Après plusieurs années de pause, l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) renoue avec les assises du Comité régional de recherche et de développement (Crrd). Organisées dans l’enceinte de l’Institut international d’agriculture tropicale (Iita), ces assises marquent une étape importante pour le secteur agricole béninois et traduisent la volonté des acteurs de renforcer leur collaboration. Chercheurs, producteurs, partenaires techniques et décideurs se sont retrouvés autour d’un objectif commun : redynamiser la recherche agricole au service du développement durable et de la sécurité alimentaire. Ces assises visent à évaluer les priorités du terrain, identifier les contraintes rencontrées par les acteurs et proposer des réponses concrètes aux défis agricoles. Pour Madeleine Lafia Mora, secrétaire générale du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep), ces assises vont bien au‑delà d’un simple exercice de restitution des acquis de recherche. « Elles constituent un temps fort d’échanges, d’analyses et de confrontations constructives entre les chercheurs et les utilisateurs des résultats. C’est une occasion privilégiée pour améliorer les acquis et recenser les contraintes rencontrées sur le terrain », a‑t‑elle déclaré. Des attentes précises À l’issue des travaux, plusieurs attentes sont formulées : établir la liste des résultats de recherche à vulgariser ou pré‑vulgariser ; recenser les nouvelles contraintes exprimées par les utilisateurs finaux ; intégrer ces contributions dans les projets de recherche ; examiner les propositions lors de la prochaine commission d’approbation des protocoles. Cette démarche vise à renforcer la cohérence et la pertinence du cycle de gestion de la recherche agricole au Bénin. En marge des assises, une foire des technologies agricoles a été lancée. Elle permet aux chercheurs et aux producteurs de présenter les innovations développées, de partager les expériences et de favoriser l’adoption de nouvelles pratiques. Cette initiative illustre la volonté de rapprocher la recherche des réalités du terrain et de mettre les résultats scientifiques au service des communautés rurales. La relance des assises du Crrd par l’Inrab apparaît comme un signal fort pour l’avenir de l’agriculture béninoise. En favorisant la concertation entre chercheurs et acteurs de terrain, le pays entend relever les défis de la sécurité alimentaire, de la durabilité et de la compétitivité agricole. C.Z
Relance de la filière pomme de terre au Bénin : Le Padmar redonne espoir aux producteurs.
Le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, à travers le Projet d’appui au développement du maraîchage au Bénin (Padmar), a relancé la production de la pomme de terre dans plusieurs communes du pays. Natitingou, Ouassa‑Péhunco, Djougou et Malanville figurent parmi les bénéficiaires de cette initiative qui vise à diversifier les cultures et à renforcer la sécurité alimentaire. Les techniciens du projet, accompagnés des responsables communaux, ont entamé une tournée d’évaluation des performances. La première étape s’est déroulée à Natitingou, où trois sites ont été visités. Sur ces parcelles, trois variétés de pommes de terre sont actuellement cultivées, témoignant de la diversité introduite par le projet. Robert Koutopo, producteur depuis 2012, se réjouit des progrès réalisés : « Les performances ont augmenté le rendement à l’hectare », confie‑t‑il. Pour Didier N’tcha N’tcha, nouvel entrant dans la filière, l’expérience est prometteuse : « C’est ma première fois. J’ai reçu une variété seulement, LBDA. Ce n’est pas une subvention que j’ai reçue, mais déjà j’ai vendu 20 sacs. Le sac se vend à 18 000 francs, le kilo à 800. C’est une activité très rentable », témoigne‑t‑il. Ces résultats sont le fruit des subventions en semences et en engrais organiques, mais aussi de l’accompagnement de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) pôle 1 et du Padmar. Les producteurs ont bénéficié de formations sur les techniques de production et de conservation, renforçant leurs capacités et leur efficacité. Le projet « Pur Zédaga » a également contribué en offrant une subvention d’engrais organique, permettant d’améliorer la qualité des récoltes. Pour les responsables techniques de l’Atda pôle 1, la relance de la production de la pomme de terre est une opportunité à saisir. « La filière doit être promue à tout prix », affirment‑ils, convaincus que l’engagement des producteurs et l’appui des partenaires permettront de faire de cette culture une alternative durable et rentable. La relance de la pomme de terre illustre la volonté du Bénin de diversifier ses productions agricoles et de renforcer la résilience des exploitants face aux défis alimentaires. Avec l’appui du Padmar et des partenaires, les producteurs béninois disposent désormais d’outils et de techniques pour améliorer leurs rendements et contribuer à la sécurité alimentaire nationale. C.Z
Cour suprême du Bénin : Victor Dassi Adossou confirmé à la présidence.
Reconduit à la tête de la Cour suprême du Bénin pour un nouveau mandat de cinq ans, Victor Dassi Adossou incarne la continuité et l’expérience au sommet de la haute juridiction. Sa carrière, jalonnée de responsabilités majeures, témoigne d’un engagement constant au service de la justice béninoise. Avant d’accéder à la présidence en 2021, Victor Dassi Adossou avait déjà occupé plusieurs postes stratégiques au sein de l’institution. Ancien secrétaire général de la Cour (nommé en 2006), il a ensuite présidé sa chambre administrative, avant d’être nommé Procureur général près la Haute Cour de justice en 2017. Ces expériences lui ont permis de maîtriser les rouages de la justice administrative et constitutionnelle. Diplômé de l’École nationale d’administration (Ena), né le 31 décembre 1959, Victor Dassi Adossou a également suivi des stages de perfectionnement à l’international, notamment à l’École nationale de la magistrature de Paris. Cette formation lui confère une expertise qui dépasse les frontières nationales et renforce sa crédibilité dans la gestion des affaires judiciaires complexes. En Conseil des ministres le 4 mars 2026, le président Patrice Talon a confirmé sa confiance en ce magistrat hors hiérarchie. Reconduit pour un second mandat, Victor Dassi Adossou poursuivra sa mission de modernisation et de consolidation de la Cour Suprême, dans un contexte où la justice joue un rôle clé dans la stabilité institutionnelle du pays. Successeur d’Ousmane Batoko en 2021, Victor Dassi Adossou avait prêté serment devant le chef de l’État et le Conseil supérieur de la magistrature. Sa reconduction aujourd’hui apparaît comme une volonté de maintenir une dynamique institutionnelle déjà amorcée, tout en garantissant la rigueur et l’indépendance de la haute juridiction. Pascal Toffodji
Afrique de l’Ouest : Saviu II, un levier financier pour transformer l’innovation béninoise.
Le lancement du fonds d’investissement Saviu II, doté de 6,5 millions d’euros, marque une étape décisive pour l’écosystème technologique en Afrique de l’Ouest francophone. Au‑delà du soutien aux startups, ce mécanisme financier ouvre de nouvelles perspectives pour la compétitivité économique du Bénin et de ses voisins. Saviu II ambitionne de structurer un axe technologique reliant Cotonou, Abidjan et Dakar. En ciblant les pays francophones souvent sous‑capitalisés, le fonds entend créer un corridor d’innovation solide, capable de rivaliser avec les hubs anglophones déjà bien établis. Le Bénin, identifié comme pilier stratégique, bénéficiera d’au moins 60 % des engagements financiers aux côtés du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Cameroun. Le montage financier repose sur une synergie institutionnelle : la Banque africaine de développement (Bad) a injecté 4,5 millions d’euros, tandis que l’Union européenne, via le programme Boost Africa, garantit 2 millions d’euros pour sécuriser les premiers investissements. Cette combinaison offre aux jeunes entreprises un accès inédit à des ressources stables et institutionnelles. Saviu II prévoit d’accompagner une vingtaine de startups avec des financements allant de 500 000 à 3 millions d’euros. Le fonds interviendra dès les phases sensibles de pré‑amorçage et d’amorçage, souvent en co‑investissement avec des incubateurs locaux. L’objectif est de transformer les pépites locales en champions régionaux capables de s’imposer sur le marché international. Une continuité après Saviu I Ce second volet s’inscrit dans la continuité de Saviu I, qui avait mobilisé 10 millions d’euros pour soutenir 12 entreprises. Avec Saviu II, l’ambition est plus large : structurer un écosystème durable et renforcer la place du Bénin dans l’économie numérique régionale. Au‑delà de l’innovation technologique, ce fonds représente une opportunité pour le Bénin de diversifier son économie, d’attirer des talents et de stimuler l’emploi. En consolidant les startups locales, le pays se positionne comme un acteur incontournable de la transformation numérique en Afrique de l’Ouest. C.Z
Bohicon : Un présumé voleur de moto pris à partie par la population.
Un incident de braquage a secoué le quartier Aligoudo, dans la Commune de Bohicon, dans l’après‑midi du mercredi 04 mars 2026. Un présumé voleur de moto a été appréhendé par des habitants après une course‑poursuite, avant l’intervention des forces de l’ordre. Selon le témoignage du propriétaire de la moto, conducteur de Zémidjan, tout a commencé au niveau du Ceg1 de Bohicon. Deux jeunes hommes l’ont sollicité pour une course et lui ont indiqué de les conduire vers Gnidjazoun. Arrivés sur place, les passagers ont évoqué un prétendu sacrifice à une divinité locale. Mais leur intention était tout autre : l’un d’eux a sorti un pistolet pour s’emparer de la moto et tenter de voler également le téléphone du conducteur. Le suspect vêtu d’une chemise rouge a démarré la moto et pris la fuite avec son complice. Le conducteur, alertant ses collègues Zémidjan, a provoqué une course‑poursuite. L’un des deux braqueurs a été rattrapé, tandis que le second a réussi à s’échapper. L’individu interpellé a subi la colère de certains habitants de Gnidjazoun avant l’arrivée des forces de l’ordre. Alexis Agbangba, chef du quartier Aligoudo, a confirmé les faits et appelé les populations à renforcer leur collaboration avec les autorités pour mettre fin aux braquages répétés dans la localité. Informée, la police républicaine s’est rapidement rendue sur les lieux pour constater les faits et ouvrir une procédure. L’enquête devra permettre de retrouver le second suspect et de déterminer les circonstances exactes de ce braquage. Cet incident met une nouvelle fois en lumière la recrudescence des braquages dans certaines zones de Bohicon. Les autorités locales insistent sur la nécessité d’une vigilance accrue et d’une coopération étroite entre populations et forces de sécurité pour endiguer ce fléau. C.Z
Ramadan à Parakou : La solidarité au cœur du mois sacré.
Le mois de Ramadan est, pour les fidèles musulmans, une période de jeûne, de prière et de partage. À Parakou, cette dimension de solidarité se manifeste particulièrement dans les mosquées et centres socio‑éducatifs, où des initiatives collectives viennent en aide aux plus démunis. Au centre socio‑éducatif Al-Ouda de Parakou, les responsables religieux multiplient les actions de soutien. Après les prières, les fidèles repartent régulièrement avec des vivres et autres dons. Une pratique qui s’inscrit dans la recommandation du prophète Mohamed : « Donner une nourriture au jeûneur procure la même récompense que celui qui a jeûné, sans diminuer la récompense du jeûneur lui‑même », rappelle Ousmane Yarou, prédicateur islamique du centre.Cette démarche vise à renforcer l’harmonie au sein de la communauté musulmane. Les fidèles rompent le jeûne ensemble, partagent les repas et cultivent l’amour mutuel, dans la recherche des bénédictions divines.Comme chaque année, le centre Al‑Ouda organise une vaste distribution de vivres. Environ 3000 repas ont été offerts aux personnes vulnérables de Parakou. Riz, maïs, huile, lait, tomates, haricots… autant de denrées qui permettent aux bénéficiaires de rompre le jeûne dans de meilleures conditions. « Que Dieu bénisse les donateurs et tous ceux qui ont aidé de près ou de loin à exécuter ce programme », a déclaré un responsable religieux impliqué dans l’initiative. Des bénéficiaires reconnaissants Les bénéficiaires n’ont pas caché leur joie et leur gratitude. « Aujourd’hui, pour la rupture, il y a eu du maïs, de l’huile, de la tomate, du lait, du haricot, du riz. Je suis vraiment très content et qu’Allah les récompense », confie un fidèle. Une autre ajoute : « Les cadeaux de carême, nous avons reçu beaucoup de choses. Je les remercie et je les bénis. » Au‑delà de l’aide matérielle, ces gestes rappellent l’esprit du Ramadan : un mois de bénédiction où la solidarité et la générosité doivent primer. Les responsables religieux encouragent les fidèles à multiplier les actes de charité, convaincus que ces initiatives renforcent la cohésion sociale et apportent des récompenses spirituelles. C.Z
Rapport annuel du CES : Des propositions centrées sur la jeunesse et la sécurité.
Le Conseil économique et social (Ces) du Bénin a présenté son rapport annuel au chef de l’État, Patrice Talon, le mercredi 4 mars 2026, au palais de la Marina. Au‑delà du bilan institutionnel, le document met en lumière une série de recommandations destinées à répondre aux défis socio‑économiques et sécuritaires du pays. Le Ces insiste sur la nécessité d’un soutien ciblé aux jeunes, afin de renforcer leur résilience face aux menaces sécuritaires. L’institution suggère également l’opérationnalisation des comités de concertation pour prévenir les conflits agro‑pastoraux, une problématique récurrente dans plusieurs régions du pays. Parmi les mesures phares, figure la mise en place d’un « panier citoyen » destiné à amortir l’impact de la vie chère sur les ménages. Cette initiative viserait à garantir un accès minimal aux produits de première nécessité, en période de forte inflation. Le Ces appelle aussi à un durcissement du cadre juridique pour combattre la prolifération de l’alcool frelaté, un fléau qui menace la santé publique et fragilise les communautés. Le président du Ces, Conrad Gbaguidi, a souligné que ces recommandations s’inscrivent dans la nouvelle dynamique impulsée par la réforme structurelle de l’institution. Selon lui, le Conseil est désormais plus visible auprès des populations et plus présent sur la scène internationale. Le président Patrice Talon, tout en saluant la qualité du travail accompli, a invité les conseillers à poursuivre leurs efforts avec rigueur pour renforcer la pertinence des analyses. Un séminaire bilatéral est annoncé dans les prochains jours afin d’approfondir les pistes proposées et d’orienter les futures politiques publiques. Pascal Toffodji
Sécurisation foncière au Bénin : L’ANDF appelle les citoyens à retirer leurs titres.
L’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) a lancé, le mardi 3 mars 2026, un appel pressant aux citoyens dont les titres fonciers sont déjà disponibles dans les Bureaux communaux du domaine et du foncier (Bcdf). L’institution souligne que ces documents, essentiels pour la sécurisation juridique des propriétés, s’accumulent dans les bureaux faute de retrait par les bénéficiaires. Le titre foncier est l’unique preuve légale de propriété reconnue par l’État. Son retrait est donc crucial pour éviter les litiges, garantir la transmission des biens et protéger les propriétaires contre les contestations. L’Andf rappelle que ces titres constituent un outil fondamental pour la stabilité foncière et la valorisation des patrimoines familiaux. Pour faciliter les démarches, l’Agence a mis à disposition les listes des bénéficiaires dans chaque Bcdf à travers le pays. Elles sont également consultables en ligne sur le site officiel de l’Andf (www.andf.bj). Cette transparence vise à encourager les citoyens à se rapprocher rapidement des bureaux communaux afin de récupérer leurs documents. Le Directeur général de l’Andf invite les requérants à faire preuve de diligence. Selon lui, le retrait des titres fonciers ne doit pas être perçu comme une simple formalité administrative, mais comme une étape essentielle pour sécuriser les investissements et renforcer la confiance dans le système foncier national. Cet appel s’inscrit dans la volonté du gouvernement de moderniser la gestion du domaine et du foncier au Bénin. En réduisant le nombre de titres en souffrance, l’Andf espère fluidifier le travail des Bcdf et renforcer l’efficacité du système foncier, au bénéfice des citoyens et du développement économique. Pascal Toffodji
Attaque terroriste à Karimama : Le Bénin perd des plumes.
Une attaque armée a visé, mercredi 4 mars 2026, une position des Forces armées béninoises (Fab) dans le village de Kofonou, Commune de Karimama, au nord du pays. Le bilan provisoire communiqué par l’armée fait état de quinze militaires tués et de quatre blessés, dont le pronostic vital n’est pas engagé. Selon le porte‑parole des Fab, le colonel James Johnson, l’assaut a été mené par un groupe armé lourdement équipé. Les assaillants ont pris pour cible une base militaire, provoquant de violents affrontements. Malgré la riposte des soldats, les pertes humaines sont importantes. Après l’attaque, une colonne d’assaillants a tenté de se replier. L’armée béninoise a déployé des aéronefs pour les intercepter. L’intervention aérienne a permis de neutraliser quatre combattants et de disperser le reste du groupe. Les opérations de sécurisation se poursuivent dans cette zone frontalière avec le Niger, régulièrement exposée aux incursions terroristes. Une zone sous pression La Commune de Karimama, située dans le département de l’Alibori, est l’une des zones les plus sensibles du pays. Depuis plusieurs mois, elle fait face à des attaques récurrentes attribuées à des groupes armés opérant dans la région sahélienne. Les autorités béninoises multiplient les efforts pour contenir cette menace et protéger les populations locales. Cette nouvelle attaque rappelle la fragilité sécuritaire du nord du Bénin et la nécessité de renforcer la coopération régionale face au terrorisme. L’armée béninoise, déjà engagée dans plusieurs opérations de sécurisation, devra redoubler de vigilance pour éviter la répétition de tels drames. Pascal Toffodji
Vendredi Saint : Mgr Pascal N’koué rappelle le sens du chemin de croix.
Le Vendredi Saint, célébré par l’Église catholique, commémore la mort du Christ sur la croix. À Parakou, l’archevêque métropolitain, Mgr Pascal N’koué, a livré un message fort sur la signification de cette journée, invitant les fidèles à méditer sur l’amour de Dieu et à rechercher la paix et la réconciliation. Mgr N’koué rappelle que le chemin de croix retrace toutes les étapes vécues par Jésus depuis son arrestation au jardin des Oliviers jusqu’à sa crucifixion au Golgotha. Trahi par Judas, conduit successivement devant Caïphe, Pilate et Hérode, Jésus a été flagellé avant de porter sa croix. « Lui, innocent, vrai homme et vrai Dieu, a voulu souffrir tout cela pour nous dire jusqu’à quel point Dieu nous aime », souligne l’archevêque. Pour lui, le chemin de croix est une invitation à penser aux souffrances du monde entier et à comprendre que la mort du Christ est un sacrifice pour la rédemption de l’humanité. Après le chemin de croix, les fidèles participent à la liturgie de la Passion. Celle-ci comprend dix prières universelles qui englobent « toutes les misères du monde entier ». Mgr N’koué explique que le Vendredi Saint, la messe n’est pas célébrée, car la messe elle-même est une commémoration non sanglante de la mort et de la résurrection du Christ. Ce jour-là, le sang du Christ a réellement coulé, et les fidèles sont invités à vénérer la croix. « Ce n’est pas le bois que nous adorons, mais Jésus-Christ crucifié sur ce bois de notre salut », précise-t-il, appelant les chrétiens à rendre grâce et à demander pardon pour leurs péchés. Un appel à la paix et à la réconciliation Dans son message, l’archevêque insiste sur la nécessité de transformer la méditation du Vendredi Saint en un engagement concret pour la paix. « Que sa mort et sa résurrection nous aident à vivre dans la joie et la paix », exhorte-t-il. Il invite les familles à se réconcilier et les fidèles à rechercher la paix intérieure et communautaire. Mgr Pascal N’koué s’adresse également aux responsables politiques. Il leur rappelle que « toute autorité vient de Dieu » et doit être exercée dans la crainte de Dieu, avec justice et humilité. « Nous avons intérêt à exercer notre autorité pour le bien du peuple, et non pour nos propres intérêts », insiste-t-il. L’archevêque souhaite que les dirigeants tiennent compte de la mort et de la résurrection du Christ pour gouverner dans la charité et la réconciliation des cœurs. Le Vendredi Saint s’inscrit dans le triduum pascal, ces trois jours qui conduisent vers la fête de Pâques. Pour Mgr N’koué, cette marche spirituelle est une occasion unique de se rapprocher de Dieu et de renouveler l’espérance chrétienne. « Si nous crions vers lui, Jésus répondra favorablement à nos prières », affirme-t-il avec conviction. Zéphirin Toasségnitché