Après une journée marathon devant le juge d’instruction, l’opposant Candide Armand-Marie Azannaï a regagné ce jeudi 18 juin 2026 la prison civile d’Akpro-Missérété. Entendu pour la première fois sur le fond du dossier qui le maintien en détention depuis six mois, l’ancien ministre reste sous mandat de dépôt, signe de la complexité d’une affaire au cœur des tensions politiques béninoises.
Huit heures d’interrogatoire, mais toujours pas de perspective de libération. L’audition de Candide Azannaï, président du parti Restaurer l’Espoir, s’est achevée en fin d’après-midi ce jeudi 18 juin 2026 à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).Débuté à 9 heures, ce face-à-face avec le juge d’instruction marque une étape décisive : pour la première fois depuis son arrestation en décembre 2025, l’opposant a pu s’expliquer sur le fond du dossier. Pourtant, aucun chef d’accusation formel n’a été annoncé à l’issue de cette première journée d’instruction.Reconduit à la maison d’arrêt d’Akpro-Missérété, Azannaï reste en détention préventive. Son maintien sous mandat de dépôt illustre la volonté de la juridiction spéciale de poursuivre des investigations approfondies dans une affaire jugée sensible, sur fond de climat politique tendu et de soupçons de tentative de déstabilisation des institutions.Cette audition survient près de neuf ans après la démission fracassante de l’ancien ministre du gouvernement Talon en avril 2017, rupture qui l’avait propulsé à l’avant-garde de la contestation politique. Aujourd’hui, son sort judiciaire demeure incertain, reflet des crispations qui traversent la scène politique béninoise.











