La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a rejeté, hier mardi 24 février 2025, la demande de mise en liberté provisoire introduite par la défense du député d’opposition Soumaïla Sounon Boké, membre du parti Les Démocrates. Lors de cette première audience, ses avocats ont plaidé pour sa remise en liberté, avançant des garanties de représentation et des arguments liés à la procédure judiciaire en cours. Après avoir entendu les parties, la cour a estimé que les nécessités de l’instruction justifiaient le maintien en détention provisoire du parlementaire. Soumaïla Sounon Boké est poursuivi notamment pour apologie de crime contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion. Ces accusations découlent d’un message publié sur les réseaux sociaux le jour de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. Selon l’accusation, ce message aurait pu encourager des troubles. L’élu conteste cette interprétation, affirmant que ses propos faisaient simplement référence à des retrouvailles amicales. Au terme des débats, la Criet a renvoyé l’audience au 24 mars 2026. L’examen du dossier se poursuivra à cette date, et une nouvelle décision pourrait intervenir sur la suite de la procédure. C.Z
Sous sanction au le Bloc Républicain : Bertin Koovi claque la porte.
Bertin Koovi n’est plus membre du Bloc républicain (Br). Sous la menace d’une sanction disciplinaire au sein du parti dirigé par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, l’économiste fondamentaliste a préféré jeter l’éponge. Bertin Koovi tourne la page du Bloc républicain. Dans une lettre de démission adressée au secrétaire exécutif du Cheval cabré, l’acteur politique a annoncé avoir pris acte des sanctions prises à son encontre par la hiérarchie du parti. Soutien de la candidature de Romuald Wadagni, l’économiste fondamentaliste assure qu’il prendra part à des activités politiques auxquelles seront conviés les cadres du parti. A cet effet, et « afin d’éviter toute confusion politique ou interprétation équivoque de ma position, j’ai l’honneur de notifier par la présente ma démission du Bloc républicain, avec effet à compter de la date de signature du présent courrier », a-t-il écrit dans sa lettre. Cette décision, précise Bertin Koovi, vise à le libérer de toute tutelle partisane devenue incompatible avec ses engagements politiques actuels. Malgré son départ du parti dirigé par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, le désormais ancien cadre du Br réitère son soutien au président Patrice Talon et par ricochet, à la candidature du ministre Romuald Wadagni à la présidentielle du 12 avril 2026. Pour rappel, Bertin Koovi a été suspendu de toutes les activités du Bloc républicain pour une période d’un an. Il est également privé de nomination pour une durée de trois ans. Le parti lui reproche « des prises de position personnelles et des orientations politique exprimées sans mandat, en violation des règles de discipline et du devoir de réserve ». C.Z
Hygiène bucco-dentaire : Combien de fois faut-il se brosser les dents ?
Un sourire éclatant et des dents en bonne santé ne sont jamais le fruit du hasard. Pourtant, beaucoup de personnes ignorent encore les bons gestes à adopter au quotidien. Mauvaise technique de brossage, choix inadapté de dentifrice, oubli des consultations régulières chez le dentiste : autant d’erreurs qui peuvent avoir de lourdes conséquences sur la santé bucco-dentaire. Alors, quelle est la fréquence idéale pour se brosser les dents ? Le médecin-dentiste Pierre Adjofogué apporte des éclaircissements et corrige certaines idées reçues. Contrairement à une habitude bien ancrée, il ne sert à rien de se brosser les dents immédiatement au réveil. « On n’a pas besoin de se brosser le matin, au réveil », insiste le praticien. Selon lui, le brossage doit se faire après chaque repas, car c’est à ce moment que les résidus alimentaires favorisent la formation de plaque et de caries. Pierre Adjofogué met également en garde contre l’utilisation inappropriée des brosses végétales ou cure-dents traditionnels. Beaucoup de personnes utilisent de petits bâtonnets de 2 ou 3 cm, inefficaces et peu hygiéniques. « Pour que le brossage à la brosse végétale soit efficace, il faut qu’elle ait environ 30 cm de long », explique-t-il. Le principe est de mâchonner l’extrémité de la tige pour la rendre souple avant de l’utiliser. Le brossage doit ensuite se faire dans le sens des dents, et non de manière aléatoire. Des gestes simples mais essentiels Le dentiste rappelle que l’hygiène bucco-dentaire repose sur des gestes simples : se brosser les dents après chaque repas, utiliser une brosse adaptée, qu’elle soit moderne ou traditionnelle, respecter la bonne technique de brossage, en suivant l’alignement des dents, consulter régulièrement un dentiste pour prévenir les maladies des gencives et les caries. En insistant sur ces pratiques, Pierre Adjofogué veut sensibiliser la population à l’importance de l’hygiène bucco-dentaire. « Un sourire éclatant et des dents solides ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une discipline quotidienne », conclut-il. C.Z
Session extraordinaire du Parlement de la Cédéao 2026 : Le Bénin marqué sa présence à Abuja.
À Abuja, les députés du parlement de la Cédéao prennent part depuis lundi 23 février 2026 aux travaux sur le libre-échange dans l’espace économique ouest africain. Le Bénin y est fortement représenté par cinq députés. Le Bénin prend part à la première session extraordinaire du parlement de la Cédéao qui s’est ouverte à Abuja autour de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Une délégation composée des députés Jérémie Adomahou, Cécile Ahoumènou, Nassirou Arifari Bako, Kamel Ouassagari et Issa Salifou prennent part aux travaux aux côtés de plusieurs autres députés venus des 11 autres États, encore membres de l’institution sous-régionale ouest africaine. Selon le discours d’ouverture de Hadja Mémounatou Ibrahima, présidente du parlement de la Cédéao, cette session, couplée à un séminaire parlementaire de haut niveau, vise à approfondir l’intégration régionale à travers la Zlecaf. Les travaux mettent particulièrement l’accent sur les opportunités et les défis liés à l’expansion du commerce intracommunautaire. Les échanges portent notamment sur l’harmonisation des cadres juridiques, la levée des barrières non tarifaires et la promotion d’une intégration économique inclusive au profit des populations ouest-africaines. « Nous avons la responsabilité, en tant que parlementaires, de transformer les recommandations en actions concrètes et mesurables pour nos populations » a souligné Cécile Ahoumènou. Pour cette première session extraordinaire de l’année 2026 qui va prendre fin le 1er mars, Cécile Ahoumènou, député de l’Union progressiste le renouveau à l’Assemblée nationale conduit la délégation béninoise. Aux côtés de Jérémie Adomahou, lui aussi membre de l’actuelle législature au Bénin, Nassirou Arifari Bako, Issa Salifou et Kamel Ouassagari, membres de la 9e législature au parlement béninois, l’élue de la 19e circonscription électorale a exposé les motivations du Bénin en matière de libre-échange. Interrogée par Africaho en marge des travaux, Cécile Ahoumènou, présidente de la délégation béninoise au Nigeria, a salué l’importance stratégique de cette rencontre pour les pays membres. « La Zlecaf est une chance historique pour nos économies. Le Bénin est engagé à jouer pleinement sa partition afin que l’intégration régionale se traduise par des emplois, plus d’échanges commerciaux et une meilleure compétitivité de nos artisans et de nos entreprises », a-t-elle déclaré. L’élue béninoise membre de l’Association des femmes députés du Parlement de la Cédéao (Ecofepa) a également indiqué que la présence active de la délégation béninoise témoigne de la volonté du pays de contribuer aux grandes décisions communautaires, notamment en matière de démocratie, de paix et de sécurité. À noter que la première session extraordinaire du Parlement de la Cédéao s’achève le 1er mars 2026 sous l’égide de Hadja Mémounatou Ibrahima. Pascal Toffodji
Université d’Abomey-Calavi : L’ENSTIC célèbre ses noces de cristal.
L’École nationale des sciences et techniques de l’information et de la communication (Enstic) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) a célébré ses 15 ans d’existence les 19 et 20 février 2026. Les festivités ont été officiellement lancées le jeudi 19 février à l’amphithéâtre Idriss Déby Itno, en présence d’enseignants, d’étudiants, d’anciens responsables, ainsi que de plusieurs acteurs du monde académique et des médias. Créée par arrêté ministériel le 7 février 2011 et ouverte en février 2012, l’Enstic a pour mission de former des techniciens supérieurs en vue de l’obtention d’une licence professionnelle dans les domaines des sciences et techniques de l’information et de la communication. Quinze ans après sa création, l’établissement s’impose comme une référence nationale dans la formation aux métiers du journalisme, de l’audiovisuel et du multimédia. Dans son discours d’ouverture, le directeur de l’école, le professeur Ferdinand Kpohoué, a exprimé « une immense joie et une profonde émotion », rappelant que « quinze années, c’est à la fois peu au regard de l’histoire des grandes institutions, mais beaucoup au regard du travail accompli, des défis relevés et des résultats obtenus ». Il a souligné que l’Enstic a formé plusieurs générations de diplômés « compétents et immédiatement opérationnels », aujourd’hui présents dans les administrations publiques, les entreprises privées, les médias, les télécommunications et diverses organisations. Face aux mutations rapides du secteur — transformation numérique, intelligence artificielle, cybersécurité, nouveaux médias — l’école a su adapter ses programmes et moderniser ses équipements pour renforcer la dimension pratique de ses formations. Hommage aux pionniers La cérémonie a été marquée par des hommages aux anciens responsables, notamment au professeur Jean-Euloge Gbaguidi, père fondateur et premier directeur de l’Enstic. Un hommage spécial a également été rendu au parrain de l’événement, le professeur François Adébayo Abiola, ancien ministre de l’Enseignement supérieur, dont l’impulsion a permis la création de l’école. Représentant le recteur de l’Uac, le docteur Romain Dédjinnaki Hounzandji a mis en avant la pertinence du colloque organisé dans le cadre de la célébration : « Gestion de l’information en période électorale dans un monde en mutation ». Dans un contexte marqué par les élections municipales et législatives récentes et à l’approche de la présidentielle d’avril, il a insisté sur le rôle crucial des journalistes dans la préservation de la cohésion sociale. « Vous serez des intermédiaires entre les populations et les dirigeants. Mais si la confiance du public disparaît, tout s’effondre », a-t-il rappelé aux étudiants. La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par la projection d’un documentaire de 26 minutes intitulé « L’Enstic : 15 ans de résilience », retraçant les grandes étapes de l’évolution de l’école et les témoignages d’anciens étudiants. Des lettres de félicitations et des attestations ont été remises aux étudiants distingués ainsi qu’à l’équipe ayant réalisé le film. Ambitions pour l’avenir Au-delà de la célébration, le professeur Ferdinand Kpohoué a réaffirmé les ambitions de l’établissement : faire de l’Enstic un pôle d’excellence reconnu à l’échelle nationale et sous-régionale, renforcer la recherche appliquée, diversifier les filières et consolider les partenariats. « Célébrer quinze ans d’existence ne consiste pas seulement à regarder le passé avec satisfaction, mais surtout à affirmer notre ambition pour l’avenir », a-t-il déclaré. À travers ces festivités, l’Enstic réaffirme son rôle stratégique dans la formation de professionnels compétents et responsables, appelés à évoluer dans un environnement médiatique en constante mutation. Les quinze prochaines années s’annoncent, selon ses responsables, « encore plus ambitieuses et rayonnantes ». Larysson KOKOKODO (Stag)
Deuxième congrès ordinaire Fédération des syndicats de l’éducation : Arnaud Rodrigue Agbohounka renouvelle sa confiance.
Les syndicats membres de la Fédération des syndicats de l’éducation (Fésed) se sont réunis, le samedi 22 février 2026, à la Bourse du travail pour leur deuxième congrès ordinaire. Objectif : renouveler les instances dirigeantes et définir les nouvelles orientations du mouvement syndical dans le secteur éducatif. Dès l’ouverture des travaux, plusieurs responsables syndicaux ont pris la parole pour situer les enjeux de ce congrès et rappeler le rôle essentiel des organisations syndicales. Parmi eux : Noël Amoussou, président du comité du congrès, Christian Lokossou, président de la Csa-Bénin, et Moïse Alouko, président du Synapcep. Tous ont insisté sur la nécessité d’une gouvernance forte et d’une meilleure représentativité. Le Secrétaire général confédéral, Appolinaire Affewe, a souligné l’importance du thème retenu : « Contribution du secteur éducatif à la représentativité de l’Unstb : Quelle parution pour la Fésed ? ». Il a invité les congressistes à mesurer la portée de leur engagement et à œuvrer pour une organisation plus influente et plus proche des réalités des travailleurs. À l’issue des travaux, Arnaud Rodrigue Agbohounka a été reconduit à la tête de la Fésed. Une reconduction qui traduit la confiance renouvelée des membres de la fédération en son leadership. Visiblement satisfait, le président réélu a présenté les grandes lignes de sa feuille de route : renforcement de l’unité syndicale en identifiant les forces et faiblesses de chaque syndicat et l’amélioration des conditions de travail des acteurs du système éducatif, y compris les conducteurs de véhicules administratifs. Des attentes fortes de la base Les congressistes, fortement mobilisés, ont exprimé leurs impressions à l’issue du congrès. Entre espoir et attentes, ils souhaitent voir la nouvelle équipe impulser une dynamique nouvelle. « Notre souhait, c’est de rester à l’écoute de la base, d’aider et d’accompagner réellement les membres du syndicat afin d’alléger leurs difficultés », a déclaré Maxime Agossou-Ve. Pour Appoline Fagla, « chacun doit y mettre du sien pour la réussite de la mission ». À travers ce congrès, la Fésed confirme la vitalité de son organisation et réaffirme son ambition de renforcer l’efficacité de l’action syndicale dans le secteur de l’éducation au Bénin. Larysson KOKOKODO (Stag)
Mobilisation de la jeunesse autour des 10 ans de la Rupture : Jonas Hantan passe les réalisations de Patrice Talon à la loupe.
La maison des jeunes de Bohicon a accueilli, le lundi 23 février 2026, le lancement officiel de la tournée nationale de mobilisation de la jeunesse autour du bilan des dix années de gouvernance du président Patrice Talon et de l’engagement électoral citoyen. Le lendemain, l’initiative s’est poursuivie à Abomey, avec le même objectif : sensibiliser et mobiliser les jeunes, notamment les primo-votants, en vue de l’élection présidentielle du 12 avril 2026. Cette tournée nationale vise à contribuer de manière mesurable à l’augmentation du taux de participation des jeunes aux prochaines échéances électorales. Elle s’articule autour du bilan des dix années de réformes et d’actions du président Talon. Janvier Yahouédéou, coordonnateur du collège des ministres conseillers, a rappelé que l’initiative entend « sensibiliser les jeunes sur l’obligation que notre pays a aujourd’hui à ne pas changer la dynamique. Il est important de continuer à expliquer d’où nous sommes partis, où nous en sommes et où nous devons aller». De son côté, Ayibatin Jonas Hantan, ministre conseiller au tourisme, à la culture, aux arts et aux sports, a insisté sur la nécessité de mobiliser les primo-votants autour des acquis des dix dernières années. « Après 18 ans, les jeunes deviennent électeurs. Mais beaucoup ignorent ce que cela représente dans la vie citoyenne. Il est donc essentiel de leur expliquer l’importance du vote », a-t-il souligné. Dix ans de réformes et de transformations Depuis 2016, le gouvernement de la Rupture a engagé des réformes majeures dans des secteurs clés : infrastructures, économie, gouvernance, formation professionnelle, entrepreneuriat des jeunes et attractivité internationale. Pour Ferdinand Bokossa, maire de Bohicon, cette tournée est l’occasion de créer un cadre d’échanges permettant à la jeunesse de mieux comprendre ces réformes, d’évaluer les acquis et de s’engager pleinement dans le processus démocratique. À Bohicon, les jeunes participants ont salué l’initiative. « Cette délégation est venue pour résumer l’action du gouvernement et appeler la jeunesse à participer aux élections présidentielles de 2026 », a déclaré David Zounkpégandji, représentant des élèves. À Abomey, les primo-votants ont également exprimé leur engagement. « Nous vous promettons la relève, car nous avons observé beaucoup d’améliorations dans le pays depuis l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon », a affirmé Sylvain Blèminkpin, élève participant. Au-delà de l’information, cette tournée se veut un instrument stratégique de mobilisation citoyenne. Elle encourage une participation massive, consciente et pacifique des jeunes, afin de faire de cette frange de la population un acteur central de la continuité et du développement durable du Bénin. Les séances rassemblent des jeunes électeurs de 18 à 35 ans, des responsables d’élèves et d’étudiants, des apprentis, des leaders d’opinion, des jeunes entrepreneurs, artisans, sportifs et acteurs culturels. Tous sont invités à s’approprier les acquis des dix années de gouvernance et à s’engager activement dans le processus électoral. Laure Lèkossa
Élection présidentielle d’avril 2026 : Les directives de Djogbénou aux militants Upr du Zou.
Au lendemain de l’installation des nouveaux députés et conseillers communaux, les militants du parti Union progressiste le renouveau (Upr) des 23ᵉ et 24ᵉ circonscriptions électorales du département du Zou se sont mobilisés, le samedi 21 février 2026 à Bohicon, pour célébrer leur victoire éclatante aux législatives et aux communales. Au-delà des festivités, le président du parti, l’He Joseph Fifamè Djogbénou, a donné des orientations claires à ses militants en vue de la victoire de Romuald Wadagni, candidat de la mouvance présidentielle. Après les élections générales, l’attention se tourne désormais vers l’élection présidentielle d’avril prochain. Tout en saluant les performances de ses militants aux législatives et aux communales, Joseph Djogbénou a insisté sur l’urgence du nouveau défi : l’élection de Romuald Wadagni. Il a recadré la jeunesse, artisan majeur de la victoire, sur l’essentiel de la mission à accomplir : « Je vous remercie profondément pour votre courage, votre abnégation et votre disponibilité. Je profite pour vous dire ce qu’il y a lieu de faire maintenant. Demain, c’est maintenant. Demain, c’est le 12 avril, et le 12 avril, c’est maintenant. Vous êtes toutes et tous, à travers nos sections, nos sous-sections et nos cellules, désormais les soldats de Romuald Wadagni. Vous êtes désormais les agents de la victoire du 12 avril 2026. Et je suis avec vous, l’ouvrier en chef, le soldat en chef », a-t-il déclaré. Il a ensuite insisté sur l’esprit d’unité qui doit prévaloir, en parfaite symbiose avec les militants du Bloc républicain : « Pendant cette période, il ne faut plus particulariser, ni Upr, ni Br, nous sommes les mêmes. Transformez-vous en jeunesse pour la victoire de Romuald Wadagni. Tenez-vous par la main. Sachez qu’à partir de maintenant, nous sommes un pour la victoire de Romuald Wadagni. La victoire de Romuald Wadagni, c’est la victoire de notre pays. » Le président du parti a également rappelé le rôle crucial des nouveaux maires des Communes du Zou : « Le travail commence maintenant. Toutes nos instances sont transformées en structures de campagne. Dès que la campagne sera lancée, transmettez le message. Je lance le concours entre les neuf communes du Zou pour le meilleur résultat et la meilleure participation. Je prie chaque maire d’y veiller. C’est la première ligne de leur cahier de charges. Faites-en sorte que la participation soit considérable. Faites-en sorte que la victoire soit nette. » Promotion de la jeunesse : fruit de discipline et d’audace L’Upr a fait le choix stratégique de porter la jeunesse au sommet en la nommant à la tête de plusieurs communes du Bénin. Selon Yves Ligan, coordonnateur communal de l’Upr à Bohicon, ce choix est le résultat de la discipline des jeunes aux côtés de leurs aînés : « Votre véritable force réside dans votre intelligence collective et votre maturité politique. Celle de savoir composer avec vos aînés, de travailler en synergie avec eux, d’apprendre de leurs expériences tout en portant l’audace de votre jeunesse. » Les jeunes, conscients de cette dynamique, ont exprimé leur gratitude à travers Jonas Hantan, ministre conseiller aux sports, à la culture et aux arts, ainsi que Valère Goubali : « Ces aînés portent la jeunesse à cœur et j’en ai été témoin. Si je ne leur rends pas un hommage public, ce serait un crime de lèse-majesté contre l’honnêteté et la manifestation de cette proximité qu’ils ont toujours montrée », a témoigné Jonas Hantan. Sur les 160 jeunes positionnés sur les listes dans le Zou, 122 ont été élus. À Bohicon, l’Upr est passé de 10 conseillers sur 29 en 2020 (avec un seul arrondissement remporté) à 22 conseillers sur 29 en 2026, avec 9 arrondissements conquis sur 10. Ferdinand Bokossa, nouveau maire de Bohicon, a précisé que lors des dernières élections, l’Upr a obtenu plus de 76 % des voix contre 57 % en 2020. Le Zou entend rééditer cet exploit. « Bohicon ne se laissera pas faire », a promis Valère Goubali, porte-parole de la jeunesse C.Z
Le Bénin face au défi de la corruption : Les recettes de Jean-Baptiste Elias pour un Bénin intègre.
Transparency international vient de publier son rapport 2025 sur l’indice de perception de la corruption dans le monde. Le Bénin y figure en 8ᵉ position en Afrique et 70ᵉ au niveau mondial, avec un score de 45/100. Dans une interview accordée à un média de la place, Jean-Baptiste Elias a fait une analyse globale de la performance de notre pays et proposé d’autres astuces pour l’améliorer les fois à venir. Jean-Baptiste Elias, bonjour ! Quelle appréciation faites-vous de la performance du Bénin au sein de ce classement Transparency international ? Merci beaucoup. En matière de gouvernance et de lutte contre la corruption, le résultat est tombé : le Bénin a obtenu 45 points sur 100, exactement comme en 2024. Cela signifie que le pays est resté stationnaire. Certes, être 8ᵉ sur 54 pays africains peut sembler une bonne performance, mais il ne faut pas se contenter du classement. L’essentiel est d’atteindre la moyenne, soit 50/100. Avec 45, le Bénin n’a pas la moyenne. Un bon élève ne se compare pas au dernier de la classe, mais cherche à rejoindre les meilleurs. Nous devons donc encourager les autorités et les citoyens à redoubler d’efforts pour progresser. Certains estiment pourtant que les progrès réalisés ces dernières années témoignent d’un assainissement des finances publiques… Non, il n’y a pas eu de progrès puisque nous stagnons. En 2012, le Bénin avait 36 points. En 2015, 37 points. En 2017, 39 points. En 2019, 41 points. En 2022, 43 points. En 2024, 45 points. Et en 2025, encore 45 points. En quatorze ans, nous n’avons gagné que 9 points, soit moins d’un point par an. C’est insuffisant. Comment corriger le tir ? Il faut respecter les règles de gouvernance et appliquer les recommandations internationales. Par exemple, le FMI, dans son rapport de février 2023, a demandé que la déclaration de patrimoine soit élargie au conjoint et aux enfants mineurs des assujettis, et qu’elle soit rendue publique. Or, à ce jour, aucune déclaration n’a été publiée. De plus, la loi de 2011 qui créait l’Autorité nationale de lutte contre la corruption a été abrogée en 2020, remplacée par le Haut-Commissariat à la prévention de la corruption. Depuis, plus personne ne sait qui a déclaré son patrimoine ou non. Le protocole de la CEDEAO du 21 décembre 2001 exige également la publication des déclarations de patrimoine. Le Bénin ne l’a pas respecté. Enfin, le FMI recommande de faciliter la saisine de la Haute Cour de justice par les citoyens, comme c’est le cas pour la Cour constitutionnelle. Rien n’a été fait. Qui doit déclarer son patrimoine ? Tous ceux nommés en Conseil des ministres : le président de la République, les ministres, les présidents et membres des institutions constitutionnelles, les directeurs généraux, les maires, les préfets et leurs collaborateurs immédiats. Les députés nouvellement élus doivent déclarer leur patrimoine dans les trois mois suivant leur entrée en fonction. Ceux qui quittent leur poste doivent également faire une déclaration de sortie dans les trois mois. Le non-respect de cette obligation constitue une violation de la loi. Sur le continent, seuls quatre pays dépassent la moyenne de 50 points : les Seychelles, le Cap-Vert, le Botswana et le Rwanda. L’Afrique reste la région la moins performante à l’échelle mondiale. Comment expliquez-vous que certains pays africains obtiennent de meilleures notes que le Bénin ? Que faut-il faire pour changer la donne ? C’est très simple. Regardez les Seychelles avec 68 points sur 100, le Cap-Vert avec 62 points, le Botswana et le Rwanda avec chacun 58 points. Tous ces pays ont atteint la moyenne. Pourquoi ? Parce qu’ils ont respecté la loi, suivi les procédures et appliqué les conventions et protocoles qu’ils ont signés. Le Cap-Vert, qui est dans notre région, a obtenu 62 points. Nous, avec 45 points, sommes distancés de 23 points par le Botswana. C’est énorme. Il faut donc s’inspirer de ces pays, comprendre leurs pratiques et les appliquer. J’ai eu l’occasion de parcourir les 54 pays africains en tant qu’ancien président du Conseil de l’Union africaine. Je peux vous assurer qu’il n’y a pas de miracle : il suffit de respecter les règles, sanctionner les fautes, rendre publiques les sanctions et évaluer régulièrement les progrès. Quelles sont les conséquences de la corruption sur le développement d’un pays ? La corruption ruine et parfois tue. Prenons un exemple concret : dans un pays africain, un étudiant a été favorisé par son père influent et par un doyen de faculté qui, en échange de pots-de-vin, lui a attribué de bonnes notes jusqu’à ce qu’il devienne médecin. Mais ce médecin n’était pas qualifié. Un jour, ironie du sort, le doyen lui-même est tombé malade et a refusé d’être pris en charge par ce médecin qu’il avait « fabriqué », conscient du danger. Cela montre que la corruption peut mettre en danger des vies humaines. Au-delà de ce cas, la corruption détourne des fonds publics vers des poches privées. Cet argent aurait pu servir à construire des routes, des hôpitaux, des écoles, ou à équiper les services publics. Elle freine aussi l’investissement, car les investisseurs évitent les pays où la corruption est endémique. En résumé, la corruption : fragilise les institutions, détourne les ressources publiques, décourage les investisseurs, met en péril la vie des citoyens. Voilà pourquoi il est urgent de renforcer la transparence, de respecter les engagements internationaux et de sanctionner les pratiques corruptives. En conclusion, la publication du rapport 2025 de Transparency International rappelle que le Bénin doit intensifier ses efforts. Comme le dit Jean-Baptiste Elias, « il n’y a pas de fatalité en matière de lutte contre la corruption ». Les pays qui réussissent montrent que c’est possible, à condition de volonté politique, de rigueur et de transparence. Transcription Zéphirin Toasségnitché
Gouvernance locale à Abomey : Antoine Djédou transmet le flambeau à Franck Kpassassi.
La municipalité historique d’Abomey a vécu, dans la matinée du jeudi 19 février 2026, un moment institutionnel majeur : la cérémonie officielle de passation de charges entre le Maire sortant, Antoine Kossi Djédou, et son successeur, Franck Métolé Kpassassi, appelé à conduire les destinées de la Commune pour les sept prochaines années. Dans son allocution, Antoine Kossi Djédou a salué le personnel communal avec lequel il a entretenu d’excellentes relations au cours de son mandat. Il a présenté un bilan sommaire des grandes réalisations, notamment les projets structurants et les coopérations Nord-Sud qui ont marqué sa gouvernance. Prenant la parole, le nouveau maire Franck Métolé Kpassassi a exprimé sa gratitude à Dieu, aux mânes, au président Patrice Talon pour sa vision de conduire le Bénin vers un monde de splendeur, ainsi qu’au président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbenou, pour la confiance placée en lui. Il a adressé un remerciement particulier à son prédécesseur, Antoine Kossi Djédou, pour la continuité assurée et le sens de l’honneur transmis. Le maire entrant a ensuite dévoilé son ambitieux programme de mandature communale 2026-2033, intitulé : « Abomey, de cité royale à ville prospère : un pôle de rayonnement culturel, touristique, économique et social », structuré autour de sept axes stratégiques : Une vision alignée sur « Bénin 2060 Alafia » Ces axes traduisent une vision claire : faire d’Abomey une ville patrimoniale dynamique, économiquement attractive, socialement solidaire et administrativement performante. Ils s’inscrivent dans la droite ligne de la vision nationale « Bénin 2060 Alafia, un monde de splendeurs », portée par le président Patrice Talon. Le nouveau maire a invité ses collègues conseillers municipaux à l’union et à la cohésion pour relever ensemble les grands défis de développement de la ville historique. Avant la cérémonie officielle, une séance de travail en tête-à-tête avec son prédécesseur a permis de préparer cette transition dans un esprit de continuité et de responsabilité. C.Z