L’École primaire publique (Epp) de Somè, dans la localité de Kpakpamè, Commune de Za-kpota, département du Zou, est en deuil. Selon les informations confirmées par plusieurs sources, l’Aspirant au métier d’enseignant (Ame) Victor Gounon, titulaire de la classe de Cm1/A, est passé de vie à trépas, le mercredi 26 novembre 2025, suite à un malaise survenu en pleine cours. Pris en charge d’urgence et conduit à l’hôpital de Kpakpamè, l’enseignant n’a malheureusement pas pu être sauvé. Son décès plonge la communauté éducative dans une profonde tristesse. Considéré comme l’un des piliers pédagogiques de l’établissement, Victor Gounon était reconnu pour son professionnalisme, son dévouement et son rôle essentiel aux côtés du directeur dans l’amélioration constante des résultats de l’école au Cep. Cette disparition représente une grande perte pour l’Epp Somè, pour les encadreurs, pour toute la population de la localité ainsi que pour la famille biologique de l’illustre disparu. Que l’âme de l’instituteur Victor Gounon repose en paix et que la terre lui soit légère. La rédaction de Prime News Monde adresse à sa famille, à l’administration de cette école et toute la communauté éducative de Za-kpota ses sincères condoléances. Zéphirin TOASSEGNITCHE
Modernisation du parking gros porteur d’Akassato par la CCI-BF : La coopération économique entre le Bénin et le Burkina Faso se renforce.
La Chambre de commerce et d’industrie de Burkina-Faso (Cci-Bf) dans le souci de renforcer son ancrage économique avec son voisin, le Bénin a procédé à la modernisation du parking gros porteur d’Akassato pour sécuriser le quotidien des chauffeurs Ce joyau, situé à 25 km de la zone portuaire de Cotonou, constitue aujourd’hui un maillon essentiel du corridor Bénin–Burkina Faso. Entièrement financé sur fonds propres de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (Cci-Bf) à hauteur de plus de 2 milliards de F. Cfa, ce parking de 3 hectares a été construit pour offrir aux conducteurs burkinabè, notamment ceux transportant des hydrocarbures, un espace moderne doté de toutes les commodités nécessaires afin de faciliter leur séjour et leurs opérations au Bénin. L’hydrocarbure étant le premier produit importé du Bénin vers le Burkina, ce parking accueille l’ensemble des camions munis de bons Sonabhy avant leur entrée au port pour le chargement. Pour assurer un fonctionnement optimal de la plateforme, un cadre de concertation trimestriel réunit l’ensemble des acteurs du corridor. Cette rencontre permet de faire le point des statistiques, d’examiner les difficultés rencontrées sur le parking comme tout au long du trajet, et de proposer des solutions partagées pour améliorer le trafic. Les cinq dépôts d’hydrocarbures, Oryx, Ospp, Dpb, Gnp et Puma, y participent aux côtés de la Sonabhy, de la représentation de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso au Bénin et des autorités portuaires. Yacine Nacoulma Diallo, représentante de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso au Bénin a expliqué que tous les camions qui viennent charger d’hydrocarbures stationnent d’abord sur ce parking avant de se rendre au port. « C’est un dispositif qui facilite leur séjour et sécurise l’acheminement du produit.» La Cci-Bf, un trait d’union entre le Bénin et le Burkina-Faso De son côté, Akobi Jean Dominique, chargé des relations institutionnelles au Port autonome de Cotonou, a souligné la qualité de la coopération séculaire entre son pays et le Burkina-Faso « La représentation de la Chambre de commerce du Burkina Faso au Bénin siège au comité de coordination des activités portuaires. « Nous, nous rencontrons tous les deux mois pour discuter des problèmes rencontrés par les acteurs burkinabè. La collaboration est fluide et la représentation est un véritable relais de nos actions auprès des opérateurs économiques du Burkina Faso » a-t-rappelé. La Sonabhy, fortement impliquée dans le processus, a noté une progression significative du trafic. Son représentant au Bénin, Semdé Ousmane, l’a affirmé. « Le trafic est passé de 1000 à 2000 camions par mois. La Sonabhy se porte bien au Bénin. Mais certaines taxes, notamment celles de la douane passée de 100 à 200 F et d’autres redevances imposées par les pays voisins, pèsent lourdement sur nos coûts. Si ces charges étaient revues, nous pourrions tripler ou même quadrupler nos sorties » va-t-il plaidé. Il a témoigné de la parfaite collaboration entre les deux chambres. « Aujourd’hui, avec la Cci-Bf, tout se passe très bien. Dès qu’un problème survient, nous échangeons immédiatement, ce qui nous permet de résoudre près de 95 % des difficultés rencontrées par les chauffeurs et dans nos prestations de service » ont confié les responsables sur le terrain. Le parking d’Akassato s’impose ainsi comme une infrastructure stratégique, un espace d’organisation, de dialogue et de performance, au service d’un corridor vital pour les échanges entre le Burkina Faso et le Bénin. Prisca Ahouassou
Dénonciation calomnieuse : Hosée Houngnibo prend 24 mois de prison devant la Criet.
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a mis en délibéré le dossier Hosée Houngnibo. Le coordonnateur national du mouvement OB26 est poursuivi pour dénonciation calomnieuse. Le mis en cause est réputé soutien de Olivier Boko, ex-bras droit du président Patrice Talon. Il a écopé de 24 mois de prison dont 12 fermes. Peine d’emprisonnement ferme requise contre Hosée Houngnibo. Mis en cause dans une affaire de dénonciation calomnieuse, ce jeune acteur politique a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) ce lundi 24 novembre 2025. Coordonnateur du mouvement OB26 et réputé soutien de Olivier Boko, ex-bras droit du président béninois, Patrice Talon, Hosée Houngnibo est poursuivi pour les faits de « dénonciation calomnieuse » contre le régisseur de la maison d’arrêt de Ouidah. Le prévenu, suite à sa condamnation dans un dossier de harcèlement contre le chef de l’État, a été placé en détention à la maison d’arrêt de Ouidah. Pendant son séjour, il aurait fait écrire dans la presse qu’il était détenu dans des très dures. « Je n’ai pas fait de dénonciation calomnieuse contre quelqu’un, monsieur le président », s’est défendu le prévenu lors de son inculpation par le juge. 24 mois de prison requis Lors de l’audience tenue ce lundi 24 novembre 2025, le ministère public a fait ses réquisitions. Le représentant du parquet spécial, dans sa conviction, estime que les faits mis à la charge du prévenu sont constitués. Il a demandé à la Cour de retenir le coordonnateur du mouvement OB26 dans les liens de prévention. Le magistrat a requis 24 mois de prison dont 12 mois ferment contre Hosée Houngnibo. Le substitut du procureur spécial a demandé qu’il soit aussi condamné à 500 000 FCFA d’amendes. La défense plaide la relaxe de son client Substituant Me maître Alexandrine Saïzonou Bédié, Me Afoukou a plaidé, au principal, la relaxe pure et simple de son client. Il estime que les faits mis à la charge de son client ne sont pas constitués. Certes, avance l’avocat, le prévenu a reconnu avoir donné des informations sur ses conditions de détention à son ami. Mais il ne lui a pas demandé de les publier dans les médias. Dans sa plaidoirie, l’avocat a fait savoir que son client n’est pas à la base de la commission des faits. Mieux, il a fait comprendre que le régisseur qui devait fournir les éléments de preuves de la commission de l’infraction par son client n’était pas en mesure de le faire. Me Afoukou a demandé à la Cour, à défaut de constater que l’infraction pour laquelle son client est poursuivi n’est constituée, d’émettre tout au moins un doute sur sa responsabilité. Et dans ce cas, de le relaxer au bénéfice du doute. La Cour suivra-t-elle les réquisitions du ministère public ou la plaidoirie de la défense? Il faudra attendre le 22 décembre 2025, date à laquelle est attendu le délibéré. La Rédaction
Révision constitutionnelle au Bénin : Députés et citoyens introduisent des recours la devant la Cour.
La révision de la Constitution adoptée à l’aube du 15 novembre 2025 continue de susciter une vive contestation. Plusieurs députés et citoyens ont saisi la Cour constitutionnelle pour dénoncer des irrégularités dans la procédure parlementaire. Les recours seront examinés, le jeudi 27 novembre 2025 prochain. La révision de la Constitution, adoptée dans la précipitation le 15 novembre 2025, est désormais au cœur d’une bataille juridique. Selon nos sources, la Cour constitutionnelle a inscrit à son rôle d’audience prochaine, plusieurs recours introduits par des citoyens et des élus. Ces derniers contestent la régularité du processus qui a conduit à l’adoption de cette nouvelle mouture de la loi fondamentale. Que disent les recours ? Les premiers griefs portent sur les conditions matérielles dans lesquelles se sont déroulées les sessions parlementaires des 14 et 15 novembre. Plusieurs requérants pointent notamment une coupure d’électricité survenue en pleine plénière, perturbation qu’ils estiment incompatible avec la sérénité nécessaire au vote d’une réforme d’une telle importance. Selon eux, cette panne aurait compromis la transparence des débats et jeté un doute sur la validité du scrutin final. Pascal Toffodji
Tournée gouvernementale de reddition de compte aux populations : Bantê et Savalou s’approprient du contenu de la nouvelle constitution.
En attendant la promulgation de la nouvelle constitution votée par les députés à l’Assemblée nationale, le Gouvernement et les partis politiques ont initié depuis le lundi 24 novembre 2025, une mission conjointe de reddition de compte aux populations pour leur expliquer le bien-fondé de leur position. Membres du gouvernement, Députés, maires ont enfourché la trompette pour expliquer aux populations à la base les tenants et les aboutissants de la nouvelle constitution votée. A Bantê, le premier point de chute, de la mission dans les Collines, le maire de la Commune, Colman Fagbèmon, a souhaité la bienvenu à ses hôte avant de permettre au ministre conseiller, Romaric Ogouwalé, chef de la délégation de planter le décor en précisant à la population les raisons qui sous-tendent leur descente jusqu’à elles. « Nous venus à vous pour vous expliquer les innovations contenues dans la nouvelle constitution qui a été récemment votée. C’est une avancée pour permettre à notre pays d’être aux normes, d’être en phase avec le développement » a-t-il annoncé. Dans le vif du sujet, le président du Conseil économique et social, Conrad Gbaguidi, a tenté de justifier les raisons et le contexte dans lequel est intervenue la révision de la constitution tout en mettant l’accent sur la création du Sénat, la trêve politique et l’allongement des mandats à sept ans. Ces trois innovations introduites dans la nouvelle monture de la constitution visent la préservation des acquis démocratiques, la bonne gouvernance et la cohésion sociale. Tour à tour, l’Honorable Nicaise Fagnon, le Coordonnateur Ces/Collines, Jean Eudes Okoundé, sont intervenus dans le patois du milieu pour expliquer dans les moindres détails les nouveautés apportées à la loi fondamentale. Après les différents exposés, plusieurs personnes ont exprimé leurs préoccupations et inquiétudes, lesquelles ont été dissipées après les informations complémentaires qui leur ont été fournies pour éclairer davantage leur lanterne. «La nouvelle constitution est une chance pour notre pays, parce qu’elle lui permet désormais de faire des économiques au profit des actions sociales » fait savoir Eugénie Ahouanvo, conseillère économique et social. Même sentiment de satisfaction du côté du maire qui a promis de vulgariser l’information afin que tout le monde soit au même niveau de compréhension. A Savalou, la délégation s’est rendue à la maison des jeunes pour le même exercice. Ici, après les différentes explications de Gaston Dossouhoui, de Dèlidji Houindo, le maire de la cité des Soha et des autres membres de la mission, les participants ont une vue claire des aspirations du gouvernement et des députés. « Pour nous, il s’agit de désintoxiquer la population en lui apportant la vraie et bonne information contrairement à ce qui est distillé au sein de l’opinion publique » a rappelé l’Honorable Tchobo Valère. Ouèssè, Savè, Glazoué et Dassa-Zoumè sont les prochaines étapes à parcourir. Zéphirin TOASSEGNITCHE
Attaque au couteau à Cotonou : Un conducteur de taxi-moto retrouve la mort.
Un fait tragique a secoué Hêvié, le lundi 24 novembre 2025. Un conducteur de taxi-moto a perdu la vie après avoir été poignardé alors qu’il tentait de maîtriser un individu armé. Un individu menaçant maîtrisé après une attaque fatale D’après les informations, l’homme circulait dans le quartier en brandissant un couteau et en proférant des menaces. Il est possible que son état de santé ait joué un rôle, des témoins évoquant un comportement désorganisé et imprévisible. Aucun élément officiel ne confirme pour l’instant cette piste. Face au danger apparent, le conducteur de taxi-moto a tenté d’intervenir pour le désarmer. L’initiative a tourné au drame lorsqu’il a été grièvement atteint. L’arrestation du suspect par la police a nécessité plusieurs minutes durant lesquelles la tension est restée vive. Une enquête a été ouverte pour éclaircir chaque étape des faits La Rédaction
3ème édition de la journée de la femme mutualiste à Zogbodomey : L’Ong APROSOC place la femme au cœur des actions communautaires.
L’Ong Aprosoc a célébré avec faste, la 3ème édition de la Journée de la femme mutualiste du Bénin, à Zogbodomey, dans le département du Zou. Ce rendez-vous annuel, devenu incontournable pour la promotion du leadership féminin au sein du mouvement mutualiste, a eu lieu le vendredi 21 novembre 2025. Carrefour de la de la mutualité sociale, la Commune de Zogbodomey a accueilli des femmes venues de toutes les régions du pays. Ce qui témoigne ainsi de la vitalité et de la force du mouvement mutualiste au Bénin. « La mutualité au Bénin n’est plus un ruisseau susceptible de s’assécher » a déclaré à l’entame, Antoine Kotobiodjo, président de l’Union sociale des mutualistes de Zogbodomey. Au regard du monde que draine la mutuelle au Bénin, il estime qu’il est un puissant réseau qui s’est enraciné. Ainsi, il a rendu un vibrant hommage aux pères fondateurs, aux tous premiers responsables qui ont conduit sa structuration jusqu’à maturité. Il n’a pas omis ces femmes dévouées qui portent haut les valeurs de solidarité et d’entraide au sein des communautés. A sa suite, le parrain de l’événement, Albert Kinha, a souligné le rôle essentiel que jouent les femmes dans la mise en œuvre de la politique nationale de protection sociale. « Leur engagement quotidien, fondé sur l’organisation, la responsabilité et l’unité, contribue fortement à bâtir des communautés solides et résilientes » a-t-il souligné. Leur participation active dans la gestion de la santé familiale et communautaire, a-t-il ajouté, constitue, un apport considérable au développement du Bénin. Le maire de Zogbodomey, David Zinsou Towèdjè a, pour sa part, rappelé la vision du gouvernement, celle de faire de la femme une véritable pionnière du développement durable. A en croire ses propos, le temps où la femme était cantonnée à la cuisine est révolu, car la société reconnaît désormais les injustices qui lui ont été faites et les nombreuses compétences et la capacité qu’elle dispose pour atteindre ses objectifs. Cette édition s’inscrit dans la dynamique d’un engagement collectif visant à faire des mutuelles de véritables instruments de transformation sociale. Elle met un accent particulier sur le renforcement des compétences et du leadership des femmes mutualistes afin de favoriser leur participation active aux instances de décision. Les mutuelles de santé et les mutuelles sociales, au-delà de leur rôle, sont des espaces de participation citoyenne, des écoles de démocratie et des outils puissants pour la résilience des familles. Dans ces espaces, la femme occupe une place centrale et indispensable. À travers leur présence massive à cette édition, les femmes mutualistes démontrent une fois de plus que la mutualité porte un avenir prometteur pour le bien-être intégral des populations. Ce rendez-vous vient rappeler la nécessité de soutenir et d’accompagner ce mouvement à plusieurs niveaux afin de renforcer durablement son impact social. Prisca Ahouassou
Dérives sur les réseaux sociaux : La Haac prête à passer à l’offensive.
Alors que les réseaux sociaux s’imposent comme des vecteurs majeurs de communication au Bénin, leur usage incontrôlé par certains influenceurs soulève de vives inquiétudes. Entre désinformation, propos diffamatoires et atteintes à la dignité humaine, les dérives se multiplient, mettant à l’épreuve les limites du cadre juridique actuel. Face à cette situation, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a amorcé une réflexion sur l’encadrement des créateurs de contenu numérique, désormais considérés comme de véritables acteurs médiatiques. La montée en puissance des plateformes comme TikTok, Facebook ou Instagram a profondément transformé les dynamiques de l’information et de l’influence au Bénin. Des individus sans formation journalistique ni encadrement éditorial s’adressent quotidiennement à des milliers, voire des millions d’abonnés. Cette capacité à façonner l’opinion publique, souvent sans filtre ni vérification, confère aux influenceurs un pouvoir comparable à celui des médias traditionnels. Pourtant, ces nouveaux acteurs échappent encore à toute régulation spécifique, exploitant un vide juridique qui fragilise la cohésion sociale et l’éthique de l’information. Les récentes polémiques impliquant des influenceurs béninois illustrent les risques d’un espace numérique livré à lui-même. Des propos injurieux, des incitations à la haine ou des attaques ciblées contre des personnalités publiques et des communautés étrangères ont été largement relayés, provoquant des tensions diplomatiques et des réactions officielles. Le ministère des Affaires étrangères a dû intervenir pour apaiser les esprits après des échanges virulents entre internautes béninois et gabonais. Ces incidents révèlent l’ampleur du phénomène et la nécessité d’un encadrement proportionné à l’impact de ces contenus. Consciente de l’urgence, la Haac, par la voix de son Secrétaire général, François Awoudo, a affirmé que toute personne utilisant les réseaux sociaux pour atteindre une large audience doit être considérée comme un acteur médiatique. Cette position marque un tournant dans la doctrine de régulation au Bénin. L’institution envisage d’adapter la législation en intégrant des critères tels que le nombre d’abonnés, la fréquence des publications ou la portée des contenus. L’objectif est de soumettre les influenceurs à des obligations similaires à celles des médias classiques, notamment en matière de responsabilité éditoriale, de respect de la vie privée et de lutte contre la désinformation. Un appel à une législation claire, ciblée et équilibrée Pour être efficace, cette régulation ne saurait se limiter à des déclarations d’intention. Elle doit se traduire par un cadre légal spécifique, distinct de celui des journalistes professionnels, mais suffisamment rigoureux pour prévenir les abus. Ce cadre devrait définir le statut juridique des influenceurs, établir des obligations de transparence sur les partenariats commerciaux, encadrer les contenus sponsorisés et prévoir des sanctions graduées en cas de manquements. Il s’agirait non pas de restreindre la liberté d’expression, mais de garantir un usage responsable de la parole publique dans l’espace numérique. La Rédaction
Habibou Woroucoubou au sujet des accords de gouvernance ou de coalition parlementaire : «Signer un accord de gouvernance entre l’opposition et la mouvance viole la loi sur le statut de l’opposition».
La récente sortie du chef de l’Etat, au cours de laquelle Patrice Talon s’est prononcé sur la crise de leadership que traverse le parti de l’opposition « Les Démocrates » a inspiré, l’Honorable Habibou Waroucoubou qui a fait une petite lecture du sens à donner aux accords de gouvernance et de coalition parlementaire. Les accords de gouvernance et de coalition parlementaire prévue par le code électoral n’est pas une mesure fantaisiste prévue au hasard. Ils doivent tenir compte de certains nombre de paramètres, de critères et de conditions. «J’ai été surpris et même dérangé d’entendre le président de la République, Patrice Talon, dire que le parti de l’opposition signe des accords de gouvernance avec les partis de la mouvance, même si cela ne sera pas respecté. Je crois que ce n’est pas bon» a fustigé l’Honorable Habibou Woroucoubou, du groupe parlementaire « Les Démocrates ». Pour lui, il n’est pas bienséant que le parti Les Démocrates signe un accord de gouvernance avec les partis de la mouvance. « Pourquoi va-t-on un engagement dont on n’est pas sûr de respecter ? » s’est-il interrogé. A en croire ses explications, signer un accord de gouvernance avec la mouvance viole les principes démocratiques et la loi sur le statut de l’opposition parce que la loi a défini le statut de l’opposition comme le parti politique, qu’il soit à l’Assemblée nationale ou non, mais qui soutient une position différente de celle des partis de la mouvance. «Comment serait-il possible, selon vous, de signer des accords de gouvernance avec le pouvoir donc vous dénoncez le mode de gouvernance, avec qui vous êtes en contradiction. Dans ce contexte, l’alternance que vous appelez de tous vos vœux peut être encore possible ? Non ! Cette option viole non seulement les textes, mais aussi ne relève pas du bon sens. On ne peut pas tomber si bas. Qu’est-ce qui nous empêche de corriger cette loi à polémique afin de la rendre plus objective, digeste, capable d’être appliquée normalement pour tout le monde ?» s’insurge-t-il. Il est important pour lui que l’on puisse restaurer l’Etat de droit que nous avons connu, surtout le pluralisme politique. «On ne peut pas aller vers le monolithisme. À l’heure où nous parlons là, ce choix politique n’a pas de sens et ne colle pas avec la réalité» a-t-il souligné. L’homme a, pour conclure, invité les dirigeants de ce pays à écouter d’autres sons de cloche. «Il ne sert à rien pour des problèmes structurels de proposer des solutions conjoncturelles, parce que la démocratie ne respire plus. Et quand la démocratie ne respire pas, quand les frustrations s’accumulent, on tombe dans la dictature.» a confié l’Honorable Habibou Woroucoubou Prisca Ahouassou
Protection des enfants au Bénin : Une politique 2026-2035 pour répondre aux nouvelles menaces.
La protection des enfants est confrontée à des défis inédits : exposition aux contenus numériques dangereux, risques migratoires, vulnérabilité accrue face aux groupes extrémistes actifs dans la sous-région. Face à cette réalité, le gouvernement béninois a adopté une nouvelle politique nationale de protection de l’enfant pour la période 2026-2035. Ce document stratégique, plus complet et plus prospectif que la première génération, place l’enfant au centre d’un système de protection intersectoriel. L’objectif n’est pas seulement de répondre aux cas de violences, mais d’empêcher qu’ils ne surviennent, en renforçant les familles, les communautés, les institutions, les mécanismes judiciaires et les capacités des intervenants sociaux. La vision pour 2035 repose sur un idéal clair : permettre à tous les enfants, y compris les plus vulnérables, de grandir dans un environnement protecteur où chaque menace est anticipée, détectée, combattue et prévenue. Zéphirin TOASSEGNITCHE