Le lancement du fonds d’investissement Saviu II, doté de 6,5 millions d’euros, marque une étape décisive pour l’écosystème technologique en Afrique de l’Ouest francophone. Au‑delà du soutien aux startups, ce mécanisme financier ouvre de nouvelles perspectives pour la compétitivité économique du Bénin et de ses voisins. Saviu II ambitionne de structurer un axe technologique reliant Cotonou, Abidjan et Dakar. En ciblant les pays francophones souvent sous‑capitalisés, le fonds entend créer un corridor d’innovation solide, capable de rivaliser avec les hubs anglophones déjà bien établis. Le Bénin, identifié comme pilier stratégique, bénéficiera d’au moins 60 % des engagements financiers aux côtés du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Cameroun. Le montage financier repose sur une synergie institutionnelle : la Banque africaine de développement (Bad) a injecté 4,5 millions d’euros, tandis que l’Union européenne, via le programme Boost Africa, garantit 2 millions d’euros pour sécuriser les premiers investissements. Cette combinaison offre aux jeunes entreprises un accès inédit à des ressources stables et institutionnelles. Saviu II prévoit d’accompagner une vingtaine de startups avec des financements allant de 500 000 à 3 millions d’euros. Le fonds interviendra dès les phases sensibles de pré‑amorçage et d’amorçage, souvent en co‑investissement avec des incubateurs locaux. L’objectif est de transformer les pépites locales en champions régionaux capables de s’imposer sur le marché international. Une continuité après Saviu I Ce second volet s’inscrit dans la continuité de Saviu I, qui avait mobilisé 10 millions d’euros pour soutenir 12 entreprises. Avec Saviu II, l’ambition est plus large : structurer un écosystème durable et renforcer la place du Bénin dans l’économie numérique régionale. Au‑delà de l’innovation technologique, ce fonds représente une opportunité pour le Bénin de diversifier son économie, d’attirer des talents et de stimuler l’emploi. En consolidant les startups locales, le pays se positionne comme un acteur incontournable de la transformation numérique en Afrique de l’Ouest. C.Z
Bohicon : Un présumé voleur de moto pris à partie par la population.
Un incident de braquage a secoué le quartier Aligoudo, dans la Commune de Bohicon, dans l’après‑midi du mercredi 04 mars 2026. Un présumé voleur de moto a été appréhendé par des habitants après une course‑poursuite, avant l’intervention des forces de l’ordre. Selon le témoignage du propriétaire de la moto, conducteur de Zémidjan, tout a commencé au niveau du Ceg1 de Bohicon. Deux jeunes hommes l’ont sollicité pour une course et lui ont indiqué de les conduire vers Gnidjazoun. Arrivés sur place, les passagers ont évoqué un prétendu sacrifice à une divinité locale. Mais leur intention était tout autre : l’un d’eux a sorti un pistolet pour s’emparer de la moto et tenter de voler également le téléphone du conducteur. Le suspect vêtu d’une chemise rouge a démarré la moto et pris la fuite avec son complice. Le conducteur, alertant ses collègues Zémidjan, a provoqué une course‑poursuite. L’un des deux braqueurs a été rattrapé, tandis que le second a réussi à s’échapper. L’individu interpellé a subi la colère de certains habitants de Gnidjazoun avant l’arrivée des forces de l’ordre. Alexis Agbangba, chef du quartier Aligoudo, a confirmé les faits et appelé les populations à renforcer leur collaboration avec les autorités pour mettre fin aux braquages répétés dans la localité. Informée, la police républicaine s’est rapidement rendue sur les lieux pour constater les faits et ouvrir une procédure. L’enquête devra permettre de retrouver le second suspect et de déterminer les circonstances exactes de ce braquage. Cet incident met une nouvelle fois en lumière la recrudescence des braquages dans certaines zones de Bohicon. Les autorités locales insistent sur la nécessité d’une vigilance accrue et d’une coopération étroite entre populations et forces de sécurité pour endiguer ce fléau. C.Z
Ramadan à Parakou : La solidarité au cœur du mois sacré.
Le mois de Ramadan est, pour les fidèles musulmans, une période de jeûne, de prière et de partage. À Parakou, cette dimension de solidarité se manifeste particulièrement dans les mosquées et centres socio‑éducatifs, où des initiatives collectives viennent en aide aux plus démunis. Au centre socio‑éducatif Al-Ouda de Parakou, les responsables religieux multiplient les actions de soutien. Après les prières, les fidèles repartent régulièrement avec des vivres et autres dons. Une pratique qui s’inscrit dans la recommandation du prophète Mohamed : « Donner une nourriture au jeûneur procure la même récompense que celui qui a jeûné, sans diminuer la récompense du jeûneur lui‑même », rappelle Ousmane Yarou, prédicateur islamique du centre.Cette démarche vise à renforcer l’harmonie au sein de la communauté musulmane. Les fidèles rompent le jeûne ensemble, partagent les repas et cultivent l’amour mutuel, dans la recherche des bénédictions divines.Comme chaque année, le centre Al‑Ouda organise une vaste distribution de vivres. Environ 3000 repas ont été offerts aux personnes vulnérables de Parakou. Riz, maïs, huile, lait, tomates, haricots… autant de denrées qui permettent aux bénéficiaires de rompre le jeûne dans de meilleures conditions. « Que Dieu bénisse les donateurs et tous ceux qui ont aidé de près ou de loin à exécuter ce programme », a déclaré un responsable religieux impliqué dans l’initiative. Des bénéficiaires reconnaissants Les bénéficiaires n’ont pas caché leur joie et leur gratitude. « Aujourd’hui, pour la rupture, il y a eu du maïs, de l’huile, de la tomate, du lait, du haricot, du riz. Je suis vraiment très content et qu’Allah les récompense », confie un fidèle. Une autre ajoute : « Les cadeaux de carême, nous avons reçu beaucoup de choses. Je les remercie et je les bénis. » Au‑delà de l’aide matérielle, ces gestes rappellent l’esprit du Ramadan : un mois de bénédiction où la solidarité et la générosité doivent primer. Les responsables religieux encouragent les fidèles à multiplier les actes de charité, convaincus que ces initiatives renforcent la cohésion sociale et apportent des récompenses spirituelles. C.Z
Rapport annuel du CES : Des propositions centrées sur la jeunesse et la sécurité.
Le Conseil économique et social (Ces) du Bénin a présenté son rapport annuel au chef de l’État, Patrice Talon, le mercredi 4 mars 2026, au palais de la Marina. Au‑delà du bilan institutionnel, le document met en lumière une série de recommandations destinées à répondre aux défis socio‑économiques et sécuritaires du pays. Le Ces insiste sur la nécessité d’un soutien ciblé aux jeunes, afin de renforcer leur résilience face aux menaces sécuritaires. L’institution suggère également l’opérationnalisation des comités de concertation pour prévenir les conflits agro‑pastoraux, une problématique récurrente dans plusieurs régions du pays. Parmi les mesures phares, figure la mise en place d’un « panier citoyen » destiné à amortir l’impact de la vie chère sur les ménages. Cette initiative viserait à garantir un accès minimal aux produits de première nécessité, en période de forte inflation. Le Ces appelle aussi à un durcissement du cadre juridique pour combattre la prolifération de l’alcool frelaté, un fléau qui menace la santé publique et fragilise les communautés. Le président du Ces, Conrad Gbaguidi, a souligné que ces recommandations s’inscrivent dans la nouvelle dynamique impulsée par la réforme structurelle de l’institution. Selon lui, le Conseil est désormais plus visible auprès des populations et plus présent sur la scène internationale. Le président Patrice Talon, tout en saluant la qualité du travail accompli, a invité les conseillers à poursuivre leurs efforts avec rigueur pour renforcer la pertinence des analyses. Un séminaire bilatéral est annoncé dans les prochains jours afin d’approfondir les pistes proposées et d’orienter les futures politiques publiques. Pascal Toffodji
Sécurisation foncière au Bénin : L’ANDF appelle les citoyens à retirer leurs titres.
L’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) a lancé, le mardi 3 mars 2026, un appel pressant aux citoyens dont les titres fonciers sont déjà disponibles dans les Bureaux communaux du domaine et du foncier (Bcdf). L’institution souligne que ces documents, essentiels pour la sécurisation juridique des propriétés, s’accumulent dans les bureaux faute de retrait par les bénéficiaires. Le titre foncier est l’unique preuve légale de propriété reconnue par l’État. Son retrait est donc crucial pour éviter les litiges, garantir la transmission des biens et protéger les propriétaires contre les contestations. L’Andf rappelle que ces titres constituent un outil fondamental pour la stabilité foncière et la valorisation des patrimoines familiaux. Pour faciliter les démarches, l’Agence a mis à disposition les listes des bénéficiaires dans chaque Bcdf à travers le pays. Elles sont également consultables en ligne sur le site officiel de l’Andf (www.andf.bj). Cette transparence vise à encourager les citoyens à se rapprocher rapidement des bureaux communaux afin de récupérer leurs documents. Le Directeur général de l’Andf invite les requérants à faire preuve de diligence. Selon lui, le retrait des titres fonciers ne doit pas être perçu comme une simple formalité administrative, mais comme une étape essentielle pour sécuriser les investissements et renforcer la confiance dans le système foncier national. Cet appel s’inscrit dans la volonté du gouvernement de moderniser la gestion du domaine et du foncier au Bénin. En réduisant le nombre de titres en souffrance, l’Andf espère fluidifier le travail des Bcdf et renforcer l’efficacité du système foncier, au bénéfice des citoyens et du développement économique. Pascal Toffodji
Attaque terroriste à Karimama : Le Bénin perd des plumes.
Une attaque armée a visé, mercredi 4 mars 2026, une position des Forces armées béninoises (Fab) dans le village de Kofonou, Commune de Karimama, au nord du pays. Le bilan provisoire communiqué par l’armée fait état de quinze militaires tués et de quatre blessés, dont le pronostic vital n’est pas engagé. Selon le porte‑parole des Fab, le colonel James Johnson, l’assaut a été mené par un groupe armé lourdement équipé. Les assaillants ont pris pour cible une base militaire, provoquant de violents affrontements. Malgré la riposte des soldats, les pertes humaines sont importantes. Après l’attaque, une colonne d’assaillants a tenté de se replier. L’armée béninoise a déployé des aéronefs pour les intercepter. L’intervention aérienne a permis de neutraliser quatre combattants et de disperser le reste du groupe. Les opérations de sécurisation se poursuivent dans cette zone frontalière avec le Niger, régulièrement exposée aux incursions terroristes. Une zone sous pression La Commune de Karimama, située dans le département de l’Alibori, est l’une des zones les plus sensibles du pays. Depuis plusieurs mois, elle fait face à des attaques récurrentes attribuées à des groupes armés opérant dans la région sahélienne. Les autorités béninoises multiplient les efforts pour contenir cette menace et protéger les populations locales. Cette nouvelle attaque rappelle la fragilité sécuritaire du nord du Bénin et la nécessité de renforcer la coopération régionale face au terrorisme. L’armée béninoise, déjà engagée dans plusieurs opérations de sécurisation, devra redoubler de vigilance pour éviter la répétition de tels drames. Pascal Toffodji
Vendredi Saint : Mgr Pascal N’koué rappelle le sens du chemin de croix.
Le Vendredi Saint, célébré par l’Église catholique, commémore la mort du Christ sur la croix. À Parakou, l’archevêque métropolitain, Mgr Pascal N’koué, a livré un message fort sur la signification de cette journée, invitant les fidèles à méditer sur l’amour de Dieu et à rechercher la paix et la réconciliation. Mgr N’koué rappelle que le chemin de croix retrace toutes les étapes vécues par Jésus depuis son arrestation au jardin des Oliviers jusqu’à sa crucifixion au Golgotha. Trahi par Judas, conduit successivement devant Caïphe, Pilate et Hérode, Jésus a été flagellé avant de porter sa croix. « Lui, innocent, vrai homme et vrai Dieu, a voulu souffrir tout cela pour nous dire jusqu’à quel point Dieu nous aime », souligne l’archevêque. Pour lui, le chemin de croix est une invitation à penser aux souffrances du monde entier et à comprendre que la mort du Christ est un sacrifice pour la rédemption de l’humanité. Après le chemin de croix, les fidèles participent à la liturgie de la Passion. Celle-ci comprend dix prières universelles qui englobent « toutes les misères du monde entier ». Mgr N’koué explique que le Vendredi Saint, la messe n’est pas célébrée, car la messe elle-même est une commémoration non sanglante de la mort et de la résurrection du Christ. Ce jour-là, le sang du Christ a réellement coulé, et les fidèles sont invités à vénérer la croix. « Ce n’est pas le bois que nous adorons, mais Jésus-Christ crucifié sur ce bois de notre salut », précise-t-il, appelant les chrétiens à rendre grâce et à demander pardon pour leurs péchés. Un appel à la paix et à la réconciliation Dans son message, l’archevêque insiste sur la nécessité de transformer la méditation du Vendredi Saint en un engagement concret pour la paix. « Que sa mort et sa résurrection nous aident à vivre dans la joie et la paix », exhorte-t-il. Il invite les familles à se réconcilier et les fidèles à rechercher la paix intérieure et communautaire. Mgr Pascal N’koué s’adresse également aux responsables politiques. Il leur rappelle que « toute autorité vient de Dieu » et doit être exercée dans la crainte de Dieu, avec justice et humilité. « Nous avons intérêt à exercer notre autorité pour le bien du peuple, et non pour nos propres intérêts », insiste-t-il. L’archevêque souhaite que les dirigeants tiennent compte de la mort et de la résurrection du Christ pour gouverner dans la charité et la réconciliation des cœurs. Le Vendredi Saint s’inscrit dans le triduum pascal, ces trois jours qui conduisent vers la fête de Pâques. Pour Mgr N’koué, cette marche spirituelle est une occasion unique de se rapprocher de Dieu et de renouveler l’espérance chrétienne. « Si nous crions vers lui, Jésus répondra favorablement à nos prières », affirme-t-il avec conviction. Zéphirin Toasségnitché
Ramadan à Bohicon : Les femmes, piliers de la réussite du jeûne.
Alors que les fidèles musulmans du Bénin observent le mois sacré de Ramadan, la voix d’Azia Sabi Sidi, femme musulmane de Parakou, rappelle l’importance du rôle des femmes dans la réussite de ce moment d’adoration. Pour elle, les femmes sont les véritables artisanes du bon déroulement du jeûne, en raison de leur implication dans la préparation des repas et dans l’organisation quotidienne des foyers. Selon Azia Sabi Sidi, le mariage est la première condition pour qu’une femme puisse servir convenablement son mari durant le Ramadan. Elle estime qu’une jeune fille non mariée ne devrait pas préparer les repas du jeûne pour un homme avec qui elle n’est pas liée par les liens sacrés du mariage. « Quand il n’y a pas de mariage, on ne peut pas le faire. Même si l’homme jeûne, c’est comme s’il ne s’affame pour rien », explique-t-elle. Durant ce mois de bénédiction, les femmes doivent veiller à la régularité des repas et au respect des horaires. Azia Sabi Sidi insiste sur l’importance de se réveiller tôt, parfois dès 3 heures du matin, pour préparer le repas de l’aube (souhour). Qu’il s’agisse de pâte, d’igname pilée ou d’autres mets traditionnels, tout doit être prêt à temps pour permettre aux fidèles de commencer leur journée de jeûne dans de bonnes conditions. Après la préparation, elle recommande de faire les ablutions, de prier deux rak’a, puis de prendre le repas avant la prière de 6 heures. La lecture du Coran au retour de la mosquée est également encouragée pour multiplier les bénédictions. Entre aide et concubinage La musulmane de Parakou nuance toutefois son propos : une femme peut aider un homme à préparer ses repas de jeûne, à condition qu’il n’y ait pas d’intention de concubinage. « Si c’est pour l’aider simplement, pour la récompense divine, il n’y a pas de problème », précise-t-elle. Mais si les deux nourrissent l’idée d’une relation hors mariage, cela devient blâmable. Elle invite donc les jeunes à privilégier le mariage plutôt que les relations informelles. Azia Sabi Sidi adresse un message clair aux jeunes : éviter les sorties et fréquentations sans mariage, et privilégier l’engagement officiel. « Venez à la maison, présentez-vous et on vous donne le feu vert pour vous marier. Ce n’est pas une question de millions », insiste-t-elle, rappelant que le mariage est une voie vers les bénédictions divines. Elle met en garde contre la tentation de se marier uniquement pour le mois de Ramadan, une pratique qu’elle juge contraire à la volonté divine. Au-delà des repas, Azia Sabi Sidi souligne que les femmes sont les gardiennes de la maison et de la spiritualité familiale durant le Ramadan. Leur rôle ne se limite pas à la cuisine : elles veillent à la discipline, à la prière et à la lecture du Coran, contribuant ainsi à la réussite spirituelle et matérielle du jeûne. Zéphirin Toasségnitché
Vente de gaz domestique en ligne au Bénin : Le CNIN met en garde et invite à la vigilance.
Le Centre national d’investigation numérique (Cnin) a lancé, hier jeudi 5 mars 2026, une alerte sur ses réseaux sociaux concernant une nouvelle forme d’escroquerie en ligne. Des cybercriminels diffusent de fausses annonces de vente promotionnelle de bouteilles de gaz domestique sur Facebook et TikTok afin de piéger les internautes. Selon le Cnin, plusieurs citoyens ont déjà été victimes de cette arnaque. Les escrocs publient des offres séduisantes, proposent des prix très bas et exigent un paiement anticipé avant la livraison. Mais une fois l’argent envoyé, les produits n’arrivent jamais. Pour éviter ces mauvaises surprises, le Cnin invite les populations à : ne jamais verser d’argent avant d’avoir vu la marchandise, acheter uniquement auprès de points de vente agréés et reconnus, se méfier des offres trop belles pour être vraies. L’institution appelle également les internautes à signaler tout contenu suspect afin de limiter la propagation de ces pratiques frauduleuses. Ce type d’escroquerie n’est pas isolé. En décembre 2025, le Cnin avait déjà mis en garde contre des individus promettant de « multiplier » ou « doubler » l’argent envoyé via les réseaux sociaux. Les victimes étaient invitées à effectuer un premier dépôt ou à payer des frais de déblocage, avant que les escrocs ne disparaissent avec l’argent. Le Cnin avait rappelé qu’aucune méthode légale ou technologique ne permet de multiplier de l’argent de cette manière. Face à la recrudescence de ces pratiques, le Cnin exhorte les citoyens à redoubler de vigilance et à privilégier les circuits officiels pour leurs achats en ligne. La sécurisation numérique reste un enjeu majeur pour protéger les consommateurs et renforcer la confiance dans l’économie digitale au Bénin. P.T
Dix ans de gouvernance Talon : Ayibatin Jonas Hantan place la jeunesse de l’Ouémé au cœur de la continuité.
La tournée nationale de sensibilisation des jeunes autour du bilan décennal du président Patrice Talon se poursuit avec succès à travers le Bénin. Après l’étape du Zou, c’est le département de l’Ouémé qui a accueilli, le mardi 3 mars 2026, une délégation d’autorités venues échanger avec la jeunesse sur les réalisations marquantes des deux mandats présidentiels (2016‑2026). Les échanges ont débuté à la maison des jeunes de Djègan‑Kpèvi, réunissant élèves, apprentis, étudiants, formateurs, encadreurs et parents. En présence du maire de Porto‑Novo, du préfet de l’Ouémé, Dr Marie Akpotrossou, et d’autres personnalités, les jeunes ont découvert les avancées concrètes en matière d’éducation, d’emploi et d’autonomisation. Les discussions ont mis en lumière les programmes phares destinés à la jeunesse, tout en soulignant l’importance de la participation citoyenne. Sèmè‑Podji : un attachement réaffirmé à la participation électorale La commune de Sèmè‑Podji a ensuite pris le relais avec une séance animée par Thomas Singbo, maire de la ville, et le ministre conseiller à l’agriculture, à l’élevage et à la pêche. Les jeunes, nombreux et attentifs, ont été sensibilisés à l’impact des politiques publiques sur leur quotidien. Les autorités ont insisté sur le rôle crucial des primo‑votants dans les élections d’avril 2026, les encourageant à exercer leur droit de vote pour pérenniser les acquis. Initiée le 23 février par Ayibatin Jonas Hantan, ministre conseiller au tourisme, à la culture, aux arts et aux sports, cette campagne repose sur trois axes : l’information : présentation transparente des réalisations gouvernementales ; la responsabilisation: appel à un engagement citoyen apaisé et constructif ; et la mobilisation : incitation à voter massivement pour consolider la dynamique de développement. Pobè : une jeunesse emballée Le lendemain, la délégation a mis le cap sur Pobè. Cette étape s’inscrit dans un contexte marqué par dix années de réformes engagées sous la présidence de Patrice Talon, notamment dans les domaines des infrastructures, du numérique, de la formation professionnelle, du sport, du tourisme et de la gouvernance économique. Clément Adéyèmi Kouchadé, maire de Pobè, a énuméré quelques réalisations au plan éducatif, telles que la construction d’une maison de Guèlèdè, la création d’une plateforme digitale et le développement de produits et formations pour les guides touristiques. Ayibatin Jonas Hantan a rappelé l’encadrement des grèves dans le système éducatif, qui a permis le respect du calendrier scolaire et académique. Rodrigue Magloire KOTOUNOU, secrétaire général du département du Plateau, a quant à lui mis en avant la plateforme numérique Éduc Master, un système d’information pour la gestion de l’éducation (Sige) qui centralise les données des élèves, enseignants et établissements scolaires. Les jeunes présents se sont dits satisfaits des échanges et ont exprimé leur volonté de se mobiliser massivement le 12 avril prochain pour accomplir leur devoir civique. La tournée nationale de mobilisation de la jeunesse se poursuivra jusqu’au 20 mars 2026 et couvrira les 12 départements du pays. Elle confirme l’ancrage du dialogue entre l’État et la jeunesse, considérée comme le pilier de l’avenir du Bénin. La Rédaction