À moins de deux mois du scrutin présidentiel prévu le 12 avril 2026, le processus électoral suit son cours au Bénin. Plusieurs étapes ont déjà été franchies, tandis que d’autres échéances importantes attendent encore la Commission Électorale Nationale Autonome (Céna), les électeurs et les candidats. Sous la présidence de Sacca Lafia, la Céna a publié le calendrier électoral officiel, fixant les grandes dates du processus. Le dépôt des candidatures, effectué en octobre 2025, a été suivi de l’examen et de la validation des dossiers. La liste définitive des candidats a été rendue publique à la fin du mois d’octobre. La question des parrainages, indispensable à la validation des candidatures, est également close. L’affichage des listes électorales définitives qui devrait être effectué depuis le 27 février dernier permettrait aux citoyens de vérifier leur inscription. La période de recours contre ces listes s’étendra jusqu’au 6 mars. La campagne électorale officielle pour le premier tour se déroulera du 27 mars au 10 avril. Durant ces deux semaines, les candidats présenteront leurs projets aux populations. Le 11 avril marquera le début du silence électoral, qui se prolongera jusqu’au jour du vote, le 12 avril. Durant cette période, toute propagande sera interdite, y compris dans les médias. Deux candidatures ont été définitivement retenues par la Cour constitutionnelle : Romuald Wadagni, ministre des Finances, porté par la majorité présidentielle et alliés, avec Mariam Chabi Talata comme colistière ; Paul Hounkpè, représentant du parti Force Cauris pour un Bénin Émergent (Fcbe), accompagné de Judicael Hounwanou comme candidat à la vice‑présidence. Ces deux duos composent l’affiche officielle du scrutin, après l’exclusion d’autres prétendants, dont Renaud Agbodjo et Jules Lodjou, issus du principal parti d’opposition. C.Z
Phase retour : Le trio de tête prend les commandes en Ligue 1.
La 18ᵉ journée de la Ligue 1 béninoise, disputée les 28 février et 1er mars 2026, a marqué le début de la phase retour du championnat. Et déjà, les cadors confirment leur suprématie : Sobemap FC, Buffles FC et Coton FC s’imposent avec autorité, resserrant la lutte pour le podium et laissant certains prétendants sur le carreau. Leader incontesté, Sobemap FC n’a pas tremblé face à Ayéma FC. Les Manutentionnaires l’ont emporté 3‑1 et conservent leur fauteuil de leader avec 37 points. Buffles FC, solide dauphin, a dominé Dynamo FC d’Abomey sur le même score (3‑1), portant son total à 35 unités. Coton FC, vice‑champion en titre, a signé une victoire éclatante face au champion sortant Dadjè FC (3‑0). Avec 34 points, le club de Ouidah reste au contact du duo de tête et entretient la pression. Aspac FC, quatrième avant cette journée, a été tenu en échec par Espoir FC de Savalou (0‑0). Ce coup d’arrêt coûte cher aux Portuaires, désormais cinquièmes avec 30 points. L’AS Cotonou en profite : vainqueur 2‑0 des Cavaliers de Nikki, le club grimpe à la 4ᵉ place avec 32 points. Loto‑Popo FC et Damissa FC se sont neutralisés (1‑1), conservant des positions honorables mais voyant le podium s’éloigner. Dans la zone rouge, la lutte pour le maintien devient critique. USS Kraké et JS Pobè se sont quittés sur un nul (1‑1), un point insuffisant pour respirer. Cavaliers et Dadjè en grande difficulté La situation est particulièrement alarmante pour Cavaliers FC et Dadjè FC. Avec respectivement 9 et 12 défaites en 18 matchs, ces équipes s’enfoncent dans les profondeurs du classement. Dadjè FC, lanterne rouge avec seulement 10 points et une différence de buts de ‑21, semble condamné à un exploit monumental pour espérer rester dans l’élite. Cette 18ᵉ journée aura confirmé la domination des puissants, tout en rappelant aux outsiders qu’il faudra hausser le niveau de jeu pour espérer rivaliser. La phase retour s’annonce donc intense, entre la lutte pour le titre et la bataille pour le maintien. Pascal Toffodji
Découverte macabre à Tchaorou : Un corps sans tête retrouvé au milieu de la chaussée.
La matinée d’hier mardi 03 mars 2026 a été marquée par une scène d’horreur à Tchaourou, sur la Route nationale inter-État n°2. Le corps sans vie d’un individu a été découvert au beau milieu de la chaussée, précisément devant le lycée technique de Tchaourou, situé entre les localités de Gbabey et de Tékparou. Alertées, les forces de l’ordre se sont rapidement rendues sur les lieux afin de procéder aux premières constatations. Selon les informations recueillies sur place, tout porterait à croire à un accident de la circulation, au regard de la position du corps sur la voie. Toutefois, un élément troublant vient assombrir davantage cette découverte : la tête du corps n’a pas été retrouvée. Cette absence soulève de nombreuses interrogations et écarte, pour l’heure, toute conclusion hâtive quant aux circonstances exactes du drame. C.Z
Produits alimentaires frelatés : Des unités clandestines démantelées.
Dans plusieurs villes du Bénin, la prolifération de produits alimentaires contrefaits et impropres à la consommation suscite une inquiétude croissante. Faux concentrés de tomates, produits laitiers douteux ou encore cubes d’assaisonnement issus de fabrications clandestines : le phénomène prend de l’ampleur et expose les populations à de graves risques pour leur santé. À la faveur de contrôles inopinés, les autorités ont récemment découvert plusieurs sites de production illégale. Dans ces ateliers improvisés, des denrées destinées à la consommation courante étaient fabriquées dans des conditions d’hygiène alarmantes. Boissons artisanales et divers produits alimentaires confectionnés à partir de mélanges chimiques ou d’ingrédients inadaptés ont été saisis. Les lieux ont été immédiatement fermés et plusieurs individus interpellés pour répondre de leurs actes. Parmi les marchandises incriminées figurent : faux concentrés de tomates, élaborés à base de farine de soja, d’eau et de colorants artificiels ; produits laitiers frelatés (beurre, lait), contaminés par des bactéries ou contenant des résidus chimiques nocifs ; cubes d’assaisonnement contrefaits, bourrés d’additifs dangereux et d’allergènes non mentionnés sur les emballages. La consommation régulière de ces aliments expose les populations à des intoxications, des troubles digestifs sévères, des réactions allergiques et, à long terme, à des maladies chroniques telles que les affections cardiovasculaires ou certains cancers. Face à cette menace, les spécialistes appellent à une vigilance accrue. Quelques gestes simples peuvent réduire les risques : vérifier l’origine et l’étiquetage des produits avant achat ; éviter les marchandises vendues à des prix anormalement bas ou sans emballage fiable ; signaler tout produit suspect aux services compétents ; privilégier les produits frais issus de circuits reconnus et contrôlés. Si les récentes opérations témoignent d’une volonté de lutte, de nombreuses voix réclament un renforcement durable des contrôles sur les marchés et dans les unités de transformation. Car au‑delà des pertes économiques, c’est la santé publique qui est directement menacée. Dans un contexte où la sécurité alimentaire demeure un enjeu majeur, la vigilance des autorités comme celle des citoyens apparaît plus que jamais indispensable. C.Z
Drame à Zogbodomey : Une serveuse de bar électrocutée en plein service.
Un tragique accident s’est produit le lundi 2 mars 2026 à Zogbodomey, dans le département du Zou. Aux environs de 15 heures, une employée d’un bar‑restaurant a trouvé la mort suite à une électrocution alors qu’elle était en plein service. Selon nos sources, la victime, originaire d’un village de la Commune, travaillait pour une restauratrice réputée dans la localité. Les premiers éléments indiquent que l’électrocution serait survenue lors de travaux effectués sur les lieux, mais les circonstances exactes restent à déterminer. Le choc électrique a été brutal et fatal. Sur place, l’émotion était vive : voisins et témoins décrivent une femme discrète, travailleuse et dévouée, qui s’efforçait de subvenir à ses besoins. En quelques secondes, une décharge a mis fin à sa vie, plongeant l’établissement dans le silence, vite remplacé par des cris de stupeur. Les autorités ont immédiatement lancé une enquête afin d’établir les causes précises de l’accident. Les services compétents devront vérifier les conditions de sécurité électrique et déterminer d’éventuelles responsabilités. Ce nouveau décès par électrocution met en lumière la fragilité des installations électriques dans certains établissements et souligne la nécessité de contrôles plus rigoureux. À Zogbodomey, une famille pleure désormais une mère, une sœur, une fille, tandis que la communauté s’interroge sur la sécurité des lieux de travail et de vie quotidienne. Pascal Toffodji
Journées FIFA : Les Amazones du Bénin dominent le Kenya avec assurance.
Les Amazones du Bénin ont signé une victoire convaincante, le lundi 2 mars 2026 à Abidjan, en battant les « Harambee Starlets » du Kenya sur le score de 2-0, dans le cadre des Journées FIFA. Après leur revers face aux Éléphantes de Côte d’Ivoire quelques jours plus tôt, les Béninoises ont affiché un tout autre visage : plus engagées, mieux organisées et surtout plus efficaces. Face à une équipe kényane déjà qualifiée pour la Coupe d’Afrique des Nation (Can 2026) et en pleine confiance, les Amazones ont su imposer leur rythme. Leur performance traduit une montée en puissance et en maturité, confirmant que le groupe est capable de rivaliser avec des adversaires de haut niveau. À l’issue de la rencontre, l’entraîneuse adjointe, Adam Adicatou, a salué l’état d’esprit de ses joueuses, tout en soulignant la nécessité de maintenir une exigence élevée : « Notre objectif est de continuer à travailler pour décrocher une première qualification à la Can », a-t-elle affirmé. Cette victoire, au-delà du résultat, envoie un signal fort : les Amazones veulent franchir un cap et inscrire leur nom sur la scène continentale. Pascal Toffodji
Ultime hommage à Boncana Maïga : La légende de l’afro‑cubain laisse un héritage immense.
Figure emblématique de la musique africaine, Boncana Maïga s’est éteint le samedi 28 février 2026 à l’âge de 77 ans, des suites d’une maladie. Compositeur, arrangeur, chef d’orchestre et producteur, il aura marqué des générations par son talent et son engagement au service de la culture. Sa disparition a bouleversé le monde artistique, laissant un vide immense. De nombreux artistes et proches ont exprimé leur douleur. José Florent Atoyèbi Alapini, alias Jospinto, qui avait intégré le groupe Africando grâce à lui, s’est souvenu avec émotion : « Quelqu’un qui vous a pris comme son fils, qu’il a façonné, qu’il a moulé… C’est une immense perte pour l’Afrique. Après lui, qui pour prendre la relève ? » Depuis la France, Corinne Akandi, collaboratrice de longue date, a rappelé la polyvalence du maestro : « Avec lui, rien n’était impossible. Arrangeur, compositeur, musicien, chanteur, producteur… Boncana ne s’arrêtait jamais. Il avait une soif de créer et embarquait tout le monde avec lui. » Le journaliste et animateur Claudy Siar a salué « une longue et magnifique carrière », rappelant son apport aux musiques afro‑cubaines avec les Merveilles du Mali, ses arrangements pour Africando, ses orchestrations pour Alpha Blondy et ses collaborations avec Pierrette Adams. La chanteuse ivoirienne Aïcha Koné, très émue, s’est rendue auprès de la veuve pour la consoler : « Mon Patron, mon Maestro, celui sans qui rien n’aurait été possible… Merci d’avoir cru en moi. À jamais dans nos cœurs, Boncana Maïga. » Le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, présent aux obsèques, a reconnu l’immensité du talent de l’artiste et a adressé, au nom du gouvernement, ses condoléances à la famille. Le dimanche 1er mars 2026, Boncana Maïga a été conduit à sa dernière demeure lors d’une cérémonie d’inhumation organisée à son domicile de Bacodjicoroni Golf, à Bamako. Famille, autorités et grandes figures de la culture africaine se sont réunies pour lui rendre un ultime hommage. L’État malien s’est incliné devant sa mémoire, tandis que les messages de condoléances ont afflué du monde entier. Architecte du métissage musical, Boncana Maïga a su fusionner les sonorités africaines et caribéennes, contribuant au rayonnement de la musique moderne africaine. Sa carrière impressionnante restera gravée comme l’un des symboles majeurs de l’Afrique des indépendances et de son rayonnement culturel à l’échelle mondiale. Pascal Toffodji
Scrutins présidentiel sereins avril en 2026 : Allada mise sur la co‑production de la sécurité.
À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, la préfecture d’Allada a accueilli, le lundi 2 mars, un atelier stratégique consacré à la co‑production de la sécurité en période électorale. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Suivi, analyse et atténuation de la violence électorale (E‑Mam) », conduit par le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en partenariat avec Rifonga Bénin, Wanep‑Bénin et la Plateforme électorale des organisations de la société civile (Peosc), avec l’appui financier de l’Union européenne. Dagbélou Anoh Kossi, Directeur des partis politiques et des affaires électorales, a rappelé l’enjeu : assurer « un cadre électoral serein, transparent et protégé » dans un contexte marqué par l’intensification du calendrier électoral. Selon lui, la sécurité électorale dépasse les aspects matériels : elle constitue le pilier de la confiance citoyenne et le fondement de l’équilibre national. Il a insisté sur la nécessité de « prévoir, dissuader et sécuriser les esprits autant que les bureaux de vote ». Le département de l’Atlantique, en raison de sa densité démographique et de ses dynamiques politiques, figure parmi les priorités stratégiques. Intervenant au nom du Groupe national de réponse électorale (Gnre) de la Peosc, Gnaha Baudouin a souligné que les élections « ne doivent en aucun cas devenir un facteur de division ou de haine ». Pour lui, la co‑production de la sécurité repose sur une synergie entre acteurs institutionnels, politiques et communautaires. Il a présenté une charte de bonne conduite électorale du citoyen, accompagnée de dépliants de sensibilisation, qui vulgarisent dix recommandations pour la paix électorale. Vigilance face aux nouveaux risques Ouvrant officiellement les travaux au nom du préfet, Robert Houansou, Secrétaire général du département de l’Atlantique, a appelé à une mobilisation collective pour renforcer la sécurité. Il a mis en garde contre les menaces contemporaines : « La rumeur, la désinformation et les discours de haine sont aujourd’hui des dangers aussi redoutables que les violences matérielles. » Deux communications ont structuré les débats : « Coproduction de la sécurité en période électorale », présentée par Mesmin Houndako, Directeur départemental de l’Intérieur et de la Sécurité publique ; « La charte du citoyen pour des élections paisibles au Bénin en 2026 », exposée par Dagbélou Anoh Kossi. Les discussions ont permis aux maires, chefs traditionnels, leaders religieux, partis politiques, forces de défense et organisations de la société civile d’harmoniser leurs mécanismes d’alerte, de dialogue et de prévention des conflits. C.Z
Scrutins présidentiel sereins avril en 2026 : Allada mise sur la co‑production de la sécurité.
À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, la préfecture d’Allada a accueilli, le lundi 2 mars, un atelier stratégique consacré à la co‑production de la sécurité en période électorale. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Suivi, analyse et atténuation de la violence électorale (E‑Mam) », conduit par le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en partenariat avec Rifonga Bénin, Wanep‑Bénin et la Plateforme électorale des organisations de la société civile (Peosc), avec l’appui financier de l’Union européenne. Dagbélou Anoh Kossi, Directeur des partis politiques et des affaires électorales, a rappelé l’enjeu : assurer « un cadre électoral serein, transparent et protégé » dans un contexte marqué par l’intensification du calendrier électoral. Selon lui, la sécurité électorale dépasse les aspects matériels : elle constitue le pilier de la confiance citoyenne et le fondement de l’équilibre national. Il a insisté sur la nécessité de « prévoir, dissuader et sécuriser les esprits autant que les bureaux de vote ». Le département de l’Atlantique, en raison de sa densité démographique et de ses dynamiques politiques, figure parmi les priorités stratégiques. Intervenant au nom du Groupe national de réponse électorale (Gnre) de la Peosc, Gnaha Baudouin a souligné que les élections « ne doivent en aucun cas devenir un facteur de division ou de haine ». Pour lui, la co‑production de la sécurité repose sur une synergie entre acteurs institutionnels, politiques et communautaires. Il a présenté une charte de bonne conduite électorale du citoyen, accompagnée de dépliants de sensibilisation, qui vulgarisent dix recommandations pour la paix électorale. Vigilance face aux nouveaux risques Ouvrant officiellement les travaux au nom du préfet, Robert Houansou, Secrétaire général du département de l’Atlantique, a appelé à une mobilisation collective pour renforcer la sécurité. Il a mis en garde contre les menaces contemporaines : « La rumeur, la désinformation et les discours de haine sont aujourd’hui des dangers aussi redoutables que les violences matérielles. » Deux communications ont structuré les débats : « Coproduction de la sécurité en période électorale », présentée par Mesmin Houndako, Directeur départemental de l’Intérieur et de la Sécurité publique ; « La charte du citoyen pour des élections paisibles au Bénin en 2026 », exposée par Dagbélou Anoh Kossi. Les discussions ont permis aux maires, chefs traditionnels, leaders religieux, partis politiques, forces de défense et organisations de la société civile d’harmoniser leurs mécanismes d’alerte, de dialogue et de prévention des conflits. C.Z
Candide Azannaï : Sa famille plaide pour sa comparution devant un juge.
Dans un communiqué publié ce lundi 2 mars 2026, la famille de l’opposant politique Candide Azannaï dénonce une détention qu’elle juge arbitraire et contraire aux droits fondamentaux. Son fils, Aaron Vinawadon Tolidji M. Azannaï, parle d’une situation grave et appelle à une mobilisation nationale et internationale. La famille de Candide Azannaï est sortie de son silence. Dans un communiqué rendu public dans la matinée de ce lundi 2 mars 2026 sur la page Facebook de son fils, Aaron Vinawadon Tolidji M. Azannaï, elle alerte l’opinion sur les conditions de détention de l’ancien ministre délégué à la Défense. Le document évoque une privation de liberté qui dure « depuis bientôt trois (03) mois ». Le fils parle d’un père « détenu dans des conditions inhumaines et dégradantes », sans accès à une cellule réglementaire et « privé de conditions minimales d’hygiène, de repos et de dignité ». Âgé de 67 ans, Candide Azannaï souffrirait d’un état de santé fragile nécessitant un suivi médical régulier. Pourtant, selon le communiqué, « l’accès à son médecin ne lui a pas été accordé », malgré une demande formelle adressée au Procureur spécial et restée sans réponse. La famille affirme qu’à ce jour, « aucune accusation claire ne lui a été notifiée », « aucune preuve ne lui a été présentée », « aucune comparution devant un juge n’a eu lieu » et « aucune date de procès n’a été communiquée ». Elle insiste sur un point : « Nous ne demandons ni privilège, ni faveur. Nous demandons simplement que le droit soit respecté. » Et de rappeler que « jusqu’à preuve du contraire, notre père bénéficie de la présomption d’innocence ». Le communiqué estime que cette situation constitue une violation de la présomption d’innocence garantie par la Constitution béninoise ainsi que par des instruments juridiques internationaux. Il évoque également « un contexte plus large de restriction des libertés publiques »et parle d’une détention assimilable à « une prise d’otage » visant à briser moralement l’opposant. « Nous craignons aujourd’hui pour la santé et pour la vie même de Notre Père », écrit la famille. Dans son appel, elle sollicite « les organisations internationales de défense des droits humains », « les médias nationaux et internationaux », « les organismes onusiens et régionaux compétents »ainsi que « les représentations diplomatiques » afin qu’ils interpellent les autorités béninoises. Elle demande soit la libération de l’ancien ministre, soit sa présentation devant une juridiction compétente, le respect de son droit aux soins médicaux et la garantie d’un procès « équitable, public, transparent et conforme aux standards internationaux ». Pour rappel, l’opposant au régime de Patrice Talon a été arrêté le vendredi 12 décembre à Cotonou, cinq jours après la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. Dans le même temps, l’ancien ministre Alassane Tigri et l’ex-député Boké Sounon Soumaila ont été jetés en prison dans le cadre de l’enquête. Pascal Toffodji