Un corps sans vie a été découvert, hier jeudi 15 janvier 2026 en face du parc A du quartier Albarika, dans la ville de Parakou. Selon les premières informations, il s’agirait d’un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années. La victime a été retrouvée en face d’une boutique, vêtue d’un maillot de l’équipe nationale du Bénin. Son identité ainsi que celle de ses parents ne sont pas encore connues. D’après les témoignages recueillis sur place, c’est le propriétaire de la boutique qui, après avoir constaté la présence du corps, s’est rendu chez le Chef quartier (Cq) pour signaler les faits. Les forces de l’ordre ont ensuite été alertées et sont attendues sur les lieux afin de sécuriser la zone et procéder aux premiers constats. À ce stade, les causes exactes du décès restent inconnues. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de ce drame. C.Z
Autonomisation des femmes et des filles au Bénin : Angélique Kidjo célèbre les progrès du gouvernement et l’engagement de l’Unicef.
Angélique Kidjo, Ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef et fondatrice de la Fondation Batonga, a animé, hier jeudi 15 janvier 2025, à Cotonou, une conférence. Avec les professionnels des médias, elle a partagé les résultats inspirants de sa récente tournée dans plusieurs régions du Bénin. Ayant à ses côtés Ousmane Niang, représentant de l’Unicef au Bénin, Codou Diaw, Directrice exécutive de Batonga et Zeynab Habib également Ambassadrice Unicef, la célèbre artiste a exprimé sa fierté face aux avancées concrètes en faveur des femmes et des filles vulnérables. « L’éducation des filles, la protection de l’environnement, le respect des droits de l’enfant et l’autonomisation économique sont au cœur de notre action », a souligné Angélique Kidjo, évoquant notamment : l’inauguration d’une unité de transformation agroalimentaire à Savalou au profit de 30 cercles économiques ou groupements féminins de 25 femmes chacun ; les clubs de leadership pour adolescentes, où « les progrès sont visibles depuis ma dernière visite » ; l’impact révolutionnaire de l’unité de Bohicon : « Ce qui prenait des jours s’effectue désormais en heures, avec un accès à des marchés régionaux ». Codou Diaw a rappelé que la Fondation Batonga, « désormais âgée de 20 ans, est passée de l’adolescence à la maturité avec des résultats probants ». Un engagement gouvernemental salué et un plaidoyer pour l’avenir La fondatrice de la Fondation Batonga, Angélique Kidjo a rendu un hommage inattendu aux autorités béninoises : «Si on m’avait dit que l’État investirait massivement dans la nutrition infantile en si peu de temps, je ne l’aurais pas cru. Le gouvernement actuel a saisi l’enjeu crucial de protéger notre jeunesse.» L’artiste a néanmoins appelé à intensifier les efforts sur : le respect systématique des droits de l’enfant ; le financement des programmes au profit des femmes vulnérables et l’élargissement des initiatives économiques locales. Un appel soutenu par Zeynab Habib et l’Unicef, confirmant la mobilisation continue de tous les acteurs pour un Bénin plus équitable. Laure Lèkossa
Retrait des Etats-Unis des organisations onusiennes : Les inquiétudes de l’Union africaine.
L’Union africaine a exprimé sa préoccupation face au retrait des États-Unis de plusieurs organisations internationales, une décision jugée susceptible d’affecter les efforts de développement, de paix et de résilience sur le continent. Dans une déclaration publiée le lundi dernier, le président de la Commission de l’Union africaine (l’UA), Mahmoud Ali Youssouf, a réagi au mémorandum présidentiel américain du 7 janvier 2026 annonçant le retrait de Washington de 66 organisations, conventions et traités internationaux considérés comme contraires aux intérêts nationaux américains. Selon le responsable africain, toute réduction des capacités opérationnelles de ces institutions risque de compromettre des acquis importants en matière de développement, de consolidation de la paix et de protection des populations vulnérables, en particulier dans les zones fragiles ou affectées par les conflits. Parmi les 31 entités onusiennes concernées figurent plusieurs structures majeures pour l’Afrique, notamment la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, le Bureau du conseiller spécial pour l’Afrique, le Forum permanent sur les personnes d’ascendance africaine, Onu Femmes, le Fonds des Nations unies pour la population et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Le retrait américain concerne également 35 organisations non onusiennes, dont le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables et l’Union internationale pour la conservation de la nature. Tout en reconnaissant le droit souverain des États-Unis d’ajuster leurs engagements internationaux, la Commission de l’UA a rappelé que Washington demeure un partenaire historique de l’Afrique et un acteur central du système multilatéral. Elle a souligné le rôle déterminant de ces institutions dans le renforcement des capacités nationales, la promotion d’une croissance inclusive, l’égalité des genres, le relèvement post-conflit et la protection sociale. L’Union africaine a insisté sur le fait que le partenariat Afrique–États-Unis repose sur des intérêts partagés, notamment la paix, la sécurité, les opportunités économiques, la gouvernance démocratique et la stabilité mondiale, et que les cadres multilatéraux ont longtemps servi de leviers efficaces pour atteindre ces objectifs. Cette décision américaine s’inscrit dans la continuité d’un rapport du département d’État, élaboré en application du décret présidentiel 14199 du 4 février 2025, qui prévoyait une révision globale de la participation des États-Unis aux organisations intergouvernementales. D’autres recommandations restent à l’étude, laissant entrevoir de possibles retraits supplémentaires. Face à cette situation, l’UA appelle à un dialogue entre les États-Unis, les Nations unies et les partenaires internationaux afin de préserver les fonctions multilatérales essentielles et d’éviter que les populations les plus vulnérables ne soient affectées de manière disproportionnée. Elle a réaffirmé son attachement au multilatéralisme, considéré comme un pilier fondamental pour relever les défis mondiaux et promouvoir une paix et une prospérité partagées. Pascal Toffodji
Présidentielle en Ouganda : Yoweri Museveni vers un 7e mandat.
Yoweri Museveni, âgé de 81 ans, est le président ougandais au pouvoir depuis près de 40 ans. Il brigue un septième mandat lors de l’élection présidentielle du 15 janvier 2026, où il demeure le favori, soutenu par son parti, le Mouvement de résistance nationale (Nrm). Yoweri Museveni dirige l’Ouganda depuis 1986. Passé du statut de chef rebelle à celui d’autocrate solidement ancré dans la société, il a modifié la Constitution en 2017 afin de supprimer les limites d’âge et de mandat. Son parti, le Mouvement de résistance nationale (Nrm), l’a investi à l’unanimité comme candidat en août 2025, recueillant plus de deux millions de signatures pour sa candidature. La commission électorale a validé sa candidature en septembre 2025. Museveni met en avant des réalisations telles que la stabilisation économique, la réduction de l’épidémie de Vih/Sida et le retour d’une paix relative après des années de conflit. Le soutien rural reste important grâce aux réseaux de base du Nrm, à son système clientéliste et à ses campagnes de mobilisation. Les analystes prévoient sa victoire grâce à son contrôle des institutions et à une opposition fragmentée. Le chef de l’opposition, Bobi Wine, une star de la pop de 43 ans, représente la principale menace. Il mobilise une jeunesse exaspérée par le chômage, la corruption et la répression. Ses détracteurs pointent du doigt ses tactiques autoritaires. Par exemple, la campagne pour cette présidentielle est marquée par une répression brutale, dénoncée par Amnesty International. Arrestations massives, intimidations de l’opposition et montée en puissance du fils du président, Muhoozi Kainerugaba, interrogent sur la nature réelle de cette élection. Des rumeurs de succession dynastique circulent autour de membres de sa famille, comme son fils. Le scrutin est prévu pour le 15 janvier 2026, dans un contexte de fortes tensions à quelques jours du jour J. 7 candidats sont en lice, mais la position dominante de Museveni au sein des institutions favorise la prolongation de son règne, qui dure depuis quatre décennies. C.Z
Élections législatives et communales au Bénin : Le Consortium panafricain pour la paix publie son bilan préliminaire.
Quelques jours après les élections législatives et communales organisées le dimanche dernier, la mission d’observation du Consortium panafricain pour la paix (Cpp) a rendu public son rapport préliminaire lors d’un point de presse tenu le mardi 13 janvier à Cotonou. Le Consortium panafricain pour la paix, qui regroupe plusieurs structures œuvrant pour la démocratie, la bonne gouvernance, le panafricanisme et la lutte contre les effets du changement climatique, est aujourd’hui implanté dans 17 pays africains. Son siège se trouve au Bénin, tandis que sa création a été actée à Bangui, en République centrafricaine. Selon son porte-parole, Cosme Adandozan, le Cpp a mobilisé 19 observateurs électoraux, dont 15 venus de l’étranger et 4 nationaux. Ces derniers ont suivi l’ensemble du processus: de l’ouverture des bureaux de vote au dépouillement, en passant par l’agrégation des résultats. Constats sur le déroulement du scrutin Dans une déclaration lue par Soumahoro Manssa, représentant du consortium, la mission a relevé : quelques retards à l’ouverture de certains bureaux de vote, rapidement corrigés grâce à l’intervention de la Commission électorale nationale autonome (Céna), une disponibilité jugée suffisante du matériel électoral dans la majorité des centres visités, la présence dissuasive et rassurante des forces de sécurité, qui a contribué à prévenir toute perturbation majeure, un fort engouement des populations dès les premières heures, marqué par la discipline et la maturité civique, illustrées par des files d’attente ordonnées. Participation et transparence La mission a salué une participation appréciable au niveau national, avec une mobilisation notable des femmes et des jeunes. Le secret du vote et le respect du calendrier électoral ont été globalement assurés, témoignant de l’efficacité des campagnes de sensibilisation menées en amont. Elle a également mis en avant la présence d’observateurs nationaux et internationaux, ainsi que la transparence du dépouillement, effectué en présence des membres des bureaux de vote et des représentants des candidats. En définitive, le Consortium panafricain pour la paix estime que les dysfonctionnements relevés sont mineurs et ne remettent pas en cause la crédibilité du scrutin. Il précise toutefois qu’une analyse plus approfondie sera livrée dans son rapport final, après le suivi post-électoral et la proclamation officielle des résultats. Prisca Ahouassou
Publication des résultats des élections législatives et communales : Autorités compétentes et délais légaux.
Au lendemain des élections couplées législatives et communales du dimanche dernier au Bénin, l’attention se concentre sur la publication des résultats. Une tâche dédiée à des institutions clés par le code électorale et la loi organique sur la Cour constitutionnelle. Après le double scrutin du dimanche dernier, les yeux sont désormais rivés sur les institutions habilitées à proclamer les résultats aussi bien des législatives que des communales. Que disent concrètement la législation à ce sujet. Eléments de réponse dans ce numéro que nous vous proposons. Le cas des législatives Pour les législatives, la loi n° 2024-13 du 15 mars 2024 modifiant et complétant la loi n° 2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral, prévoit que la Commission électorale nationale autonome (Céna) n’a pas seulement pour mission d’organiser et de superviser les opérations de votes. Ce code électoral dispose en son article 19 qu’à l’issue des votes, le conseil électoral sous tutelle de la Céna est entre autres chargé de transmettre « les procès-verbaux des élections à la Cour constitutionnelle ou à la Cour suprême », d’examiner les éventuelles réclamations portant sur les opérations préélectorales et électorales, « sans préjudice des attributions de la Cour constitutionnelle et de la Cour suprême ». Le conseil électoral est également chargé de publier les résultats provisoires des élections législatives et de les transmettre à la Cour constitutionnelle, conformément à l’article 19 du code électoral. Le texte ne détermine pas une date unique impérative pour l’annonce des résultats provisoires, mais pour le double scrutin du 11 janvier 2026, la Céna s’est fixé une date de publication de résultats provisoires. Selon le calendrier des élections couplées législatives et communales publié par la Céna depuis le mercredi 8 octobre 2025, les résultats provisoires des législatives seront publiés les 12 et 13 janvier 2026. La Constitution béninoise, stipule en son article 81 alinéa 2 que « la Cour constitutionnelle statue souverainement sur la validité de l’élection des députés ». Le délai dans lequel les résultats législatifs doivent être proclamés est prévu par la loi n° 2025-18 du 25 juillet 2025, modifiant et complétant la loi n° 2022-09 du 27 juin 2022 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle. Cette loi organique sur la Cour constitution prévoit en son article 62 que « les résultats définitifs des élections législatives sont arrêtés et proclamés par la Cour constitutionnelle au plus tard dans les soixante-douze (72) heures de la date de réception des résultats certifiés par l’organe en charge de la gestion des élections. Le cas des communales Pour ce qui concerne la proclamation des résultats des communales, il faut se référer principalement au Code électoral. Selon l’article 19 de la loi nº 2024-13 du 15 mars 2024 modifiant et complétant la loi n° 2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral, la Céna est l’instance habilitée à proclamer les résultats définitifs de l’élection communale. Le calendrier des élections couplées législatives et communales publié par la commission électorale depuis le mercredi 8 octobre 2025, indique que ces résultats définitifs de l’élection des membres des conseils seront publiés les 12 et 13 janvier 2026. En cas de contentieux électoral La Cour constitutionnelle est seule compétente pour connaitre de tous les litiges portant sur les élections législatives. L’élection d’un député peut être contestée devant la Cour constitutionnelle durant les dix jours qui suivent la proclamation des résultats du scrutin, selon l’article 63 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle. Le même article précise en son alinéa 2 que « le droit de contester une élection appartient à toutes les personnes inscrites sur les listes électorales de la circonscription dans laquelle il a été procédé à l’élection ainsi qu’aux personnes qui ont fait acte de candidature. À défaut, le recours est déclaré irrecevable. » Le contentieux des élections communales relève de la Cour suprême. Elle est compétente pour connaitre des contestations déposées et pour décider, selon le cas, de l’annulation d’un scrutin ou de l’organisation de nouveaux scrutins conformément à l’article 131 de la Constitution béninoise. La Rédaction
Coupe d’Afrique des Nations 2027 : Les affiches du tour préliminaire après le tirage au sort.
La Confédération africaine de football (Caf) annonce les couleurs de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) édition 2027 alors que celle au Maroc entame son dernier virage. La cérémonie du tirage au sort qui a eu lieu, hier mardi à Rabat a permis de situer les pays concernés par le tour préliminaire des éliminatoires de connaitre leur adversaire. Le tirage a été effectué par la légende du Nigeria Sunday Oliseh. Les 12 équipes africaines les moins classées étaient concernées. Elles devront s’affronter en matches aller-retour. Les rencontres auront probablement lieu au mois de mars 2026. Les vainqueurs vont rejoindre les 42 Nations automatiquement qualifiées pour la phase de groupes des éliminatoires de la Can 2027. Les affiches du tour préliminaire : Somalie – Maurice Seychelles – Lesotho Érythrée – Eswatini Djibouti – Soudan du Sud Tchad – Burundi Sao Tomé-et-Principe – Éthiopie C.Z
Le procès de Soumaïla Sounon Boké devant la Criet : Le député plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés.
Soumaïla Sounon Boké, député du parti Les Démocrates, a comparu pour la première fois devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), hier mardi 13 janvier 2026. À la barre, l’élu s’est défendu des accusations de harcèlement par voie électronique et d’incitation à la rébellion portées contre lui dans le cadre de l’affaire du coup d’État déjoué. Soumaïla Sounon Boké s’est expliqué devant la Criet. Vêtu d’une tenue traditionnelle blanche, sur laquelle était posé son gilet de détenu, le parlementaire de la 2ᵉ circonscription électorale, membre du parti Les Démocrates, s’est présenté à la cour, calme et posé devant les magistrats, assisté de ses avocats. Le député a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés. Il avait été interpellé à la suite de la tentative de coup de force contre le président Patrice Talon, survenue le dimanche 7 janvier 2025. Selon l’accusation, le député aurait publié le message « C’est la fête » dans un groupe WhatsApp, le matin même des événements. Pour le ministère public, cette publication pouvait être interprétée comme une marque de satisfaction face à l’attaque des institutions par des militaires mutins. Face à la Cour, le prévenu a catégoriquement rejeté cette interprétation. Il a soutenu que le message en question avait été envoyé par erreur. « Le message est parti par inadvertance », a-t-il déclaré à plusieurs reprises. Selon ses explications, le message cité plus haut, était destiné à un autre groupe WhatsApp composé d’amis, dans le cadre de l’organisation d’une fête. Le député a précisé qu’au moment de l’envoi, il se trouvait à une séance de sport. L’élu a insisté sur le fait qu’il ne pouvait en aucun cas se réjouir d’un coup d’État. « Je me vois mal louer ce coup d’État. Ce coup de force n’est pas opportun, d’autant plus que le président Patrice Talon n’avait que quatre mois à passer à la tête du pays », a-t-il affirmé devant les juges. Sollicitant la clémence de la Cour, il a ajouté : « Le sort de ma carrière sera décidé par vous. Je vous jure, je ne vous en voudrai point. » Sa demande de liberté provisoire rejetée par le ministère public À l’issue des échanges, les avocats de la défense, Me Kpadonou et Me Aboubacar Baparapé, ont introduit une demande de mise en liberté provisoire. Maître Baparapé a mis en avant les garanties de représentation de son client, rappelant qu’il est un élu du peuple et qu’il ne présente aucun risque de fuite. Selon la défense, Soumaïla Sounon Boké s’engage à se présenter à toutes les étapes de la procédure. Le ministère public s’est toutefois opposé à cette requête. La substitut du procureur spécial a estimé que les garanties fournies n’étaient pas suffisantes, d’autant qu’il s’agissait de la première comparution du prévenu. Elle a ainsi requis le rejet de la demande de liberté provisoire. Il convient de rappeler qu’à l’ouverture de l’audience, les avocats du député avaient soulevé une exception de nullité de la procédure. Selon eux, les conditions de l’arrestation, les enquêtes préliminaires ainsi que le mandat de dépôt délivré à l’encontre de leur client n’auraient pas respecté les règles procédurales en vigueur. Après les réquisitions, la Cour a décidé de renvoyer l’affaire au 24 février 2026, date à laquelle elle statuera sur la demande de mise en liberté provisoire et poursuivra l’examen du dossier. Pascal Toffodji
Coupe d’Afrique des Nations 2027 : Le tirage au sort des tours préliminaires effectué.
La Confédération africaine de football (Caf) a procédé, hier mardi 13 janvier 2026 à Rabat au Maroc, au tirage au sort du tour préliminaire des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Total Energies 2027. À cette occasion, l’instance continentale a détaillé le déroulement et les mécanismes de ce tirage. L’événement diffusé en direct sur Caf Tv à partir de 13h00 heure locale, soit 12h00 GMT et 14h00 heure du Caire, marque le lancement officiel du processus qualificatif vers la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2027, qui sera co-organisée par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. Au total, 12 sélections nationales ont participé à ce tour préliminaire. Il s’agit des équipes les moins bien classées selon le dernier classement mondial de la Fédération internationale de football associations (Fifa), tandis que 42 autres Nations sont directement qualifiées pour la phase de groupes des éliminatoires. Les 12 équipes concernées, par ordre de classement, sont : Lesotho, Burundi, Éthiopie, Eswatini, Soudan du Sud, Maurice, Tchad, São Tomé-et-Príncipe, Djibouti, Somalie, Seychelles et Érythrée. Format du tour préliminaire Les équipes seront réparties en deux chapeaux. Les six équipes les mieux classées, placées dans le Chapeau 1, affronteront les six équipes les moins bien classées, regroupées dans le Chapeau 2. Les matchs se joueront en aller-retour, avec la manche aller disputée sur le terrain de l’équipe la moins bien classée. Chapeau 1 réservé aux équipes les mieux classées telles que : Lesotho, Burundi, Éthiopie, Eswatini, Soudan du Sud, Maurice. Le Chapeau 2 dédié aux formations sportives les moins bien classées comme : le Tchad, São Tomé-et-Príncipe, Djibouti, Somalie, Seychelles, Érythrée. Mécanisme du tirage au sort La première équipe tirée du Chapeau 1 affrontera la première équipe tirée du Chapeau 2, et ainsi de suite jusqu’à la constitution des six affiches du tour préliminaire. À l’issue de cette phase, les six équipes victorieuses rejoindront les 42 nations déjà qualifiées pour le tirage au sort de la phase de groupes des éliminatoires de la Can 2027. C.Z
Elections communales et législatives au Bénin : Les modalités de répartition des sièges.
Les citoyens ont accompli leur devoir civique le dimanche 11 janvier 2026 pour élire leurs députés et leurs conseillers communaux. Maintenant les yeux sont tournés vers la répartition des sièges à pourvoir dans chaque circonscription et chaque Commune. En attendant les résultats, interrogeons la loi à cet effet. En effet, la loi n°2024‑13 du 15 mars 2024, qui modifie le Code électoral et complète la loi n°2019‑43 du 15 novembre 2019, définit les règles de répartition des sièges, les conditions d’accès et le mode de calcul. L’une des règles centrales concerne le seuil d’éligibilité. L’article 146 nouveau stipule : « Seules sont éligibles à l’attribution des sièges, les listes ayant recueilli au moins vingt pour cent (20 %) des suffrages valablement exprimés dans chacune des circonscriptions électorales législatives. » Ainsi, cette disposition s’applique tant aux élections législatives qu’aux élections communales et fixe un cadre uniforme pour l’attribution des sièges. Par ailleurs, une règle importante concerne les accords de gouvernance. La loi électorale prévoit que, normalement, seules les listes ayant obtenu au moins 20 % des suffrages valablement exprimés dans une circonscription peuvent prétendre à des sièges. Cependant, les partis ayant conclu un accord de gouvernance officiel avant le scrutin peuvent cumuler leurs voix. Si le total de ces voix atteint au moins 10 % au plan national, ces partis deviennent éligibles à la répartition des sièges. Ce mécanisme permet donc à des alliances déclarées à la Céna d’entrer dans le calcul des sièges même si un parti seul n’a pas atteint le seuil classique. Pour l’Assemblée nationale, le Bénin est découpé en 24 circonscriptions électorales. Sur les 109 sièges à pourvoir, 85 sont attribués directement aux circonscriptions selon la population et l’importance administrative, tandis que le reste est réparti selon la règle de la plus forte moyenne. Certaines circonscriptions plus peuplées disposent de plus de sièges : la 6e circonscription (Abomey-Calavi, So-ava et Zè) en compte sept, alors que des circonscriptions comme Allada, Kpomassè, Ouidah, Toffo ou Tori-Bossito en ont cinq. Les zones moins densément peuplées ont deux ou trois sièges. Au niveau communal, le nombre de sièges a été fixé par la décision N°011/CENA/PT/RAP/DGE/SP du 15 juillet 2025, en application de l’article 183 du Code électoral modifié. Les 77 communes du Bénin doivent élire 1 815 conseillers dans les 546 circonscriptions et arrondissements. Cette répartition, qui tient compte de critères démographiques, géographiques et administratifs, permet ainsi à chaque commune de connaître exactement le nombre de conseillers à élire. En somme, la répartition des sièges structure l’organisation du scrutin et définit le cadre dans lequel les listes sont déposées et les résultats interprétés. Dans ce contexte, chaque voix contribue à la composition finale de l’Assemblée nationale et des conseils communaux. Faut-il le rappeler, le dimanche 11 janvier, ce sont 7 834 608 électeurs qui étaient appelés aux urnes. De ce fait, les résultats sont très attendus par les institutions en charge. Pascal Toffodji