Une initiative portée par le Togo veut redessiner la carte du monde avec la vraie taille de l’Afrique. La projection de Mercator est jugée infantilisante pour le continent. Soutenue par l’Union africaine, l’initiative vise à présenter le vrai visage du continent sur le globe. Avec ses 30,37 millions de km², Afrique est le deuxième plus grand continent au monde, loin devant Groenland. Pourtant, sur la célèbre projection de Mercator, les deux territoires apparaissent de taille comparable, une distorsion qui alimente depuis longtemps les critiques. Face à cette représentation jugée trompeuse, l’Union africaine a décidé de soutenir la campagne « Correct the Map », qui milite pour une cartographie plus fidèle à la réalité géographique. Mandaté par l’organisation, le Togo entend porter ce combat sur la scène internationale. Dans un entretien accordé à Reuters, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a dénoncé une représentation « géographiquement inexacte » du continent et plaidé pour une « vérité scientifique ». Un projet de résolution est en préparation pour être soumis à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies en septembre 2026. Pour le chef de la diplomatie togolaise, il est temps de « décoloniser la géographie ». L’Afrique adopte la projection d’Equal Earth L’objectif est de promouvoir l’utilisation de la projection dite Equal Earth, conçue pour mieux respecter les proportions réelles des continents. Adoptée par l’Union africaine en début d’année, cette alternative se veut plus équitable et moins héritée des biais historiques. Au-delà de l’aspect technique, les défenseurs de la réforme évoquent un enjeu de perception globale. Selon eux, la sous-représentation de l’Afrique sur les cartes contribue à renforcer une vision marginalisée du continent dans le domaine éducatif, médiatique et politique. Pour les promoteurs de cette initiative, corriger la carte revient ainsi à corriger les regards d’une démarche présentée comme un acte de justice cognitive et de réaffirmation de la place réelle de l’Afrique dans le monde. Pascal Toffodji
Fernand Gandaho, l’homme des records : Du vélo de son père aux sommets du cyclisme africain.
À la veille du Tour cycliste du Bénin, coup de projecteur sur une légende vivante du vélo : Fernand Gandaho, surnommé l’homme des records. Icône du cyclisme béninois, il a marqué de son empreinte les routes d’Afrique et continue, aujourd’hui encore, à inspirer la jeune génération. Rien ne prédestinait Fernand Gandaho à une carrière sportive. « Le vélo, c’est venu comme cela. Mon père avait acheté un vélo de course pour perdre du ventre. Il l’a garé, et moi, je l’ai pris pour aller au collège », raconte-t-il avec humour. C’est en 1985 qu’il participe à sa première course, sans préparation. Il termine parmi les derniers, mais cet échec devient le point de départ d’une aventure exceptionnelle. « Ceux qui m’ont emmené se sont moqués de moi. Alors j’ai cherché le meilleur, Jacques Kitti. Il m’a dit : viens à 4h du matin. On courait des kilomètres dans le sable. C’est comme cela que j’ai commencé à être fort. » De cette rigueur naît un palmarès impressionnant. En 1989, il participe au Tour du Faso, puis enchaîne les victoires : « En 1995, j’ai gagné trois tours : le Tour du Bénin, du Togo et de la Guinée. Au Nigeria, j’étais deuxième, au Burkina meilleur grimpeur. Tous les tours auxquels j’ai pris part, j’étais toujours parmi les trois premiers. » Son talent le mène jusqu’aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, où il termine meilleur Africain et seul coureur noir à tenir aussi longtemps dans la compétition. Même à la retraite, Fernand Gandaho reste fidèle à son premier amour : le vélo. « J’aime le vélo. Partout où je passe, je parle vélo, je vis vélo. Les coureurs béninois n’arrivent pas à faire ce que nous, on avait fait, mais je ne vais jamais lâcher. » Aujourd’hui, il encadre les jeunes cyclistes et transmet son expérience. Son fils marche déjà dans ses traces : vice-champion du Bénin en catégorie junior. Un héritage vivant Fernand Gandaho n’est pas seulement un sportif accompli, mais un modèle de persévérance et de passion. Entre deux entraînements, il cultive ses autres passions : la danse et le cinéma. À la veille du Tour cycliste, il garde espoir : « Je veux voir les équipes béninoises briller. Ce qui est bon pour les coureurs, c’est aussi bon pour les accompagnateurs. » Fernand Gandaho, c’est l’histoire d’un homme qui a transformé un simple vélo familial en symbole de réussite nationale. Un parcours inspirant, forgé par la discipline, la passion et le goût du dépassement. La Rédaction
Tour du Bénin 2026 : Le maillot jaune change déjà d’épaules après la première étape.
Le Tour du Bénin 2026 a connu un premier tournant hier mardi 28 avril, à l’issue de la première étape longue de 126,04 km. Le Letton Belohvosciks Kristians, sociétaire de Team Bike AID, s’est imposé au sprint devant un groupe de huit coureurs échappés. Il devance Alexandre Mayer (Île Maurice), arrivé deuxième, et le Marocain Bdadou Youssef, troisième. Grâce à cette victoire, Belohvosciks Kristians s’empare du maillot jaune, détenu jusque-là par son coéquipier Oscar Schempp après le prologue disputé la veille. Grand artisan de la journée, Belohvosciks Kristians a marqué les esprits en remportant trois distinctions majeures : le maillot jaune (classement général), sponsorisé par Castel, le maillot du classement par points (Super U), le maillot des jeunes (NSIA). Une performance qui confirme la domination de Team Bike AID sur ce début de compétition. Les autres maillots : l’Afrique et le Bénin à l’honneur Derrière le leader, plusieurs coureurs se sont illustrés dans les classements annexes : Maillot du meilleur Africain (Moov Africa) : Alexandre Mayer (Île Maurice), Maillot du meilleur Béninois (CFAO Mobility) : Saïzonou Glorad (Bénin), Maillot du plus combatif béninois (CANAL+) : Sowou Rémi (Bénin). Ces distinctions mettent en lumière la montée en puissance des cyclistes africains et béninois sur cette compétition internationale. Les écharpes spéciales : récompenses de la combativité et du fair-play. Cinq écharpes ont également été attribuées pour saluer des performances spécifiques : Plus longue échappée (Yalau) : Sowou Rémi (Bénin), Fair-play (Aquabelle) : Czasa Morikz (Hucare Factory, Allemagne), Meilleur équipier (Moov Money) : De Neve Joerik (Belgique), Élégance (Mikem Technologie) : Rawende Moucaila (Burkina Faso), Plus jeune Béninois (JNP) : Saïzonou Glorad (Bénin). Avec ce changement de leader dès la première étape, le Tour du Bénin 2026 s’annonce particulièrement disputé. La domination de Team Bike AID pourrait toutefois être contestée dans les prochaines étapes, alors que les prétendants au classement général affûtent déjà leurs stratégies. Pascal Toffodji
Ligue professionnelle du football du Bénin : Coton Fc solide leader, Sobemap bouscule le podium.
La 26ᵉ journée du championnat national de football du Bénin a tenu toutes ses promesses, entre confirmations et surprises. Si Coton Fc reste indétrônable en tête, la bataille pour les places d’honneur s’intensifie avec l’ascension fulgurante de l’As Sobemap. En déplacement chez les Buffles Fc du Borgou, les cotonculteurs ont résisté à la pression. Le choc au sommet s’est soldé par un nul vierge (0-0), suffisant pour maintenir leur avance. Avec 52 points, Coton Fc conserve quatre longueurs d’avance sur son nouveau dauphin. La sensation du week-end vient de l’As Sobemap. Grâce à une victoire précieuse (1-0) face à Hodio Fc, les manutentionnaires grimpent à la deuxième place avec 48 points, doublant ainsi Loto Popo Fc, tenu en échec par Dynamo Fc Abomey (0-0). Js Pobé a signé une performance éclatante en corrigeant Dragons Fc de l’Ouémé (3-0), un bol d’air dans la lutte pour le maintien. Uss Kraké Cavaliers ont créé la surprise en s’imposant largement (4-1) sur le terrain de Dadjé Fc, enfonçant encore plus la lanterne rouge. Damissa Fc a assuré l’essentiel face à Espoir Fc (1-0), consolidant sa place dans la première moitié du tableau. Outre ces victoires marquantes, plusieurs duels se sont terminés sur des scores de parité : Bani Gansè – Aspac (1-1), As Cotonou – Uss Kraké (1-1), Dynamo Abomey – Loto Popo (0-0). Seule Ayéma Fc a brisé la série de nuls en battant Asvo (1-0). À l’issue de cette 26ᵉ journée : Coton Fc reste serein en tête. Sobemap et Loto Popo se disputent ardemment les places d’honneur. Dans la zone rouge, Uss Cavaliers tentent une remontée héroïque, tandis que Dadjè Fc s’enlise dans la crise. Pascal Toffodji
21è Tour international du cyclisme africain : David Lappartient salue le modèle béninois.
Le 21ᵉ Tour cycliste du Bénin s’est ouvert sous le regard attentif d’un invité de marque : David Lappartient, président de l’Union cycliste internationale (Uci). Arrivé à Cotonou la veille, le patron du cyclisme mondial a tenu à être présent au départ du prologue, un geste fort qui témoigne de son intérêt pour le développement du cyclisme béninois. La présence du patron de l’Uci sur le 21è Tour international du cyclisme du Bénin n’est pas anodine. Interrogé par notre reporter, David Lappartient a expliqué les motivations de sa présence au Bénin. « D’abord, il y a une fédération bien organisée, structurée, qui développe la base et forme des athlètes. Ensuite, une équipe nationale solide, avec des coureurs qui montent en puissance. Nous avons même une Béninoise, Georgette, dans notre équipe continentale UCI. Enfin, le Bénin dispose d’un tour national solide, inscrit dans le calendrier international. » Pour le président de l’Uci, le Tour du Bénin coche toutes les cases d’un modèle africain réussi : « Il n’y a que cinq ou six courses de ce niveau sur le continent. Le Bénin montre la voie. C’est un exemple pour l’ensemble des nations africaines. » La présence de David Lappartient sur le Tour du Bénin illustre la reconnaissance du travail accompli par la Fédération béninoise de cyclisme, qui s’impose désormais comme un acteur majeur du développement sportif en Afrique. Entre organisation rigoureuse, formation des jeunes talents et rayonnement international, le Bénin confirme son statut de terre de cyclisme. Pascal Toffodji
Succession du secrétaire général de l’ONU : Macky Sall face au défi de l’unité africaine.
La course pour la succession du secrétaire général sortant de l’ONU est officiellement lancée. Quatre figures internationales sont en lice : la Chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall, seul candidat africain. Tous ont été auditionnés par les 193 États membres et les représentants de la société civile la semaine dernière. Selon Raphaël Messan, ambassadeur à la retraite et analyste géopolitique, Macky Sall a axé son programme sur le multilatéralisme pour un monde meilleur. « Donner une première place au multilatéralisme, c’est redonner une place centrale aux Nations Unies, organe par excellence du dialogue mondial », explique-t-il. Un message fort dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et la remise en question du rôle des institutions globales. Mais au-delà du discours, les réalités diplomatiques pèsent lourd. L’ambassadeur Messan rappelle les critères essentiels pour qu’un candidat africain ait une chance réelle de l’emporter : « D’abord, il faut le soutien unanime de l’Union africaine. Ensuite, l’appui de son propre pays. Enfin, obtenir les bons offices ou la bienveillance des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. » Ces trois conditions, souligne-t-il, sont déterminantes pour évaluer les chances du Sénégalais Macky Sall dans cette compétition mondiale. La succession du secrétaire général de l’Onu est toujours un jeu d’équilibres diplomatiques. Entre alliances régionales, stratégies de blocs et enjeux de gouvernance mondiale, chaque candidature devient un test de leadership international. Pour l’Afrique, cette élection représente plus qu’un enjeu symbolique : c’est la possibilité de porter une voix continentale au sommet de la diplomatie mondiale. En somme, la candidature de Macky Sall incarne l’espoir d’un renouveau africain au sein des Nations Unies. Mais pour transformer cet espoir en victoire, il faudra une Afrique unie derrière son candidat et une diplomatie concertée face aux grandes puissances. C.Z
Communauté économique des Etat de l’Afrique de l’Ouest : Un plan d’urgence pour sortir les enfants de la rue.
À Freetown, en Sierra Leone, le Parlement de la Cédéao a franchi une étape décisive. Les députés ont adopté trois mesures majeures pour renforcer la protection des enfants en situation de rue, un phénomène devenu alarmant dans toute l’Afrique de l’Ouest. Les commissions réunies : affaires sociales, genre, droits de l’homme, commerce, paix et sécurité, ont dressé un tableau préoccupant, malgré des cadres juridiques existants, leur mise en œuvre reste insuffisante. Les services de première ligne sont sous-financés, la coordination entre acteurs est limitée et les enfants en mobilité transfrontalière échappent souvent aux dispositifs nationaux. Résultat, des milliers d’enfants livrés à eux-mêmes, exposés aux trafics, à la violence et à l’exclusion sociale.Le Parlement appelle les États membres à revoir leur approche. Les députés insistent sur la nécessité de stratégies nationales spécifiques, dotées de financements solides, axées sur l’éducation, la santé, l’identification juridique et une justice adaptée aux enfants vulnérables. Pour eux, la protection des enfants de la rue n’est plus seulement une question humanitaire. Elle est désormais un enjeu de stabilité et de sécurité pour toute la sous-région.Au terme des travaux, trois décisions fortes ont été adoptées :la mise en place de systèmes transfrontaliers de protection et d’orientation, pour assurer une continuité des soins aux enfants en mobilité ; l’élaboration de protocoles de rapatriement et de réintégration sécurisés, afin de prévenir les trafics et limiter les séparations familiales abusives et le renforcement du partage de données régionales, avec l’extension du système Ecrims pour améliorer la transparence et le suivi des actions.Dans les grandes villes ouest-africaines, des millions d’enfants issus de familles en détresse économique survivent dans la rue. Ces mesures de la Cédéao apparaissent comme une réponse attendue à un déséquilibre social criard. Mais le défi reste immense : transformer ces résolutions en actions concrètes pour garantir à chaque enfant de la sous-région un accès réel à ses droits fondamentaux. C.Z
Diffusion d’une vidéo de torture sur une jeune fille à Ekpè : Horrifié, l’Inf saisit la justice.
L’Institut national de la femme (Inf), à travers un communiqué publié ce jeudi 23 avril 2026, a qualifié d’indigne la vidéo montrant des actes de violence extrême infligés à une jeune fille à Ekpè dans le département de l’Ouémé. L’instance dirigée par Huguette Bokpè Gnacadja a fait le point des démarches menées à son niveau. Une scène insoutenable filmée et relayée sur les réseaux sociaux au Bénin. On y voit une jeune fille soumise à une torture au feu sur ses parties génitales. La vidéo a circulé sur les réseaux sociaux ce jeudi et suscité une vague d’indignations. Face à la gravité de la situation, l’Inf a indiqué dans un communiqué parvenu à notre rédaction, avoir saisi les autorités compétentes, notamment le Centre National d’Investigations Numériques (Cnin) ainsi que le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Porto-Novo. Ceci, afin que les responsabilités soient établies et que les auteurs soient traduits devant la justice. L’institution salue la réactivité de la Police républicaine, déjà engagée dans l’authentification de la vidéo et l’identification des personnes impliquées. Elle appelle à une réponse judiciaire ferme pour mettre fin à ce type d’actes. « Il est impératif de préserver l’identité et la dignité de la victime, notamment en assurant le floutage de son visage lors de tout partage éventuel » a rappelé l’Inf. Si l’Inf reconnaît la mobilisation citoyenne suscitée par cette affaire, elle met toutefois en garde contre la diffusion massive de contenus violents. Selon elle, partager de telles images, même à des fins de dénonciation, peut aggraver la souffrance des victimes. Au moins 06 personnes déjà interpelées Quelques heures après que la vidéo soit devenue virale sur les réseaux, la Police Républicaine a lancé la traque contre les présumés auteurs. Selon Serge Nonvignon, membre de la Direction de la Communication de la Présidence, au moins 06 personnes sont déjà dans les mailles des forces de l’ordre. L’horrible évènement s’est produit à Ekpè, commune de Sèmè-Kpodji. C.Z
Adoption du premier rapport d’activités à l’Assemblée nationale : Joseph Djogbénou obtient la confiance de ses pairs.
Les députés ont adopté à l’unanimité, le premier rapport d’activités du président Joseph Djogbénou. Les députés présents et représentés ont approuvé la gestion faite par Joseph Djogbénou du personnel et des ressources de l’institution de contre-pouvoir. Elu le 8 février à la présidence de l’Assemblée nationale, le président Joseph Djogbénou a soumis ce jeudi 23 avril, son premier rapport d’activités à l’appréciation de ses collègues parlementaires. Après lecture, le rapport a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés à l’hémicycle. En effet, ce rapport d’activités couvre la période allant du 1er octobre 2025 au 21 avril 2026. C’est un premier test réussi pour le président Joseph Djogbénou qui bénéficie de la confiance de ses collègues. Mais le plus grand défi pour le successeur de Louis Vlavonou, va résider dans sa capacité à maintenir cette confiance héritée de ses pairs de la 10è législature tout au long de cet septennat. Pour rappel, ce rapport couvre les activités parlementaires, la diplomatie, la gestion administrative et le cabinet. Ce vote confirme aussi la confiance des députés envers le président du « perchoir » et valide sa gestion du personnel et des ressources de l’institution. Compte rendu de l’Assemblée nationale Assemblée Nationale : Le 1er rapport d’activités du président Joseph Fifamin Djogbénou adopté à l’unanimité Conformément à l’article 21 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le Président Joseph Fifamin Djogbénou, a présenté son premier rapport d’activités. Ledit rapport couvrant la période allant du 1er octobre 2025 au 21 avril 2026 a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés. La première partie du rapport fait le point sur les dernières activités de la 9ème législature, couvrant la période du 1er octobre 2025 au 7 février 2026. Durant cette période, le Bureau et la Conférence des Présidents se sont réunis une seule fois chacun. L’Assemblée nationale a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année 2025, au cours de laquelle plusieurs lois ont été adoptées. Il s’agit de : – La loi n° 2025-20 portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990 ; – La loi de finances pour l’année 2026, fixant le budget à 3 783,984 milliards de F CFA ; – La loi n° 2025-21 portant règlement définitif du budget de l’État pour 2023 ; – La loi n° 2026-01 relative à l’industrie du cinéma et de l’image animée ; – La loi n° 2026-02 concernant la prévention et la prise en charge du VIH/SIDA ; – La loi n° 2026-03 portant modification de la loi organique sur la Cour constitutionnelle ; – La loi n° 2026-04 portant modification de la loi organique sur le Conseil économique et social (CES) ; – La loi n° 2026-05 modifiant la loi portant création du Haut-Commissariat à la prévention de la corruption ; Au cours de cette même période, l’Assemblée nationale a également ratifié 14 décrets relatifs à des accords de crédit et de financement. Bien que plusieurs activités législatives aient eu lieu, aucune commission parlementaire d’enquête n’a été ouverte, et aucune interpellation du Gouvernement n’a été effectuée. Des efforts notables ont été déployés pour renforcer la diplomatie parlementaire et la visibilité de l’Assemblée nationale au sein des organisations interparlementaires mondiales et régionales. Un bon départ pour la 10ème législature La deuxième partie du rapport couvre la période du 8 février 2026 au 21 avril 2026, marquant le début de la 10ème législature. L’installation des nouveaux députés a eu lieu le 8 février 2026, sous l’égide du Bureau d’âge, composé du député N’da Antoine N’DA, doyen d’âge, et des députés Youssouf ISSA et Faridatou YACOUBOU TRAORE ZACHARI, secrétaires de séance. L’Assemblée nationale a ouvert sa première session extraordinaire de l’année le 11 février 2026. Lors de cette session, deux groupes parlementaires ont été constitués : – Le groupe parlementaire « Union Progressiste le Renouveau » avec 60 députés, présidé par Natondé AKE ; – Le groupe parlementaire « Bloc Républicain » avec 49 députés, présidé par Assan SEÏBOU. Le 15 avril 2026, la première session ordinaire de l’année a été ouverte. Cependant, durant la période de référence, aucune loi n’a été adoptée, aucune question écrite, orale ou d’actualité n’a été enregistrée, et aucun contrôle collectif n’a été effectué. Engagement diplomatique et international En dehors des activités internes, l’Assemblée nationale a activement participé aux rencontres interparlementaires mondiales et régionales : – 23 février 2026: Réunion des groupes Afrique et Union européenne de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) par visioconférence; – 25-27 mars 2026 : Atelier de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) à Cotonou pour renforcer les politiques de santé en Afrique de l’Ouest ; – 20-21 mars 2026 : Forum des politiques publiques jeunesse à Cotonou ; – 25-27 mars 2026 : Délégation parlementaire participant à l’atelier de l’OOAS , – Du 20 février au 1er mars 2026 : Séminaire parlementaire et première session extraordinaire du Parlement de la CEDEAO ; – 3-15 mars 2026 : Conférence des Présidents et 57e session ordinaire du Comité Interparlementaire de l’UEMOA ; – 7-9 avril 2026 : Conférence des Présidents d’Assemblées de section de l’APF et cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale du Togo ; – 14-16 avril 2026 : Réunion des comités de pilotage des appuis financiers de l’OOAS aux pays membres de la CEDEAO ; – 14-19 avril 2026 : 152ème Assemblée de l’Union interparlementaire. Difficultés rencontrées et perspectives Le rapport identifie trois obstacles majeurs durant la période allant d’octobre 2025 à avril 2026: Une insuffisance d’outils et de matériel de travail technique. À cela s’ajoute un ralentissement de l’activité parlementaire dû à l’organisation des élections législatives et communales du 11 janvier 2026. Le rapport évoque également une surcharge de travail liée au passage d’une législature à une autre, particulièrement complexe en matière de gestion des ressources humaines entre février et avril 2026. Pour ce qui est des perspectives (10ème Législature), les priorités se concentrent sur trois axes également: Préserver les acquis et améliorer l’efficacité de l’Assemblée, tant dans ses missions constitutionnelles que dans son administration. Veiller au respect des valeurs
Arrestation de Kemi Seba : La réaction du Gouvernement béninois.
L’arrestation de l’activiste panafricaniste Kemi Seba en Afrique du Sud, le 13 avril 2026, ouvre un nouveau chapitre dans le bras de fer entre l’État béninois et celui qui se présente comme un défenseur des peuples africains. À Cotonou, le gouvernement n’a pas tardé à réagir, affichant sa détermination à obtenir l’extradition de l’intéressé pour qu’il réponde devant la justice nationale. Lors du point de presse consécutif au Conseil des ministres du 22 avril, le porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji a livré une réaction lourde de sens : « Le ciel lui-même a fait nos palabres », a-t-il lancé, avant de rappeler que les procédures judiciaires sont en cours pour rapatrier l’activiste. Le gouvernement accuse Kemi Seba, de son vrai nom Robert Gilles Stellio Capo Chichi, d’avoir multiplié les « affabulations graves » contre le Bénin, mettant en cause sa sécurité et sa stabilité. Deux mandats d’arrêt pèsent déjà sur lui : l’un pour blanchiment de capitaux (juin 2025), l’autre pour apologie de crime et incitation à la haine (décembre 2025). Le procureur spécial de la Criet, Mario Mètonou, a confirmé que les autorités sud-africaines ont été saisies d’une demande d’arrestation provisoire, suivie d’une requête formelle d’extradition. L’objectif est clair : permettre à Kemi Seba de « venir faire la preuve de toutes ces nombreuses allégations » devant la justice béninoise. En Afrique du Sud, la police a indiqué que l’activiste est également recherché en France et au Bénin pour des crimes contre l’État. Placé sous mandat de dépôt avec ses coaccusés, il attend désormais la suite des procédures judiciaires. Au-delà du cas individuel, cette arrestation illustre la volonté du Bénin de défendre son image et sa souveraineté face aux discours jugés déstabilisateurs. Le message est sans ambiguïté : nul n’est au-dessus de la loi, et les institutions entendent faire respecter l’ordre républicain. C.Z