Hier dimanche 14 juin 2026, à l’occasion de la Journée mondiale des donneurs de sang, l’attention s’est portée sur une catégorie socioprofessionnelle omniprésente dans nos villes : les conducteurs de taxi-motos, communément appelés Zémidjan. Premiers témoins des accidents de la circulation et parfois eux-mêmes victimes, ils pourraient constituer une ressource précieuse pour les banques de sang. Pourtant, leur participation reste marginale.
À Bohicon, les conducteurs de taxi-motos, souvent témoins ou victimes d’accidents, sont invités à s’engager davantage dans le don volontaire de sang. Et pour cause. Certains Zémidjan reconnaissent l’importance du geste : « Donner du sang, ce n’est pas un problème. Cela peut nous sauver aussi, nous, les Zémidjan. » Mais d’autres restent méfiants, évoquant des croyances selon lesquelles le sang serait utilisé à des fins mystiques. PourGeorges Gnimadi, président de l’Association des donneurs de sang bénévole du Bénin (Adsbb), le constat est clair. « C’est une catégorie socioprofessionnelle nombreuse, mais nous enregistrons très peu de donneurs parmi eux. Pourtant, le sang qu’ils donneront pourrait sauver un collègue, un parent ou un enfant.», fait-il remarquer. A en croire ses propos le sang est un produit unique, indispensable pour traiter les anémies, les hémorragies et d’autres pathologies. Il ne s’achète pas en pharmacie. « Seule la solidarité humaine permet de le rendre disponible. » précise-t-il. D’après ses explications, toute personne remplissant les conditions est éligible au don de sang. « Tout individu âgé de 18 à 65 ans, pesant au moins 50 kg, peut donner son sang. Une seule poche peut sauver jusqu’à trois vies», clarifie le président de l’Association des donneurs de sang bénévoles du Bénin (Adsbb). Sous le thème retenu cette année, « Une goutte d’humanité. Donnez votre sang, sauvez des vies », l’appel est lancé aux Zémidjan et à l’ensemble de la population : faire du don de sang un réflexe citoyen et solidaire.
Zéphirin Toasségnitché










