Invité sur le plateau de l’émission ‘’Décryptage’’ de Prime News télévision, le lundi 06 octobre 2025, Manassé Agbossaga, journaliste à Kpakpato média, a décortiqué les différents discours prononcés à l’occasion de l’investiture du duo candidat de la mouvance présidentielle. Au cours de cet exercice, l’hôte de Laure Lèkossa, la journaliste, animatrice de ladite émission, a fait ressortir les forces et les faiblesses de l’intervention des chefs des partis politiques, du candidat Romuald Wadagni tout en rendant un hommage mérité au chef de l’Etat, Patrice Talon, pour ce casting satisfaisant.
Parti du général au particulier, Manassé Agbossaga a fait remarquer que la ville de Parakou retenue pour abriter l’investiture du duo candidat Wadagni-Talata n’est pas anodine. Réputée fief de l’opposition, Les Démocrates, lorsqu’on s’en tient aux résultats des élections de 2023, Parakou a été l’épicentre des militants des partis soutenant les actions de la mouvance présidentielle. Occasion solennelle au cours de laquelle, la Renaissance nationale (Rn), le Mouvement des élites engagées pour l’émancipation et le développement du Bénin (Moèle-Bénin), le Bloc républicain (Br), l’Union progressiste le renouveau (l’Up-r) et leurs militants ont fait une démonstration de force. Cette liesse populaire, a laissé transparaître des qualités mais également des faiblesses que souligne, Manassé Agbossaga. Il a fait remarquer l’entrée tonitruante des chefs de partis politiques au stade municipal de Parakou, l’arrivée timide du duo candidat Wadagni-Talata à la tribune des officiels et l’absence d’accolades, symbole de fraternité, entre Wadagni et les chefs des partis. Chacun dans son style vestimentaire, l’invité de Laure Lèkossa, journaliste à Prime News Télévision, a apprécié Abdoulaye Bio Tchané, Joseph Fifamè Djogbénou et Mariam Chabi Talata épouse Zimé Yérima, tous habillés en tenues traditionnelles tandis que Claudine Affiavi Prudencio, dans son style américain et Romuald Wadagni en costume. Autant de traits distinctifs qui ont caractérisé l’évènement. Dans le fond, le journaliste de Kpakpato Média a salué l’intervention de la présidente de la Renaissance nationale qui, selon lui, s’est focalisée sur la qualité du candidat de la mouvance. Par contre, à en croire ses observations, les autres interventions n’ont pas apporté assez de précisions sur les raisons qui motivent leur choix du duo candidat. Pour lui, ce sont des indices qui ne trompent pas en politiques.
Wadagni, un discours humble
Analysant le discours de Romuald Wadagni, l’invité de l’émission ‘’Décryptage’’ de Prime News Tv n’est pas allé du dos de la cuillère. Il a reconnu l’humilité de l’intervention de Wadagni qui aurait pu s’abstenir de rendre hommage aux chefs de partis politiques. En s’aventurant de si belle manière sur ce terrain, il a trébuché en omettant Prudencio et Ayadji, un oubli qui a alimenté des spéculations au sein de l’opinion publique. Il aurait pu également arborer une tenue traditionnelle du terroir et lâcher quelques expressions dans le patois du milieu pour faire l’ancrage entre son enfance passée dans la cité des Kobourou en compagnie de son feu père et la nouvelle étape de son parcours. Pour avoir été l’un des maillons importants de la gouvernance Talon depuis neuf ans, Romuald Wadagni dispose le charisme nécessaire pour conduire la destinée du Bénin. Mais est-il l’homme idéal pour assumer l’unité nationale dont il prône ? S’est interrogé Manassé Agbossaga. Entendant que les prochains jours nous édifient davantage sur d’autres atouts qu’incarne le candidat de la mouvance, il invite Romuald Wadagni à la vigilance en faisant attention au choix des mots et expressions puisqu’en politique rien n’est statique. Il a fait allusion à liberté, intégrité, constance et courage qui sont entre autres quelques mots et expressions forts prononcés lors de son discours. A l’aune de ses analyses, Manassé Agbossaga constate que Wadagni est mal placé pour parler de la liberté dans la mesure où des citoyens, pour avoir suscité sa candidature, s’étaient retrouvés derrière les barreaux. S’il ne doute pas de son intégrité et de son courage, il a cependant émis quelques réserves par rapport à la constance, « un vocabulaire qui n’existe pas en politique ». Après avoir salué la clairvoyance du président de la République pour son soutien à la candidature de Romuald Wadagni, il a demandé à ce dernier de ne pas seulement miser sur les partis politiques, mais d’élargir ses soutiens afin de ne pas vivre les expériences malheureuses de Zinsou en 2016.
Zéphirin Toasségnitché











