À Tourom-Kodowari, dans la Commune de Bassila, la Fédération nationale des exploitants et commerçants de produits forestiers a posé un acte fort : 15 hectares de reboisement compensatoire. Aux côtés des agents des eaux, forêts et chasses, les exploitants rendent à la nature ce qu’ils lui prélèvent, dans une démarche qui allie réparation et espérance.
Cette opération s’inscrit dans la vision du Directeur général des eaux, forêts et chasses, qui exige désormais que chaque arbre coupé soit compensé par un autre replanté. Charles Kpokpoya, représentant du directeur départemental Donga, salue l’engagement des usagers du bois : « Les associations ont pris à bras-le-corps cette instruction et nous installons aujourd’hui une plantation de quinze hectares. » Pour Bertin Okouta, président de la Fédération nationale des exploitants et commerçants de produits forestiers, ce geste dépasse la simple formalité : « Ce reboisement compensatoire n’est pas qu’un geste symbolique. C’est une réparation et une espérance : demain, le Bénin sera vert. » Les autorités locales promettent d’accompagner cette initiative en mettant davantage d’espaces à disposition pour les futures plantations. L’objectif est clair : inscrire le reboisement dans une logique durable et collective, où exploitants, commerçants et pouvoirs publics œuvrent ensemble pour restaurer le couvert végétal. La forêt n’est pas une ressource infinie, mais un patrimoine à protéger et à régénérer. À Bassila, l’acte posé devient un modèle de responsabilité écologique et de solidarité envers les générations futures.
C.Z











