Un sourire éclatant et des dents en bonne santé ne sont jamais le fruit du hasard. Pourtant, beaucoup de personnes ignorent encore les bons gestes à adopter au quotidien. Mauvaise technique de brossage, choix inadapté de dentifrice, oubli des consultations régulières chez le dentiste : autant d’erreurs qui peuvent avoir de lourdes conséquences sur la santé bucco-dentaire.
Alors, quelle est la fréquence idéale pour se brosser les dents ? Le médecin-dentiste Pierre Adjofogué apporte des éclaircissements et corrige certaines idées reçues. Contrairement à une habitude bien ancrée, il ne sert à rien de se brosser les dents immédiatement au réveil. « On n’a pas besoin de se brosser le matin, au réveil », insiste le praticien. Selon lui, le brossage doit se faire après chaque repas, car c’est à ce moment que les résidus alimentaires favorisent la formation de plaque et de caries. Pierre Adjofogué met également en garde contre l’utilisation inappropriée des brosses végétales ou cure-dents traditionnels. Beaucoup de personnes utilisent de petits bâtonnets de 2 ou 3 cm, inefficaces et peu hygiéniques. « Pour que le brossage à la brosse végétale soit efficace, il faut qu’elle ait environ 30 cm de long », explique-t-il. Le principe est de mâchonner l’extrémité de la tige pour la rendre souple avant de l’utiliser. Le brossage doit ensuite se faire dans le sens des dents, et non de manière aléatoire.
Des gestes simples mais essentiels
Le dentiste rappelle que l’hygiène bucco-dentaire repose sur des gestes simples : se brosser les dents après chaque repas, utiliser une brosse adaptée, qu’elle soit moderne ou traditionnelle, respecter la bonne technique de brossage, en suivant l’alignement des dents, consulter régulièrement un dentiste pour prévenir les maladies des gencives et les caries. En insistant sur ces pratiques, Pierre Adjofogué veut sensibiliser la population à l’importance de l’hygiène bucco-dentaire. « Un sourire éclatant et des dents solides ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une discipline quotidienne », conclut-il.
C.Z











