Elles n’ont pas foulé les sables du Championnat du monde de beach handball 2026, mais elles ont gagné autre chose : la reconnaissance officielle de leur pays. Empêchées de participer à la compétition en raison d’un refus de visas, les Amazones du Bénin, championnes d’Afrique, ont été accueillies à Cotonou dans la nuit du 25 juin par un geste fort du ministre des Sports, Benoît Dato.
Dès leur retour, le ministère a procédé au paiement des primes promises aux joueuses et au staff technique. Une décision qui dépasse la simple compensation financière : elle traduit la volonté du gouvernement de tenir parole et de valoriser les performances sportives, même lorsque les circonstances internationales privent l’équipe de son rêve mondial. Ce geste est perçu comme un acte de reconnaissance envers une équipe qui a marqué l’histoire récente du sport béninois. Les Amazones, sacrées championnes d’Afrique, restent une fierté nationale. Leur absence forcée au Mondial devient ainsi un message d’encouragement : les exploits sportifs béninois seront toujours célébrés, quelles que soient les embûches. Privées de leur première Coupe du monde, les joueuses voient leur déception transformée en motivation pour l’avenir. Le ministre a voulu rappeler que l’État reste engagé dans la préparation, l’accompagnement et la réinsertion des athlètes, et que chaque victoire continentale est une pierre posée vers de nouveaux horizons. Les Amazones du Bénin continuent d’incarner la résilience et l’ambition du sport féminin national. Soutenues par les autorités, elles se projettent désormais vers leurs prochaines échéances avec détermination, prêtes à écrire une nouvelle page de l’histoire sportive du pays.
Pascal Toffodji











