En marge de la commémoration de la Journée mondiale de l’enfance, l’Unicef, Fonds des Nations Unies pour l’enfant, a fait découvrir aux élèves du Collège d’enseignement général (Ceg) Océan, le vernissage photographique qu’il organise à la place de l’Amazone. C’était, le vendredi 21 novembre 2025. Pour marquer l’édition 2025 de la Journée mondiale de l’enfance, l’Unicef-Bénin a transformé, la place de l’Amazone en espace d’expression dédié aux droits des filles. L’organisation y a présenté une série de photographies regroupées sous le thème « Fille. Droits. Résilience ». La particularité de cette édition réside dans le fait que l’Unicef a opté pour un dispositif visuel qui met en lumière le vécu de jeunes filles issues de zones rurales ou vulnérables. Les images sélectionnées racontent leurs trajectoires, les progrès observés dans la promotion de leurs droits, mais également les réalités encore préoccupantes auxquelles elles font face. L’objectif, est de susciter la réflexion collective sur les conditions de vie et les besoins de protection des enfants. Selon Dorothée Thiernot, responsable de la communication, du plaidoyer et de l’engagement des jeunes à l’Unicef-Bénin, cette exposition permet de montrer aux partenaires l’impact que l’aide publique au développement a sur les filles des zones reculées. Dans sa réflexion, l’Unicef a estimé qu’il faut faire participer les élèves des grandes villes comme Cotonou à cette exposition afin qu’ils puissent vivre d’autres réalités de leur pays. Cette immersion les a amenés à comprendre que dans les confins du Bénin, tous les enfants n’ont pas les mêmes chances qu’eux. L’enjeu majeur du plaidoyer mené par l’organisation consiste à s’assurer que les droits des enfants ne soient jamais relégués au second plan quelle que soit la situation. Les élèves du Ceg/Océan présents à cette exposition étaient sans voix. La photographe Tanya Brinda, dont les œuvres sont présentées illustrent parfaitement le vécu quotidien des enfants. L’émotion des participants était à son comble. Beaucoup l’ont exprimé. « Je peux dire qu’elles ont fait du très bon travail. Et pour moi, c’est la première fois que je participe à ce genre d’événement. Je suis très touchée par les photographies que je vois et les histoires des jeunes filles que je lis et j’entends» a confié Maelis Ahokpossi, élève au Ceg/Océan. Prisca Ahouassou
Sommet UA-UE : Shegun Bakari représente le Bénin à Luanda.
Le ministre béninois des affaires étrangères, Shegun Bakari, est à Luanda pour prendre part à la 7e édition du sommet conjoint entre l’Union africaine et l’Union européenne. Le chef de la diplomatie béninoise, Shegun Bakari conduit la délégation béninoise au 7e sommet de conjoint de l’Union africaine et de l’Union européenne. Le président Patrice Talon a dépêché son ministre des affaires étrangères pour le représenter à ces deux jours de travaux à Luanda, la capitale angolaise. En marge de ce sommet, le ministre a participé aux différentes sessions importantes et tenu une réunion bilatérale avec Steven Collet, Vice-ministre chargé de la coopération internationale au Ministère des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas. Ce qu’il faut comprendre du sommet Axé sur le thème « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif », ce sommet vise à redéfinir l’avenir des relations entre les deux continents. Pour ce rendez-vous diplomatique, deux sessions thématiques sont au menu. D’un côté, il sera question de paix, de sécurité, de gouvernance et de multilatéralisme et de l’autre, l’occasion d’évoquer les crises, les conflits sur les deux continents, comme l’Ukraine, le Soudan, l’est de la RDC, ou encore le Sahel. Puis les dirigeants se retrouveront autour des questions de citoyens, de migrations et de mobilité. Zéphirin TOASSEGNITCHE
Révision de la constitution au Bénin : Des voix s’élèvent et relèvent les contradictions de la loi votée.
La révision de la Constitution béninoise, adoptée le 15 novembre dernier par l’Assemblée nationale, continue d’inspirer l’opinion publique. Loin d’apaiser les attentes des citoyens, les innovations introduites dans la nouvelle loi votée suscitent inquiétudes et critiques au sein de la classe politique et de la société civile, dénonçant une démarche précipitée et un contenu qui sape l’équilibre institutionnel et les acquis fondamentaux de la conférence nationale de 1990. Les critiques ont trouvé un écho sur la chaîne ESAE TV où le Professeur Nathaniel Kitti, membre du parti d’opposition Les Démocrates, homme de droit et enseignant chercheur à l’université d’Abomey-Calavi, et le Père Eric Arnaud Aguénounon, philosophe politique, essayiste, analyste politique civil, ont exposé les failles qu’ils perçoivent à la fois dans la procédure et dans la substance du texte voté. Leurs analyses, qu’elles soient techniques ou morales, convergent vers un même constat : cette révision constitue une remise en cause directe du fonctionnement démocratique. Les critiques s’articulent d’abord sur la forme. Pour le Professeur Kitti, la procédure a violé deux principes fondamentaux. D’une part, le droit à l’information des populations et le consensus national n’auraient pas été respectés à l’en croire. Il rappelle que la Constitution est le « pacte social » de la nation, et que toute révision sans consultation adéquate contrevient aux principes établis : « La Cour africaine des droits de l’homme a rappelé en 2020… que le droit à l’information des populations avait été violé. Et dans le cas actuel, ce droit à l’information a encore été violé ». D’autre part, l’expert pointe une violation du Protocole additionnel de la Cedeao sur la bonne gouvernance. Ce traité, pourtant signé par le Bénin, interdit la révision des lois électorales à moins de six mois des élections sans l’aval d’une majorité non seulement numérique, mais « idéologique », impliquant l’association des partis de l’opposition, même non-représentés à l’Assemblée. Pis, le changement de la durée du mandat (passant de cinq à sept ans) après la validation de candidatures par la CENA et la Cour, est jugé par le professeur Kitti comme une rupture flagrante des règles en vigueur. Le Père Arnaud-Éric Aguénounon a pour sa part, exprimé de vives réserves quant à la forme et à la méthode qui ont entouré la révision constitutionnelle du 15 novembre. Sa critique majeure porte sur l’absence de débat public préalable. Il insiste sur le fait qu’une Constitution est un « bien commun » et « l’âme d’un peuple » qui nécessite une réflexion collective et un dialogue constructif avant toute modification. Pour le Père Aguénounon, le processus qui a mené au vote de la révision s’apparente à un « braquage », une métaphore forte pour exprimer son avis sur le sujet. Il met en lumière la confusion entre la légalité et la légitimité de l’acte. Bien que le vote ait atteint le quorum des quatre-cinquièmes des parlementaires requis par la loi, il estime que le nombre ne suffit pas à conférer une légitimité à la révision, surtout sans la consultation du peuple souverain. Le prêtre philosophe regrette que le débat ait été circonscrit à la classe politique, en excluant la base populaire de l’équation. Il juge la révision inopportune en raison du contexte pré-électoral, et questionne l’élégance et la transparence d’un tel processus, contrastant avec la nécessité de faire les choses « méthodiquement, soyeusement » et en plein jour. Le Père Aguénounon dénonce ce qu’il appelle le « démocraticide », c’est-à-dire la mise à mort de la volonté et des aspirations du peuple par ses représentants. Un débat sur le fond du texte Sur le fond, les amendements sont perçus comme une méconnaissance volontaire des « limites matérielles » de la révision. Le Professeur Kitti s’insurge contre la modification de l’Article 42 et le passage à un mandat de sept ans. Il insiste sur une jurisprudence de la Cour Constitutionnelle de 2011 qui avait dégagé le « mandat de cinq ans renouvelable une seule fois » comme une disposition supraconstitutionnelle. Ces dispositions, fondatrices et issues de la Conférence Nationale, ne sont pas censées pouvoir être révisées : « L’article 42… viole ce bloc de constitutionnalité, cette jurisprudence de la Cour Constitutionnelle. » Le Père Aguénounon, quant à lui, soulève des questions fondamentales sur le fond et la pertinence de cette révision constitutionnelle. Il soutient que le timing et les objectifs affichés ne correspondent pas aux défis majeurs et immédiats du peuple, qui sont ceux de la faim, du panier de la ménagère, de la justice et de la paix. En tant qu’homme proche du peuple et s’appuyant sur l’écoute au sein des communautés ecclésiales, il alerte sur la montée de l’amertume envers l’élite politique. La critique s’étend spécifiquement à la création du Sénat dans la nouvelle mouture, que le Père Aguénounon refuse d’appeler par ce nom, le qualifiant d’organe non pas électif, mais désigné. Il suspecte que cette nouvelle institution serve avant tout à « recaser les anciens » et offrir une « retraite dorée » aux anciens chefs d’État. Il oppose à l’argument de l’efficience et du renforcement institutionnel, l’absence de transparence sur les salaires politiques et l’importance du travail sur l’humain plutôt que sur les seules infrastructures. Du point de vue du Professeur Kitti, la possibilité pour le Sénat de sanctionner les acteurs politiques en leur « arrachant » les droits politiques et civiques, est une double violation : une violation de l’indépendance de la justice et une volonté d’étouffer le débat politique. « Le Sénat devient une police politique dans ce cas. Ce qui n’est pas acceptable dans un État de droit ». La trêve politique, martèle le Professeur Kitti, « institue la pensée unique ». Elle entrave le rôle des partis politiques qui est d’animer la vie politique, d’éveiller la conscience citoyenne et de concourir à l’expression du suffrage. Tous les regards sont désormais tournés vers la Cour Constitutionnelle pour le contrôle de constitutionnalité du texte voté. Création du Sénat au Bénin : Les observations comparatives de Jean-Baptiste Elias Le président du Front des organisations nationales contre
Communales et municipale 2026 : Faible positionnement des femmes à Za-Kpota
La publication des listes de candidats aux élections communales et municipales prochaines suscite des réactions au sein des militants des partis politiques. Au niveau de l’Union progressiste le renouveau (Upr) et du Bloc républicain on note un faible positionnement des femmes sur ces listes à Za-Kpota. Des réactions fusent d’un peu partout quant à la place accordée aux femmes sur les listes des deux partis de la mouvance présidentielle l’Union progressiste le renouveau (Upr) et le Bloc républicain (Br). Suite à la consultation de ces listes, le constat est clair, une seule femme y figure comme titulaire sur toutes les listes des deux partis. Il s’agit de Véronique Yèhouétomey, 4ᵉ titulaire dans l’arrondissement de Kpozoun, sur la liste du Bloc républicain (Br). En dehors de ce positionnement remarquable mais isolé, les femmes restent reléguées au rang de suppléantes. Angèle Koudjètchéhoun Zowèdo, suppléante du 1er titulaire Totin François à Assalin (Br) ; Solange Aguévèhoudé, suppléante du 1er titulaire Adjahatodé Sébastien à Za-Tanta (Upr) ; Marie Guitchan, suppléante du 1er titulaire Jacques Tchougbo à Kpozoun (Upr). La présence de ces quatre femmes témoigne certes d’une volonté de reconnaissance, mais elle reste en deçà des attentes nationales. Le gouvernement du Bénin, sous le leadership du président, Patrice Talon, a engagé ces dernières années de profondes réformes pour renforcer la participation politique des femmes, encourager les partis à mieux les positionner et promouvoir le leadership féminin à tous les niveaux. Que la Commune de Za-Kpota ne titularise presque pas les femmes apparaît comme un véritable paradoxe. Cela prive la gouvernance locale d’une diversité d’idées, d’expériences et de visions pourtant indispensables au développement harmonieux des territoires. Les partis politiques sont dès lors appelés à accompagner davantage l’effort du gouvernement, en valorisant les compétences féminines locales et en leur offrant une place plus centrale dans les organes de décision. Les exemples de Véronique Yèhouétomey, d’Angèle Koudjètchéhou Zowèdo, de Solange Aguévèhoudé et de Guitchan Marie montrent clairement que le vivier féminin existe bel et bien à Za-Kpota. Il mérite simplement d’être pleinement exploité. Une seule femme titulaire et 3 suppléantes positionnées Une représentativité féminine encore trop faible au niveau du Bloc Républicain (#BR) et de l’Union Progressiste le Renouveau (#UP-R) Pascal Toffodji
Journée mondiale de l’enfance 2025 : L’Unicef-Bénin célèbre la résilience des filles à travers l’art.
Aux pieds de l’Amazone, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) a commémoré la journée mondiale de l’enfance autour d’un vernissage photo sur le thème : « Filles Droits Résilience ». C’était, le jeudi 20 novembre 2025, en présence de nombreuses personnalités politiques et diplomatiques accréditées au Bénin puis des enfants venus porter au chapitre leurs voix, leurs rêves et leurs revendications. «Nous ne voulons pas seulement survivre, nous voulons réussir. Nous voulons aller à l’école, apprendre et devenir des adultes responsables», a alerté la représentante des enfants. Avec assurance et émotion, elle a interpelé les décideurs politiques et les partenaires pour un avenir où chaque enfant aura accès à l’éducation, à la santé, à une protection sans faille, et où les violences faites aux enfants ne seraient qu’un souvenir. Emue par cette déclaration des enfants, Véronique Tognifodé, Ministre des affaires sociales et de la microfinance (Masm) a, au nom du gouvernement, réaffirmé sa détermination à faire de la protection de l’enfant une priorité nationale. Ainsi, elle a insisté sur les politiques engagées pour lutter contre les mariages d’enfants, renforcer les filets sociaux et améliorer la scolarisation, notamment dans les zones rurales. Elle a rappelé que la nouvelle politique nationale de protection de l’enfant 2026-2035 place « le bien-être de chaque enfant au cœur des actions publiques ». A sa suite, Aminatou Sar, la Coordinatrice résidente du système des Nations Unies a, pour sa part, mis l”accent sur l’importance et la qualité de la collaboration de son institution avec le gouvernement et les autres partenaires techniques et financiers. Elle a également salué l’engagement et les avancées au Bénin qui a compris que la protection des enfants est un investissement stratégique, l’un des plus rentables pour l’avenir d’un pays. Pour Ousmane Niang, le Représentant résident de l’Unicef au Bénin cette célébration autour d’un vernissage vis un objectif particulier : provoquer une réflexion collective sur les conditions de vie et les besoins de protection des enfants. Soulignant l’impact positif du programme ‘’Cash Plus Care Faaba’’ sur les enfants, il a indiqué qu’il soutient déjà plus de 140 000 filles dans le nord du Bénin. Ce programme constitue, a en croire ses propos, un outil essentiel pour briser les barrières qui freinent la scolarisation des filles. C’est à ce titre qu’il a a appelé à renforcer l’action collective pour que, plus aucune fille ne soit privée de son droit d’apprendre. L’Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, partenaire essentiel des initiatives en faveur des droits de l’enfant, a rappelé l’engagement de son pays à accompagner les efforts du Bénin dans la protection de l’enfance. « Investir dans les enfants, c’est investir dans la stabilité, dans la paix et dans le développement durable. Le Bénin montre la voie, et nous sommes fiers d’être à ses côtés dans ce combat pour l’avenir» a-t-il déclaré. Après la phase protocolaire, la seconde partie a été consacrée à la contemplation d’une exposition photographique intitulée : « Filles Droits Résilience ». Elle a plongé les hôtes de marque dans l’univers des enfants qui bravent des difficultés pour s’émanciper. Chaque portrait raconte l’histoire d’une jeune fille déterminée à poursuivre son éducation malgré les obstacles, rappelant la nécessité de maintenir l’attention nationale sur la scolarisation des filles. Ce qui a créé un moment d’émotion vive au sein des participants. Pour joindre l’utile à l’agréable, Zeynab, Ambassadrice Unicef, a clôturé les festivités avec sa prestation captivante. Prisca Ahouassa
Journée universitaire de la coopération nationale : Des réflexions sur les enjeux de la coopération universitaire.
L’Université d’Abomey-Calavi (Uac) a célébré, le vendredi 21 novembre 2025, la Journée universitaire de la coopération nationale (Jucn). Organisée par le Vice-rectorat chargé de la coopération interuniversitaire et de l’insertion professionnelle en collaboration avec le service des relations, les universités et organismes nationaux du Bénin, cette rencontre a réuni autorités académiques, chercheurs, partenaires institutionnels, étudiants et acteurs du monde socio-économique. Placée sous le thème : « La coopération universitaire au service de l’innovation et de la souveraineté scientifique nationale », cette journée universitaire de la coopération nationale est un creuset de rencontre d’échanges et de discussion autour des enjeux universitaires dans le domaine de la coopération. Devenue presque une tradition, elle permet de renforcer les partenariats et de valoriser les projets scientifiques de l’Uac. Dans son mot de bienvenue, la vice-recteure, chargée de la Coopération et de l’insertion professionnelle, Nelly Carine Kèlomè, a noté que cette thématique est une invite à réfléchir collectivement au rôle fondamental des universités dans la production de connaissances pertinentes adaptées aux réalités et porteuse de souveraineté. Dans un contexte mondial marqué par une accélération de la compétition scientifique, il s’avère crucial selon elle, que les institutions se positionnent comme de véritables sources d’innovations capables d’apporter des réponses endogènes aux défis qui se posent à nos pays. La coopération universitaire surtout celle à l’échelle nationale constitue à l’en croire un levier stratégique pour atteindre des objectifs. Elle permet de mutualiser les compétences, de partager les ressources et de favoriser la mise en synergie de chercheurs. Elle facilite également la constitution de réseaux scientifiques indispensables pour porter des projets d’envergures au service du développement des Nations. La coopération nationale représente l’un des piliers de la vision institutionnelle à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Les partenariats entre les centres de recherches et les Ong ont permis à l’Uac de mettre en œuvre des programmes conjoints, de faciliter la mobilité académique et de valoriser davantage les résultats des recherches. La nécessite de mutualiser les ressources Le représentant du recteur, Romain Hounzandji, a insisté sur la nécessité de mutualiser les ressources, de croiser les expertises et de consolider les collaborations interuniversitaires. Selon lui, la souveraineté scientifique ne se décrète pas, mais se construit patiemment par la qualité de la recherche nationale. En procédant au lancement officiel de la journée, il a invité l’ensemble des unités de formation, des centres de recherches et des partenaires institutionnels à faire de cette journée un espace de réflexion et d’engagement collectif au service de l’excellence. « L’innovation ne se limite pas à produire de la technologie, mais consiste à transformer nos savoirs, nos traditions, nos ressources et nos intuitions collectives en solutions durables» a souligné le représentant des partenaires. Cette transformation, poursuit-il exige de la compétence, de l’éthique, de la responsabilité et une compréhension claire du cadre national. « L’innovation véritable s’ancre autant dans une vision scientifique que citoyenne, au cœur même de l’esprit du nouveau type de citoyen. Aucune université, si prestigieuse soit-elle, ne peut porter seule l’ambition scientifique d’un pays.», a-t-il insisté. En marge de cette journée les meilleurs partenaires de l’Uac ont été distingués. Du lot, DCC Communication a décroché un prix. Ce qui témoigne du respect de ses engagements et du dynamisme de sa Direction Générale. Laure Lèkossa
Lutte contre la délinquance dans le Zou : Foyers de prostitution et ghetto dans le viseur de la police.
Le Colonel Alexis Azoua, Directeur départemental de la police républicaine du Zou (Ddpr) et ses chefs d’unités ont toujours nourrit l’ambition d’assurer avec efficacité et efficience la sécurité des populations du centre-Bénin. Dans l’atteinte de cet objectif, il est constaté que les ghettos et les foyers de prostitution installés dans certains quartiers de la ville de Bohicon, constituent un frein. C’est dans cette logique que s’inscrit la descente, dans la nuit du jeudi 20 novembre 2025, des forces de sécurité publique à Zakpo Ahouamè, Hèzonho et Gakon-Ponça pour faire le ménage. Placée sous la supervision du Colonel Alexis Azoua, Directeur départemental de la police du Zou (Ddpr) et du commissaire Elvis Francisco Zannou du premier arrondissement, l’intervention a permis aux forces de l’ordre de disperser plusieurs travailleuses du sexe et de démanteler les abris de fortune servant à leurs activités. Une présence massive, un périmètre large et une progression méthodique pour reprendre le contrôle de quartiers sensibles touchés par la délinquance. Dès Ahouamè, les patrouilles ont travaillé à pied. Les abris de fortune installés le long des habitations ont été démontés. Ces installations servaient à accueillir des travailleuses du sexe et à regrouper des personnes impliquées dans des activités illicites, souvent liées à la consommation de produits psychotropes. La consigne était simple, réduire les espaces facilitant les regroupements suspects. À Hèzonho et Ponça, la progression a suivi le même rythme. La stratégie s’est reposée sur la présence directe et la neutralisation des points de repli identifiés par la police républicaine. Le point le plus sensible reste Gankon, dans une maison connue sous le nom de Katanoungon, considérée comme un lieu actif de vente de dérivés de cocaïne et d’héroïne. Quatre personnes ont été interpellées pour vérification d’identité. Leur situation sera clarifiée au commissariat, où elles ont été conduites. Une motocyclette Haojue 115 non immatriculée, sans pièce ni clé, a également été saisie. L’engin, jugé suspect dans ce contexte, a été transporté au commissariat examen. L’opération coup de poing, pensée pour réduire l’insécurité locale, a permis d’envoyer un signal clair dans ces quartiers régulièrement cités dans les rapports de police. En attendant l’aboutissement des enquêtes en cours, Georges Gnimadi, le chef du quartier Ahouamè, confirme l’information, se réjouit et appel les citoyens à une convergence d’actions afin de décourager les pratiques malsaines de nature à compromettre la paix et la sécurité nationale. Aussi, il a invité les travailleuses et leurs propriétaires à se conformer aux règles et principes qui gouvernent leur activité. L’intervention, effectuée aux alentours de 22 heures, visait à mettre fin à un phénomène qui alimente depuis plusieurs années l’insécurité, les nuisances nocturnes et des réseaux de proxénétisme exploitant des personnes vulnérables. Sur place, des habitants ont accueilli favorablement l’opération, y voyant un pas vers le rétablissement de l’ordre public. Les autorités annoncent la poursuite d’actions similaires dans les jours à venir afin de renforcer la sécurité et assainir durablement cette zone sensible de Bohicon. Opération coup de poing à Bohicon: Ahouamè, Hèzonho et Ponça passés au crible dans une descente nocturne musclée L’opération coup de poing menée par le commissariat de Bohicon, avec l’appui d’éléments du PSI Abomey, a marqué la nuit du 20 novembre 2025. Zéphirin TOASSEGNITCHE
Présentation du projet de loi des finances gestion 2026 : Une ambition budgétaire portée par la croissance économique.
La Commission budgétaire de l’Assemblée nationale a eu droit, le jeudi 20 novembre 2025, à la présentation détaillée du projet de loi gestion 2026. Cette séance qui fait suite aux audiences publiques et au passage des ministres et des présidents d’institutions devant ladite commission, a connu la présence des cadres du Ministère de l’économie et des finances en charge de la coopération (Mef) avec à leur avec à leur tête Hermann Orou Takou, Directeur de cabinet du ministre Romuald Wadagni. Le projet de loi des finances gestion 2026 s’équilibre en ressources et en charges pour un montant total de 3 783,984 milliards de F Cfa contre 3 551,005 milliards de F Cfa en 2025, correspondant à 6,6 % d’accroissement. Composé du budget de l’État et des opérations de trésorerie, il ressort en hausse de 232,979 milliards de FCFA. Le déficit budgétaire prévisionnel en 2026 ressortirait à 2,7 % du Produit intérieur brute (PIB) contre 2,9 % attendu à fin décembre 2025. De ces travaux à huis clos, qui ont duré plus de deux heures de temps, il ressort, de sources dignes de foi, que ce budget est conçu dans un contexte marqué à l’international par des tensions géopolitiques, notamment la guerre en Ukraine et le conflit au Moyen-Orient, plus précisément l’escalade des tarifs douaniers américains. Au niveau régional, il y a le défi sécuritaire dans les États du Sahel, les fluctuations du Naira et l’amélioration de la croissance, qui serait soutenue par la hausse attendue de la demande intérieure, du fait de l’amélioration continue dans certains secteurs d’activités (transport, tourisme, hôtellerie, Btp, etc.). Les grandes orientations pour 2026 En 2026, il sera question d’une politique budgétaire au service de la consolidation des leviers de la croissance économique et du social ; d’une politique budgétaire qui place le Bénin comme modèle de bonne gouvernance budgétaire dans la sous-région et dans le monde ; et enfin d’une dynamique de gestion proactive de la dette publique. Ainsi, pour 2026, il y aura une amélioration continue des recettes des régies, portée par les effets attendus des réformes. Spécifiquement pour les recettes fiscales : une augmentation de 0,5 point de pourcentage pour le taux de contribution fiscale par rapport à 2025 ; la reconduction des mesures incitatives pour le développement du secteur économique stratégique et la protection du pouvoir d’achat des ménages ; la poursuite des réformes de simplification des procédures et de la digitalisation ; la poursuite de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale ; la maîtrise de l’assiette d’imposition des transactions électroniques (e-commerce) ; aucune augmentation des taux des impositions existantes ; l’évolution moins rapide que les recettes dans la perspective de la consolidation budgétaire ; la reconduction et le renforcement de l’ensemble des programmes sociaux dont l’objectif est de relever économiquement les ménages à faible revenu (microcrédits avec, en projection, la phase II, Programme alimentaire scolaire, Gbéssoké, Assurance maladie obligatoire, Programme de supplémentation des 1000 premiers jours, Exonération fiscale pour les produits de grande consommation, diverses mesures de gratuité) ; l’optimisation des charges de fonctionnement général de l’administration ; l’augmentation considérable des dépenses d’investissement (+19,9 % par rapport aux prévisions de 2025) en lien avec l’accélération et l’achèvement des projets en cours de réalisation. Quelques mesures excitantes En 2026, il est prévu la dispense de pénalité de retard accordée aux contribuables débiteurs de la taxe foncière unique qui payent l’intégralité de leur dette ; la dispense de pénalité de retard accordée aux contribuables non connus de l’administration fiscale qui souscrivent spontanément, pour la première fois, leurs déclarations en régularisation des affaires réalisées au titre des exercices antérieurs ; l’exonération des véhicules neufs importés, fabriqués ou vendus en République du Bénin ; l’exonération sur les aéronefs, aérostats et leurs pièces de rechange importés en République du Bénin ; l’exonération sur les récipients pour gaz comprimés ou liquéfiés ; la réduction du taux de la Taxe de Statistique (T. STAT) lors de la réexportation des produits pétroliers et le transit des matières premières de 5 % à 1 % de la valeur en douane des produits ; l’exonération sur les équipements neufs importés par les Petites et Moyennes Entreprises ne bénéficiant pas d’un régime fiscal dérogatoire ; l’exonération sur les équipements et matériaux neufs ainsi que les matériaux locaux destinés à la construction ou à la rénovation des stations-services, des stations-trottoir, des cuves à pétrole et à gasoil ; l’exonération des droits et taxes sur l’exportation d’une partie de soja après la période de campagne. Carmel GAMBIYI
Lutte contre les médias illégaux dans les départements : Le plaidoyer de la Haac en direction des préfets.
En marge de la deuxième conférence des préfets au titre de l’année 2025, tenue les 20 et 21 novembre à la préfecture d’Allada, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), sur invitation du Ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale (Mdgl), a présenté une communication stratégique sur la lutte concertée contre les médias illégaux. Au terme de son exposé, l’institution a reçu le soutien des préfets et du Mdgl Cette rencontre, placée sous l’autorité du Ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, a réuni l’ensemble des préfets autour de thématiques liées à la gouvernance territoriale, à la sécurité et à la régulation de l’espace public. Invitée pour prendre part à cette conférence, la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication (Haac) a fait l’état des lieux sur les médias au Bénin. Dans sa communication, le conseiller Armand Hounsou qui a conduit la délégation de la Haac a mis en lumière l’ampleur du phénomène des médias illégaux, caractérisé notamment par : la diffusion de contenus audiovisuels en violation des cahiers des charges ; l’utilisation non réglementée de plateformes numériques assimilées à des médias ; la multiplication des médias opérant hors du cadre légal notamment les télévisions émettant par satellite. Le conseiller a rappelé que ces pratiques constituent une menace sérieuse pour l’ordre public, la sécurité nationale, l’éthique journalistique et le droit à une information fiable des populations. Soulignant que la régulation ne peut être pleinement efficace sans l’appui de l’administration territoriale, la Haac a insisté sur la nécessité d’une coopération institutionnelle renforcée avec les préfectures, notamment à travers : l’identification systématique des médias opérant sans autorisation dans les départements ; le signalement des installations clandestines ou frauduleuses ; l’accompagnement logistique lors des opérations de contrôle ; la mise en application, au niveau local, des décisions et injonctions de la Haac. Un engagement commun pour assainir l’espace médiatique Les ministres et les préfets ont salué la démarche de la Haac et ont exprimé leur volonté d’apporter tout l’appui nécessaire à la réussite de cette lutte. Cette synergie d’action permettra de garantir un paysage médiatique plus professionnel, plus sécurisé et respectueux des lois, conformément aux orientations du Gouvernement en matière de bonne gouvernance et de protection de l’espace public. La participation de la Haac à cette conférence marque ainsi une étape importante dans la construction d’un partenariat opérationnel entre l’institution de régulation des médias et l’autorité de tutelle territoriale, en vue d’assurer la protection des citoyens contre les dérives informationnelles et de préserver la qualité de l’écosystème médiatique national. L’occasion a été saisie par la Haac pour solliciter l’appui du Ministère de l’intérieur et de la sécurité publique (Misp) à travers ses démembrements pour la reconnaissance de la valeur de la carte de presse détenue par les professionnels des médias du Bénin. Zéphirin TOASSEGNITCHE
Après avoir marché sur la Mairie de Za-Kpota : Les relais communautaires retrouvent le sourire.
Le mouvement d’humeur organisé récemment sur la Mairie de Za-Kpota a porté ses fruits. Le cri de détresse des relais communautaires a été entendu. Ils ont reçu leur premier virement histoire de soulager leurs peines. Certains relais ont reçu un mois, d’autres deux, trois ou jusqu’à quatre mois, même si aucun n’a encore perçu la totalité de ses dus. Ceux qui n’ont encore rien reçu restent dans l’attente de la poursuite du processus et des enquêtes annoncées par le maire sur les dysfonctionnements constatés dans le traitement des relais, à Za-Kpota comme dans d’autres Communes du projet. Cette avancée intervient après que les relais ont dénoncé des conditions jugées inhumaines. Plus de six mois sans primes, refus de signature des fiches de services faits par certains agents de santé communautaire qualifiés, absence des vélos promis pour couvrir les zones éloignées, suppression des frais de synchronisation des données et réduction arbitraire de leurs multiples tâches à de simples visites à domicile. Malgré la reprise partielle des paiements, les relais communautaires maintiennent leur vigilance et affirment qu’ils resteront mobilisés jusqu’à l’amélioration leurs conditions de travail. Zéphirin TOASSEGNITCHE