Les forces de l’ordre et les services douaniers de Kassouala, dans la commune de Tchaourou, ont renforcé leur vigilance sur l’axe frontalier avec le Nigéria. Le mardi 24 février 2026, une opération de contrôle systématique des moyens de transport a permis de mettre la main sur un important lot de munitions. Au cours de cette fouille, deux conducteurs de taxi-moto ont été interpellés alors qu’ils transportaient clandestinement 500 munitions de calibre 12, dissimulées dans leurs engins. La découverte illustre l’efficacité de la stratégie de contrôle renforcé mise en place par la Police républicaine et la Douane pour contrer les trafics transfrontaliers. Selon les autorités, l’un des suspects a tenté de se faire passer pour interprète avant de prendre la fuite. Les recherches se poursuivent pour le retrouver. Les responsables sécuritaires ont salué la collaboration exemplaire entre les deux corps, qui a permis de neutraliser cette tentative d’approvisionnement illicite. Cette opération témoigne de la détermination des forces de sécurité à protéger les populations et à prévenir l’entrée illégale d’armes et de munitions sur le territoire national. C.Z
Installation solennelle de Thomas Dassi : Un nouveau souffle pour la Cour d’appel de Parakou.
Le mardi 24 février 2026, la Cour d’appel de Parakou a vécu un moment fort : l’installation solennelle de Thomas Mahougnon Dassi comme président de la juridiction. Dans une salle empreinte de gravité et de ferveur, autorités judiciaires, politiques et religieuses se sont réunies pour assister à ce passage de témoin, symbole de continuité mais aussi d’ouverture vers une nouvelle étape. Ancien procureur général de la Cour, Thomas Dassi connaît déjà les rouages et les défis de l’institution. Sa nomination, après le départ de Florentin Gbodou vers le ministère de la Justice, s’inscrit dans une logique de stabilité. Mais elle porte aussi l’espoir d’une gouvernance plus moderne, attentive aux attentes des justiciables. Les discours prononcés lors de l’audience ont donné le ton. Saturnin Afaton, procureur général près la Cour suprême, a salué le parcours d’un magistrat « engagé et professionnel », rappelant que la fonction de président exige une posture différente : organiser, écouter, fédérer. Dans une formule marquante, il a souligné que « Dieu écrit droit avec des lignes courbes », invitant le nouveau président à transformer les épreuves en force. Victor Dassi Adoddou, président de la Cour suprême, a insisté sur l’importance du rendement et de la qualité des décisions rendues. Ses mots ont résonné comme une feuille de route : être ferme sans autoritarisme, exigeant sans perdre de vue la dimension humaine. Au-delà des protocoles, l’installation de Thomas Mahougnon Dassi incarne une transition où rigueur et humanité devront marcher ensemble. La Cour d’appel de Parakou, désormais sous sa direction, est appelée à conjuguer continuité et innovation pour rester un pilier de la justice dans le Borgou et l’Alibori. C.Z
Allaitement maternel et stress : Les conseils du Dr Choco aux femmes.
Le stress peut compromettre la montée du lait chez les nourrices. C’est l’avertissement du colonel Romuald Aïtchéhou Bothon, pédiatre des armées, plus connu sous le nom de Dr Choco. Selon lui, les pressions familiales et les bouleversements post-accouchement perturbent l’action de l’ocytocine, hormone clé dans l’éjection du lait maternel. Si les campagnes de sensibilisation insistent sur les bienfaits de l’allaitement maternel, elles abordent rarement les facteurs qui favorisent ou entravent la montée laiteuse. Or, explique Dr Choco, « beaucoup de stress, pas de montée laiteuse. Pas de montée laiteuse, pas d’allaitement ». L’ocytocine, surnommée « hormone du bonheur », est indispensable à l’éjection du lait. Elle est stimulée par des signaux positifs tels que les moments de tendresse, les gestes de générosité ou encore les instants de joie. Mais après l’accouchement, la chute brutale des hormones de grossesse fragilise la stabilité émotionnelle de la mère. La moindre pression accentue le stress et détourne l’action de l’ocytocine vers une priorité : la survie et l’apaisement de la mère, au détriment de la montée laiteuse. Le pédiatre souligne que la jeune mère est souvent traversée par de nombreuses interrogations : « Elle se demande si elle sera à la hauteur et espère le soutien de son mari. Mais dans certaines familles, le mari la stresse, tandis que tantes et belles-mères se découvrent des talents de conseillères improvisées », regrette-t-il. Conseils pour réduire le stress Pour favoriser une bonne montée laiteuse, Dr Choco recommande aux femmes de se mettre dans les meilleures conditions possibles : dormir suffisamment, manger sainement, pratiquer la marche, rester en contact avec les proches, partager ses préoccupations et ses sentiments. Selon le guide de l’Oms sur la gestion du stress, « nous gérons mieux le stress lorsque nous sommes entourés par des amis, des membres de la famille, la communauté ainsi que par des groupes de soutien en santé mentale ». Le médecin plaide pour que davantage d’attention soit portée au phénomène du stress, qu’il considère comme le principal facteur bloquant la montée laiteuse après l’accouchement. « Stress zéro si vous voulez avoir une bonne montée laiteuse », insiste-t-il. C.Z
Gouvernance locale : L’UPR impose une pause stratégique aux nouveaux maires.
À peine installés, les nouveaux maires issus de l’Union progressiste le renouveau (Upr) doivent composer avec une directive inhabituelle : aucune nomination dans leurs cabinets municipaux jusqu’à nouvel ordre. La note circulaire signée le mercredi 25 février 2026 par Gérard Gbénonchi, Secrétaire général du parti, traduit une volonté claire de centraliser et d’harmoniser la gouvernance locale. Cette mesure, qui concerne notamment les maires d’Abomey, d’Abomey-Calavi et de Cotonou, vise à éviter une dispersion des pratiques administratives et à garantir une cohérence politique dans la mise en place des équipes communales. Le parti dirigé par Joseph Djogbénou entend ainsi encadrer la formation des cabinets municipaux afin qu’ils reflètent une vision unifiée de la gestion locale. Au-delà d’une simple suspension, il s’agit d’une stratégie de contrôle et de coordination. L’Upr, qui domine désormais plus de 40 communes sur les 77 du pays, cherche à consolider son influence en imposant des règles communes à ses élus. Les directives définitives, attendues prochainement, devront tenir compte des exigences légales mais aussi des équilibres politiques et territoriaux. En somme, cette décision illustre la volonté du parti de transformer sa victoire électorale en un modèle de gouvernance uniforme, où chaque mairie devient le prolongement d’une stratégie nationale. C.Z
Guichet unique pour la déclaration et l’enregistrement des naissances : Garantir l’identité dès le premier souffle.
Six mois après son lancement, le Guichet unique de déclaration et d’enregistrement des naissances transforme profondément la manière dont les enfants accèdent à une existence légale au Bénin. Ce dispositif, installé directement dans les maternités, évite aux parents de longues démarches administratives et assure aux nouveau-nés une reconnaissance immédiate par l’État. Au-delà des statistiques, plus de 17 000 enfants déclarés et 13 000 enregistrés. C’est une révolution silencieuse qui s’opère. Chaque acte de naissance délivré est une porte ouverte vers l’éducation, la santé, la protection juridique et la citoyenneté. Le taux d’enregistrement, passé de 22 % en 2025 à plus de 76 % aujourd’hui, illustre la puissance de cette proximité entre service public et population. Les responsables de l’Anip et du Ministère de la Santé rappellent que l’enjeu dépasse la formalité administrative. « Un enfant non enregistré est un citoyen invisible », souligne Aristide Adjinacou Gnahoui, directeur général de l’Anip. L’objectif affiché est clair : d’ici 2028, mettre fin à l’invisibilité juridique des enfants au Bénin. Cette avancée, saluée par l’Unicef et les partenaires du programme WURI, marque une étape décisive vers l’universalisation de l’identité juridique. Elle renforce le Registre national des personnes physiques et contribue à bâtir une société où chaque enfant est reconnu, protégé et compté dès ses premiers jours. Pascal Toffodji
Liberté de la presse dans le monde : 2025, une année de péril pour les journalistes.
Le rapport annuel du Comité pour la protection des journalistes (Cpj), publié le 25 février 2026, dresse un constat alarmant : jamais depuis trois décennies autant de professionnels des médias n’avaient perdu la vie en une seule année. Avec 129 journalistes et employés de presse tués en 2025, la tendance est à une aggravation continue, après les 124 morts recensés en 2024. Les zones les plus meurtrières sont la bande de Gaza et les territoires palestiniens. 86 victimes, soit la majorité des décès. Le Soudan suit avec 9 journalistes tués. Ukraine : 4 morts, Mexique : 6 journalistes assassinés, principalement liés au crime organisé. D’autres cas ont été signalés en Inde et au Pérou. Nouvelles menaces Le Cpj souligne l’émergence de nouvelles formes de danger : L’usage croissant des drones armés, impliqués dans 39 cas en 2025 contre seulement 2 en 2023, la criminalité organisée, qui s’impose comme un facteur de risque majeur pour les reporters, notamment en Amérique latine. Au-delà des conflits armés, certains États recourent à des mesures extrêmes. L’exécution du chroniqueur saoudien Turki al-Jasser en juin 2025 illustre cette dérive : condamné pour « terrorisme et haute trahison », il est considéré par le CPJ comme victime d’un procès politique. Ce meurtre rappelle celui de Jamal Khashoggi en 2018 et marque une nouvelle étape dans la répression des voix critiques. Pascal Toffodji
Commune de Kouandé : Un geste d’honnêteté qui redonne foi en l’humain.
À Kouandé, petite Commune du nord-Bénin, un acte de probité exemplaire suscite aujourd’hui l’admiration et fait l’unanimité. Dimanche dernier, au cœur du grand marché de la ville, une vendeuse de pagnes a retrouvé 180 000 FCFA sur son étalage et a choisi de les restituer à leur propriétaire. Un geste noble qui rappelle que l’intégrité demeure une valeur vivante dans nos sociétés. Tout commence lorsque Ouzématou Soumanou, commerçante de pagnes, découvre sur son étal un sachet abandonné. À l’intérieur, une importante somme en espèces : 180 000 FCFA. Pour certains, une telle trouvaille aurait pu être perçue comme une opportunité inattendue. Mais pour cette vendeuse, la décision fut immédiate et sans équivoque : rendre l’argent à son propriétaire légitime. Ne disposant d’aucune information sur la personne ayant égaré le sachet, Ouzématou se tourne vers la radio de la localité très écoutée dans la Commune. Grâce à un avis de recherche diffusé sur les ondes, l’information circule rapidement. Quelques heures plus tard, la propriétaire, identifiée sous le nom de Baké, se manifeste et récupère l’intégralité de son argent. Une issue heureuse rendue possible par la droiture et le sens moral d’Ouzématou Soumanou. Dans un contexte où les difficultés économiques fragilisent parfois les repères, cet acte vient rappeler que l’honnêteté reste une valeur fondamentale, profondément ancrée dans les communautés du nord du pays. À Kouandé, cet exemple résonne comme une leçon de vie et un message d’espoir. Au-delà du simple fait divers, cette histoire met en lumière une réalité souvent passée sous silence : celle de citoyens ordinaires qui, par leurs actions, contribuent à bâtir une société plus juste et plus humaine. Larysson Kokodoko (Stag)
Le Conseil économique et social du Bénin : Une année de repositionnement au service du dialogue national.
Le Conseil économique et social (Ces) du Bénin a ouvert, le mardi 24 février 2026 à Cotonou, sa première session ordinaire de l’année. Cet événement coïncide avec le premier anniversaire de la mandature de Conrad Gbaguidi, qui a profité de l’occasion pour dresser un bilan axé sur la transformation de l’institution. La cérémonie a rassemblé les présidents des grandes institutions de la République ainsi que des délégations étrangères venues de France, du Maroc, du Congo et de la Côte d’Ivoire. Cette présence illustre la reconnaissance croissante du Ces comme espace de concertation et de réflexion stratégique. Plutôt que de se limiter à un rôle consultatif formel, le Ces a multiplié les initiatives de proximité : Des milliers de sollicitations traitées via ses antennes départementales. Des consultations citoyennes ayant permis de recueillir les préoccupations de près de 10 000 personnes. Huit chantiers menés à terme, allant de la modernisation agricole à la valorisation de l’artisanat, en passant par la lutte contre l’alcool frelaté et la gestion des conflits entre agriculteurs et éleveurs. La session de trente jours sera marquée par le Forum National du Ces (FoNaCES), placé sous le thème « Panier citoyen et bien-être ». Ce rendez-vous ambitionne de mettre en avant la consommation locale, les circuits courts et une protection sociale adaptée aux réalités du travail. Le Ces ne se limite pas au bilan : il ouvre cinq chantiers stratégiques sur la mobilité éco-responsable, la lutte contre les plastiques, le tourisme intérieur, l’influence des bailleurs internationaux et la place des langues locales dans l’unité nationale. Pascal Toffodji
Dématérialisation des opérations électorales : La CENA passe de l’archaïsme à la modernité.
La chaîne électorale passe à l’écran. Pilotée par la DSI, la dématérialisation structure désormais l’ensemble des opérations, de la formation des acteurs au paiement des agents, et attire l’attention d’institutions homologues de la sous-région. Au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna), les procédures papier reculent. Pour les scrutins de 2026, dépôt des candidatures, parrainages et accréditations transitent par des plateformes dédiées, conçues et administrées par la Direction des services d’information. L’entrée en lice commence par la formation. Une interface d’e-learning diffuse les modules à l’ensemble des parties prenantes, limitant les contraintes logistiques et uniformisant les contenus. Dans la foulée, les partis politiques soumettent leurs dossiers en ligne. Le traitement gagne en rapidité, chaque étape laissant une trace numérique exploitable. Le parrainage dématérialisé simplifie les formalités pour les élus habilités. Sur un autre segment, les observateurs nationaux et internationaux sollicitent leur accréditation via un portail unique, réduisant les délais administratifs. Le jour du vote, les agents déploient des applications mobiles pour compiler et transmettre les données. L’outil e-compilation sécurise la remontée des résultats et réduit les risques d’erreurs liés aux manipulations manuelles. Accessible au public, l’application e-résultat permet la consultation en temps réel des chiffres par centre de vote. La diffusion instantanée des données vise à consolider la confiance dans le processus électoral au Bénin. Cette architecture numérique a récemment suscité l’intérêt de la Direction générale des élections du Sénégal, venue s’enquérir du dispositif lors d’une mission de travail. Une administration financière automatisée La mutation dépasse le seul cadre du scrutin. Les agents électoraux perçoivent désormais leurs primes par transfert électronique, à partir de fichiers sécurisés transmis aux opérateurs de téléphonie mobile. Le circuit de paiement se raccourcit, les délais chutent. Chaque transaction laisse une empreinte vérifiable, ce qui améliore le suivi des dépenses. En intégrant ces solutions à tous les niveaux de son fonctionnement, l’institution électorale renforce son dispositif organisationnel à l’approche des consultations de 2026. Les prochaines échéances permettront d’évaluer la robustesse du système à grande échelle. C.Z
Attaque Djihadiste au nord du Bénin : Le commissariat de Kouandé visité à l’aube.
Aux premières heures de mardi, des tirs ont visé le commissariat de Kouandé. Le bâtiment annexe de la Police républicaine a été incendié lors d’une opération menée par des assaillants non identifiés, selon des informations rapportées par locaux. L’attaque s’est déroulée entre 6h50 et 7h25. Des hommes armés ont pris pour cible l’infrastructure sécuritaire avant d’y mettre le feu, provoquant d’importants dégâts matériels. Aucun bilan officiel n’a filtré à ce stade sur d’éventuelles pertes humaines. D’après des témoignages concordants, les assaillants auraient emprunté l’axe de Guilmaro pour atteindre la ville. Après l’opération, ils se seraient retirés en direction de Sékogourou. Dans la foulée, des unités des forces de défense et de sécurité ont déployé un dispositif de ratissage afin de verrouiller le périmètre et de retrouver les auteurs. Les mouvements observés dans la matinée traduisaient une montée rapide en puissance du maillage sécuritaire autour de la localité. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur les circonstances précises de l’assaut ni sur son coût humain. Les informations disponibles reposent pour l’heure sur des sources locales et des témoignages. Pascal Toffodji