Israël envisagerait de suspendre ses échanges de renseignements avec le Royaume-Uni si ce dernier reconnaît officiellement l’État palestinien, selon le Times.
La menace israélienne intervient alors que Londres, sous la direction du Premier ministre Keir Starmer, envisage de reconnaître la Palestine comme État souverain avant l’Assemblée générale de l’ONU en septembre 2025. Cette décision fait suite aux entraves israéliennes à l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza et à la poursuite de ses opérations militaires dans l’enclave.
Des sources diplomatiques citées par le Times indiquent que l’arrêt de la coopération en matière de défense et de renseignement pourrait gravement compromettre la sécurité nationale britannique. Israël fournit au Royaume-Uni des informations cruciales sur les menaces terroristes et les activités de renseignement iraniennes. Une telle rupture pourrait donc avoir des conséquences significatives pour Londres.
Cependant, cette stratégie israélienne ne fait pas l’unanimité au sein du gouvernement. Certains responsables craignent que la cessation du partage de renseignements n’affecte l’économie israélienne, le Royaume-Uni pouvant suspendre des contrats avec les entreprises militaires israéliennes, fortement intégrées à l’industrie britannique. Ce dilemme met en lumière les tensions entre les intérêts sécuritaires et économiques d’Israël.
Le 29 juillet, le cabinet de Keir Starmer a conditionné la reconnaissance de la Palestine à l’arrêt des obstacles israéliens à l’aide humanitaire à Gaza. Une position similaire a été adoptée par la France, où Emmanuel Macron a annoncé le 24 juillet que Paris reconnaîtrait également l’État palestinien à l’ONU. Ces développements marquent une pression croissante sur Israël, alors que la communauté internationale réévalue sa position sur le conflit israélo-palestinien.
Cette situation illustre les enjeux complexes de la diplomatie internationale, où sécurité, économie et reconnaissance politique s’entrelacent dans un contexte de tensions accrues au Proche-Orient.











