Du 11 au 12 février 2026, Cotonou a accueilli un atelier de vulgarisation des Procédures opérationnelles standardisées (Sops) de coordination interservices et du modèle de rapport d’incident. L’initiative, portée par l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) en partenariat avec le gouvernement béninois et avec l’appui financier des États-Unis, s’inscrit dans le projet « Renforcement des capacités des autorités de gestion des frontières pour la sécurité au Bénin ».
Les zones frontalières béninoises sont confrontées à des menaces grandissantes, exacerbées par la crise sécuritaire au Sahel et la propagation des risques vers le Golfe de Guinée. Face à cette situation, l’atelier a permis aux institutions clés : Police républicaine, Douane, Eaux, Forêts et Chasse, autorités judiciaires et préfectorales de renforcer leur coordination et d’harmoniser leurs pratiques. Durant deux jours, les participants ont revisité les Sops validées en décembre 2025, clarifié les rôles et responsabilités de chaque corps et travaillé sur des études de cas inspirées de situations réelles aux frontières. Le Colonel des Douanes Roland Nestor Dégila a insisté sur la nécessité de mutualiser les efforts : « Chaque force a sa manière de faire, mais il urge que nous harmonisions nos pratiques pour atteindre efficacement nos objectifs. » a-t-il proposé. Pour Fatou Diallo Ndiaye, cheffe de mission de l’Oim au Bénin, Togo et Ghana, la réponse doit être collective :« Face à la complexité des menaces contemporaines, aucune institution ne peut agir seule. La cohérence, le partage d’informations et la complémentarité des rôles sont désormais des impératifs stratégiques. » Joseph Denis, coordonnateur régional Inl pour le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire, a souligné que l’un des résultats majeurs de l’atelier sera l’élaboration de feuilles de route départementales, garantissant une mise en œuvre harmonisée des Sops sur tout le territoire. Pour Amandine Déléké Assogba, Directrice départementale des Eaux, forêts et chasse du Zou, l’impact sera directement perceptible par les populations : « La population se sentira plus en sécurité et saura à qui s’adresser. La coopération entre les forces et les communautés locales sera renforcée. »
Une volonté politique affirmée Des retombées attendues
Clôturant les travaux, Abasse Olossoumaré, Directeur de cabinet du Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, a réaffirmé l’engagement du gouvernement : « Les Sops traduisent une volonté politique claire d’harmonisation des pratiques, d’anticipation des risques et de professionnalisation de nos mécanismes internes de coordination. » Les conclusions de l’atelier constituent désormais un socle opérationnel pour l’application uniforme des procédures sur l’ensemble du territoire. Elles visent à garantir des frontières plus sûres, mieux coordonnées et pleinement au service des populations.
Laure Lèkossa











