Le détachement militaire de l’armée nigériane, déployé au Bénin suite à la mutinerie du 7 décembre 2025 a achevé sa mission à Cotonou, le vendredi 30 janvier 2026 par une cérémonie d’au revoir.
Au cours d’une cérémonie consacrant la fin de mission du détachement militaire nigérian, à la base de Togbin, le Général Fructueux Gbaguidi a exprimé la gratitude aux Forces armées béninoises (Fab) pour la solidarité fraternelle du Nigeria et souligné les liens indéfectibles entre les deux Nations voisines. Par ailleurs, le Chef d’État-major a salué l’appui important de ces soldats dans le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Bénin, en accord avec les protocoles de la Cédéao. « Ce retrait marque une phase de normalisation après plusieurs semaines de présence effective de ce détachement au Bénin, illustrant la réussite de la coopération bilatérale face aux défis sécuritaires régionaux », se réjouissent les Fab.
Le Bénin a sollicité l’appui du Nigéria
Aux premières heures de la mutinerie, le Bénin a demandé formellement de l’aide au Nigéria pour repousser les assaillants, retranchés dans la caserne militaire de Togbin. Dans la foulée, l’armée nigériane a fait décoller des avions militaires qui ont mené des frappes de précisions chirurgicales contre les assaillants. Une intervention jugée décisive par Cotonou. Par la suite, la Cédéao a déployé sa force en attente à Cotonou pour aider à préserver la stabilité institutionnelle. Elle est constituée des militaires nigérians, ivoiriens, ghanéens et Sierra-Léonais. Pour l’instant, l’État-major des Fab n’a pas précisé si les autres contingents quitteront le Bénin dans les prochains jours. Menée par le Lieutenant-Colonel Pascal Tigri, la mutinerie du 7 décembre vient rappeler aux Béninois un passé sombre de notre histoire démocratique. Plusieurs personnes ont perdu la vie dans ces tristes événements. Pour le président Patrice Talon, cette forfaiture ne restera pas impunie.
C.Z











