La police républicaine du Borgou a démantelé un important réseau d’escroquerie lié à Qnet. Plus d’une soixantaine de personnes, majoritairement de nationalité nigériane, ont été interpellées dans le troisième arrondissement de Parakou. Plus d’une soixantaine d’individus dont sept femmes ont été arrêtés par la police républicaine du Borgou pour leur implication présumée dans un vaste réseau d’arnaque opérant sous la bannière de Qnet pour cyber-escroquerie à Parakou. L’opération a été lancée dans la soirée du samedi 29 novembre 2025 selon Fraternité FM, après des signalements faisant état de pratiques frauduleuses dans le quartier Ganou, au cœur du troisième arrondissement. Les membres du réseau promettaient à leurs recrues des emplois “hautement rémunérés” et des opportunités de business en ligne, les attirant avec la promesse de gains mirobolants et d’un statut de “héros du monde des affaires”. Le Directeur départemental de la police républicaine du Borgou a conduit personnellement l’intervention, épaulé par une unité spéciale. Au terme des vérifications, onze personnes ont été identifiées comme leaders du système. Elles auraient déjà fait plusieurs centaines de victimes. Les interpellés sont maintenus en garde à vue, tandis que d’autres membres du réseau ont pris la fuite et sont activement recherchés. D’après nos sources, la police entend aussi remonter la chaîne de responsabilités : des propriétaires ayant loué clandestinement leurs maisons aux suspects pourraient être poursuivis pour complicité. Les autorités appellent enfin la population à redoubler de vigilance et à signaler toute activité suspecte liée aux arnaques en ligne, afin de prévenir de nouvelles victimes et d’aider au démantèlement complet de ces réseaux organisés. Pascal Toffodji
Lancement de la campagne nationale de vaccination contre le Hpv : Vers la réduction du taux de mortalité des femmes en Afrique.
Le Gouvernement du Bénin à travers le Ministère de la santé a lancé, le mardi 2 décembre 2025, la campagne nationale de vaccination contre le virus du papillome humain (Hpv). La cérémonie présidée par le Ministre de la santé entouré pour la circonstance de ses partenaires a eu pour cadre le collège Père Aupiais de Cotonou. Lutter contre le cancer du col de l’utérus, une des principales causes de mortalité en Afrique. C’est l’objectif du gouvernement du Bénin en initiant une campagne nationale de vaccination contre le virus du papillome humain (Hpv) au profit des jeunes filles de 9 à 14 ans sur l’ensemble du territoire national. Dans son discours circonstanciel, le ministre de la santé Benjamin Hounkpatin a rappelé à l’attention de tous que le cancer du col de l’utérus demeure l’une des principales causes de mortalité chez les femmes en Afrique, même s’il reste une maladie évitable. Et la vaccination souligne-t-il, apparaît comme un moyen sûr et efficace pour prévenir et lutter contre la maladie. Le Ministre a également expliqué pourquoi il est important de vacciner les jeunes filles à partir de 9 ans. Selon lui, c’est à cet âge que la protection est la plus efficace ; comme l’explique l’Unicef : « vacciner tôt, c’est assurer une protection durable avant toute exposition au virus. En intégrant le vaccin au Pev (Programme élargi de vaccination), nous garantissons un accès gratuit, équitable et proches des communautés. Vacciner une fille aujourd’hui, c’est protéger la femme qu’elle deviendra demain. C’est agir pour une nation où les femmes, en bonne santé, contribuent pleinement au développement du Bénin», a-t-il déclaré. A en croire Benjamin Hounkpatin, les études menées dans plusieurs dans plusieurs pays démontrent une réduction spectaculaire des lésions précancéreuses chez les adolescentes vaccinées. C’est pour cette raison qu’il a lancé un appel solennel à la mobilisation de tous les acteurs, notamment l’engagement des parents, des leaders religieux, des communautés traditionnelles, des partenaires techniques et financiers, des acteurs des médias. « Continuez à informer, sensibiliser et vulgariser les messages de prévention. Vous êtes un maillon déterminant pour lutter contre la désinformation.», a lancé l’autorité à l’endroit des professionnels des médias. Parlant des Ptf, il a indiqué que leur appui continu demeure indispensable pour la logistique, la formation, le suivi et l’approvisionnement. Zéphirin TOASSEGNITCHE Pour finir, le Ministre de la santé a exprimé sa profonde gratitude aux équipes nationales du PEV, aux professionnels de santé à tous les niveaux, ainsi qu’aux partenaires (GAVI, OMS, UNICEF, AMP, CHAI et bien d’autres) dont l’appui technique, logistique et financier a rendu possible l’organisation de la présente campagne. Il n’a pas occulté les leaders communautaires, religieux et traditionnels, les organisations de la société civile, les associations de parents d’élèves et autres pour leur engagement sans faille.
En prélude aux élections générales de 2026 : Dorothé Sossa échange avec la plateforme électorale des organisations de la société civile (Osc).
Le président de la Cour constitutionnelle, le Pr Dorothé Cossi Sossa a reçu, hier mardi 2 décembre 2025, une délégation de la plateforme électorale des organisations de la société civile (Osc). Conduite par son président, Dr Azizou Chabi Imorou, la délégation est venue présenter les actions préparatoires de la société civile en vue des élections générales de 2026 apaisée. Au cours de cette audience, les discussions ont porté sur le rôle stratégique de la société civile dans la préservation de la paix, l’observation électorale et la promotion de la participation citoyenne. Le Dr Imorou a expliqué que cette rencontre s’inscrit dans une série de visites aux institutions clés du processus électoral, menée par le Groupe national de réponses électorales, installé en juin dernier. Ce groupe indépendant analyse la situation électorale, formule des recommandations et accompagne la plateforme électorale dans ses activités de veille démocratique. « Nous sommes venus réaffirmer notre engagement pour des élections apaisées, libres et transparentes », a déclaré Dr Imorou. Pascal Toffodji
Tofa 2026 à Za-kpota : L’oracle prédit une positivité nuancée.
La fin d’année rime souvent avec les consultations divinatoires afin de prédire les éventualités de la nouvelle année. Devenue presque une tradition à Za-Kpota, la consultation de ‘’Toffa’’, qui est à sa 4ème édition, s’est déroulée, le dimanche 30 novembre 2025, à la maison des jeunes de la localité, dans le département du Zou. Sous l’initiative du vénérable Dah Azéounguédé, consultant en science divinatoire Fâ, la cérémonie a regroupé les prêtres de Fâ venus de tous les neuf Commues du département. Gbé-wlin ou Gbé-wanlin ! C’est le principal signe de la consultation de Toffa 2026 à Za-Kpota. A droit et à gauche se sont respectivement les signes Tchè-Mèdji et Losso-Ka qui se sont révélés. Selon les sachants, ce signe révélé par l’oracle Fâ est favorable. Cependant, il met en garde contre l’adultère, la colère, la crise de confiance, des maladies graves, des morts subites et des foyers d’incendies. Pour se mettre à l’abri de ces problèmes prédits par l’oracle, le Fâ recommande de maîtriser ses émotions et la préservation de la paix intérieure, quelles que soient les circonstances. A en croire les différentes interprétations apportées par les vénérables Agkissi Mitokan, Baba Salè, Baba Klègbo et bien d’autres prêtres de Fâ présents, la colère sera un boulevard ouvert aux conflits inutiles et aux pertes regrettables. Les enseignements qui s’en dégagent, invitent la communauté à cultiver alors la patience, à renforcer l’esprit de solidarité et à redoubler de vigilance face aux tensions sociales annoncées. L’oracle a également souligne que l’ingratitude sera l’un des maux dominants en 2026. Malgré l’appel à l’esprit de partage et de solidarité, le Fâ prévient que beaucoup verront leurs bonnes actions noyées par la trahison. Cette ingratitude, avertit-il, pourrait provoquer des ruptures, des conflits et même plusieurs décès. D’où l’exhortation à chacun d’éviter les comportements néfastes au vivre ensemble. Le Fâ évoque par ailleurs la nécessité de faire des sacrifices propitiatoires pour épargner la haine, la jalousie et la trahison dans le cercle des relations proches. Les signes appellent à une vigilance accrue face aux faux amis et aux entourages instables. Selon Dah Azehounguédé, ces prescriptions spirituelles visent à préserver la paix, la cohésion et la vie même de ceux qui suivront les recommandations. Si les révélations du Tofa annoncent une année 2026 exigeante, elles rappellent également les valeurs fondamentales qui peuvent protéger la communauté : patience, partage, loyauté et maîtrise de soi. En respectant ces principes, chacun pourrait traverser l’année avec sérénité et éviter les pièges prévus par les signes. Le Tofa 2026 résonne ainsi comme un appel collectif à la sagesse, invitant chaque citoyen à adopter une conduite exemplaire afin d’affronter les défis annoncés. Sous la coupole du Dada Dègan Gblangbé, le chef canton de Tindji et les bénédictions de Koudjètchéhoun, les rituels propitiatoires afférents à cette consultation ont été effectués pour conjurer les mauvais sorts au peuple. En initiant le Toffâ Za-Kpota/Zou en 2022, Dah Azéhounguédé pense mettre son savoir-faire endogène au service du bien-être de sa communauté. « Il faut aider son peuple à travers ce que l’on connait très bien qui est le Fâ, le meilleur guide spirituel » a-t-il confié Zéphirin TOASSEGNITCHE
Synergie des acteurs de la zone sanitaire Allada-Toffo-Zê : Mjcd pilote une approche unifiée pour des résultats tangibles.
La salle de conférence du Guichet unique de protection sociale (Gups) d’Allada a été le point de ralliement de toutes les Organisations non gouvernementales (Ong) intervenant dans le domaine de la santé au niveau de la zone sanitaire Allada-Toffo-Zê (Atz). Initiée par la Mutuelle de jeunes chrétiens pour le développement (Mjcd), cette rencontre, qui est à sa deuxième édition, a permis des échanges fructueux et un partage d’expériences en vue de définir un mécanisme de suivi de toutes les interventions de la zone. « Dans la zone sanitaire Allada-Toffo-Zê (Atz), on n’arrive pas à savoir qui fait qui quoi ? Quand et jusqu’à quel point ? » C’est partant de ce constat, que l’Ong Mutuelle de jeunes chrétiens pour le développement (Mjcd) a institué, l’année dernière, un cadre de concertation des ong intervenant dans le domaine de la santé au niveau de la zone sanitaire Allada- Toffo- Zê qui se réunit chaque année pour faire le point des actions menées sur le terrain et redéfinir les perspectives. Cette année, la tradition a été, une fois encore, célébrée en présence du médecin coordonnateur de la zone, Dr Baudelaire Nonnonhou. En procédant à l’ouverture des travaux, il a salué la vision et l’approche de Mjcd qui ne court pas les rues. Selon, ce creuset d’échange est une opportunité pour sa zone sanitaire parce qu’il favorise l’éclosion des initiatives et permet d’avoir une vue holistique sur toutes les interventions, leurs impacts sur les communautés et les difficultés que rencontrent les acteurs sur le terrain. Rappelant le contexte dans lequel sa structure a mis en place ce cadre de concertation, Jean-Baptiste Amoussou, responsable projet à Mjcd, a conté qu’il découle d’un manque de coordination des activités des ong dans la zone sanitaire Atz. C’est donc pour pallier à cette insuffisance que cette rencontre annuelle a été instaurée. L’objectif principal est de créer un brassage, de mutualiser les efforts, échanger les approches et permettre aux uns et aux autres de s’améliorer pour donner satisfactions aux populations. La performance de chaque Ong évaluée Ainsi, tour à tour, une vingtaine d’ong intervenant dans le secteur de la santé au niveau des Communes de Allada, Toffo, et Zê, constituant la zone sanitaire, dans le département de l’Atlantique, sont passées au pupitre pour exposer de manière détaillée leur plan d’action. C’est-à-dire, les actions planifiées au cours du semestre, le niveau de réalisation, les difficultés rencontrées, les approches de solutions et les perspectives. De cet exercice, on retient que la plupart des actions des ong se limitent à la mobilisation sociales, à la sensibilisation de la population cible sur les thématiques telles que : la nutrition, la promotion de la santé sexuelle et reproductive, de l’allaitement maternel, de l’hygiène et assainissement et bien d’autres en lien avec les orientations nationales. A en croire les exposants, ce cadre de concertation leur a permis de lever nombre de goulots d’étranglements et d’avoir plus d’impacts sur le terrain. Cependant, ils ont déploré le manque de collaboration franche et sincère avec certains responsables de santé. Ce qui ne favorise pas la mise en œuvre de toutes les activités programmées. Au chapitre des recommandations, le médecin coordonnateur de zone a demandé aux ong d’accroître les séances de sensibilisation tout en mettant l’accent sur la planification et le suivi des soins post-natals. Après l’élaboration de la feuille de route qui a mis fin aux travaux, les participants sont repartis satisfaits. « C’est une consultation est une bonne initiative qu’il fallait créer si elle n’existait pas » a indiqué Jean Affo, responsable de l’ong E4WG soulignant la pertinence des échanges. Même sentiment partagé par Lionel Hounkanrin, assistant et chef département à l’ong ‘’Aide et solidarité’’ qui invite ses paires à chercher des financements qui cadrent avec les réalités et préoccupation des populations. «C’est la meilleure manière pour que notre santé aille mieux.» a-t-il conseillé. Zéphirin TOASSEGNITCHE
Fédération camerounaise de football : Marc Brys remercié, David Pagou promu.
Le président de la Fédération camerounaise de football s’est séparé de Marc Brys, sélectionneur des Lions indomptables à quelques jours du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations, CAN Maroc 2025. Samuel Eto’o, au lendemain de sa réélection a nommé David Pagou à la tête de la sélection nationale. Ainsi, la page Marc Brys vient d’être définitivement tournée au Cameroun. Le sélectionneur belge, nommé en avril 2024 par le ministère des sports, a été démis de ses fonctions lors d’une session d’urgence de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) organisée, le lundi 1er décembre 2025, à Yaoundé. La Fecafoot a invoqué plusieurs motifs pour justifier cette rupture, dont la non-qualification du Cameroun pour la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis. Mais au-delà du résultat sportif, c’est surtout la relation conflictuelle entre Marc Brys et Samuel Eto’o qui aura pesé lourd dans la balance. Depuis sa nomination par le ministère, le technicien belge n’a jamais reconnu le président de la Fecafoot comme son supérieur hiérarchique, créant un climat de tension permanent entre les deux institutions. Ce bras de fer qui alimente la chronique sportive du pays a rendu la collaboration quasi impossible. Pour tourner la page, Samuel Eto’o Fils a jeté son dévolu sur un technicien local, David Pagou. Connu pour son travail dans le championnat camerounais et déjà présent dans le staff de Brys, David Pagou va apporter son expertise aux Lions indomptables et rétabli l’ordre dans la tanière à 20 jours de la CAN 2025. Zéphirin TOASSEGNITCHE
Renouvellement des instances du football camerounais : Samuel Eto’o Fils plébiscité à la présidence de Fecafoot.
Samuel Eto’o rempile à la présidence de la Fédération camerounaise de football. Unique candidat en lice, le président sortant a été plébiscité pour un second mandat de quatre ans au cours de l’Assemblée générale élective tenue à Mbankomo. Samuel Eto’o poursuit son séjour à la tête de la Fédération camerounaise de football. Ce samedi 29 novembre, au cours de l’Assemblée générale élective, le président sortant de la Fecafoot, a été réélu pour un second mandat. Les délégués ont plébiscité Eto’o Fils avec 85 voix sur 87 votants, soit 97% des suffrages exprimés. Elu en 2021 face à Séidou Mbombo Njoya, Samuel Eto’o s’offre un nouveau mandat de quatre avec pour objectif, la poursuite de la modernisation et du développement du football camerounais. L’ancien attaquant des Lions Indomptables, seul candidat en lice pour sa succession s’est dit heureux de bénéficier de la confiance des acteurs du cuir rond camerounais. « Cette journée restera mémorable pour mon équipe et pour moi : nos délégués ont renouvelé leur confiance, consacrant notre réélection et validant notre action », a écrit Eto’o Fils, réaffirmant son engagement à œuvrer pour le développement du football camerounais et africain, en accord avec la vision du président de la Confédération africaine de football (Caf), Patrice Motsepe. Peu après le président de la Fédération internationale du football association (Fifa) a adressé ses vives félicitations à Samuel Eto’o Fils pour sa brillante réélection. La Rédaction
Pour une régulation efficace : La Haac renforce les capacités de ses analystes permanents.
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) poursuit son engagement en faveur d’une régulation moderne, efficace et conforme aux standards internationaux. Dans cette dynamique, un atelier de renforcement de capacités à l’intention de ses analystes permanents qui a pris fin, le vendredi 28 novembre 2025, à Abomey pour une durée de deux (02) jours. Cette session de formation vise à doter les participants de compétences actualisées pour une meilleure analyse du paysage médiatique, un suivi rigoureux des contenus diffusés et une maîtrise accrue des outils de régulation. À travers cet atelier, l’institution souhaite harmoniser les pratiques professionnelles, améliorer la qualité du traitement de l’information médiatique et optimiser la prise de décision au sein des services techniques. Durant ces deux jours, les experts intervenants et les participants aborderont plusieurs thématiques essentielles, allant du cadre juridique de la régulation des médias au Bénin aux missions et attributions des analystes sans oublier la présentation des documents usuels de monitoring des médias , la structuration du rapport de monitoring, les 10 règles d’or d’un analyste, l’usage des outils numériques dans le suivi médiatique… Représentant le Président de la Haac, le Conseiller Armand Hounsou, Président de la Commission des Médias, de l’Ethique et de la Déontologie, a rappelé l’importance stratégique de la formation, qui contribue à renforcer la crédibilité de l’institution et garantir un meilleur accompagnement des acteurs des médias dans le respect de leurs obligations professionnelles. Il a exhorté les participants à un suivi rigoureux des différentes communications et à une participation active pour l’atteinte des objectifs. Cet atelier témoigne une fois de plus de la volonté de la Haac de moderniser ses méthodes de travail et d’améliorer la qualité de la régulation au service de la liberté de presse, de l’éthique journalistique et de la protection du public. La Rédaction
Législatives 2026 au Bénin : Cinq partis validés par la Céna.
La Commission électorale nationale autonome (Céna) a publié sa décision relative à la complétude des dossiers de candidature pour les élections législatives du 11 janvier 2026. Le document, signé du président de l’institution, intervient après l’examen des pièces déposées par les formations politiques dans le cadre du scrutin. Selon l’article 1ᵉʳ de la décision rendue publique, cinq partis ont satisfait aux exigences de recevabilité et sont admis à l’étape suivante, consacrée à l’étude de conformité. Il s’agit de : Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Union progressiste le renouveau (Up-r), Bloc républicain (Br), Moèle Bénin, Les Démocrates (Ld). L’institution précise également, à travers l’article 2, que le dossier soumis par Grande solidarité républicaine (Gsr) est déclaré irrecevable. La décision s’appuie notamment sur la Constitution modifiée en 2019 et le cadre juridique encadrant les opérations électorales. Elle marque la fin de la phase de vérification de la complétude des dossiers, première étape du processus de sélection des listes en compétition pour les 109 sièges de l’Assemblée nationale. Zéphirin TOASSEGNITCHE
37ème Journée mondiale de lutte le Sida : PLS-TP/MEMP conscientisent les élèves du Mono-Couffo.
Les établissements des départements du Mono et du Couffo ont célébré la 37ème Journée mondiale de lutte contre le sida, le vendredi 28 novembre 2025 à travers une caravane qui a parcouru les rues de Lokossa. L’initiative, portée par le Programme sectoriel de lutte contre le sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les Ist et les épidémies du sous-secteur du Ministère des enseignements maternel et primaire (Plstp/Memp), coïncide avec la remise de prix du jeu-concours de production culturelle destiné aux apprenants des écoles primaires publiques et privées des deux départements. Placée sous le thème : « La précocité des rapports sexuels et les maladies opportunistes en milieu scolaire impactent ma santé, ma famille et mon éducation», la 37ème Journée mondiale de lutte contre le sida rappelle la nécessité de lever le tabou qui entoure encore la sexualité. L’atteinte de cet idéal, a estimé la Coordonnatrice du Plstp/Memp, nécessite une sensibilisation et l’éducation des élèves aux risques liés aux rapports sexuels précoces. Car, la mission du programme, dira Espérance Obonté Natta, repose notamment sur la veille et l’éveil des consciences afin de lutter contre les pandémies qui minent le milieu scolaire. Les différents exposés prévus à cet effet ont abordé avec les élèves les causes et les conséquences de la sexualité précoce sur leur santé, leur famille et leur parcours éducatif. Un accent particulier a été mis sur le contenu de la loi 2006-19 du 5 septembre 2006 portant répression du harcèlement sexuel en milieu scolaire, pour mieux protéger les enfants contre les prédateurs à l’affût. Les autorités communales et départementales présentes ont salué la pertinence de cette initiative en mettant en exergue l’enjeu majeur que représente la prévention des comportements sexuels à risque chez les enfants. L’engagement des acteurs sollicité Le Directeur départemental des enseignements maternel et primaire(Ddemp) du Mono, Augustin Yénou, a exhorté l’ensemble des acteurs éducatifs des départements du Mono et du Couffo à s’impliquer résolument dans la lutte contre les grossesses précoces, qui compromettent l’avenir des jeunes apprenants. Il a également invité les élèves à éviter les comportements déviants les exposant aux Ist, au Vih/Sida, aux hépatites et aux autres épidémies. Dans son intervention, Ruth Kodjoh, représentante du maire a, quant à lui, avancé quelques chiffres pour attirer l’attention des autorités sur la recrudescence des violences que subissent les enfants au quotidien. «363 cas de violences ou d’abus sexuels ont été enregistrés ces dernières années dans le département du Mono. Un chiffre alarmant qui appelle à une mobilisation encore plus forte pour protéger les mineurs et assurer leur réussite scolaire » a-t-elle plaidé. Le représentant du préfet, Arnaud Agon, a pour sa part félicité les jeunes participants, devenus ambassadeurs de la promotion des comportements responsables. Porteur du message du Memp, le représentant de Salimane Karimou a réaffirmé la volonté gouvernementale d’assurer la protection des écolières et écoliers contre la précocité sexuelle. Pour lui cette célébration anticipée de la Journée mondiale de lutte contre le sida a été l’occasion d’amener les enfants à se méfier des adultes mal intentionnés qui tentent de les amadouer par des promesses. La troupe « Les étoiles de demain » remporte le trophée de la compétition En marge de cette célébration, les lauréats du jeu-concours de production culturelle destiné aux apprenants des écoles primaires publiques et privées des départements du Mono et du Couffo ont été primés. A la proclamation des résultats, la troupe « Les étoiles de demain », provenant de l’unité pédagogique d’Akokponawa, dans la circonscription scolaire de Pobè, a décroché le premier prix avec la note de 16,90. Leur prestation scénique, d’une grande maturité, a mis en lumière les dangers des rapports sexuels précoces et l’urgence de protéger la santé et l’avenir des enfants. Ils ont reçu des kits scolaires, du matériel pédagogique et des appuis financiers. La porte-parole des lauréats a, au nom de ses pairs, exprimé leur gratitude à l’endroit du ministère, des partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux représentations de l’Onu-Sida et des Pays-Bas pour leur engagement en faveur de leur éducation à la santé sexuelle. Prisca Ahouassou