Vingt-quatre heures après les législatives, le Professeur Dorothée Cossi Sossa, président de la Cour constitutionnelle, a présenté le dispositif de dépouillement et annoncé que les résultats pourraient être publiés « au plus tard jeudi ». L’annonce a été faite le lundi 12 janvier 2026. Le processus de dépouillement des bulletins de vote pour les législatives du dimanche dernier est sur le point de démarrer au Bénin. Le Professeur Dorothée Cossi Sossa, président de la Cour constitutionnelle, a détaillé devant la presse l’organisation mise en place pour assurer transparence et rapidité. Pour s’assurer du bon déroulement, il a inspecté les différents espaces dédiés : la salle d’ouverture des plis, l’espace réservé aux cantines électorales, la salle de dépouillement et de centralisation des résultats, ainsi que la salle informatique où les données seront consolidées. « Nous travaillons en tandem avec la Céna, qui nous transmet les cantines. Dès leur arrivée, nous procédons à l’ouverture des plis, à leur classement, puis au dépouillement par les membres de la Cour et leurs assistants. Les résultats sont ensuite transférés en salle informatique pour traitement et centralisation ». Le Professeur Sossa a souligné la mobilisation des équipes et la rapidité prévue du processus : « Comme vous l’avez constaté, nos équipes sont déjà en place, prêtes à travailler jour et nuit. Les cantines ne sont pas encore arrivées, mais nous pensons que le processus débutera d’un moment à l’autre. Dans tous les cas, nous ne perdrons pas de temps. » Enfin, il a rappelé le cadre légal strict : « La loi nous donne un délai très contraint pour proclamer les résultats. Nous ferons tous les efforts nécessaires pour respecter ce délai. Si les cantines avaient été réceptionnées plus tôt, nous aurions pu publier des résultats dès mercredi. Mais quoi qu’il en soit, nous pensons que cela ne dépassera pas jeudi ». Pascal Toffodji
Célébration des vodun days dans la Commune de Za-Kpota : L’Ong Dagbédofassi valide son rapport d’activités 2025.
l’Ong Dagbédofassi a commémoré avec faste la troisième édition des Vodun Days, le vendredi 09 janvier 2026, à Za-Kpakpamè, dans la Commune de Za-Kpota, département du Zou. En marge des festivités, elle a évalué son Plan de travail annuel en faisant le point des activités menées au cours de l’année écoulée. Un exercice confié à Baba Dannon Guédou Kinigbègbé, Secrétaire général de l’Ong Dagbédofassi, représentant Nicodème Glinma, président fondateur de ladite organisation sociale et culturelle à but non lucratif. Les manifestations de la troisième édition des Vodun Days ont pris une connotation particulière à Za-Kpakpamè avec l’Organisation non gouvernementale (Ong) ‘’Dagbédofassi’’. Cette année, ce rendez-vous culturel a pris une allure d’une assemblée générale au cours de laquelle, le rapport d’activités annuelles de l’Ong a été présenté par le Secrétaire général puis approuvé par le public. Selon Baba Dannon Guédou Kinigbègbé, Secrétaire général de l’Ong Dagbédofassi, plusieurs activités ont été inscrites au Plan de travail annuel 2025 de l’Ong Dagbédossafi. Elles sont relatives à la restructuration des couvents vodun dans la Commune de Za-Kpota, au renforcement de capacité des acteurs, à l’accompagnement des enfants des adeptes de vodun, à la réhabilitation des couvents puis à la dynamisation des pratiques vodun. Du point présenté, on retient que ces activités ont été réalisées à plus de 80%. En un an de vie, l’Ong a impacté sensiblement la communauté vodun de Za-Kpota à travers de nombreuses actions sociales et culturelles. Pour jeter les bases solides de ses actions, l’Ong a d’abord, fait un état des lieux des couvents actifs, menacés de disparition ou abandonnés, recensé les dignitaires, chefs culte, adeptes et de leurs enfants afin de constituer une base de données fiable, organisé et installées les associations locales regroupant les acteurs du culte vodun, des villages jusqu’aux arrondissements, renforcé les capacités des membres de ces associations sur le leadership, la mobilisation de ressources, la gestion administrative et comptable, la communication, ainsi que sur des thématiques liées au numérique et à la lutte contre les mauvaises pratiques dans les couvents, les violences faites aux femmes et aux fille puis l’inclusion sociale. Un engagement fort envers la jeunesse L’Ong Dagbédofassi s’est également investie auprès des enfants à travers : des causeries éducatives sur leur rôle dans la société, la responsabilité citoyenne et la prévention du Vih/Sida, la distribution de kits scolaires aux écoliers et élèves (212 filles et 274 garçons), le soutien matériel aux apprentis, des actions solidaires en faveur des enfants handicapés, pour leur apporter joie et réconfort. En somme, en seulement un an d’existence, l’Ong Dagbédofassi a réussi à fédérer, à réhabiliter le culte vodun et à inscrire son action dans une vision sociale et éducative durable. Za-Kpota s’affirme désormais comme un véritable foyer de renaissance culturelle et spirituelle. «Tout n’est pas rose » a reconnu Baba Dannon Guédou Kinigbègbé, Secrétaire général de l’Ong Dagbédofassi. Il rassure que la dynamique va se poursuivre ainsi en 2026 pour achever la construction du temple Toxuiyô d’Adjoko et lancé les travaux de deux autres prévus pour être réalisés lors des trois ans de la phase pilote. Les bénéficiaires de ces actions se veulent reconnaissants envers Nicodème Glinma, leurs généreux bienfaiteurs. «Les mots me manquent pour exprimer ma gratitude à cette organisation bienfaitrice. Je lui dit merci parce que mes attentes sont comblées » a manifesté Baba Mètogban en saluant la méthode d’assainissement des temples vodun mise sur pied par l’Ong. «Kpakpamè compte à ce jour une centaine de divinité. Grâce à l’Ong Dagbédofassi, 50% sont déjà à jour. Elle s’investit également dans la scolarisation et le suivi des enfants des adeptes de vodun. On ne peut que le soutenir » s’est réjoui Baba Sélonon Adjalian. «Au départ, on pensait qu’elle allait se limiter aux réunions et aux campagnes de salubrité des couvents. Mais à notre grande surprise, elle a offert des fournitures scolaires à nos enfants, de quoi dissiper nos craintes du moment. Vraiment elle mérite notre confiance et accompagnement » a témoigné Hounonga Idji Baba Dèlidji. La parade des vodun Après avoir approuvé le rapport, les manifestations se sont poursuivies par un plat culturel digeste. Les Zangbéto, au cours de leurs prestations, ont fait des démonstrations mystiques à couper le souffle. Ce qui démontre à suffisance que l’héritage n’a encore rien perdu de son originalité et de son authenticité malgré les assauts répétés de la modernité visant à le dénaturer. Suivra les Kouvito, les adeptes de la divinité Oro et de Sakpata. Les vodunsi en transe ont tenu le public en haleine avec des danses qui mettent tout le corps en mouvement. La prestation des adeptes du vodun Oro a le plus captivé l’attention des jeunes, des enfants et des femmes présents au regard de sa particularité. Il s’agit de la flagellation accompagnée de rythme et de chanson. A l’aide de la chicotte bien tendre, les jeunes se donnent mutuellement des coups secs de fouet partout sur le corps sous le regard admiratif. La curiosité des spectateurs devient encore plus grande lorsque ces coups ne laissent aucune trace sur le corps des adeptes. Pendant ce temps, l’intensité du rythme augmente et la fierté des jeunes d’appartenir à ce cercle croît. L’assistance a été totalement immergée au cœur de nos racines, une porte ouverte par l’Ong Dagbédofassi histoire de faire découvrir l’identité culturelle de la Commune et la beauté du patrimoine matériel et immatériel de notre pays. C.Z
Santé mentale au Bénin : Une perception enfermée dans le spirituel.
Au Bénin, la santé mentale demeure l’un des sujets les plus sensibles et les moins compris. Lorsqu’une personne présente des troubles du comportement, des propos incohérents ou une souffrance psychologique visible, l’explication la plus répandue reste souvent d’ordre spirituel. Sorcellerie, attaque mystique, punition divine ou possession. Telles sont les perceptions que bon nombre attribuent à la santé mentale dans notre tradition béninoise. La maladie mentale est ainsi reléguée au rang de phénomène surnaturel plutôt que médical. Dans l’imaginaire collectif, « être malade mental » signifie être fou, dangereux ou irrémédiablement perdu. Consulter un psychologue ou un psychiatre est parfois perçu comme une honte familiale ou un aveu de faiblesse. Résultat : la souffrance psychique est cachée, minimisée ou confiée en premier recours aux couvents, églises et centres de prières. Pourtant, la santé mentale recouvre une réalité bien plus large : dépression, anxiété, stress chronique, troubles bipolaires, addictions, traumatismes ou encore souffrances liées aux pressions sociales et économiques. Une réalité silencieuse mais omniprésente Les professionnels de santé sont formels : les troubles mentaux existent bel et bien au Bénin et touchent toutes les couches sociales. Jeunes, adultes, femmes, hommes, étudiants, fonctionnaires ou travailleurs du secteur informel, nul n’est épargné. La précarité économique, le chômage, les tensions familiales, les exigences sociales, les échecs scolaires ou professionnels, ainsi que les traumatismes liés aux violences, alimentent largement les souffrances psychologiques. La dépression est souvent confondue avec de la paresse, l’anxiété assimilée à une faiblesse de caractère, et les troubles sévères rapidement associés à des forces occultes. Cette confusion retarde la détection précoce et aggrave les situations, parfois jusqu’à des drames humains : abandon, errance, maltraitance ou enchaînement de personnes souffrantes. Spiritualité et médecine : une complémentarité à construire La forte dimension spirituelle de la société béninoise n’est pas en soi un problème. La spiritualité contribue au bien-être et à la résilience des individus. Le danger survient lorsque toute maladie mentale est exclusivement interprétée sous l’angle spirituel, au détriment de la médecine moderne. Reconnaître une origine médicale à la maladie mentale ne nie pas la foi ou les croyances. Au contraire, une approche complémentaire, respectueuse des convictions religieuses mais fondée sur des soins scientifiques, offrirait une prise en charge plus humaine et efficace. Malheureusement, cette complémentarité reste rare, faute de sensibilisation et de dialogue entre les acteurs. Les défis du système de santé mentale Au-delà des perceptions culturelles, le système de santé mentale béninois fait face à de nombreux défis : manque de spécialistes tels que les psychiatres, psychologues et infirmiers spécialisés sont trop peu nombreux, structures limitées : concentrées dans les grandes villes, elles restent difficilement accessibles aux populations rurales, coût élevé des soins : les consultations et traitements sont souvent hors de portée, reléguant la santé mentale au second plan dans un contexte de survie économique. Face à ces obstacles, beaucoup se tournent vers des solutions dites « traditionnelles » ou spirituelles, jugées plus accessibles et socialement acceptées. Briser le tabou pour mieux soigner Parler de santé mentale au Bénin est une urgence sociale. Il ne s’agit pas seulement de soigner, mais aussi d’éduquer et de transformer les mentalités. La maladie mentale n’est ni une malédiction, ni une honte, ni. Zéphirin Toasségnitché
Législatives et Communales de 2026 : La synthèse des observations exposée à la presse.
Au Bénin, les élections législatives et communales organisées, le dimanche 11 janvier 2026, ont débuté sous le regard attentif de la société civile. Dans la matinée, la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (Osc) a livré une première évaluation du déroulement du scrutin, sur la base des rapports transmis par ses 1200 observateurs déployés à travers les douze départements du pays. La synthèse de ces observations a été présentée à la presse par Maître Alexandrine Saïzonou Bédié. Fin des élections communales et législatives au Bénin ! Dimanche, de nombreux Béninois, surement des millions au regard des 7 millions attendus selon la Cena, se sont rendus aux urnes pour élire conseillers communaux et députés. Les premières données font état d’un démarrage globalement lent du vote. Selon la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (Osc) citée par Bénin Web Tv, moins d’un tiers des postes de vote suivis, précisément 30,87 %, avaient effectivement ouvert à l’heure légale de 7 heures. Des retards ont ainsi été constatés dans plusieurs zones du pays. À 8h36, plus de 91 % des postes observés disposaient de l’effectif réglementaire de cinq membres, cette condition n’a pas toujours suffi à permettre le lancement immédiat des opérations. Malgré ces lenteurs initiales, les observateurs relèvent une logistique électorale jugée globalement satisfaisante. À 8h54, le matériel requis pour le vote était disponible dans près de 96 % des postes de vote observés. Les conditions garantissant le secret du suffrage étaient réunies dans plus de 98 % des cas. Les urnes transparentes ont été présentées vides aux électeurs avant d’être scellées, puis installées de façon visible, conformément aux procédures électorales en vigueur. Sur le plan sécuritaire, le climat observé en début de scrutin était majoritairement calme. À 9h53, la présence des forces de l’ordre n’était pas jugée dissuasive dans environ 84 % des 770 postes de vote évalués. La Plateforme a également porté son attention sur la place des femmes dans l’administration électorale : sur 700 postes observés à 8h51, une femme occupait la fonction de présidente dans un peu moins de 29 % des cas. 55 alertes signalées en début de journée selon les OSC S’agissant du respect des procédures, les observateurs notent une application correcte des règles essentielles exigées pour ce double scrutin. L’identification des électeurs et l’authentification des bulletins ont été respectées dans plus de 98% des situations observées à 9h10. De même, l’ouverture des enveloppes sécurisées en présence des électeurs a été largement observée. Toutefois, la Plateforme a recensé 55 alertes majeures, liées principalement à des retards d’ouverture, à l’absence de matériel électoral ou à l’inaccessibilité de certains centres de vote. D’après Me Alexandrine Saïzonou Bédié, la majorité de ces incidents ont pu être corrigés grâce aux interventions rapides de la Commission électorale nationale autonome (Céna), notamment par le biais de sa Chambre de réponse. À l’issue de cette première évaluation, la Plateforme électorale des OSC a, entre autres, recommandé à la Céna, d’assurer le fonctionnement effectif de tous les postes de vote et à envisager un ajustement de la durée du scrutin en tenant compte des heures réelles d’ouverture. Elle a par ailleurs, souligné la nécessité d’anticiper davantage les contraintes liées au dépouillement et à la coordination logistique. Des dépouillements tard dans la nuit dans ces bureaux de vote Contrairement à de nombreux bureaux de vote où les la durée de 10h, dédiée au vote a été observée, certains bureaux de vote n’ont cependant pas pu tenir dans le temps en raison de l’arrivée tardive du matériel électoral, censé être déployé à bonne heure par la Céna. À Agla « Les Pylônes », dans le 13ᵉ arrondissement de Cotonou par exemple, les électeurs ont été confrontés à une attente prolongée avant de pouvoir accomplir leur devoir civique. Le même retard a été constaté dans le démarrage du vote dans plusieurs postes de vote à Cotonou et Abomey-Calavi. Certains retards, sont de quelques minutes et d’autres de plusieurs heures. Un état de choses que Sacca Lafia, président de l’organe électoral a reconnu, laissant entendre : « … on a été surpris », face à la presse dimanche matin à Zongo, au centre de vote du Chef de l’Etat, Patrice Talon. Sachant que l’heure officielle d’ouverture des postes de vote est 7 h pour ces élections couplées et que la durée des opérations de vote est de 10 h, certains postes de vote ont par conséquent, procédé au dépouillement tardivement la nuit. Les premières tendances de ce double scrutin sont attendues de la Céna, dans les prochaines heures. Prisca AHOUASSOU
568 cas d’accidents enregistrés en 2025 dans le Zou : La route tue sur l’autel de l’inconscience des usagers.
Durant l’année écoulée, le département du Zou a enregistré de nombreux cas d’accident de route de la voie publique dus le plus souvent à l’imprudence des usagers. Les artères publiques des villes du département du Zou font de nombreuses victimes. 568 cas d’accidents ont été enregistrés courant l’année 2025 selon les statistiques relevées dans le registre du centre de secours de Bohicon. Les victimes sont sorties avec des fractures entrainant le plus souvent leur infirmité permanente, des blessures graves et la perte de leur vie au pire des cas. Ce chiffre qui fait froid dans le dos prouve à suffisance que les usagers de la route n’ont pas encore pris conscience. En dépit des campagnes de sensibilisation, ils continuent de faire l’excès de vitesse, de rouler avec des moyens roulants branlant, de prendre de l’alcool au volant, de violer allègrement les principes sacrosaints du code de la route. A Savè, le témoignage a été donné le mercredi dernier seulement. Un accident de la route a fait un blessé grave et d’importants dégâts matériels sur l’axe Cotonou–Parakou. Il était environ 3 heures du matin lorsqu’une Toyota Corolla neuve, en provenance du Port de Cotonou, est entrée en collision frontale avec un mini-camion chargé de fruits. Selon plusieurs témoins présents sur les lieux, le conducteur de la berline aurait été victime d’une forte fatigue après de longues heures de conduite, ce qui l’aurait amené à perdre momentanément le contrôle de son véhicule, lequel a quitté sa trajectoire avant de percuter de plein fouet le camion qui montait lentement une pente en sens inverse. Le choc a été si violent que la voiture s’est complètement écrasée à l’avant, laissant son conducteur coincé dans l’habitacle pendant plusieurs minutes avant l’arrivée des secours. Grièvement blessé, il a finalement été extrait du véhicule et évacué en urgence vers un centre hospitalier pour des soins intensifs. Le chauffeur du mini-camion s’en est sorti avec des blessures légères et a reçu les premiers soins sur place. Dès 4 heures du matin, les forces de l’ordre se sont déployées sur la zone afin de sécuriser le périmètre, faciliter la circulation et permettre l’évacuation des véhicules accidentés pour rétablir progressivement le trafic sur la Rnie2. Des comportements qu’il faut commencer par réprimer en vue de discipliner les conducteurs de véhicules et tout autre usager. Zéphirin Toasségnitché
Législatives et communales au Bénin : Patrice Talon et plusieurs personnalités ont accompli leur devoir citoyen.
Hier dimanche 11 janvier 2026, le Bénin a vécu une journée électorale inédite. Pour la première fois dans son histoire, les citoyens étaient appelés à participer simultanément aux élections législatives et communales. Dès 7 heures, les bureaux de vote ont ouvert sur l’ensemble du territoire, avant de se refermer à 17 heures avec un léger retard. Plus de 7 millions d’électeurs étaient attendus pour élire 109 députés et renouveler les conseillers communaux et municipaux des 77 Communes du pays. La Commission électorale nationale autonome (Céna) a assuré avoir déployé tout le matériel nécessaire pour couvrir les 17 000 postes de vote. Conformément à la réforme constitutionnelle, les élus siégeront désormais pour un mandat de 7 ans. Plusieurs partis sont en lice : Communales : Union progressiste le renouveau (Upr), Bloc républicain (Br), Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe).Aux législatives nous avons Upr, Br, Fcbe, Moele Bénin et Les Démocrates.L’enjeu majeur est le taux de participation, puisque chaque parti doit obtenir 20 % des suffrages exprimés dans chacune des 24 circonscriptions électorales pour être représenté. Sur le terrain : lenteurs et impatience À Abomey-Calavi, notamment au Complexe scolaire privé Honklohon de Zogbadjè Agori et au Ceg 1 Godomey, les électeurs se sont présentés tôt, cartes en main. Pourtant, le vote n’avait pas encore démarré, les agents électoraux étant encore occupés à installer urnes, isoloirs et listes électorales. Certains citoyens, impatients, ont préféré repartir pour revenir plus tard. À Cotonou, au Ceg l’Entente, la même scène s’est répétée : électeurs en attente, agents en pleine mise en place du matériel. Dans la ville, plusieurs équipes électorales ont été vues transportant du matériel vers les centres. La Police républicaine était présente pour garantir la sécurité. Les personnalités donnent l’exemple De nombreuses figures politiques ont tenu à montrer l’exemple en accomplissant leur devoir civique. Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale et tête de liste UPR dans la 21e circonscription, a voté à Ifangni. Il a appelé ses compatriotes à participer massivement dans le calme. Abdoulaye Bio Tchané, président du Bloc républicain, a voté à Djougou au complexe scolaire Taïfa, accompagné de sa famille. Il a salué l’organisation de la Céna et encouragé les électeurs à se mobiliser. Joseph Djogbénou, président de l’UPR, a voté à Dokpa-Tohizanli, dans la 23e circonscription. Patrice Talon, Président de la République, s’est rendu à l’école primaire publique Charles Guillot de Zongo à Cotonou à 10h25, accompagné de son épouse Claudine Talon et de leur fille Karen. Devant une foule de curieux et sympathisants, il a voté avec rigueur, déposant ses bulletins dans les urnes dédiées aux communales et aux législatives. Après son vote, il a exhorté les Béninois à « accomplir leur devoir jusqu’à la fin de la journée » dans le calme et la responsabilité. Cécile Ahoumènou, députée et candidate Upr, a voté à Adjarra, invitant les populations de la 19e circonscription à se mobiliser. Malgré quelques retards dans l’installation du matériel, le scrutin s’est globalement déroulé dans le calme et la sérénité. La mobilisation des forces de l’ordre et la participation des personnalités politiques ont contribué à renforcer la confiance des électeurs. Ce double scrutin marque une étape importante dans la vie démocratique du Bénin. Les résultats dépendront non seulement des choix exprimés dans les urnes, mais aussi du niveau de participation des citoyens, véritable baromètre de l’engagement civique. Pascal Toffodji
Consultation de ToFa 2026 au Bénin : Sens et portée spirituelle du signe Losso Sa révélé.
En marge des festivités des Vodun Days édition 2026 qui se tiennent chaque année à Ouidah, le collège de Bokonon assermentés a consulté, le vendredi 9 janvier 2026, l’oracle Fâ. La consultation a révélé le signe Losso Sa, que les sachants qualifient de résolument positif pour le Bénin. Losso Sa ! C’est le signe de Tofâ 2026 pour le Bénin. Annoncé d’une consultation du Fâ par un collège de Bokonon, le Pr. Mahugnon Kakpo, président du Comité des rites Vodun du Bénin, s’est fait l’agréable devoir d’expliquer les tenants et les aboutissants de cette révélation devant un public composé de dignitaires religieux, de praticiens du culte Vodun et d’observateurs. Selon les enseignements du Fâ, Losso Sa repose sur Losso Sa, un principe spirituel associé à la force, à la résilience et à la prospérité maîtrisée. À travers une image symbolique, Mahugnon Kakpo a expliqué que « l’oiseau qui souhaite manger l’enfant du verre urticant doit d’abord se forger un bec en métal ». Cette métaphore illustre la capacité du Bénin à faire face aux épreuves et à demeurer invincible malgré les menaces.Le Fâ annonce une gouvernance future fondée sur Losso Sa, présenté comme le socle d’une prospérité durable. Lorsque Losso Sa établit sa demeure sur le ‘’Sa’’, le pays entre dans une phase d’abondance. Cette configuration augure, selon le collège de Bokonon, des jours meilleurs pour le peuple béninois, marqués par la stabilité et le progrès.Les révélations mettent également en avant la solidité de l’État face aux tentatives de déstabilisation. Le Fâ enseigne que nul ne peut contester une hégémonie sans en subir les conséquences, à l’image des « trente noix de palme » incapables d’affronter « trente cailloux » sans dommages. Le message souligne que toute action visant à fragiliser le pays expose ses auteurs à des retombées inévitables.Par ailleurs, Losso Sa évoque des tensions liées aux territoires et aux ressources. Le Fa annonce l’émergence d’un conflit que la gouvernance devra gérer avec lucidité. L’image du chasseur ayant abattu un éléphant, mais auquel des acteurs puissants cherchent à arracher sa prise, traduit les risques de convoitise autour des richesses nationales. Selon le Fâ, toute injustice dans ce domaine peut engendrer des affrontements aux conséquences lourdes.Le signe Tofa 2026 insiste également sur la discipline collective. Le Tofa 2026 prescrit un comportement fondamental fondé sur le respect de l’autorité et le rejet de l’insubordination à tous les niveaux. Cette exigence apparaît comme une condition essentielle à la réalisation des annonces du Fâ. Enfin, des rituels sont recommandés afin de consolider la paix et la prospérité. Ces pratiques visent à renforcer la protection spirituelle du pays et à préserver l’équilibre nécessaire à son développement. Pascal Toffodji
Vodun Days 2026 à Ouidah : Les hostilités lancées dans la forêt sacrée de Kpassè ;
Quelques heures après le démarrage des festivités des Vodun Days 2026, le président de la République, Patrice Talon, s’est rendu à la forêt sacrée de Kpassè à Ouidah, haut lieu spirituel et historique du Vodun. Cette visite s’inscrit dans le cadre des rites traditionnels marquant le démarrage officiel de l’événement. Le Chef de l’État était accompagné du Ministre du tourisme, de la culture et des arts, Jean-Michel Abimbola, ainsi que de Mahougnon Kakpo, président du Comité des rites Vodun. À travers cette démarche symbolique, les autorités réaffirment l’importance du Vodun dans le patrimoine culturel béninois et la volonté du Bénin de valoriser ses traditions comme levier de rayonnement culturel et touristique. A la veille de cette célébration, le président du Bénin, Patrice Talon a exprimé son sentiment de voir le Vodun se dévoiler à la scène mondiale. Il a aussi exprimé ses attentes vis à vis des Béninois. Il s’est réjoui du fait «que le monde puisse apprécier à travers nos rites, danses, adeptes et cultes, la richesse et la splendeur de notre tradition ancestrale qu’est le Vodun». Patrice Talon a souhaité «la bienvenue à tous les festivaliers venus du monde entier pour cette célébration culturelle». Le chef de l’État a appelé les Béninois à se joindre aux festivités, qu’ils soient physiquement présents à Ouidah ou symboliquement reliés à l’événement. « J’invite tous mes concitoyens d’où qu’ils soient et où qu’ils soient, à se joindre à cette célébration en se rendant dans la cité historique de Ouidah ou en étant connectés à elle par l’esprit et le cœur. », a-t-il écrit sur sa page Facebook, élargissant ainsi le cadre de la participation bien au-delà des frontières géographiques. Un programme alléchant a été également concocté avec des prestations artistiques de stars de la musique comme Angélique Kidjo, Ciara, Davido, Meiway etc. la troisième édition de Vodun Days a vécu. C.Z
Scrutin législatif et communal 2026 au Bénin : La Cédéao s’enquiert des dispositions prises.
À la veille des élections législatives et communales du dimanche 11 janvier 2026, une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a été reçue par le président de la Cour constitutionnelle. À l’issue de l’audience, l’organisation régionale s’est dite confiante quant à la capacité de l’institution à assumer pleinement son rôle. À quelques heures du double scrutin du dimanche au Bénin, le Représentant résident de la Cédéao au Bénin, l’ambassadeur Amadou Diongue, a conduit une délégation de la mission technique et d’information de l’organisation au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, le professeur Dorothé Cossi Sossa. Cette rencontre visait à s’informer sur l’état des préparatifs électoraux et sur le rôle de la haute juridiction dans le processus. À l’issue de l’audience, le diplomate ouest-africain a exprimé sa satisfaction. « J’ai senti une Cour prête à jouer son rôle dans ce scrutin », a-t-il déclaré. Il a rappelé que la Cour constitutionnelle constitue un maillon essentiel du système électoral béninois, en tant que garante des textes et de la régularité des résultats. La Cédéao a également relevé plusieurs innovations majeures, notamment le déploiement anticipé des délégués de la Cour sur le terrain, le recrutement renforcé d’assistants issus du monde universitaire et la mobilisation d’environ 1 300 personnes à travers le pays pour la collecte d’informations en cas de contentieux électoral. Précisant que la mission de la Cédéao n’est pas une mission d’observation électorale, l’ambassadeur Diongue a indiqué qu’il s’agissait plutôt d’une mission d’information, en prélude à l’élection présidentielle du 12 avril 2026. C.Z
Combat contre le terrorisme au Bénin : L’armée annonce la neutralisation de 45 combattants armés au Nord ;
Selon des informations rapportées par TV5 Monde, les Forces armées béninoises (Fab) ont annoncé la neutralisation de 45 individus présentés comme des terroristes dans le nord du Bénin au cours du dernier trimestre. Cette opération s’inscrit dans le cadre de Mirador, le dispositif militaire mis en place pour faire face à la menace djihadiste dans les zones frontalières. D’après les autorités militaires, ces actions répondent à la recrudescence d’attaques attribuées à des groupes armés djihadistes, dont certains seraient affiliés à Al-Qaïda. Les Forces armées béninoises (Fab) indiquent également que sept personnes soupçonnées de collaboration ont été interpellées entre octobre et décembre 2025. Toujours selon TV5 Monde, ce bilan s’inscrit dans la continuité de l’opération Mirador, lancée en 2022. Ce plan de sécurisation prévoyait initialement le déploiement de 3 000 soldats le long des frontières nord du pays. Par la suite, 5 000 militaires supplémentaires ont rejoint les effectifs afin de renforcer le dispositif de défense. Les forces armées affirment avoir saisi un important lot de matériel, comprenant des armes automatiques, des munitions, des motos et divers équipements logistiques. L’armée évoque une amélioration progressive de ses capacités opérationnelles et de son contrôle du terrain. Tout en soulignant les résultats obtenus, l’état-major béninois appelle à la prudence. La pression militaire, selon lui, limite désormais l’installation durable des groupes armés dans certaines zones sensibles, mais la situation reste sous surveillance. Les attaques djihadistes se sont intensifiées ces derniers mois dans le nord du pays. En avril 2025, rappelle TV5 Monde, une offensive attribuée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) avait coûté la vie à 54 soldats béninois engagés dans l’opération Mirador. C.Z