Le département du Mono est secoué par un drame survenu le lundi 20 avril 2026. À Athiémè, un homme placé en garde à vue depuis le 17 avril pour une affaire de vol de moto a été découvert mort, pendu dans sa cellule. Le geste, brutal et incompréhensible, met en lumière les failles du suivi des personnes interpellées et soulève de lourdes interrogations sur la sécurité dans les commissariats. Un détenu, poursuivi pour vol présumé de moto, a été retrouvé pendu dans sa cellule au commissariat d’arrondissement d’Athiémè. Ce drame relance le débat sur les conditions de détention et la responsabilité des forces de l’ordre. Selon les informations recueillies, le détenu avait été transféré du commissariat de Kpinnou à celui d’Athiémè. Il était retenu dans la chambre de sûreté depuis le vendredi 17 avril. Son corps a été découvert lors d’un contrôle de routine, tôt le matin de ce lundi. Selon les premières constatations, il se serait pendu à l’aide de son tee-shirt, fixé à une barre de la fenêtre d’aération. Ce suicide en garde à vue laisse un malaise profond : Comment un détenu a-t-il pu mettre fin à ses jours dans un espace censé garantir sa sécurité ? Quelles mesures de surveillance étaient en place ? Quelles responsabilités seront établies ? Derrière les murs du commissariat, le silence est lourd. Les habitants d’Athiémè s’interrogent sur les conditions de détention et sur l’accompagnement psychologique des personnes interpellées. Les autorités annoncent l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame et situer les responsabilités. Ce décès relance le débat national sur la gestion des gardes à vue et la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention dans les cellules de sûreté. Ce drame rappelle que la privation de liberté impose une responsabilité accrue aux forces de l’ordre. À Athiémè, la mort d’un gardé à vue devient un signal d’alarme sur les conditions de détention et la protection des droits humains. Pascal Toffodji
Exposition dénommée ‘’Equilibrium Weed’’ à Cotonou : Quand l’art interroge l’identité et l’histoire.
Exposition dénommée ‘’Equilibrium Weed’’ à Cotonou : Quand l’art interroge l’identité et l’histoire.À travers son exposition Equilibrium Weed, l’artiste plasticien Thierry Oussou propose une plongée dans l’univers du coton, matière emblématique du Bénin. Entre mémoire historique, hommage aux travailleurs et réflexion sur l’équilibre humain, l’exposition, ouverte le 21 mars et clôturée le 18 avril, a marqué les esprits comme un véritable voyage artistique. Dès l’entrée, le ton est donné : une tonne de coton brut, transportée des champs de Paouian, occupe l’espace. Pour Thierry Oussou, le coton est bien plus qu’une ressource économique. Il est le socle de l’identité béninoise, chargé d’une histoire qui va de l’esclavage à la révolution industrielle. À travers la photographie, la vidéo, la peinture et le design textile, l’artiste retrace le parcours de cette fibre, de la terre jusqu’aux usines, en passant par nos maisons. Il rend hommage aux travailleurs invisibles, notamment ceux de la Gdiz et de la Sodéco. Pour l’artiste multi-potentiel Bénie Quenum, le thème de l’équilibre résonne profondément : « L’équilibrium, c’est le souffle. Et sans souffle, l’être humain n’a pas d’équilibre. » Cette réflexion dépasse l’esthétique pour toucher à l’essence même de la vie et de la mémoire collective. Les apprenants du projet Labo-Bénin y voient une véritable leçon de scénographie et de réappropriation de l’histoire. La médiatrice culturelle Romaricia Adjogbédé insiste : « Ce type d’exposition est primordial. Elle informe, mais surtout elle transporte. » Entre fibres du passé et souffle du présent, Equilibrium Weed invite à repenser notre futur. En clôturant ses portes le 18 avril, comme un clin d’œil à la Journée internationale du patrimoine, l’exposition de Thierry Oussou rappelle que l’art est aussi un outil de mémoire et de transmission. Pascal Toffodji
Conseil des ministres : Le gouvernement Talon dévoile ses premières grandes décisions post élection de 2026.
Le gouvernement béninois réuni en Conseil des ministres ce mercredi 22 avril 2026 sous la houlette du président Patrice Talon, a pris une série de décisions stratégiques. Voici la quintessence de ces décisions. Par la Rédaction I- Mesures normatives. Sous cette rubrique, il a été adopté le décret portant modalités et mécanismes financiers de protection contre les catastrophes et les urgences sanitaires en République du Bénin. II- Communications. II-1. Elaboration de la stratégie nationale pour la normalisation et l’encadrement de l’adressage des voies et des portes du Bénin. La mise en œuvre des actions concertées des pouvoirs publics en matière d’infrastructures de base et de logements, en lien avec le développement des zones de construction à forte croissance, en particulier sur les communes côtières du pays, nécessite une connaissance fine du territoire. Pour ce faire, il y a lieu de disposer de bases de données territoriales et sectorielles fiables en termes de développement urbain et d’accès aux services essentiels. Face à ses enjeux, une stratégie nationale de gestion et d’encadrement de l’adressage des voies et entrées des lieux de vie et d’activité s’avère importante. Ceci favorisera la mise en place d’un nouveau système d’adressage innovant et participatif, numérique et géolocalisé dans les communes. Aussi, le Conseil a-t-il autorisé une mission y relative avec un cabinet spécialisé, afin de l’implémenter dans un premier temps dans les villes du Grand-Nokoué (Abomey-Calavi, Cotonou, Ouidah, Porto-Novo et Sèmè-Podji) et de Parakou. II-2. Agrément au Code des investissements. Quatre sociétés sont éligibles au bénéfice des mesures incitatives du Code pour divers projets dont la réalisation aura un impact positif sur l’économie nationale et facilitera la création de nombreux emplois. Il s’agit de : III- Rencontres et manifestations internationales. Il a été autorisé l’organisation de la cérémonie de lancement officiel de la campagne agricole 2026-2027, le 23 avril 2026 à N’Dali dans le département du Borgou. IV- Mesures individuelles. Au titre de celles-ci, le Président de la République, après avis du Président de l’Assemblée nationale, a procédé à la nomination de madame Ismath BIO TCHANE épouse MAMADOU en qualité de présidente de la Cour des Comptes, pour un second mandat. Fait à Cotonou, le 22 avril 2026, Le Secrétaire Général du Gouvernement, Edouard OUIN-OURO.
Transition agroécologique dans le Couffo : Le réseau Jinukun outille les agriculteurs de Klouékanmè.
Le vendredi 17 avril 2026, les agriculteurs et agricultrices de Klouékanmè ont participé à une séance de formation sur les bonnes pratiques agroécologiques. Organisée par le réseau Jinukun avec le soutien d’Agroecology Food, cette initiative s’inscrit dans le projet « Faire avancer la transition agroécologique » et vise à renforcer les capacités des producteurs et transformateurs du département du Couffo. Le réseau Jinukun, avec l’appui d’Agroecology Food, a sensibilisé producteurs et transformatrices du Couffo sur les avantages de l’agroécologie et son impact sur la santé, l’environnement et les revenus. Pour Pierre Bédiyé, président du réseau Jinukun et de la Fédération agroécologique du Bénin (Faeb), l’agroécologie est une réponse aux défis agricoles et environnementaux. Elle régénère les sols et la biodiversité, réduit la dépendance aux intrants chimiques (engrais, pesticides), améliore la résilience face au changement climatique, favorise l’autonomie des agriculteurs et crée des emplois locaux puis produit des aliments sains pour les consommateurs. « Il ne suffit pas d’entendre, il faut pratiquer. Certains participants seront suivis directement dans leurs champs pour vérifier la mise en œuvre des techniques apprises », a-t-il insisté. Les participants ont été initiés à des techniques telles que : le compostage pour enrichir les sols, la réduction de l’usage des engrais chimiques, la rotation des cultures et l’agroforesterie. La formation s’est déroulée de manière interactive, avec des échanges d’expériences et des démonstrations pratiques. Selon Patrice Sagbo, trésorier général du réseau Jinukun, les effets de cette formation seront visibles dans les prochains mois : « D’ici trois mois, nous devons avoir les premiers légumes, fruits et maïs agroécologiques. Ceux qui veulent manger sain viendront s’approvisionner auprès des producteurs formés. » Un suivi post-formation est prévu pour accompagner les bénéficiaires et garantir l’adoption durable des pratiques. Planifié pour une durée d’un an, ce projet vise à susciter une véritable prise de conscience sur l’importance de l’agroécologie. Les participants se sont engagés à changer leurs habitudes agricoles afin de préserver la santé des populations et l’environnement. Cet atelier marque une étape importante dans la transition agroécologique du Couffo, en donnant aux producteurs les outils pour produire mieux, protéger la nature et offrir aux consommateurs des aliments plus sains. Laure Lèkossa
Tour cycliste international du Bénin : La stratégie au cœur de la petite reine.
Le compte à rebours est lancé pour le 21ᵉ Tour cycliste international du Bénin, considéré comme le plus grand événement sportif de l’année dans le pays. Alors que 90 coureurs sont attendus sur la ligne de départ, les spécialistes rappellent que le cyclisme, au-delà de la quête du maillot jaune, repose sur des stratégies collectives et des objectifs multiples selon le profil des étapes. À une semaine du grand départ du 21ᵉ Tour cycliste du Bénin, focus sur les particularités d’un sport individuel où la victoire dépend pourtant de l’esprit d’équipe. Albert Ogoudédji, spécialiste du cyclisme, rappelle que le vélo est un sport où chacun roule seul, mais où la victoire dépend du travail d’équipe. Thomas Weckler, ancien cycliste professionnel et sélectionneur de l’équipe de France, précise : « Le vélo met tout le monde à sa place. Certains sont capables de gagner, d’autres pas, mais ils sont indispensables pour aider un leader à lever les bras sur la ligne d’arrivée. » Dans une course comme le Tour du Bénin, pendant que certains coureurs visent le maillot jaune et la victoire finale, d’autres par-contre cherchent à remporter une étape ou une course contre la montre. Les sprinteurs et grimpeurs se battent quant à eux pour leurs maillots spécifiques. Les équipiers protègent le leader, contrôlent le rythme et sacrifient leurs chances pour l’équipe. Chaque étape devient ainsi une course dans la course, avec des stratégies adaptées au profil du terrain. Un staff irréprochable et des rôles bien définis sont essentiels. Comme le souligne Blaise Adankpo, journaliste sportif : « Dans le vélo, on ne perd pas. Même un coureur distancé peut avoir rempli sa mission pour l’équipe. » Le Tour cycliste international du Bénin promet spectacle et intensité. Pascal Toffodji
Journée internationale du patrimoine : Quand la jeunesse béninoise redonne vie à l’héritage culturel.
Le patrimoine ne se limite pas aux musées ou aux monuments. Il se vit au quotidien, dans la nourriture, les vêtements, les danses et les traditions. À l’occasion de la Journée internationale du patrimoine, célébrée aujourd’hui, immersion à Ouidah auprès de jeunes qui réinventent l’héritage de leurs ancêtres pour le préserver face aux défis de la mondialisation. Pour Henri Detungboto, rencontré à la bibliothèque du Ccri de Ouidah, le patrimoine se vit d’abord dans l’assiette et sur le corps : « Les Kanvo, les Atchoké, j’adore ça. » Ces étoffes et ces plats traditionnels sont autant de repères identitaires, au même titre que le couscous ou le Yèkè-Yèkè venus d’ailleurs. Au-delà du quotidien, le patrimoine béninois plonge ses racines dans le sacré et les monuments. « Le Bomiwo, j’ai appris avec mon papa », confie un jeune, conscient que ces pratiques relèvent d’un héritage africain partagé. Pour Josué Eli, juriste à Porto-Novo, les nouvelles technologies sont désormais un outil de transmission : « Les réseaux sociaux et les téléphones portables permettent à notre génération de mettre en valeur ces patrimoines, de communiquer sur leur importance et leur valeur culturelle. » Le Kanvo, tissu traditionnel, illustre cette richesse. Sa confection demande méthode, concentration et habileté. « Ce n’est pas donné à tout le monde de le faire », rappelle Josué Eli, soulignant que le patrimoine est aussi une affaire d’intelligence et de respect du travail manuel. Danses des Zangbéto, saveurs du Yèkè-Yèkè, étoffes de Kanvo : le patrimoine béninois reste un héritage vivant. Le défi est clair : l’adopter, le valoriser et le transmettre, pour qu’il ne disparaisse pas sous les vents de la mondialisation. Pascal Toffodji
24ème journée de la ligue 2 : Les Panthères détrônées, la bataille pour la montée s’intensifie.
La 24ᵉ journée de la Ligue 2 nationale a tenu toutes ses promesses. Les Panthères, leaders jusque-là avec 43 points (+9), ont été freinées par un nul 0-0 face à Dynamique FC, lanterne rouge. Résultat : elles cèdent leur première place à Djeffa et à l’AS Police, qui profitent du goal différentiel pour repasser devant. Accrochées dans le derby de Djougou, les Panthères perdent leur fauteuil de leader au profit de Djeffa et de l’AS Police, relançant le suspense à la 24ᵉ journée. A l’issue de cette journée marathon pour les formations sportives en compétition quelques résultats se dégagent. Les Panthères de Djougou 0-0 Dynamique FC : un nul frustrant dans le derby de Djougou. AS Police 4-0 Dynamo FC Parakou et 2-0 Ajas: les policiers frappent fort et reprennent la tête. Djeffa profite également du faux pas des Panthères pour se repositionner. Sitatunga 1-0 Aziza : victoire au service minimum. Adjidja 1-0 Avrankou Omnisport : les militaires assurent l’essentiel. Requins de l’Atlantique 1-1 Béké FC : un nul qui les maintient à une longueur du premier relégable. Dans la zone rouge on note Dynamo FC de Parakou, 17ᵉ, en grande difficulté. Dynamique FC, dernier malgré le nul arraché face aux Panthères. Requins de l’Atlantique, toujours sous pression, à un point du maintien. Le président des Panthères, Radji Soumanou, devra donc vite réagir lors du prochain déplacement à Comè face à Énergie. La lutte pour la montée reste ouverte, et chaque point compte dans ce sprint final. Cette 24ᵉ journée confirme que la Ligue 2 est plus indécise que jamais. Entre ambitions de montée et lutte pour le maintien, le suspense reste entier et promet une fin de saison haletante. Pascal Toffodji
Lancement du Certificat de qualification aux métiers : Plus de 38 500 candidats planchent dans 126 métiers.
Du 20 au 25 avril 2026, plus de 38 500 candidats répartis dans 126 métiers et 8 branches professionnelles composent l’examen du Certificat de qualification aux métiers (Cqm). Le lancement officiel s’est tenu au lycée technique de Kpondéhou, à Akpakpa (Cotonou), en présence des autorités et encadreurs, marquant une étape décisive pour la formation professionnelle au Bénin. Par la Rédaction « Chers candidats, vous incarnez l’avenir des métiers et le savoir-faire » déclarait Garba Ayouba, le directeur de cabinet du Ministère des enseignements secondaires, de la formation technique et professionnelle (Mesftp) pour mettre les candidats en condition. Au total, 38 507 candidats sont inscrits cette année à l’examen du Cqm. Ils proviennent de 126 corps de métiers regroupés en 8 branches professionnelles et répartis dans 109 centres sur tout le territoire. Cet examen constitue une étape décisive pour des milliers de jeunes en formation professionnelle, qui voient dans le Cqm une véritable passerelle vers l’emploi et la reconnaissance officielle de leurs compétences. La session 2026 accorde une attention particulière à deux catégories de candidats : les personnes en situation de handicap, bénéficiant de dispositifs adaptés et les candidats présentés par l’Agence pénitentiaire du Bénin, offrant une seconde chance à ceux en réinsertion. Au nom des trois ministères impliqués dans l’organisation de l’examen, le représentant du ministre de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle a insisté sur la portée de cet examen. Garba Ayouba, a rappelé la portée de cet examen. A en croire ses explications il vise à valoriser les métiers de l’artisanat, garantir la reconnaissance des compétences issues de l’apprentissage, améliorer l’employabilité des jeunes et assurer une meilleure adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail. Pour les candidats, le Cqm est bien plus qu’un examen. « Le Cqm que je passe aujourd’hui peut m’ouvrir des portes. Il peut m’aider à trouver très vite du travail. » Avec des équipements modernes et un encadrement renforcé, cette session illustre la volonté du Bénin de bâtir une jeunesse qualifiée et compétitive. Le Cqm rénové, instauré depuis six éditions, est conçu pour répondre aux réalités du marché de l’emploi. Il ambitionne de : valoriser les métiers techniques et artisanaux, offrir de nouvelles perspectives professionnelles, contribuer à la croissance économique par une main-d’œuvre qualifiée. Dans un climat de sérénité au niveau du Zou En somme, le lancement du CQM 2026 marque une étape majeure dans la politique de formation professionnelle du Bénin. Plus qu’un diplôme, il est un levier d’insertion et de dignité pour des milliers de jeunes et de travailleurs en quête de reconnaissance.
En vision officielle en Angola : Le Pape Léon XIV appelle à résister à la corruption.
Au troisième jour de sa visite en Angola, le pape Léon XIV a été accueilli le lundi 20 avril dans une ferveur populaire a Saurimo, une région enclavée située a plus de 800 km de Luanda. Devant des milliers de fidèles, le chef de l’église catholique a insisté sur la nécessité de résister à la corruption, tout en apportant son soutien aux plus vulnérables. En visite dans l’est du pays, le souverain pontife a été accueilli par une foule enthousiaste. Il a exhorté les fidèles à lutter contre le fléau de la corruption et a rendu visite à des personnes âgées défavorisées. Saurimo, voisine des zones diamantifères du nord-est, est une province longtemps marginalisée. L’arrivée du souverain pontife y revêt une portée particulière, marquant une reconnaissance pour cette région éloignée de la capitale. En milieu de matinée, le Pape a visité une structure accueillant une soixantaine de personnes âgées, abandonnées par leurs familles ou victimes de violences. Antonio Joaquin, 72 ans, a témoigné devant lui : « Votre présence dans ce foyer est une bénédiction de Dieu. » Devant les fidèles, le Pape Léon XIV a rappelé que la corruption est un fléau qui fragilise les sociétés et prive les populations de justice et de dignité. Son appel résonne particulièrement dans une région où les ressources naturelles, notamment les diamants, sont souvent sources de tensions et d’inégalités. C.Z
Arrestation de Kemi Seba en Afrique du Sud : Le Bénin prépare une demande d’extradition.
Le 13 avril 2026, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kemi Seba, a été interpellé à Pretoria par la Direction des enquêtes criminelles prioritaires sud-africaines. Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a, dans une déclaration de presse, confirmé que l’arrestation fait suite à deux mandats délivrés en 2025 et prépare désormais une demande d’extradition vers le Bénin. Arrêté en Afrique du Sud, le militant béninois fait l’objet de deux mandats d’arrêt émis par la Criet pour blanchiment de capitaux, apologie de crime, incitation à la haine et à la violence. Ces mandats ont conduit la Criet à saisir officiellement les autorités judiciaires sud-africaines pour une arrestation provisoire. Le procureur spécial a précisé que la demande d’extradition est en cours de préparation : « Il s’agit d’une procédure essentiellement judiciaire, préparée, transmise et examinée par les autorités judiciaires de l’État requérant et de l’État requis. Les autorités politiques n’interviennent à ce stade que pour assurer la transmission des demandes par voie diplomatique. » Il a également salué le professionnalisme des autorités sud-africaines dans la lutte contre la criminalité. La demande d’extradition s’inscrit dans le cadre des conventions multilatérales auxquelles le Bénin et l’Afrique du Sud sont parties. Pour l’heure, Kemi Seba est placé en détention provisoire en Afrique du Sud, en attendant la suite de la procédure. Cette affaire marque une étape importante dans la coopération judiciaire internationale et met en lumière la volonté du Bénin de poursuivre les infractions économiques et les discours incitant à la haine. Pascal Toffodji