser sur les grandes scènes mondiales. La construction de cette piscine s’inscrit dans le vaste chantier de rénovation du stade de l’Amitié Mathieu Kérékou, symbole du sport béninois. Elle marque une étape importante dans la volonté du pays de doter ses sportifs d’infrastructures modernes et de qualité. Pascal Toffodji