Le gouvernement béninois a dévoilé la composition du conseil d’administration de la Réunion des musées publics du Bénin (Rmpb). La nomination des membres a été actée par décret présidentiel signé par le chef de l’État, Patrice Talon. Le conseil d’administration, dont le mandat est fixé à trois ans à compter de la date d’installation, regroupe des représentants de la Présidence de la République, des ministères de tutelle et des finances, ainsi que des agences en charge du tourisme et du patrimoine. La présidence du conseil revient au ministre du tourisme, de la culture et des arts, actuellement assurée par Alimatou Sadhiya Assouma, qui assure l’intérim de Jean-Michel Abimbola. La Rmpb, pensée par le gouvernement Talon, a pour mission de structurer, professionnaliser et harmoniser la gestion des musées publics. Elle regroupe quatre grands projets muséaux en cours de réalisation : le musée des rois et des amazones du Danhomè à Abomey, le musée international de la mémoire de l’esclavage à Ouidah), le musée international du Vodun à Porto-Novo et le musée d’art contemporain à Cotonou. La direction générale de l’institution est confiée à Jacques Ayer. Composition du conseil d’administration Pascal Toffodji
Tentative de trafic de stupéfiants à Sèmè-Kraké : L’opération déjouée par la police.
Les forces de sécurité béninoises ont déjoué une tentative de trafic de stupéfiants au poste frontalier de Sèmè-Kraké, principal point de passage entre le Bénin et le Nigéria. Une femme a été interpellée alors qu’elle tentait d’entrer sur le territoire béninois en dissimulant des paquets de drogue dans un dispositif imitant un ventre de grossesse. Son comportement jugé suspect a rapidement attiré l’attention des agents en poste. Lors de la fouille, les policiers ont découvert plusieurs colis soigneusement dissimulés dans l’accessoire. La cargaison a immédiatement été saisie et la suspecte placée en garde à vue. Une enquête judiciaire a été ouverte afin de retracer l’origine des stupéfiants, d’identifier le circuit d’approvisionnement et de mettre au jour d’éventuels complices. Cette arrestation illustre la vigilance accrue des forces de l’ordre face aux multiples stratagèmes utilisés par les trafiquants pour contourner la loi. C.Z
Centenaire de la mort de Rober Sastre : Moment idéal pour honorer un prélat rangé aux oubliettes.
« Décolonisation, culture, développement et évangélisation de l’Afrique, contribution de Mgr Robert Sastre », tel est le thème général retenu pour honorer l’ancien évêque de Lokossa. Ce sera le 7 juin 2026. Quelles sont les motivations de cette célébration ? Mgr Robert Sastre a également contribué contre l’idéologie coloniale, particulièrement ignoble. Hormis les voix qui s’élevées dont la résistance a forgé une posture d’intellectuels solidement attachés à l’Afrique, à son histoire, à ses filles et fils sans oublier ses valeurs, on a des figures emblématiques qui s’étaient ainsi établies. On cite généralement, dans la littérature classique, Aimé Césaire et ses frères et compagnons de route Léopold Sédar Senghor, Alioune Diop, Bernard Dadié, Birago Diop, Frantz Fanon. Au nombre de ces grandes figures, il y a un qu’on évoque moins souvent, probablement à cause de son statut de prêtre. Il s’agit de Robert Sastre. Il fut très brillant, mais avec modestie, il a été le cœur et le repère de ce vivier d’intellectuels engagés au nom de leur foi pour leur Mère-Afrique, sa décolonisation, son avenir, sa culture et son développement. Mgr Sastre et les effets perceptibles La vie et la contribution à l’histoire de feu Mgr Robert Sastre seront revisitées à l’occasion de son centenaire, le 7 juin 2026. Ordonné prêtre en 1952, à l’âge de 26 ans, il a été aumônier de la Fédération des étudiants de l’Afrique noire en France (1956-1957). Il a été le compagnon moral, intellectuel et spirituel d’une jeunesse africaine, résolument en marche pour l’indépendance du continent. Figure montante de l’église catholique en France, il les amenait à conjuguer la lutte pour la libération de l’Afrique avec l’amour de son peuple, la défense et la promotion de sa culture. A un moment où la résolution finale du Premier Congrès des écrivains et artistes noirs, congrès tenu à Paris du 19 au 22 septembre 1956, appelait au respect des droits de l’Homme, des peuples et des Nations quels qu’ils soient. Il fut l’artisan de l’édition de l’ouvrage collectif des prêtres noirs, paru en 1956, dans un contexte socio-politique marqué par la décolonisation et le mouvement de la négritude. Sans aucun doute, cet ouvrage fut à l’origine de la théologie africaine contemporaine. L’Abbé Sastre y publiait un article retentissant. Il s’agit de « Liturgie romaine et négritude ». Puis, il co-produisait un autre, intitulé « Propagande et vérité ». Deux textes majeurs qui faisaient de lui également l’un des plus grands précurseurs de la théologie contemporaine de l’évangélisation et de l’inculturation en Afrique. La pensée de l’Abbé Sastre a été une lumineuse réflexion sur la signification de la foi dans les sociétés et cultures africaines, qui trouvent leur fondement dans le Christ et le chemin de leur enracinement dans la culture africaine. Au lendemain des indépendances, il continua de promouvoir une pensée et des initiatives pastorales et sociales qui s’articulent autour de la défense de la dignité humaine de tous les peuples de la terre, de l’autonomie et de la solidarité, de la justice, de la culture, du développement et de l’évangélisation de l’Afrique. L’Abbé Sastre fut, à son retour au pays natal, aumônier national du Scoutisme et de la jeunesse étudiante catholique (Jec), curé de St Michel de Cotonou et évêque de Lokossa jusqu’à son rappel à l’Eucharistie céleste. Au regard de cette dimension inestimable de Mgr Robert Sastre, au-delà de la qualité de son passé, le clergé béninois l’a désigné pour le représenter à la Conférence nationale de 1990. Un vilain paludisme l’a éloigné des assises du Plm Alédjo. Empêché, il a été remplacé par Mgr De Souza. La suite relative à cette présidence de Isidore de Souza est encore vivace dans la conscience collective ? L’église catholique du Bénin, par le truchement du diocèse de Lokossa, a donc décidé de célébrer le centenaire de Mgr Sastre le 7 juin 2026. Le centenaire de Mgr Sastre, sera donc une occasion idéale pour de promptes louanges qui s’élèveront en chants joyeux pour saluer ce serviteur de Dieu et pour revisiter sa contribution à l’histoire des indépendances africaines. La rédaction
Mordu par son propre chien : Un cultivateur succombe à Toffo.
La Commune de Toffo, dans le département d’Atlantique, est une nouvelle fois frappée par un drame lié à une morsure de chien. Quelques semaines après le décès d’un élève du Ceg Agon, un cultivateur d’environ cinquante ans a perdu la vie dans l’arrondissement de Damè. D’après des témoignages recueillis auprès de proches, la victime aurait été mordue au bras par son propre chien alors qu’elle s’apprêtait à le mettre en vente. L’animal, déjà signalé pour avoir tué un chiot au domicile familial, aurait brusquement attaqué son maître au moment où celui-ci tentait de l’attacher. Après l’agression, aucune prise en charge médicale immédiate n’aurait été engagée. Des avis informels auraient été suivis dans un premier temps, retardant l’intervention sanitaire appropriée. Ce n’est que plus tard que l’homme a été conduit dans un centre de santé, où son état s’est rapidement détérioré. La répétition de ces décès liés aux morsures de chien plonge les populations de Damè dans une vive inquiétude. Elle remet au cœur du débat la question de la prévention, du suivi sanitaire des animaux domestiques afin d’éviter des issues aussi tragiques dans la Commune. Pascal Toffodji
Audience à la Cour constitutionnelle : Bertin Tamegnon et le maire de Savalou au cabinet de Dorothé Sossa.
Le député Bertin Tamegnon accompagné de son suppléant, Prosper Iroukora, ainsi que le maire de Savalou, François Houédo ont été reçus en audience par le président de la Cour constitutionnelle, Dorothé Sossa le vendredi 27 février 2026, à son cabinet. A la suite de l’entretien, le député de la 9e circonscription électorale et le maire de Savalou ont livré leurs impressions. Le député Bertin Tamegnon, a expliqué aux professionnels des médias à sa sortie d’audience que sa rencontre avec le président Sossa se justifie par le fait de recueillir du président de la haute juridiction ses conseils et de bénéficier de son expérience en vue de capitaliser son mandat au Parlement. Il a affirmé vouloir inscrire son mandat dans une logique de concertation et de partenariat. A l’entendre, le président de la Cour constitutionnelle lui a fait des recommandations pour que les élus jouent pleinement leur rôle au service de la Commune. Le député a exprimé sa gratitude pour la disponibilité et la richesse des conseils reçus, qu’il considère comme un atout pour la réussite de son mandat. Le maire de Savalou, François Houédo, a pour sa part rappeler les liens historiques entre Dorothé Sossa et la Commune, évoquant l’époque de la formule « Savalou, la belle ». Il a insisté sur l’importance de renouer avec cette histoire pour construire l’avenir. Il a confié que le président de la Cour constitutionnelle s’est montré disponible pour accompagner la municipalité dans ses défis majeurs : la sécurité des biens et des personnes, la gestion des conflits entre éleveurs et agriculteurs, ainsi que l’accès à une eau potable de qualité et en quantité suffisante. Il a mis en avant l’appel du président à une gouvernance concertée et participative. La rencontre, faut-il le souligner, a été placée sous le signe de la courtoisie. Elle a permis aux élus d’échanger directement avec le président de la haute juridiction sur les défis liés à l’exercice de leurs fonctions. Pascal Toffodji
Attestation, diplôme et relevé de notes : Des pièces essentielles souvent négligées.
Attestations, diplômes et relevés de notes, quelle procédure pour le retrait et quelle importance ? Barthélémy Moutouama, Chef du Service des Examens et Concours à la Ddestfp répond. Dans un entretien accordé à votre journal, Barthélémy Moutouama, chef du Service des examens et concours à la Ddestfp donne sur l’importance des Attestations, diplômes et relevés de notes. Journaliste : Barthélémy Moutouama, bonjour. Barthélémy Moutouama : Bonjour, monsieur le journaliste. Avec vous, nous allons parler des attestations, diplômes et relevés de notes. Après les examens, comment se fait le retrait de ces documents ? Merci pour la question. Je vais me concentrer sur le Bepc et le Bac. Pour le Bepc, dès que les candidats finissent de composer, les relevés sont mis en ligne. Chaque candidat, admis ou non, peut y accéder. Il doit vérifier les informations et dispose de 90 jours pour demander une correction. Malheureusement, beaucoup ne le font pas et viennent réclamer hors délai, ce qui crée des contentieux. Quelle est la durée de validité du relevé de notes ? Le relevé a une durée de vie d’un an. Passé ce délai, il perd sa valeur et laisse place à l’attestation de diplôme. Celle-ci peut être demandée entre un et deux ans après la proclamation des résultats. Mais souvent, les lauréats négligent cette étape et ne se présentent que lorsqu’ils ont un besoin urgent. Comment obtient-on le diplôme définitif ? Pour le Bepc, le candidat fait une demande comme pour l’attestation. L’attestation coûte 1 200 francs CFA, avec un timbre fiscal de 100 francs. Le diplôme coûte également 1 200 francs CFA. Le candidat dépose son attestation avec la demande, et celle-ci est annulée pour donner place au diplôme. Pour les examens techniques (CAP, DT…), le coût est de 1 500 francs CFA. Au baccalauréat, la procédure est similaire, mais les relevés sont remis directement par l’Office du Bac. Quel conseil donnez-vous aux lauréats et à leurs parents ? Après un an, le relevé n’a plus de valeur. Les parents doivent être attentifs et aider leurs enfants à demander l’attestation dans les délais. Sinon, lorsqu’ils auront besoin de la pièce pour un concours, il sera trop tard. L’attestation est indispensable, notamment pour les concours militaires ou administratifs. Certains disent que les attestations ne sont plus acceptées pour les concours. Qu’en est-il réellement ? C’est une fausse information. Le ministère de la Fonction publique a déjà démenti cela. L’attestation est une pièce authentique et officielle, désormais sécurisée par un QR code. Elle est toujours acceptée pour les concours et démarches administratives. Le diplôme est demandé uniquement pour certifier définitivement la réussite. Merci pour vos éclaircissements. C’est moi qui vous remercie. Transcription Pascal Toffodji
Carême musulman : Un moment de grâce divine à saisir.
Le mois saint du Ramadan, troisième pilier de l’Islam, est une période de prière intense, de jeûne et de privations, destinée à implorer la grâce d’Allah. Mais avant même le début du jeûne, le fidèle musulman est invité à adopter des comportements exemplaires. L’islamologue Issa Mohamed Awali rappelle les attitudes essentielles à observer pour vivre pleinement ce temps de grâce. « En tant que bon musulman, la première des choses est de se repentir », explique Issa Mohamed Awali. Le fidèle doit cesser ses péchés, éviter tout comportement malsain et demander pardon à ses prochains pour les torts causés. Le prophète a enseigné que les injustices envers autrui doivent être réparées dans ce monde, faute de quoi les bonnes actions seront transférées à la victime dans l’au-delà. Le mois de Ramadan possède une portée spirituelle exceptionnelle. Le jeûne accompli conformément aux principes sacrés permet le pardon des péchés. « Lorsque vient le mois de Ramadan, toutes les portes de l’enfer sont fermées, celles du paradis sont ouvertes et les démons sont enchaînés », rappelle l’islamologue. Ce mois est également béni car il marque la révélation du Saint Coran. Il abrite la Nuit du Destin (Laylat al-Qadr), dont l’adoration équivaut à mille mois d’adoration. Issa Mohamed Awali insiste : « Le musulman doit se conformer aux règles du jeûne. » Le Ramadan est une opportunité unique de se racheter, de multiplier les bonnes actions et de bénéficier de la bénédiction divine. Le mois sacré est présenté comme une grâce offerte par Dieu aux musulmans pour renforcer leur foi et préparer leur salut. En multipliant les prières, la lecture du Coran et les actes de charité, les fidèles enrichissent leur balance spirituelle pour l’au-delà. C.Z
Valorisation des métiers d’art à Bohicon : À la découverte de Louis Lihui.
Dans la commune de Bohicon, la fabrication des tam-tams et des mortiers constitue aujourd’hui une véritable source de revenus pour de nombreux jeunes. Parmi eux, Louis Lihui, héritier d’un savoir-faire ancestral, s’est imposé comme l’un des artisans les plus passionnés et respectés. Né en 1978 à Saclo (Bohicon), Louis Lihui a hérité de son feu père l’art de la fabrication des tam-tams et des mortiers. Après avoir quitté l’école en classe de CM2, il s’est consacré à l’apprentissage auprès de son père et a rapidement pris goût à ce métier. « Le métier de fabrication des tam-tams et des mortiers est une tradition familiale. Je suis né dedans. Après l’école, j’ai commencé à travailler avec mon père. Aujourd’hui, j’ai modernisé la fabrication grâce à des machines que j’ai imaginées et conçues avec l’aide d’un soudeur », confie-t-il. Pour ses créations, Louis utilise des bois spécifiques. Pour fabriquer des tam-tams, il utilise des bois légers tels que le néré, le mérina, l’acajou ou le bois blanc. S’agissant des mortiers, il exploite les bois lourds comme le nim, le ‘’kakè’’ ou les bois rouges. Il fabrique une grande variété de tam-tams, parmi lesquels : Toba système, Toba hanwé, Akonhoun, Agbotchébou, Agbadja, gangan, zinlin, Agbahoun, houngan. Les fruits d’un métier passion Grâce à ce métier, Louis Lihui a pu réaliser de nombreux projets tels que la construction d’un atelier en dur et d’une maison moderne avec château d’eau, la scolarisation de ses onze enfants, financée par ses revenus, la création d’une ferme et d’une plantation d’arbres. Il souligne également le rôle de ses trois épouses qui l’accompagnent quotidiennement dans la commercialisation des produits. Cependant, ce savoir-faire ancestral n’est pas exempt de difficultés. Louis déplore notamment : la rareté du bois, obligeant à parcourir de longues distances pour s’en procurer, les contraintes administratives liées aux autorisations forestières, l’utilisation d’outils archaïques, freinant la modernisation de son activité. Malgré ces obstacles, Louis Lihui reste animé par une passion inébranlable. Il lance un appel aux autorités et aux personnes de bonne volonté pour l’aider à moderniser son métier. Son rêve : voir ses tam-tams et mortiers s’exporter à l’international, où ils suscitent déjà l’admiration des expatriés. Ce portrait de Louis Lihui illustre la richesse des métiers d’art à Bohicon et l’importance de soutenir ces artisans qui perpétuent et modernisent un patrimoine culturel unique Zéphirin Toasségnitché
Effort de carême : Un appel à la charité et à la prière.
Le carême, période de quarante jours de conversion et de préparation à la fête de Pâques, ne se limite pas au jeûne alimentaire. Il est aussi un temps d’efforts spirituels, de prière et de charité. À travers l’« effort de carême », chaque fidèle catholique est invité à poser des gestes concrets de solidarité envers les plus démunis. Selon Mgr Pascal N’koué, archevêque de Parakou, « le jeûne que Dieu préfère, c’est la sainteté de vie ». Il ne s’agit pas seulement de se priver de nourriture, mais de renoncer aux rancunes, aux pensées mauvaises et aux désirs de vengeance. Être charitable, faire du bien à l’autre, voilà le véritable sens du jeûne chrétien. Mgr Pascal N’koué rappelle que, dans le code de droit canonique, les fidèles âgés de plus de 60 ans ne sont plus tenus au jeûne alimentaire. L’essentiel demeure l’effort spirituel : ressembler au Christ par une vie de bonté et de fraternité. Le prélat insiste également sur l’importance de la prière : « Ceux qui abandonnent la prière se fragilisent, car l’arme qui fait fuir Satan, c’est la foi et la prière. » Pendant le carême, il encourage les fidèles à reprendre leurs pratiques spirituelles. L’effort de carême inclut aussi l’aumône : visiter les malades, les prisonniers, les personnes âgées abandonnées, partager avec les enfants démunis. Il peut s’agir de se priver volontairement de quelque chose pour ensuite offrir une aide concrète à ceux qui en ont besoin. Différence avec le denier de culte Mgr Pascal N’koué distingue clairement l’effort de carême du denier de culte, qui est une participation financière annuelle des fidèles aux charges de l’Église. « Le denier, c’est l’argent de culte. Il permet d’acheter les nappes d’autel, les cierges, les calices, le pain et le vin, d’entretenir les lieux de culte et de couvrir les frais de fonctionnement », explique-t-il. En principe, il s’agit d’un dixième des revenus annuels, mais l’Église demande bien moins : souvent entre 2 000 et 5 000 francs CFA, selon les moyens de chacun. À travers ses explications, Mgr Pascal N’koué rappelle que le carême est un temps de grâce et de charité. L’effort de carême est une invitation à poser des actes concrets de solidarité, à prier davantage et à purifier son cœur. « Dieu ne cesse pas d’envoyer ses grâces, mais c’est nous qui ne les voyons pas », conclut-il. C.Z
Violente altercation à Cotonou : Un homme perd la vie.
Un différend ancien a débouché sur un homicide le mercredi 25 février 2026 à Gbèdjromèdé, quartier de Cotonou. Selon Bip Radio, un homme a perdu la vie après une violente agression survenue en pleine rue. D’après les éléments recueillis, les deux protagonistes traînaient un contentieux né quelques jours plus tôt. Leur rencontre fortuite ce mercredi a relancé les tensions. L’agresseur présumé a saisi une bouteille et l’a fracassée sur la tête de son adversaire. Touchée de plein fouet, la victime s’est écroulée. Les secours n’ont pas pu la ramener à la vie. Le décès a été constaté peu après la chute. Alertée, la police a procédé à l’interpellation du suspect. Les agents l’ont placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Sa présentation devant le procureur près le tribunal de Cotonou s’annonce dans les prochains jours. Pascal Toffodji